Nous sommes le  
LeFaso.net, l'actualité Burkinabé sur le net
Proverbe du Jour : «C’est bien d’être le meilleur, mais c’est meilleur d’être le plus original.» Youssoupha dans Mon Roi

Promotion des pôles de croissance au Burkina Faso : Un espoir pour l’amélioration des conditions de vie des populations

Accueil > Actualités > DOSSIERS > Finances publiques • Chronique du Gouvernement • mardi 3 décembre 2013 à 13h03min
Promotion des pôles de croissance au Burkina Faso : Un espoir pour l’amélioration des conditions de vie des populations

L’évaluation des politiques publiques mises en œuvre au Burkina Faso depuis les indépendances, a montré qu’elles n’ont pas permis une exploitation optimale de l’ensemble des potentialités de développement. En effet, le pays a expérimenté plusieurs approches de développement parmi lesquelles l’approche projet, l’approche développement rural intégré, l’approche participative, l’approche gestion des terroirs.

Ces approches ont certes permis d’engranger des acquis, mais elles comportaient aussi des insuffisances qui ont amené les autorités à réorienter les politiques de développement. Dans cette dynamique, le Gouvernement a opté pour l’approche « pôle de croissance et de compétitivité ».

L’acception générique des pôles de croissance en fait une combinaison d’entreprises et de centres de recherches publics ou privés sur un territoire donné, ou une collectivité territoriale dont l’activité constitue un moteur de croissance économique. Toutefois, il existe de nombreuses variantes de pôles de croissance, notamment les pôles de compétitivité, les grappes d’entreprises, les zones économiques spéciales, les niches, les agropôles, etc.

Le modèle burkinabè de la croissance accélérée basée sur l’approche pôles de croissance contribue à la réalisation de la vision de la Stratégie de Croissance Accélérée et de Développement Durable (SCADD) et du Programme Présidentiel « Bâtir, ensemble, un Burkina émergent ».

Etat des lieux de la mise en œuvre de l’approche pôle de croissance

En vue d’opérationnaliser l’approche pôle de croissance, de nombreuses actions ont été entreprises au nombre desquelles, l’adoption de textes, l’intensification de la construction du pôle pilote de Bagré, la tenue de la première session 2013 du Comité national de pilotage des pôles de croissance (CNPPC) et l’installation des membres des Groupes de travail intersectoriels (GTI) ; la finalité de toutes ces actions étant de récolter des dividendes (retombées économiques et sociales) des pôles de croissance au Burkina Faso.

Concernant les textes régissant la promotion des pôles de croissance, le Conseil des Ministres, en sa séance du 22 mai 2013, a adopté deux (02) décrets portant respectivement adoption du document d’orientation pour la promotion des pôles de croissance au Burkina Faso et création, attributions, composition, organisation et fonctionnement du dispositif institutionnel de pilotage des pôles de croissance au Burkina Faso. L’opérationnalisation de ces décrets permettra la formulation et la mise en œuvre des politiques et stratégies de promotion des pôles de croissance et de compétitivité et partant une meilleure contribution à la réalisation des objectifs de la SCADD.

S’agissant de la construction du pôle de croissance de Bagré, il faut noter qu’il est le premier pôle de croissance en expérimentation au Burkina Faso. Entré en vigueur le 1er novembre 2011, l’état des lieux à mi-parcours de ce pôle révèle des acquis tels que l’ancrage institutionnel, l’adoption du schéma directeur d’aménagement de la zone, la création d’une société d’économie mixte Bagrépôle, la réalisation d’une étude sur la sécurisation foncière, la conférence des investisseurs.

Toutefois, il apparaît des difficultés relatives à la persistance de certaines résistances au changement, l’insuffisance des ressources nécessaires à la mise en œuvre du premier plan quinquennal, l’offre de terres aménageables (18 000 ha) largement insuffisante par rapport à la demande en terres déjà exprimée (88 000 ha), etc.

Malgré ces difficultés, le projet pôle pilote de Bagré donne des motifs réels de satisfaction qui encouragent dans la prospection et la création de nouveaux pôles au regard des potentialités existantes dans les secteurs suivants : mines, agriculture, élevage, tourisme, hôtellerie, culture. C’est dans cette perspective que le CNPPC a fait des propositions de pôles à lancer d’ici à 2015.

Ce CNPPC a tenu sa première session de l’année 2013, le vendredi 14 juin à Ouagadougou, sous la présidence de Son Excellence Monsieur le Premier Ministre Beyon Luc Adolphe TIAO, Président dudit Comité. La rencontre a permis d’échanger autour du thème : « Dynamiser le dispositif institutionnel en vue de faire des pôles de croissance un instrument majeur d’accélération de la croissance économique ». Les conclusions de cette session ont été adoptées par le Conseil des Ministres du 25 juillet 2013, lequel a donné des instructions pour leur mise en œuvre afin de booster dans la durée la croissance économique conformément aux objectifs de la SCADD.

Comme suite aux instructions du Conseil des Ministres et dans l’optique d’opérationnaliser les GTI, leurs membres ont été officiellement installés le mardi 22 octobre 2013. Le fonctionnement régulier des instances et la mise en œuvre des pôles de croissance auront des retombées positives pour le développement du Burkina Faso.

Retombées des pôles de croissance et perspectives

Le leadership des pôles de croissance est porté par les plus hautes autorités du Burkina qui lui impulse la dynamique nécessaire. A cet effet, le Gouvernement a donné les grandes orientations et adopté le dispositif institutionnel de pilotage des pôles de croissance. En outre, il a donné des instructions pour la mise en œuvre des conclusions de la première session 2013 du CNPPC. Cette volonté politique affichée est une caution positive pour la réussite du processus sur les plans économique et social.

Sur le plan économique, la promotion des pôles de croissance vise à structurer l’appareil de production, à diversifier et à accroître l’offre de produits et à sécuriser la population du point de vue consommation, et le pays en recettes d’exportation. Autrement dit, les pôles de croissance vont contribuer à réduire la pauvreté, à générer plus d’emplois et à augmenter les revenus des producteurs. A titre d’exemple, le pôle de croissance de Bagré permettra à terme la création de 30 000 emplois.

Sur le plan social, la mise en œuvre des pôles de croissance, en améliorant les conditions de vie des populations, surtout les plus défavorisées, participe au renforcement de la cohésion sociale et à la préservation de la paix au Burkina Faso. C’est donc avec beaucoup d’espoir que se poursuivent la réflexion et les actions sur les pôles de croissance en témoin la tenue de la deuxième session de l’année 2013 du CNPPC le vendredi 29 novembre 2013 sur le site du premier pôle de croissance en expérimentation au Burkina Faso : BAGRE.

Ministère de l’Economie et des Finances

Vos commentaires

  • Le 4 décembre 2013 à 03:03, par un bagrépoliste sceptique En réponse à : Promotion des pôles de croissance au Burkina Faso : Un espoir pour l’amélioration des conditions de vie des populations

    Je suis presque certains que nos résultats avec cette nouvelle approche de pole de croissance et compétivité sera pire que les précédentes en terme de résultats.Il y a 2 décennies, on évoquait le Sourou avec son potentiel. Où en sommes nous aujourd’hui ? Pour Bagré, on risque d’être déçu si la maitrise de l’eau n’est pas assurée avec les problèmes liées à l’ensablement rapide du barrage, utilisation anarchique de produits chimiques, processus de dégradation de l’environnement par diverses actions néfastes. On a l’impression que le gouvernement n’a pas de réelle stratégie de développement du secteur rural avec l’agriculture conventionnelle avec beaucoup d’intrants subventionnés issus du pétrole qui contribue à accroitre les gaz à effet de serre et dégrader l’environnement, une agriculture biologique faiblement développée et non appuyée par l’état. Idem pour l’agroécologie. Et, puis on prône d’un côté l’agrobusiness, d’un autre côté l’agriculture familiale, etc. et, maintenant la promotion d’OGM qui ne serve à rien pour développer notre agriculture sauf accroitre les problèmes au niveau des paysans (dépendance accrue aux intrants...). Et, quand on voit l’incapacité de l’état à mettre sur pied les unités industrielles comme Brafaso, l’usine de tomates à Loumbila et j’en passe, on est sûr que la montagne va accouchée d’une souris à Bagré. Rendez-vous dans 3 ans pour évaluer les résultats

    Répondre à ce message

  • Le 4 décembre 2013 à 14:34, par Espoir pour demain En réponse à : Promotion des pôles de croissance au Burkina Faso : Un espoir pour l’amélioration des conditions de vie des populations

    Mon cher un bagrepoliste sceptique.
    Voyons ensemble pour une fois la bouteille à moitié pleine pour saluer et accompagner la réussite de cette nouvelle vision de développement impulsée par les potentialités de nos régions.
    Pour Bagré, j’ai eu la chance de m’y rendre pendant la conférence des investisseurs de septembre 2012 et je suis un candidat retenu pour la prochaine étape du processus de sélection. La Direction de Bagrepole nous a en plus invité le 19 septembre dernier pour tenir informé de la suite de nos dossiers et de l’avancement des travaux sur le terrain. Il ressort que l’innovation est le choix fondamentale de faire coexister les investisseurs agrobunissman privé avec les exploitants de type familiale. L’agrégation entre ses deux types d’acteurs est même un critère de sélection des agri-bisunessman. En terme claire, un investisseur qui propose un dossier présentant un système de collaboration en amont et en aval avec les producteurs est mieux noter qu’un autre qui n’en propose pas. Cet accompagnement vise à résoudre le problème d’accès en intrants que tu soulignes mais aussi à offrir des marchés dans le cadre de la commercialisation des produits agricoles.

    Ayant moi même soumis un dossier, je sais comment la prise en compte des aspects environnementaux est une condition indispensable voir éliminatoire dans la sélection des dossiers. Pour le barrage, je ne crois pas me tromper en disant que la lutte contre son ensablement est prise au sérieux par les autorités et l’équipe qui gère le site. En témoigne le reboisement sur le site depuis le démarrage de Bagrépôle.

    Enfin, les usines prévues s’installer à Bagré avec le secteur privé devra augmenter l’employabilite des jeunes de la région mais aussi éviter les constats de pourriture des surplus de récolte constater dans certaines régions du pays.

    J’ai appris hier en marge des festivités du cinquantenaire de la Banque Mondiale que le Pôle de Croissance de Bagré a inspiré d’autres pays comme le Ghana et le Togo et qu’une équipe de la Banque Mondiale réfléchirait actuellement à la création d’un pôle minier dans le nord du Burkina.

    Pour une fois, soyons fier, ambitieux et engageons ensemble pour être nous même porteur du changement que nous voulons inculquer aux autres.

    Soyons engagés et non sceptiques

    Répondre à ce message

    • Le 5 décembre 2013 à 08:52 En réponse à : Promotion des pôles de croissance au Burkina Faso : Un espoir pour l’amélioration des conditions de vie des populations

      Monsieur le Bagrépoliste sceptique, je viens par le présente répondre à votre publication.
      d abord je voulais savoir si vous étiez un voyant ?
      Ensuite j’aimerais vous révéler que c’est avec des esprits comme le votre que le Burkina n’avance pas, je suis presque convaincu que vous même vous n’avancez pas beaucoup dans votre vie au regard de la hauteur de votre scepticisme. un très grand sage(président USA) disait "ce que ton pays peut faire pour toi, est ce que tu peux faire pour ton pays". j’espère au moins que vous aurez une clairvoyance pour comprendre cette phrase.
      Enfin j’aimerai vous dire que cette nouvelle génération représente la génération de l’action. ce n’est pas parce que les projets risquent de ne pas marcher comme vous l’insinuez (reste à vérifier) que nous allons rester là et croiser les bras. tous ce que je sais c’est que si on réfléchit comme vous, nous allons croiser les bras et très certainement ça ne marchera pas.
      si vous attendiez le risque zéro avant d’agir je crois que vous n’allez rien faire de votre vie, que vous allez finir aigris et jaloux de tous ces gens qui auront essayé quelque chose dans leur vie et qui, par la grâce de Dieu, auront réussi.
      levez vous et travaillez au lieu de vous contentez de vous assoir et parler pour critiquez le travail des autres.
      A bon entendeur, veuillez agréer l’expression de ma considération distinguée.

      Répondre à ce message

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?
Ajoutez votre commentaire ici

Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

 LeFaso TV
 Articles de la même rubrique
Salaire du fonctionnaire burkinabè : Inéquitable et non basé sur le mérite, selon 70% des travailleurs
Opération spéciale de recouvrement de la Taxe de résidence : Le directeur régional des impôts du Centre explique
Patrimoine immobilier de l’Etat : Il existe désormais un recensement géo-référencé pour les bâtiments et les terrains à Ouagadougou
Célestin Santéré SANON, nouveau Directeur Général du Trésor et de la Comptabilité Publique
Grève des syndicats des finances : Les services fonctionnent et les salaires seront payés, rassure la ministre Rosine Coulibaly
Coopération UE- Burkina Faso : La coopération accouche d’un nouveau projet de développement
Direction générale des impôts : « eSINTAX », fait officiellement son entrée dans le quotidien des contribuables burkinabè
Grève des syndicats du ministère de l’économie : Le gouvernement doit réagir par le dialogue mais dans la fermeté, selon un lecteur
Syndicats du ministère des Finances : Touche pas à mon Fonds commun
Ministère de l’Economie : Plus de 1300 milliards de francs CFA mobilisés en 2017
Affaire IUTS : Le directeur général des impôts rassure
Coopération Burkina Faso-Suède : 102 milliards de francs CFA pour soutenir les efforts de développement du Burkina
  Newsletter

Chaque matin, recevez gratuitement toute l'actualité du jour par mail. Inscrivez-vous à la newsletter



LeFaso.net
LeFaso.net © 2003-2021 LeFaso.net ne saurait être tenu responsable des contenus "articles" provenant des sites externes partenaires.
Droits de reproduction et de diffusion réservés