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Proverbe du Jour : “Ce n’est pas la montagne à gravir qui vous fera abandonner, c’est le caillou dans votre chaussure” Mohamed Ali

Burkina : Quand les pouvoirs peinent à assurer la pérennité des institutions et initiatives nationales !

Publié le jeudi 11 avril 2024 à 23h00min

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Burkina : Quand les pouvoirs peinent à assurer la pérennité des institutions et initiatives nationales !

Les pouvoirs, au Burkina, ont ceci de commun qu’ils peinent à déposer une brique sur une brique. On s’approprie l’existant (meilleur des cas), on dénigre ou le fait disparaître carrément, pour parfois, reprendre la même chose ou même faire moins. Le rouleau compresseur suit son cours. Ainsi donc..., vive la dynamique avec le MPSR II, tant pis pour le pays, ses ressources et le legs en matière d’esprit de gouvernance !

A bas la Caisse des dépôts et consignations ! version MPP, vive la Caisse de dépôt et d’investissement version MPSR. A bas la CAMEG !, vive la CAMEG ! A bas le CES ! (Conseil économique et social) et le Médiateur du Faso, ... en gestation, le Conseil national des communautés

Des initiatives nationales subissent le même sort. A titre illustratifs, en fin avril 2022, au quartier Patte d’oie de Ouagadougou, sous le MPSR I, le Premier ministre Albert Ouédraogo lançait l’opération « Mana-mana : mon acte patriotique pour ma ville ». Elle est enterrée avec le ‘’réaménagement’’ ayant conduit à l’avènement du MPSR II. En fin mars 2024, l’actuel Premier ministre, par une circulaire, instaure ce qu’il est convenu d’appeler “les journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne”. Cette dernière initiative consiste, explique l’autorité, à organiser chaque année, en deux phases, sur une période de quinze jours chacune, (dont la première à compter du 26 mars)la promotion des valeurs de civisme, de tolérance, de patriotisme, de courage, de respect et de solidarité.

A côté, on a une initiative similaire, lancée il y a deux décennies :la Semaine nationale de la citoyenneté (SENAC). La 20è édition s’est tenue du 23 au 27 octobre 2023. La SENAC “se veut aussi un cadre d’information, de sensibilisation, de plaidoyer et d’interpellation de l’ensemble des acteurs nationaux à différents niveaux sur l’importance de la prise en compte des valeurs de civisme et de citoyenneté. Et ce, dans tous les secteurs de construction de la vie nationale. Elle offre l’occasion à chaque burkinabè de marquer un arrêt pour exprimer de façon symbolique sa citoyenneté et son attachement à sa patrie”.

Bien plus, dans le cadre de la 20è SENAC, à Kaya, le Premier ministre Apollinaire Kyelem de Tambèla lançait une autre initiative, qu’il a dénommée ‘’Opération ville propre’’. « Cette journée sera marquée par des opérations de balayage, de nettoyage et d’assainissement de lieux insalubres au sein des structures publiques et privés d’utilité publique, notamment les institutions et départements ministériels, les collectivités territoriales, les organisations de la société civile, les organisations non-gouvernementales, les sociétés d’Etat, les entreprises privées », a justifié le chef du gouvernement, qui a souligné que l’initiative “entend susciter l’engagement citoyen au service du vivre-ensemble et du développement national”.

Toujours de ces initiatives, en abandon ou en léthargie, le Centre national d’appels (CNA), présenté aux populations en avril 2023. Ses missions étaient, entre autres, de recevoir et traiter tout appel téléphonique ayant pour objet la dénonciation des faits ou d’actes entrant dans le cadre du terrorisme, de la criminalité organisée et de la bonne gouvernance ; renseigner les citoyens sur les mécanismes de contribution ou de participation citoyenne à la lutte contre le terrorisme. Les populations ont été invitées à se l’approprier. Après quelques points mensuels faits à travers des conférences de presse, l’initiative, dont la pertinence a été à l’époque relevée, ne s’est plus signalée.

L’on est plutôt passé, et sans pipé mot sur l’existant, à autre chose, avec cette note du ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Sécurité, fin février 24 février 2024, qui invite les populations à alerter les Forces de défense et de sécurité (FDS) sur tout comportement suspect.

Ce qui pose également, soit dit en passant, un véritable problème de lisibilité. Pour ne pas dire que les populations se perdent dans ces initiatives tous azimuts qu’on décrète, les unes ressemblant aux autres, sans se donner les moyens et le temps de travailler à leur appropriation.
Tout se passe comme si les pouvoirs et dirigeants se préoccupent plus de leurs propres image et renommée, que de l’intérêt réel du Burkina Faso.

L’histoire apprend que le Front populaire s’est comporté ainsi avec la Révolution à laquelle il a succédé. Le pouvoir MPP en a fait pareil avec le pouvoir du CDP (né des cendres du Front populaire) et le MPSR est aussi en passe d’être digne héritier en la matière et dans bien d’autres actes qui ont été combattus par les Burkinabè.

C’est dire qu’il est difficile d’énumérer, au fil des pouvoirs/dirigeants, les institutions qui ont été abandonnées, dissoutes, sabotées/snobées, au gré des humeurs.
Si les dissolutions, parfois suivies de leurs remplacements, ne sont toujours pas mauvaises en soi, tout comme l’abandon d’une initiative en faveur d’ autres, de tels actes ne doivent cependant pas être une règle, un principe de gouvernance.

Et même dans ces cas de figure, les Burkinabè méritent d’avoir des explications conséquentes, surtout lorsque pour une initiative nationale, leurs ressources ou leur concours de diverses natures ont été sollicités. Expliquer pour dire pourquoi l’on veut passer à autre chose, plutôt que celle initialement prévue : quelles ont été les insuffisances constatées, à quel niveau et ... surtout quelles sont les leçons à tirer et les dispositions à prendre pour non seulement éviter les inconséquences, mais également pour mieux avancer...

Tout ne doit pas se passer comme si les ratés pour le pays sont des actes normaux, à la limite, banals. En cultivant un tel esprit, il sera difficile de capitaliser les acquis et expériences au profit du pays et pour le bonheur de tous. Car, ce serait comme tenter une construction sans jonctions.

N’a-t-on pas applaudi le président américain Barack Obama, en juillet 2009, lorsqu’il a déclaré que « l’Afrique n’a pas besoin d’hommes forts, elle a besoin d’institutions fortes » ?
Mais, quels attitude et état d’esprit pour parvenir à asseoir des institutions fortes ? Là pourrait surtout être le principal défi à relever, tant cela comporte beaucoup d’implications, surtout un dépassement de soi.

Oumar L. Ouédraogo
Lefaso.net

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Vos commentaires

  • Le 12 avril à 02:35, par Zach En réponse à : Burkina : Quand les pouvoirs peinent à assurer la pérennité des institutions et initiatives nationales !

    Bel article au fond. Quant a la problematique "Burkina : Quand les pouvoirs peinent à assurer la pérennité des institutions et initiatives nationales !", des choses passent et rien ne changent. C’est juste parce-que le sentiment de Natin, d’appartenir a une communaute n’existe pas encore. Nous sommes juste un rammassis condamnes a vivre ensemble ; nous ne sommes pas une Nation. J’espere fort que notre lutte contre le terrorisme serve comme un ferment pour notre future Nation.

    Sinon, c’est copier-coller avec des citoyens poulets avec des dirigeants coqs seulement... Et nous allons toujours se plaindre pendant des generations.

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    • Le 12 avril à 12:03, par Demo En réponse à : Burkina : Quand les pouvoirs peinent à assurer la pérennité des institutions et initiatives nationales !

      Salut a tous,merci bcp Zach, rien a ajouter.Il ya longtemps que je n,ai pas lu un commentaire aussi prrtinant et juste... Encore merci.Comprenne qui en a la capacite. A bon entendeur, Salut.

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    • Le 12 avril à 21:48, par le sage En réponse à : Burkina : Quand les pouvoirs peinent à assurer la pérennité des institutions et initiatives nationales !

      Merci ZACH pour votre commentaire. C’est très pertinent. Ce qui est encore dommage dans mon cher FASO, j’ai l’impression que personne n’a été a l’école. Regardez mon regard. En bon entendeur SALUT !!!!

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    • Le 13 avril à 13:41, par Oscar En réponse à : Burkina : Quand les pouvoirs peinent à assurer la pérennité des institutions et initiatives nationales !

      C’est vraiment dommage pour tout un Etat. Mais quand un pays est gouverné non pas par des principes, des valeurs et des hommes d’Etat, mais par des groupes d’amis, de copains, de promotionnaires, etc. on ne peut aboutir qu’à un tel désastre générationnel, oû le manque d’intelligence collective nous perdra.
      En dehors peut-être de Michel KAFANDO, avec beaucoup de douleurs pour le pays, qui a pu terminer son mandant, aucun autre PF n’a pu transmettre pacifiquement les rênes du pouvoir à son successeur.
      Sinon comment comprendre qu’à l’heure actuelle des éléments d’une garde présidentielle complotent contre le Chef de l’Etat, une institution comme la gendarmerie est citée dans des actes de destabilisation, c’est que nous sommes tombés bien bas.
      Il y a lieu de revenir aux fondamentaux : égalité, équité, justice, les hommes qu’il faut (compétences) à leurs places, une bonne culture de la bonne gouvernance par l’exemplarité, insufler une autre dynamique culturelle ( comme l’American way of aux USA), d’autres codes sociaux, changer profondement les curricula, etc. Les reformettes et la dynamique de déconstruction, d’ingratitude et de haine vis-à-vis de nos prédessesseurs ne nous amenera jamais loin, c’est du surplace avec un peuple condamné à rouler éternellement le Rocher de sysiphe à cause d’une grosse panne de créativité et d’imagination de ces dirigeants successifs. Honneur à Thom SANK, courage à IB qui tente de se surpasser. On y arrivera un jour !

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  • Le 12 avril à 05:39, par Biga En réponse à : Burkina : Quand les pouvoirs peinent à assurer la pérennité des institutions et initiatives nationales !

    Je pense que supprimer un projet existant pour reprendre un autre qui vise le même but, n’est pas une mauvaise chose, si le but est de mieux aménager l’initiative pour moins de sollicitations pour sa réalisation. sur le coût par exemple, le temps, la manière d’y arriver etc...
    C’est le schéma qui change mais le résultat escompté est le même.
    C’est vrai qu’il faut aussi expliquer bien sûr bref.
    L’ecrit est important mais il y a plus pertinent à rechercher, en ces temps durs du pays.
    C’est en cela que je félicite les jeunes au pouvoir et qui ont le cœur à dénoncer, à prendre des décisions courageuses pour l’avenir de nos enfants. C’est là que se joue la pérennité et la vraie des valeurs du pays.

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    • Le 12 avril à 08:53, par Le fils du pays En réponse à : Burkina : Quand les pouvoirs peinent à assurer la pérennité des institutions et initiatives nationales !

      Biga, ceux qui sont venus au pouvoir par des armes et en messie nous ont dit que la raison principale de leur venue c’est la restauration du territoire national. Mais aujourd’hui, ils sont dans autres choses, c’est normal que les journalistes lucides, courageux et patriotes leur rappellent qu’ils ne doivent pas scier ce qui reste de la branche. Personnellement je ne trouve pas mieux que ce sujet qui renvoie en filigrane les dirigeants à l’essentiel. Le problèmes du président Ibrahim Traoré, ce sont ses conseillers et son premier ministre de Kyelem. C’est triste pour ce pays qui n’a jamais jamais été aussi bas.

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      • Le 12 avril à 09:46, par DF En réponse à : Burkina : Quand les pouvoirs peinent à assurer la pérennité des institutions et initiatives nationales !

        Je ne suis pas d’avis avec vous. Dire que le gouvernement actuel ne fait rien pour lutter contre le terrorisme c’est de la mauvaise volonté de votre part. Il est normal qu’en plus du terrorisme, la transition s’attaque à d’autres choses qui en réalité ont été la cause de l’expansion du terrorisme dans notre nation. Dire qu’il faut juste lutter contre le terrorisme et laisser les autres aspects, pour moi c’est impossible. Le Fastnet laisser passer mon commentaire.

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      • Le 12 avril à 21:30, par ZORRO En réponse à : Burkina : Quand les pouvoirs peinent à assurer la pérennité des institutions et initiatives nationales !

        Il faut vraiment être de mauvaise foi pour penser que la mission de la transition c’est seulement la lutte contre le terrorisme, surtout que vous même vous parlez de la "raison principale" de leur venue au pouvoir.

        Franchement, il faut être naïf pour croire qu’on peut diriger ce pays en s’occupant uniquement de la question du terrorisme.

        Si cette transition ne faisait que ça, vous auriez été de ceux là qui allaient leur reprocher leur inertie.

        Un pays c’est un tout. Si on est aux affaires, on doit s’occuper de tout à la fois.

        Autre chose : les transitions militaires offrent parfois la possibilité de faire certaines réformes qu’aucun pouvoir civil n’aurait pu faire.

        Tour n’est certes pas parfait, mais dans notre situation, nous devrions encourager nos autorités et prier pour elles.

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      • Le 19 avril à 17:07, par NAYDA En réponse à : Burkina : Quand les pouvoirs peinent à assurer la pérennité des institutions et initiatives nationales !

        Mon cher Biga croyez vous qu’on puisse lutter contre le terrorisme en ignorant le volet bonne gouvernance et développement ? Détrompez vous ! Je vous comprends mais le mode de gestion basé sur la malgouvernance dans toutes ses dimensions est révolus désormais au pays.

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  • Le 12 avril à 07:30, par Passakziri En réponse à : Burkina : Quand les pouvoirs peinent à assurer la pérennité des institutions et initiatives nationales !

    Mr Ouedraogo,
    Malheureusement c’est dans notre ADN et il va falloir faire un reset de la nation sinon même dans 1000 ans nous serons entrain de tourner en rond lá où les autres avancent sur une ligne droite. regardez, même les courtisaneries , qu’est-ce qui a changé depuis plus de 40 ans ? Chaque pouvoir vient et fait naître sa pile de courstisans vociférants des inepties mieleuses qui ensomeillent le cerveau des gouvernants. C’était ainsi sous le CMPRN de Saye Zerbo et peut-être même sous Lamizana, et les choses sont allé crescendo jusqu’á atteindre leur paroxyme sous les MPSR ou chaque jour qui nait, des parvenus sortiront vous dire dans des conférences qui aime le Burkina et qui ne l’aime pas, comme s’il avaient la capacité de contrôler les sentiments d’autres personnes.
    Donc notre ADN nous pousse à copier les mêmes erreurs des prédécesseurs parce que les persécutés d’hier devenus les bourreaux d’aujourd’hui pensent pouvoir s’imposer avec les methodes des adversaires , et pour s’assurer de ne pas se laisser surprendre trouvent nécessaire d’en ajouter en intensité.
    Mais dans tout cela à qui la faute ? Moi j’accuse la société en générale en totale deliquescence au Faso ou la morale a foutu le camp, transformant nombre de gardiens des traditions et des valeurs en simples figures partisanes incapables de défendre la moindre valeur morale encore moins la vérité qui ne vous assure pas forcement le confort. Donc on regarde, on laisse les courtisé retomber dans les mêmes vices, pire on les galvanise à aller dans ce sens . Ainsi va la vie au Faso et à ce rhythme, dans 1000 ans nous serons encore une nation de putschistes et loin derrière les autres que nous continuerons d’accuser à tour de rôle.

    Passakziri

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  • Le 12 avril à 08:41, par Noaga Ouango En réponse à : Burkina : Quand les pouvoirs peinent à assurer la pérennité des institutions et initiatives nationales !

    Très bel article. Le burkinabè doivent comprendre qu’il faut chercher à améliorer le système ou le cadre d’organisation des actions de la vie, et non voir toujours les personnes qui sont à l’origine. Pour éviter de dérouter les populations, on peut effectivement ajouter des éléments nouveaux à l’existant tout en faisant l’effort de garder ce qui est déjà adopté. Mais on renvoie toujours à une question de personne dont il faut faire disparaitre les traces. Et les populations se trouvent souvent désemparées.

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  • Le 12 avril à 08:59, par ahah En réponse à : Burkina : Quand les pouvoirs peinent à assurer la pérennité des institutions et initiatives nationales !

    J’ai l’impression que le problème s’est accentué avec le populisme ambiant. A force de vouloir faire plaisir à la foule et être en mouvement permanent on finit par faire du surplace.

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    • Le 12 avril à 10:41, par kwiliga En réponse à : Burkina : Quand les pouvoirs peinent à assurer la pérennité des institutions et initiatives nationales !

      Bonjour ahah,
      Absolument d’accord avec votre analyse.
      - Le populisme a poussé nos dirigeants a vouloir à tout prix démontrer que tout ce qui existait avant, était fait à l’initiative des "valets de l’impérialisme occidental" et qu’il fallait donc absolument "révolutionner" les choses, en faisant pareil ou moins bien, ou même en prenant de glorieuses mesures, sur un coup de tête, tout en étant incapables d’en évaluer les résultats concrets (annulation de la convention de non-double imposition), ou même de le réaliser (nationalisation de la SOSUCO)...
      - Nous sommes dans un monde ou une information chasse l’autre, du fait, pour faire oublier l’incompétence, le manque de résultat, les problèmes qui persistent ou s’accentuent,... quoi de mieux qu’une patriotique mesure qui flatte nos nationalistes ou nos panafriputschistes wayiyan et autres aiguiseurs de machette, censés incarner "Le Peuple".
      Si ce n’est dans ce but, à quoi serviraient donc des mesures telles que : langues nationales ? Journées patriotiques ? obligation du Faso Dan Fani ?... ou y a-t-il à manger dans tout ça ?

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  • Le 12 avril à 09:00, par Noaga Ouango En réponse à : Burkina : Quand les pouvoirs peinent à assurer la pérennité des institutions et initiatives nationales !

    Très bel article. Le burkinabè doivent comprendre qu’il faut chercher à améliorer le système ou le cadre d’organisation des actions de la vie, et non voir toujours les personnes qui sont à l’origine. Pour éviter de dérouter les populations, on peut effectivement ajouter des éléments nouveaux à l’existant tout en faisant l’effort de garder ce qui est déjà adopté. Mais on renvoie toujours à une question de personne dont il faut faire disparaitre les traces. Et les populations se trouvent souvent désemparées.

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  • Le 12 avril à 09:58, par Oh que non ! En réponse à : Burkina : Quand les pouvoirs peinent à assurer la pérennité des institutions et initiatives nationales !

    M. Ouedraogo, ce que vous dénoncez dans cet écrit a déjà été justifié et expliqué par un grand philosophe contemporain : Si vous êtes réellement fort comme vous le prétendez, faites votre coup d’Etat et gérez le pays comme vous le voulez. C’est bien ce qui se passe. Si vous passez philosophe, vous pouvez gérer comme vous voulez, en abandonnant ou en recommençant tout ce que vos prédécesseurs ont pu ou pas faire. A ce propos, un autre philosophe contemporain a posé une question qui, si vous aviez suivi l’actualité, vous aurait épargné l’effort que vous avez fait de rédiger cet article (lol, je vous sais grand journaliste...). A propos de ses prédécesseurs, ce deuxième philosophe contemporain a posé la question suivante : qu’ont-ils fait ?. La seule réponse envisageable c’est rien ! Je suis sûr que vous n’avez pas suivi cette actualité non plus. Comprenez donc que tout soit en train d’être fait ou refait. Suivez l’actualité, M. Ouedraogo.
    Ceci étant, comme vous, il y a certains recommencements que j’approuve. Mais il y en a dont on peut faire l’économie.

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  • Le 12 avril à 10:05, par Sacksida En réponse à : Burkina : Quand les pouvoirs peinent à assurer la pérennité des institutions et initiatives nationales !

    De toute facon, l’esprit Patriotique et Revolutionnaire consequente que la Revolution Democratique et Populaire d’Aout avec Thomas Sankara et les autres Revolutionnaires Burkinabe n’a nullement ete consolide par la suite pour inculque la Citoyenete Determinee et Responsable au Peuple Burkinabe. Par exemple l’operation Mana Mana et d’assainissement des nos Villes tous les derniers Week End du Mois instaurer par l’Ancien 1er Ministre Albert Ouedraogo et Inspiree des Travaux d’Interets Communs de la Revolution d’Aout auraient pu etre poursuivi au lieu de vouloir recreer la "Roue". Donc c’est la betise humaine Burkinabe. Actuellement, nos Villes sont plus que Salles malgre les fameuses journees Patriotiques ; mais comme certains Individus aiment les Theories Populistes Inutiles qui ne feront que enfoncer le Burkina Faso dans la Mediocrite continuelle. Que Dieu Sublime aide notre Peuple Burkinabe. Salut

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  • Le 12 avril à 10:11, par Ollo En réponse à : Burkina : Quand les pouvoirs peinent à assurer la pérennité des institutions et initiatives nationales !

    J’avoue que lorsque j’ai vu les images de la présidence du Faso, je m’attendais à une annonce solennelle. Lorsque, l’auteur parle de copier-coller, je ne suis pas d’accord parce qu’il n’a pas fait une analyse rigoureuse du contenu des institutions en question. Il ne faut pas que l’auteur s’inquiète du fait que le pays fait du surplace, parce que la dénonciation du franc cfa, des accords léoniens, de la présence de bases militaires sur notre sol, de la non transformation de nos ressources agricoles et minières sur place, du blocage des commandes d’armes, de la double imposition, des presses tendancieuses, de la non constitution de réserves d’or dans notre trésor, de la sous-traitance de la guerre, ne sont pas des copier-coller des régimes passés. Ce sont même des actes pareils qui impriment des bons qualitatifs pour un pays qui cherche sa souveraineté. Lorsqu’un burkinabè aujourd’hui passe sous silence de tels actes aussi courageux qu’historiques on peut bien s’interroger sur ses intentions réelles.

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    • Le 12 avril à 11:24, par kwiliga En réponse à : Burkina : Quand les pouvoirs peinent à assurer la pérennité des institutions et initiatives nationales !

      Bonjour Ollo,
      - "la dénonciation du franc". Ok, on a dénoncé et alors ? Prendre conscience que l’on est parfaitement incapables d’en sortir, après l’avoir dénoncé, ne nous rend-il pas davantage ridicule de notre populisme ?
      - "des accords léoniens". Pourriez-vous citer les accords léonins dénoncés et dont nous avons tiré avantage de la suppression ?
      De mon côté, je pourrais rappeler certains inconvénients, dont la suspension de l’AFD (325 milliards FCFA en 2023), n’est pas le moindre.
      - "non transformation de nos ressources agricoles et minières sur place". Ok, c’est louable, voire indispensable. Mais pour l’instant, on a glorieusement posé des premières pierres et c’est tout. Attendons un début de production avant de nous frapper virilement le torse.
      - "du blocage des commandes d’armes". Pouvez-vous apporter la preuve que les anciens gouvernement ne pouvaient commander, comme nous le faisons aujourd’hui en Turquie par exemple ?
      De mon coté, je tiens à votre disposition un article d’Anadolu agency de 2021, (média turc qui n’est pas d’obédience impérialiste occidentale) qui détaille les commandes de Roch, notamment en matière de drones et de véhicules blindés.
      Ne pensez-vous pas que de telles accusations infondées risquent de démolir le reste de votre démonstration ?
      - "de la double imposition". Alors, en terme d’annonce populiste anti-impérialiste, c’est formidable. En terme de réelle efficacité, c’est un zéro absolu, puisque rien n’a changé pour les entreprises françaises qui payaient déjà l’impôt au Burkina, sur les bénéfices qu’ils faisaient chez nous. Si vous pouvez apporter la preuve du contraire, sources à l’appui, je vous en remercierai grandement et en concevrais de profondes excuses.
      - "des presses tendancieuses". Malheureusement les seules qui nous informent sur ce qui se passe réellement dans notre pays, pendant que nos médias locaux s’auto-censurent, menacés qu’ils sont de suspension, d’enlèvement, d’envoi au front...
      - "de la non constitution de réserves d’or dans notre trésor". Encore une fois, l’intention est louable mais elle ne vaut pas l’acte. Arrêtons de croire que tout est simple et se fait d’un claquement de doigt. Le moment en est-il même bien choisi, alors que le peuple meurt de faim.
      - "de la sous-traitance de la guerre". Alors là, je reste sans voix. Mais quelle mauvaise foi ! Les autres faisaient ça gratuitement, alors que personne n’est capable de dire combien coûte Africa Corps ?
      Sinon, pour rappel, je ne veux pas le pouvoir, je suis là pour gagner la guerre en trois mois.

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      • Le 12 avril à 16:24, par ahah En réponse à : Burkina : Quand les pouvoirs peinent à assurer la pérennité des institutions et initiatives nationales !

        M kwiliga, M Ollo est dans des affirmations et des slogans. Dès qu’on demande du concret il n’y a plus personne.

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      • Le 12 avril à 22:12, par le sage En réponse à : Burkina : Quand les pouvoirs peinent à assurer la pérennité des institutions et initiatives nationales !

        Tres très bonne réponse. vous avez pris toutes mes idées en compte. Un seul point que je voulais ajouter. Tant que les intellectuels ne viendront pas au pouvoir dans ce Pays, on ne s’en sortira JAMAIS.

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        • Le 13 avril à 08:06, par kwiliga En réponse à : Burkina : Quand les pouvoirs peinent à assurer la pérennité des institutions et initiatives nationales !

          Bonjour ahah, bonjour le sage,
          Merci de me lire.
          C’est tout le problème que j’ai avec les grands IBéologues,... ils semblent totalement dépourvus du sens des réalités.
          Notre économie est en train de sombrer, le nombre d’affamés se multiplie quotidiennement,... et certains se font les inconditionnels laudateurs des petits coqs qui nous chantent mille promesses, depuis le sommet du tas de fumier.
          Je finis par me demander si nous vivons vraiment dans le même pays.
          Certains sont-ils tellement à l’abri de la souffrance, qu’ils peuvent si facilement en ignorer celle des autres ?
          Nous étions habitués à la "janviose", cette année, nous avons connu la "févrose", la "marssose" et nous devrons surement nous résoudre à subir une "deuxmillevingtquatrose"...
          Comment la rentrée scolaire va-t-elle se passer ? Avec encore davantage de division, entre ceux qui feront renter leurs enfants en Faso Dan Fani, par souci de patriotisme obligatoire et ceux qui n’auront pas de quoi payer la scolarité des leurs ?

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      • Le 19 avril à 15:00, par Kladjou En réponse à : Burkina : Quand les pouvoirs peinent à assurer la pérennité des institutions et initiatives nationales !

        Mon cher Sacksida
        Je vais m’inscrire en faux sur ce que vous venez de répondre mon cher ami.
        D’abord, parlant de commandes de drones de Rock vous citez un journal turc auquel je n’y crois pas du tout parce que la vérité sur l’achat des drones est au Burkina pas en Turquie.. Rock lui-même a dit au cours du dernier interview qu’il a accordé à Kossiam qu’ils ont été obligés de passer par des négociants pour contourner les blocages pour acheter les armes sans succès et ainsi ils ont été obligés d’acquérir des hélicoptères civiles pour ensuite monter des canaux pour les transformer en militaire. Les règles sont tels pour acheter des armes il vous faut l’accord du département paix et sécurité de CEDEAO, de l’UA et de votre tutelle la France pour acheter des armes. ce dernier constituait le principal blocage. Personne ne peut nier çette l’évidence.
        Ensuite s’agissant des contrats Léonais. La double imposition a rapporté au Burkina environ 57 millions d’euros en 2023 contre 28 d’euro de subvention que la France nous avait accordé en 2023 et qu’elle a annulé. le reste des montants ne sont que des prêts de l’AFD, là ce n’est pas une aide.

        En dénonçant les accords militaire léonais cela nous a permis d’acheter toutes sortes d’armes pour nous défendre. Les résultats sur le terrain sont là . Plus de 140 villages réinstallés dont mon village, la réduction drastique du nombre de militaires tués et de bases prises et la réduction significative des bases terroristes dans le pays., Vous êtes mal placer pour parler à nous autres les acquis de cette transition sur le plan de la lutte anti terroriste. Vos sorties de diversion au quotidien montrent que vous défendez votre gombo et pas les intérêts des population en détresse.
        Ensuite vous parlez de sous-traitance de guerre parlant de la présence des instructeurs Turc et Russe au Burkina.
        Je vous fait remarquer que " le Petit criquet" appelé avion, inutile à tout point de vus que la France nous a offert pour soit disant lutter contre les terroristes en 2020, elle nous a flanqué 2 instructeurs. Quand on achète une arme nouvelle, il y a dans le contrat d’achat l’obligation du fournisseur de vous donner des instructeurs. En snipers de service vous ne pouvez voir aux turcs et aux Russes venus former nos militaires à l’utilisation des drones, des tanks, des défenses anti aériens et autre radars qu’ une sous traitance de la guerre. Pour les Français qui se pavanaient à Ouaga eux ne sont pas des sous traitants. N’importe quoi !
        En plus vous croyez qu’à forte de répéter un mensonge ça devient une vérité . J’ai encore la vidéo de la rencontre avec les partis politiques et la société civile où IB a dit qu’il ya "des problèmes logistiques qui peuvent être résolus en moins 3 mois et qui empêchent de ravitailler les villes et villes sous blocuste depuis des mois".
        Je terminerai par la suspension des média d’Etat Français qui promeuvent la ligne éditoriale de la France. Monsieur devrait se souvenir que nous ne sommes plus un Territoire d’Outre Mer mais bien un pays indépendant. C’est à nos médias de nous informer. Si pour vous ce sont les seuls médias français qui disent la vérité , je vous le concède, no comment. Pour nous burkinabè ce sont des médias de propagande, à la solde de celui qui les finance n’en déplaise aux troll français.
        Pour terminer, retenez ceci : le peuple burkinabè a depuis 2016 trop souffert et payé un très lourd tribu. Que des pseudo intellectuels de service viennent en objecteurs de conscience s"égosiller sur la toile parce qu’ils ont perdu des privilèges ne nous émeut outre mesure . Cette jeunesse consciente a décidé de s’assumer et d’être maître de son destin, de ne plus se comporter "en chien " avec un collier au cou d’un maître de qui elle attend des des miettes, mais de vivre "en chacal libre" et de manger à la pointe de son Epée. Chaque peuple, écrit son histoire, notre jeunesse est en train d’écrire la notre et qui vivra verra.

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  • Le 12 avril à 10:19, par COB En réponse à : Burkina : Quand les pouvoirs peinent à assurer la pérennité des institutions et initiatives nationales !

    Certaines initiatives louables et nobles sont dimensionnées pour des individus bien ciblés. Quand il y a changement de personnes, tout s’écroule. Je peux citer le "médiateur du Faso" de Marc Garango. Je me trompe peut-être sur ce cas cité. Avons nous la capacité de penser les initiatives depersonnalisées ? J’ai eu l’impression que la Caisse de dépôt et de consignation était juste créée pour Thieba. Oubien ?

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  • Le 12 avril à 11:09, par jan jan En réponse à : Burkina : Quand les pouvoirs peinent à assurer la pérennité des institutions et initiatives nationales !

    Bravo à l’auteur, ce n’est que pure vérité, voilà pourquoi nos pays n’avancent pas.

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  • Le 12 avril à 12:23, par Bob En réponse à : Burkina : Quand les pouvoirs peinent à assurer la pérennité des institutions et initiatives nationales !

    Vous avez dit RUPTURE, REFONDATION, Changement de PARADIGME ? Et vous parlez de continuer à faire la même chose avec les mêmes méthodes et les mêmes institutions bancales ! Il faut savoir ce qu’on veut. Ce thème n’est ni pertinent ni à l’ordre du jour. Prenez le cas du Sénégal, des prédicateurs et imams se sont plaints que le président FAYE n’ait pas donné comme d’habitude l’argent pour la fête de Ramadan comme cela s’est toujours fait, la réponse officielle de l’association nationale des prédicateurs et imams a cinglante, la rupture et la bonne gouvernance commence par l’abandon des anciennes pratiques et la réforme des institutions. Quand un intellectuel se met à son clavier il doit se rappeler le contexte et les objectifs du moment. Au Burkina la REFORME de la constitution, de la gouvernance et des institutions est une question de VIE ou de MORT. Les vrais populistes ne se reconnaissent pas. Il leur manque un peu de discernement.

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  • Le 12 avril à 14:01, par Dramane En réponse à : Burkina : Quand les pouvoirs peinent à assurer la pérennité des institutions et initiatives nationales !

    Bonjour chers internautes ;
    je lis les commentaires avec beaucoup de frustrations et ceci me conforte dans ma pensée que le problème du pays, ce sont nous les burkinabé.
    Nous sommes 20 millions avec autant d’intérêts. Ce qui me semble devoir nous convenir, c’est d’essayer une nouvelle voie pour sortir ce pays du marasme. On a la critique trop facile et je pense qu’il est souvent mieux de ne pas dire ou publier les textes et documents qui ont servi à la création de certaines institutions avec des implications insoupçonnées. Gardons encore ce qui nous unis et travaillons à consolider cela sinon nous allons jeter en pâture des personnes et des institutions alors que ceci n’est pas le moment.
    Notre combat actuel doit être la libération de ce pays du terrorisme sous toutes ces formes (militaire, économique et social). Le vivre ensemble doit être notre boussole et nous devons dénoncer tout comportement contraire.
    nous avons essayé une méthode depuis 60 ans et on ne s’en sort pas ; il faut essayer une autre méthode et à force d’essayer, nous allons trouver notre chemin.
    je voudrais lancer ici un appel à tous les burkinabé, de changer de mentalité afin de mettre les "Hommes" qu’il faut à la place qu’il faut car l’après transition risque d’être plus dur car il va falloir suivre les sillons tracés pour un Burkina meilleur. Les initiatives sont louables mais il faut procéder à une répartition spatio-temporelle afin de couvrir toutes les régions et par an (une unité industrielle par région au moins par exemple).
    Il faut revenir aux ORD pour le développement des productions végétales ; aux entreprises communautaires de construction (barrages, forages, aménagements, production de briques autobloquant en latérite+ciment, tracteurs communautaires, etc....) afin de faciliter la vie des populations.
    Redynamiser l’apprentissage d’un métier à l’école avec un concours d’émulation et un suivi des créations
    Apportons des critiques constructives afin de ne pas retomber dans les erreurs du passé et sachons que nous pouvons et devons nous en sortir dans tous les cas pour les générations futures

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  • Le 12 avril à 18:16, par Bretagne et Burkina -Faso En réponse à : Burkina : Quand les pouvoirs peinent à assurer la pérennité des institutions et initiatives nationales !

    Loin de moi l’idée de venir porter un jugement sur la façons dont doit-être gouverné le Burkina Faso ...
    Seulement quelques remarques :- L’avenir , c’est devant et non pas dans des querelles totalement improductives qui ne font rien avancer du tout.
    - Le pays va très mal et IB n’y à rien changé
    - Les libertés individuelles disparaissent de jour en jour ....
    - ce régime est en train de devenir totalitaire exactement comme au Mali...
    - Les burkinabés doivent ouvrir tout grand leurs yeux , avant qu’il ne soit trop tard ( Il est sans doute déjà trop tard)
    - Ouaga ne connait pas la situation du pays qui est DRAMATIQUE....
    - DEs écoles ferment , toujours plus de déplacés, inflation galopante et surtout en muselant la presse , on ment aux burkinabés...
    Le salut ne viendra pas d’un sauveur , mais d’une volonté collective de résister au lavage des cerveaux...
    Bravo et courage à tout ceux qui résistent au rouleau compresseur d’un populisme qui ne dit pas son nom....
    On peut sans cesse invoquer thomas Sankara , mais le remplacer "jamais"....
    Honneur à ceux qui résistent et qui regardent la réalité en face et courage à tous mes frères et soeurs du faso....

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  • Le 12 avril à 18:21, par Chasseur d’insurrescrocs En réponse à : Burkina : Quand les pouvoirs peinent à assurer la pérennité des institutions et initiatives nationales !

    En sociologie, le problème du rouleau compresseur (terme utilisé par l’auteur de cet écrit), est qu’il finit par échapper à ses concepteurs et les broie sans état d’âme (rappelez-vous la RDP et ses CDR de triste mémoire).
    Donc attention au rouleau compresseur .....

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  • Le 12 avril à 18:45, par Hama En réponse à : Burkina : Quand les pouvoirs peinent à assurer la pérennité des institutions et initiatives nationales !

    Bien noté...belle analyse...ce que je voulais ajouter c’est que même au niveau de notre État, la fréquence des coups d’États témoigne du fait que nous sommes un pays qui ne supporte pas de petites difficultés...un petit malaise suffit au pays pour qu’on renverse tout un pouvoir... à ce rythme on ne s’en sortira jamais...travaillons à consolider nos acquis en lieu et place de les déstabiliser à chaque fois...

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  • Le 12 avril à 20:49, par Bob En réponse à : Burkina : Quand les pouvoirs peinent à assurer la pérennité des institutions et initiatives nationales !

    @ Eliv relisez ce que vous avez écrit. Ou voyez-vous un déni de la réalité ? Pensez vous qu’on peut continuer avec toutes ces organisations budgétivores et inutiles qu’on crée pour remercier des militants ? Oui ou non que l’immense majorité des burkinabé appellent à une RUPTURE avec l’ordre ancien, une REFONDATION du FASO et un changement de PARADIGME dans la gouvernance, les mentalités et la façon d’être des burkinabé ? Votre phrase laconique montre que vous n’avez aucun argument. Évidemment tout le monde n’est pas doué pour la RÉFLEXION.

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  • Le 13 avril à 00:34, par Badaru En réponse à : Burkina : Quand les pouvoirs peinent à assurer la pérennité des institutions et initiatives nationales !

    @ Bretagne et Burkina Faso, vous auriez dû vous appeler Bretagne contre Burkina Faso parce que votre post relève du dénigrement et de l’incitation à la sédition. Êtes-vous sûr que le Burkina Faso existerait toujours sous la même forme sans l’intervention de IB ? Faites un sondage et vous verrez que le courage et la détermination dans la lutte contre le terrorisme a été insufflé par IB. Au lieu de vous occuper de la liberté d’expression au Faso occupez-vous du mépris avec lequel Macron a traité toutes les revendications du peuple français pour imposer ses décisions sur les retraites, sur les cadeaux fiscaux faits aux riches etc. Des journaux ont été interdits en France, des partis sont interdits en Ukraine et les élections prévues le 31 mars 2024 ont été purement et simplement supprimées sans que l’Europe ou les Nations Unies ne bronchent. Vous êtes sûrement un des derniers représentants de ces petits blancs qui pensent que l’Afrique des Foccart et de Gaule est toujours vivante et que n’importe petit blanc venu de province peut dire l’Evangile en Afrique. Rejoignez plutôt les gilets jaunes pour faire la leçon à vos parents gaulois.

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  • Le 13 avril à 06:39, par Donald En réponse à : Burkina : Quand les pouvoirs peinent à assurer la pérennité des institutions et initiatives nationales !

    Monsieur le journaliste, vous avez 200% raison, moi-même qui vous parle, je suis un patriote pur et dur, je suis un soutien indéfectible de la transition, mais je commence sérieusement à être embrouillé par les initiatives. Il faut que les autorités revoient les choses pour ne pas disperser les forces.

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  • Le 13 avril à 11:00, par Sank En réponse à : Burkina : Quand les pouvoirs peinent à assurer la pérennité des institutions et initiatives nationales !

    Beaucoup d’annonces qui tombent à l’eau. On passe son temps à réinventer la roue et ne pas appliquer nos textes de lois. On nous avait annoncé en grande pompe que le 1er novembre 2023, les abords des voies seraient dégagés. 6 mois après rien ! Zéro pointé. On peut se demander quel est le travail de ce gouvernement et le rôle des ministres ! La dernière initiative en date qui a fait un fiasco est “les journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne” ! On a absolument rien vu de concret. Je m’attendais à un nettoyage de tous les 6 mètres, évacuation de tous ces pneus et autres tas sauvages d’ordures dans nos carrefours... Mais rien ! dans 3 mois, la saison pluvieuse sera là et l’armada des moustiques tigre... sera de retour ! après, on va encore pleurer sur la mort des malades de dingue ou de palu. On aurait pu mobiliser tous les citoyens pour un tel acte d’engagement citoyenne et dégager nos abords de voies encombrés. On passe son temps à de beaux discours, d’annonces, et pose de 1ères pierres pour un résultat quasi nul.

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  • Le 16 avril à 14:30, par Mathieu TAONSA En réponse à : Burkina : Quand les pouvoirs peinent à assurer la pérennité des institutions et initiatives nationales !

    Bonjour,
    Très belle analyse Moniseur OUEDRAOGO. C’est vraiment dommage pour la construction harmonieuse de notre nation. Je suis d’avis avec votre conclusion, "ce serait comme tenter une construction sans jonctions". J’ajouterai même que ce serait comme tenter une construction sans fondations et fondements solides.

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