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Il y a école et école

Accueil > Actualités > DOSSIERS > La réforme de l’éducation au Burkina • • lundi 24 septembre 2007 à 07h37min

La rentrée colère, pardon, scolaire 2007-2008 est officiellement prévue pour le 1er octobre prochain, dans moins d’une semaine sur tout le territoire burkinabè. A cet effet, les différents maillons du système éducatif sont en branle. Les plus en vue ces temps-ci, ce sont les fondateurs d’établissements privés.

Que ce soit dans la presse écrite ou audiovisuelle, leurs publicités foisonnent. Ainsi, l’on dit, l’on entend annoncer : « Lycée ultra moderne X », « collège technique hyper équipé », « école stratégique W » ouvre ses portes à cette rentrée scolaire pour le bonheur des parents et surtout des élèves ». Chacun se fait passer pour le meilleur en exhibant le confort de son école et les enseignements qui y sont dispensés.

En plus de l’initiation à l’informatique, certains vont jusqu’à dire qu’ils enseignent l’anglais, l’allemand voire l’espagnol au CP1. Est-ce vraiment la réalité sur le terrain ? Ce n’est malheureusement pas toujours le cas ! Certains fondateurs d’école utilisent de fausses images pour attirer des clients. Sur le terrain, ceux-ci n’ont ni bons locaux, ni bons équipements, encore moins des enseignants qualifiés pour la tâche.

Les honnêtes citoyens qui se laissent tromper par les images se réveillent douloureusement en plein milieu de l’année scolaire lorsque les établissements accueillant leurs enfants, ferment pour manque de moyens. C’est aux uns et aux autres de savoir que tout ce qui brille n’est pas de l’or, surtout en ces temps de gratuité de manuels scolaires où ces « écoles-fantômes » risquent de se multiplier. Mais à qui la faute ?

Faut-il condamner les promoteurs des établissements privés ? Pas forcément, puisqu’ils soutiennent énormément l’Etat dans le système éducatif. Pour cela, leur œuvre est à saluer, même s’il faut mettre un peu plus de l’ordre dans leur secteur d’activité. Qui d’autre peut mieux mettre fin à cette anarchie que l’Etat ? Les autorités, surtout celles chargées de l’éducation devront, à ce propos, ouvrir l’œil et le bon afin de ne pas permettre à n’importe qui de devenir de but en blanc, fondateur d’une école au pays des Hommes intègres.

Il serait intéressant de donner les autorisations à ceux qui détiennent les moyens techniques et financiers pour exercer dans le secteur éducatif et non ouvrir la porte à des aventuriers avides d’argent. Cela contribuera à rendre plus crédible le système éducatif burkinabè en y extrayant les brebis galeuses.

Ali TRAORE (traore_ali2005@yahoo.fr)

Sidwaya

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