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Maxime Somé : "L’enseignement technique n’est pas un engagement par défaut"

Accueil > Actualités > DOSSIERS > La réforme de l’éducation au Burkina • • jeudi 6 septembre 2007 à 06h53min

Maxime Somé

Dans le cadre de notre dossier, le quotidien "Le Pays" s’est entretenu avec Maxime Somé, ministre délégué chargé de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, le vendredi 17 août dernier. L’importance des écoles de métier et le problème du cahier de charges ont été au menu de l’entretien.

ministre chargé de l’enseignement technique

"Le Pays" : Quelles sont les attributions du ministère chargé de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle ?

Maxime Somé :

Le ministère délégué auprès du ministère des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique, chargé de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, est chargé du développement et de la promotion de l’enseignement technique et de la formation professionnelle tant dans le public que le privé. Comme vous pouvez le constater par vous-même en premier lieu, par le nombre de nos établissements d’enseignement technique, public, ce sous-secteur est resté en marge de la croissance du système éducatif.

Deuxièmement, les effectifs des élèves dans le système formel représentent seulement 7,6% des effectifs de l’enseignement général. Appréciez le déséquilibre entre les deux ordres d’enseignement pour comprendre que le ministère délégué, dans sa mission actuelle, a fort à faire.

Existe-t-il un cadre de concertation entre le ministère et les responsables des établissements techniques et la formation professionnelle ?

En fait il n’y a pas de lien direct. En toute logique, et suivant l’organigramme du MESSRS, ce sont des liens fonctionnels qui partent des établissements à la direction régionale, représentant le ministère dans chaque région. Ceci a pour objet de donner du sens à la déconcentration et à la décentralisation du pouvoir de gestion des structures d’éducation et de formation.

Quelle est l’importance des écoles de formation technique et professionnelle ?

Pour situer l’importance des écoles de formation technique et professionnelle, je vous invite à considérer les besoins à satisfaire dans les secteurs comme l’éducation, la santé, la police, la gendarmerie et également l’armée, etc., qui disposent d’écoles professionnelles. Mais vous savez que le système éducatif et de formation est en pleine réforme, ainsi que l’enseignement technique et la formation professionnelle. Son objectif immédiat est d’assurer en matière de formation des apprentissages qui permettent à l’homme et à la femme de se prendre en charge par l’exercice d’un métier ou d’une profession.

Le chemin de la lutte contre la pauvreté passe par là (axe 1 du Cadre stratégique de lutte contre la pauvreté ) et le chemin de la valorisation du capital humain aussi, pour forger le développement socio-économique. Afin de prendre en compte toutes les préoccupations exprimées en rapport avec l’Enseignement technique et la Formation professionnelle sous l’angle social, juridique ou économique, l’élaboration d’une politique nationale d’enseignement et de formation techniques et professionnels est dans un état avancé ; nous en parlerons le moment venu.

Parlez-nous du contenu du cahier de charges de l’enseignement technique et de la formation professionnelle privée.

Il existe bel et bien un cahier de charges relatif à la création, l’ouverture et le fonctionnement des établissements d’enseignement technique et la formation professionnelle. Si des insuffisances sont constatées dans l’application, nous veillerons à les rattraper dans le cadre de la mise en oeuvre de la réforme du système et de la politique nationale en matière d’enseignement et de formation techniques et professionnels. Avec la nouvelle loi d’orientation de l’éducation, la réforme et la politique nationale nous disposerons d’instruments nouveaux pour assurer les contrôles nécessaires pour une formation de qualité.

Les écoles de métier sont-elles un dépotoir ?

Certaines opinions ont une conception erronée de l’enseignement technique. L’on doit changer de vision et dépoussiérer les cerveaux en ayant une vision nouvelle des écoles de métier. La vision nouvelle, c’est un choix personnel, un choix de société. L’enseignement technique n’est pas un engagement par défaut. Aujourd’hui, l’enseignement technique, c’est l’avenir. Pour un pays émergent , l’on doit investir dans ce domaine. Parce que tout pays doit être capable de compter sur ses propres compétences. En outre, l’on doit valoriser l’enseignement technique. Ainsi, nous sommes en train d’élaborer la politique nationale en matière d’enseignement technique et un schéma directeur. Quand tout cela sera fait, il y aura la visibilité. Des diplômés issus de ces écoles gagnent bien leur vie.

Propos recueillis par I.K (Stagiaire)

Le Pays

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