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Journées portes ouvertes sur l’AGK : Les garagistes à la lutte contre l’insécurité routière

Publié le vendredi 28 septembre 2012 à 00h24min

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Journées portes ouvertes sur l’AGK : Les garagistes à la lutte contre l’insécurité routière

« Le garagiste et la sécurité routière : quelle contribution ? », c’est autour de ce thème que l’Association des garagistes du Kadiogo (AGK) va se déployer du 5 au 10 novembre prochain dans la capitale burkinabè. Cet important rendez-vous, premier du genre, se tiendra sur le site du SIAO lors des journées consacrées au métier. L’objectif principal et le contenu de l’activité ont été dévoilés à la presse le 20 septembre dernier.

À travers cette activité, l’Association des garagistes du Kadiogo (AGK) entend apporter une contribution aux efforts de lutte contre l’insécurité routière. Une insécurité manifestée par les nombreux accidents au quotidien qui endeuillent des familles. « La sécurité routière, c’est aussi l’affaire du garagiste », estiment les membres de l’association. C’est pourquoi, et eu égard au rôle que joue le métier dans la chaîne de sécurisation, l’association voudrait-elle se faire connaître davantage du public, des autorités et des usagers à travers ses prestations et partant, promouvoir et valoriser le métier de garagiste.

« Les journées portes ouvertes de l’AGK », qui auront lieu du 5 au 10 novembre 2012 sur le site du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO), seront incarnées par plusieurs activités concoctées par les initiateurs. Il s’agit d’une « journée de diagnostic gratuit », des expositions sur les connaissances des garagistes dans les technologies appliquées à la mécanique, d’un atelier sur le thème : « Connaissance de l’AGK, bilan de parcours, nouvelle vision et redynamisation », des conférences sur les thèmes « Le métier de garagiste et les contraintes liées aux nouvelles technologies » et « Garagiste et sécurité routière : quelle contribution ? ». Le clou des activités, c’est la nuit de gala dénommée « Nuit du garagiste » suivie de remise de certificats de reconnaissance et de participation.

A environ un mois de cet important événement, c’est la grande mobilisation afin d’offrir au public tout ce que le secteur offre comme avantages. C’est pourquoi, le bureau exécutif, piloté par Abou Zoma, lance un appel aux autres garagistes qui n’ont pas encore rejoint (adhéré à) la « grande famille des garagistes de véhicules automobiles » à le faire pour profiter des avantages de l’association et partant, pour mieux servir. Estimés, à ce jour, à environ 1000 membres adhérents et plus de 10 000 apprentis, les membres de l’AGK, à en croire le président Zoma, sont des compétences diverses disponibles : réparation et entretien de véhicules automobiles de toutes marques, tôlerie, peinture, carrosserie, électricité auto, climatisation, conseils techniques pour entretien et achats de véhicules, expertise, vente de pièces détachées et de véhicules, convoyage de véhicule accidentés, etc.

"Cet avènement" arrive à un moment où l’insécurité routière constitue un véritable problème de « santé publique » et les garagistes attendent l’implication réelle de tous les acteurs, privés comme publics. C’est pourquoi, ont-ils saisi l’opportunité de la rencontre avec la presse pour lancer un appel, surtout aux autorités, au gouvernement ainsi qu’aux structures œuvrant dans ce sens, pour un partenariat et autres soutiens dans l’atteinte des objectifs au bonheur des usagers et des populations burkinabè. Créée en mai 1992 dans son appellation actuelle, l’AGK a plusieurs actions d’intérêt général à son actif. Il s’agit entre autres de sa contribution financière au comité de soutien aux Etalons à la CAN 98, de son soutien aux victimes des inondations du 1er septembre 2009, des contributions dans l’Union des organisations professionnelles des artisans de Bobo-Dioulasso et de Ouagadougou.

Pour mieux encadrer le domaine et répondre aux besoins du public burkinabè, l’association organise régulièrement des stages de perfectionnement, de recyclage, des formations ainsi que des voyages d’échanges et de partages d’expériences à l’extérieur. Car, selon les responsables, « la technologie évolue vite dans ce domaine » et l’objectif est qu’aucun individu ne quitte le Burkina Faso avec son véhicule automobile pour aller le réparer dans un autre pays parce qu’il y a manque d’expertise nationale.

Kader PALENFO (palenfokader@yahoo.fr)

Le Progrès

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