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Procès des atrocités de l’Occident chrétien envers l’Afrique subsaharienne : Quid des cruautés arabo-musulmanes et intra-subsahariennes ?

Publié le dimanche 18 février 2024 à 21h55min

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Procès des atrocités de l’Occident chrétien envers l’Afrique subsaharienne : Quid des cruautés arabo-musulmanes et intra-subsahariennes ?

De nos jours, la revendication, théoriquement légitime, du retour aux sources pour certains Burkinabè et Subsahariens aux positions passéistes et du recours aux sources pour les citoyens les plus réalistes procède d’abord d’un procès en règle contre l’héritage historique occidental et singulièrement français qui, pourtant, est devenu, au regard des faits, une partie intégrante de notre culture : que nous le voulions ou non ! Ce procès remonte le cours de l’histoire de l’Afrique subsaharienne marqué par l’esclavage, la colonisation, le néocolonialisme, le racisme, la Françafrique et aujourd’hui le terrorisme. Cette posture politique et idéologique sélective qui embarque bien de Burkinabè (à commencer par beaucoup de nos gouvernants) doit être examinée sous des angles historiques et contemporains.

Sans nul doute, les ressentiments qui fondent cette attitude frisant l’inquisition sont compréhensibles et même justifiables tant les torts causés à cette partie de l’Afrique par l’esclavage et les autres formes d’asservissement ont contribué à faire de la plupart des pays concernés des Etats presque éternellement dépendants de l’Occident chrétien malgré leurs potentialités économiques « scandaleuses » et leurs ressources fort appréciables. Ce n’est donc pas fortuit si l’esclavage été qualifié de crime contre l’humanité par l’Organisation des Nations-Unies le 14 mai 1999. Quelque quinze (15) ans après, c’est-à-dire le 02 décembre 2014, c’est sous l’égide du pape François que, pour la première fois, à l’occasion de la Journée mondiale pour l’abolition de l’esclavage, une douzaine de chefs religieux de confessions différentes s’est réunie au Vatican pour signer une déclaration commune condamnant l’esclavage moderne.

A cette occasion, le souverain pontife a soutenu que l’esclavage moderne était « un crime de “lèse-humanité” » et invité les humains à « travailler ensemble » pour éradiquer ce « terrible fléau ». Certes, ce dernier n’a qualifié que de crime que l’esclavage moderne laissant de côté la traite atlantique ou occidentale qui aurait fait douze (12) millions de déportés, dont 90 % sur 110 ans, principalement au XVIIIe siècle selon John Pinfold dans The Slave Trade Debate : Contemporary Writings For and Against (2007). Mais c’est, comparé à l’omerta des hauts dignitaires religieux arabo-musulmans, faire preuve d’une humanité certaine. En fait, la prise de position du pape peut être interprétée comme un repentir ou un mea culpa de l’Eglise catholique puisque son lointain prédécesseur qu’est Nicolas V avait, dans la bulle (écrit public sous forme de lettre établissant un droit ou un privilège) Romanus Pontifex de 1455, sanctionné la possession des territoires du cap Boujdour en Afrique (situé au Sahara occidental, dans la partie contrôlée par le Maroc) au roi Alphonse V et accordé aussi une base légale (aux contours religieux) à la colonisation et à l’esclavage des non-chrétiens.

Pour autant, le sens de la mesure est une valeur et une qualité à adopter

Cependant, s’enfermer hermétiquement et une bonne fois pour toutes dans ce regard orienté vers les pays européens, nord-américains, (dans une moindre mesure) asiatiques (Corée du Sud et Japon par exemple) et océaniens (Australie en l’occurrence) ne manque pas de comporter des erreurs d’appréciation dans les discours, les décisions et les pratiques que le temps pourrait se charger d’en prouver l’inopportunité et l’inconvenance. En effet, le bien-fondé d’un sentiment, d’une humeur ou d’un état d’âme ne justifie pas toujours et à lui seul des décisions surtout si, en interrogeant l’histoire, des exemples foisonnent qui recommandent tempérance et modération qu’il ne faut pas confondre avec renonciation de soi ou asservissement.

Ainsi donc pour légales que puissent être certaines de ces décisions, la fragilité de leur légitimité peut faire facilement d’elles les victimes des vicissitudes sociopolitiques d’un pays comme le Burkina Faso étant donné que la légalité est simplement l’expression d’un rapport de forces dans l’arène sociale à un moment donné du continuum politique des collectivités humaines. D’ailleurs, dans les récriminations contre cet Occident qui possède « L’art de vaincre sans avoir raison » comme l’affirme Cheikh Hamidou Kane dans L’aventure ambigüe (1961), on compte en Europe et en Amérique du Nord des philosophes, des écrivains, des artistes et même des politiques au pouvoir comme dans l’opposition qui se sont souvent élevés contre le traitement dont les Subsahariens ont fait et font encore l’objet en Europe et de par le monde.

La traite orientale ou arabo-musulmane, un phénomène toujours d’actualité et beaucoup plus ancien que le commerce triangulaire

Cela dit, même si comparaison n’est pas forcément raison, il importe de noter qu’avant la traite négrière pratiquée les Européens, les Arabo-musulmans (dont certains des pays sont des partenaires stratégiques du Burkina Faso aujourd’hui) ont également réduit les Noirs en esclavage. Non seulement cet esclavage a commencé bien plutôt comme le relève Murray Gordon dans L’esclavage dans le monde arabe, VIIe-XXe siècle (1990) mais il aurait fait plus de victimes et était doublé d’un génocide (tueries, castration pour éviter qu’ils se reproduisent ou qu’ils aient des relations sexuelles avec les femmes arabes, perses, etc.) et d’un ethnocide (génocide culturel ou acte de d’acculturation violente et assimilation forcé). C’est ce que soutient également Patrick Manning dans Slavery and African Life : Occidental, Oriental, and African Slave Trades, (1990) pour qui la traite orientale, dont la traite arabe était la composante principale, aurait concerné dix-sept (17) millions d’êtres humains sur treize (13) siècles.

Aujourd’hui encore, selon de multiples témoignages, le racisme anti-Noirs est bien enraciné, souvent théorisé et visiblement pratiqué dans les pays arabo-musulmans (même d’Afrique) sans que les gouvernants se décident franchement à l’éradiquer ou simplement à le condamner. De plus, presque personne n’y dénonce les esclavagistes jusqu’aujourd’hui comme si ce sont les Etats eux-mêmes qui continuent de couvrir (voire) d’encourager une telle inhumanité en ce 21e siècle naissant. Par ailleurs, dans certains pays arabes (même d’Afrique), il est rare de rencontrer des Noirs autochtones car ils ont été purement et simplement anéantis depuis bien longtemps. Par contre en Occident, des lois condamnant et réprimant l’esclavage existent et sont appliquées en dépit des insuffisances que l’on peut relever. De même, dans beaucoup de ses pays, des lois sur « la discrimination positive » au profit des minorités visibles (à commencer par les Noirs) ont été adoptées et mises en œuvre.

Dans le domaine universitaire, excepté quelques rares chercheur dont l’anthropologue algérien Malek Chebel à travers, dans son célèbre ouvrage intitulé L’esclavage en terre d’Islam : un tabou bien gardé (2007), très peu d’auteurs arabo-musulmans, à notre connaissance, ont osé aborder la question. Pas plus que d’ailleurs les écrivains et universitaires subsahariens spécialistes du monde arabo-musulman. S’il est vrai que les soupçonner de complicité avec les apologistes de l’esclavage (qu’ils soient du 10e ou de 21e siècle) participe d’un procès d’intention inacceptable, on peut tout de même déplorer ce silence à ce moment précis de notre histoire où l’Occident, aux yeux d’une certaine opinion ignorante en la matière mais parfois instrumentalisée, représente le grand Satan en termes de crimes contre les Subsahariens tandis que l’esclavage arabo-musulman ou oriental toujours pratiqué est tu ou omis. Même les programmes d’enseignement dans nos pays n’en font même pas cas ou, en tout cas, très peu laissant ainsi croire que les Etats et les gouvernants subsahariens sont les complices passifs de ce négationnisme de fait.

Face à l’esclavage oriental contemporain, un certain silence complice de l’Occident

Face à cet esclavage oriental, la plupart des leaders européens et nord-américains, connus pourtant pour leur attachement aux droits humains, brillent, intérêts économiques obligent, par leur timidité ou leurs prises de position molles vis-à-vis de ces pratiques criminelles que les pays concernés cautionnent en fait et (peut-être) en droit. Ils contribuent ainsi à accréditer les thèses selon lesquelles les droits humains pour l’Occident sont à géométrie variable et que moins vous êtes fortuné plus il vous est exigé de respecter les droits humains. Cette attitude fort regrettable est critiquée avec véhémence par les Subsahariens mais ces derniers se gardent bien de (ne serait-ce que) déplorer publiquement ce que les Arabo-musulmans leur ont fait subir et leur font subir. Et pourtant, beaucoup de Subsahariens y ont étudié le coran et d’autres les sciences dites exactes, les sciences humaines et la littérature dans ces pays arabo-musulmans. A l’exception des confidences, des murmures ou des parlottes dans des cercles familiaux et amicaux restreints, il est extrêmement rare qu’ils témoignent de ce qu’ils en savent à travers un article de presse (information ou commentaire), une émission (radio ou télé) ou un article scientifique. Les travaux académiques sur la question de la part des universitaires sont quasi-existants pendant que ceux qui concernent l’Occident foisonnent.

Il faut également noter le caractère idéologiquement spécieux de cette perception selon laquelle ce sont les Occidentaux seuls qui, dans leur volonté de dominer le monde et particulièrement les Subsahariens, ont perpétré les atrocités physiques, économiques, culturelles, politiques et psychologiques sur le continent. De même, il serait malhonnête de ne condamner que les Arabo-musulmans qui, au nom de l’islam, du besoin de main d’œuvre servile dans leurs élevages, cours et palmeraies se sont adonnés à la traite orientale. Dans la réalité, les Subsahariens pratiquaient déjà l’esclavage entre eux Ces derniers se combattaient même s’il est indéniable que les Arabo-musulmans et les Européens ont fait preuve d’une inhumanité inqualifiable.

L’esclavage intra-subsaharien, l’attitude injustement taiseuse des élites

Si l’esclavage occidental à l’encontre des Subsahariens est un fait réel et dénoncé pendant des siècles et que celui, plus ancien, des Arabo-musulmans s’apparente à un sujet tabou officiellement peu évoqué ou ignoré et par les victimes (les Subsahariens) et par les descendants de leurs bourreaux, qu’en est-il de l’esclavage intra-subsaharien ? Dans la réalité, celui-ci a bien précédé les deux premiers et les a ensuite accompagnés car, contrairement à ce que des esprits peu informés peuvent penser, l’Afrique en général et sa partie subsaharienne en particulier n’était pas ce jardin d’Éden (encore que même là il y avait le serpent) où tout le monde était empathique, altruiste, charitable vis-à-vis de tout le monde. En effet, les grands empires et les royaumes renommés subsahariens dont nous sommes tous fiers n’ont pu voir le jour que grâce essentiellement à des conquêtes et à l’asservissement de certains peuples par d’autres plus puissants organisationnellement et militairement. Les razzias dont étaient victimes les populations vaincues débouchaient bien souvent sur la réduction en esclaves des captifs et de leurs descendances et sur l’accaparement de leurs biens matériels, l’occupation de leurs territoires et l’imposition (à travers des formes diverses) de la langue et de la culture des vainqueurs. Il en est né une sorte de mode de production (manière dont les différents facteurs de production sont organisés et traités pour réaliser un produit ou un service dans une économie) razzia et/ou esclavagiste. Ainsi, la traite intra-africaine aurait fait quatorze (14) millions d’esclaves selon Marcel Dorigny, dans « Une approche globale du commerce triangulaire » (Le Monde diplomatique, 1er novembre 2007).

Les sociétés segmentaires comptaient aussi des esclaves en leur sein

On aurait pu croire que dans les sociétés segmentaires (collectivités politiques traditionnelles non centralisées) dont le village (et rarement quelques villages) est la composante, le caractère plus ou moins égalitaire des conditions socio-économiques des individus et le fait que ces peuples sont généralement très jaloux de leur indépendance leur aurait permis d’échapper à la conception bipolaire antagonique des sociétés humaines de Karl Heinrich Marx dans le Manifeste du parti communiste. Pour lui, comme on le sait, l’histoire de toute société est l’histoire de la lutte des classes : « Homme libre et esclave, patricien et plébéien, baron et serf, maître de jurandes et compagnon, bref oppresseurs et opprimés, en opposition constante ». Mais que nenni ! De l’esclavage, ces peuples en ont également fait un système. « L’Afrique des fiers guerriers dans les savanes ancestrales » de l’écrivain de renom David Diop n’a en fait été d’abord que l’Afrique arène des guerres inter-ethniques ou inter-collectivités politiques ou encore fratricides se soldant parfois, entre autres, par des massacres de masse, des génocides, des ethnocides et de la réduction en esclavage des membres des populations défaites. Du reste, cela a constitué un terreau favorable aux traites orientale et occidentale et à la colonisation. En effet, si dans certains cas, les Subsahariens étaient obligés de livrer certains des leurs aux esclavagistes arabo-musulmans ou européens, dans d’autres, ils le faisaient pour en tirer des bénéfices matériels et politiques ou afin d’étouffer toute velléité de contestation de la légitimité de leur pouvoir de la part de leurs contempteurs ou de la descendance de ceux-ci.

« Toutes les sociétés anciennes, les sociétés africaines comme les autres, ont connu l’esclavage » comme l’affirme Catherine Coquery-Vidrovitch et Eric Mesnard dans Être esclave (2013). Ils y ajoutent que l’ « On peut émettre l’hypothèse qu’en Afrique l’usage servile eut constamment tendance à s’accroître avec l’essor de la traite des esclaves, sous l’influence conjuguée de l’expansion des marchés arabo-musulmans de la Méditerranée et de l’océan Indien, et des plantations américaines. » Et ils concluent : « Mais on ne peut certainement pas en inférer que les sociétés africaines anciennes ignoraient l’esclavage : ce serait bien les seules dans l’histoire de l’humanité ! Moins la technologie était développée, et plus la production devait être assurée par le seul travail physique des hommes et des femmes… »

Tout esclavage (passé ou actuel) mérite d’être dénoncé et combattu

Au demeurant, si les Occidentaux ont belle et bien commis des atrocités de toutes sortes en Afrique subsaharienne, les considérer comme les boucs émissaires idéaux par ignorance ou à dessein en passant sous silence ce que les Orientaux ont fait aux Subsahariens et ce que ceux-ci ont réservé comme traitement à certaines communautés vivant sur le même terroir qu’eux est un négationnisme et comme tel ce n’est pas acceptable. C’est d’autant plus inacceptable que des personnalités de notoriété académique ou religieuse et des décideurs politiques de haut niveau choisissent d’instruire exclusivement à charge contre l’Occident chrétien en faisant table rase de la cruauté des Arabo-musulmans et de certains de nos ascendants. Si l’on ajoute à cela, les carences de l’Etat en matière de gouvernance administrative, culturelle et économique, les limites de l’option exclusivement militaire dans la lutte contre le terrorisme, les conflits intercommunautaires et les survivances des tensions séculaires entre certaines communautés, les ingrédients semblent réunis pour retarder l’échéance tant attendue d’une victoire totale et définitive sur l’extrémisme violent dont les idéologues exploitent à la perfection les contradictions intercommunautaires, politiques et militaires qui minent notre cité.

Issaka SOURWEMA
Dawelg Naaba Boalga

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Vos commentaires

  • Le 18 février à 06:17, par Le russe En réponse à : Procès des atrocités de l’Occident chrétien envers l’Afrique subsaharienne : Quid des cruautés arabo-musulmanes et intra-subsahariennes ?

    Très belle analyse qui reste quand même limitée à l’esclavage. Ce n’est pas parce qu’on juge l’occident chrétien aujourd’hui pour sa cruauté qu’il faut juger systématiquement les arabo-musulmans. Il y a beaucoup de crimes qui ne passent pas forcément pas par la justice ; seuls les criminels qui ont été appréhendés. Je suis pas d’avis quand les sources citées pour conté l’esclave arabo-musulmans ou européen sont européennes : l’analyse tendrait à culpabiliser aussi les arabes et les Africains au même titre que les européens. Il faut traiter au cas par cas, sinon, on ne va pas s’en sortir. L’analyse se limite seulement au pratique de l’esclavage, elle laisse de côté les 20 millions de congolais massacré par le Roi Leopold II au nom de la colonisation. Le problème de l’église c’est qu’elle s’est rendu officiellement coupable de l’esclavage en apportant sa bénédiction. La demande de justice pour l’esclave des arabes aussi viendra. Pour le moment, il est plus facile de juger les fait les plus récents que passés. L’esclave se situe à plusieurs niveaux qu’il faut condamner , mais le niveau le plus cruel est ce qui s’est pratiqué à grandes échelles. Comme les crimes des occidentaux sont plus récents, on va s’y attaquer le temps de revenir sur les autres.

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    • Le 18 février à 20:56, par Indjaba En réponse à : Procès des atrocités de l’Occident chrétien envers l’Afrique subsaharienne : Quid des cruautés arabo-musulmanes et intra-subsahariennes ?

      Même pour le terrorisme et l’impérialisme, tous les yeux sont rivés sur l’Occident en occultant les Qatar, les Pakistan et autres qui rêvent étendre une pratique rigoriste de la religion et n’hésitent pas à financer ce projet. Cela passe par une construction accélérée des lieux de culte et qui sait leur rôle au Faso , Mali et niger où les quelques revendications de nos HANi sont d’ordre religieux. Je ne prendrai le risque de parler de certaines barbes et pantalons associés à la pratique néo panafricaniste.

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      • Le 19 février à 10:21, par kwiliga En réponse à : Procès des atrocités de l’Occident chrétien envers l’Afrique subsaharienne : Quid des cruautés arabo-musulmanes et intra-subsahariennes ?

        Bonjour Indjaba,
        Hum, les analyses historiques d’éléments consignés par le seul colonisateur ouvrent largement la porte à toutes les controverses et aux négationnistes de tout crin. On en rencontrera d’ailleurs certainement beaucoup dans les commentateurs ici, qui se livreront à la réinterprétation de "vérités historiques", en fonction de l’idéologie qui les porte à l’instant T.
        Mais, s’il est indéniablement essentiel de connaitre d’où on vient, il m’est personnellement insupportable de pas comprendre où l’on va.
        Que penser donc, du Grand panafricaniste, héroïque général de brigade Abdourahamane Tiani du Niger, qui, après avoir abrogé la loi contre le trafic de migrants, annulé les condamnations déjà prononcées à l’encontre des passeurs, se rapproche aujourd’hui du gentil maréchal Khalifa Haftar, dans l’objectif non-avoué, de constituer une lucrative filière d’immigration illégale vers l’Europe, via la Libye, pays célèbre pour son empathie et sa solidarité à l’égard de ses frères subsahariens...?
        Lucides Jeunesses Africaines, levez-vous et drapés dans votre dignité, abandonnez le continent en vous faisant exploiter par des passeurs véreux qui vous méprisent... C’est ça l’Afrique qui gagne en souveraineté ?
        Il ne sert à rien de chercher à tout prix à s’appesantir sur le passé, si l’on est incapable de constater le présent.

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  • Le 18 février à 08:11, par Jo Lapin En réponse à : Procès des atrocités de l’Occident chrétien envers l’Afrique subsaharienne : Quid des cruautés arabo-musulmanes et intra-subsahariennes ?

    Il ne faut pas oublier l’attitude belliqueuse des Fulbe du Massina avec son corollaire de razzia. Les Rimaibe, leurs sujets, sont encore désignés " esclaves des peul". On peut creuser le rapport avec le religieux et voir si la religion musulmane a pu exercer une influence sur certaines sociétés africaines dans la pratique sociale de la violence et de l’esclavage. Pour le reste, vous avez vu juste même s’il aurait fallu nommer des pays arabo-mudulmans jadis impliqués dans la traite arabe dont vous avez nettement souligné le caractère particulièrement violent et inhumain. On en parle peu. Parlez-en aux gouvernants actuels, au Burkina Faso, au Niger et au Mali... Ces derniers devront lire l’histoire réelle de l’Afrique réduite à tort à l’histoire de la colonisation et de la traite Atlantique, à l’exclusion de celles que vous aves décrites, notamment la traite arabo-musulman qui persiste sous divers modes. Merci !

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  • Le 18 février à 08:50, par Baoyam En réponse à : Procès des atrocités de l’Occident chrétien envers l’Afrique subsaharienne : Quid des cruautés arabo-musulmanes et intra-subsahariennes ?

    Cher Issiaka Sourwema, quel est l’objectif de vitre écrit ? Dire que la mémoire historique africaine se concentre exclusivement sur les crimes passés de l’Occident n’est pas vrai. Les mêmes qui rappellent les crimes de l’Occident rappellent aussi les crimes du monde arabe qui a été le premier à attaquer le monde africain avant l’Occident.

    Si dans le discours politique actuel, l’impérialisme de l’Occident est plus dénoncé c’est parce qu’il n’est pas que historique, il est aussi et surtout contemporain. Il est une continuité des razzias négriers, de la colonisation et du néocolonialisme. On le dénonce donc comme un. Pour les Etats arabes dont vous faites cas, ils ne sont pas dans une posture actuelle de rapport de pouvoir contre nos pays. Par ailleurs le racisme anti noir des Arabes, Chinois, Japonais et autres est connu. Une bonne partie de ce racisme est le résultat de la construction occidentale. Dans tous les cas, il n’y a pas de rapport de pouvoir entre ces peuples et les Africains. Que certains d’entre eux ne nous aiment pas, on s’en préoccupe pas trop car ça n’a aucune incidence sur nos vies.

    Ensuite, vous pratiquez ce qu’on appelle la dilution des crimes. On cite pèle mêle les crimes des arabes, des japonais et turks comme pour les mettre côte à côte avec ceux des occidentaux et dire qu’il n’y a rien d’inhabituel dans les crimes de ces derniers. Que les autres aient commis des crimes ne nous oblige guère à banaliser ceux que nous avons subis et continuons de subir. Les Chinois et les Sud-Coréens se rappellent bien des crimes japonais contre eux. Ils ne les banalisent pas sous prétexte qu’il y a d’autres crimes commis de part le monde.

    Il faut faire une distinction nette entre ce qu’on appelle esclavage pratiqué par la quasi-totalité des peuples du monde et ceux d’Afrique en particulier et les razzias négriers. En Afrique, il s’agissait en réalité du "servage", les peuples vaincus lors d’une guerre étaient parfois réduis au servage mais leur humanité n’était pas niée, ils n’étaient pas enchaînés, ils n’avaient pas le statut de "Chose" ou d’"animal". Ce n’était pas industriel contrairement aux razzias négriers.

    L’unicité des crimes commis dans le cadre des razzias négriers ne se dispute pas. Quand l’église catholique fait semblant de ’excuser, c’est en réalité de la dilution de crime pour se foutre de la mémoire des Africains. Les Évêques africains aussi se sont excusés au nom de crimes qui auraient étés commis par les Africains contre eux-mêmes. Ce n’est pas un mea-culpa, c’est plutôt du négationnisme.

    Vos références sont puisées dans la production historiographiques de ceux qui veulent enterrer l’esclavage. Lisez aussi "Traite négrière, vérités et mensonges" de Jean-Philippe Omuntundé. Je suppose que cet écrit a pour objectif de contrer la dialectique de l’esclave de champ contre l’esclave de maison, de Malcom X, repris récemment par le Chef d’Etat. Et bien, peut importe qui a commis crime contre qui, cette dialectique est toujours pertinente dans le contexte d’un peuple opprimé dont une minorité jouit des miettes de l’exploitation généralisée de la majorité. Vous-êtes vous senti visé ?

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  • Le 18 février à 08:56, par Amoless black power En réponse à : Procès des atrocités de l’Occident chrétien envers l’Afrique subsaharienne : Quid des cruautés arabo-musulmanes et intra-subsahariennes ?

    Vous vous trompez gravement à la fin de votre laïus car l’Égypte antique n’a pas connu l’esclavage. C’est au contact des perses puis des Romains et des arabes que le vieux monde negro africain a commencé sa mutation du fait de la mutation économique que ce contact a entraîné. Revoyez vos classiques Naba

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  • Le 18 février à 10:09, par Vallée de Kou En réponse à : Procès des atrocités de l’Occident chrétien envers l’Afrique subsaharienne : Quid des cruautés arabo-musulmanes et intra-subsahariennes ?

    Très belle tribune !!! Malheureusement, parler de la traite arabo musulmane ne fait pas "recette* comme le dirait quelq’un. Les diatribes contre l’Occident sont plus rentables politiquement. La haine de l’Occident est devenu un Projet de Société. Merci*Chef* pour cette tribune

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  • Le 18 février à 12:02, par menet En réponse à : Procès des atrocités de l’Occident chrétien envers l’Afrique subsaharienne : Quid des cruautés arabo-musulmanes et intra-subsahariennes ?

    Enfin un point de vue factuel et intelligent qui remet l’église au milieu du village.
    Malheureusement ce genre d’analyse dérangeante n’est pas du genre à intéresser les esprits faibles et haineux ("qualités" universelles...) prompts à se complaire dans les "vérités" simples et les slogans.

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  • Le 18 février à 16:00, par tapsoaba_yassiki En réponse à : Procès des atrocités de l’Occident chrétien envers l’Afrique subsaharienne : Quid des cruautés arabo-musulmanes et intra-subsahariennes ?

    je vois que ce écrit est de : Issaka SOURWEMA
    Dawelg Naaba Boalga. donc deux qualités , le citoyen Issaka et le naaba Dawelg . Je suis contre les disparitions forcées , les rapts , les enlèvements et toutes autres formes de violence non légitime . Mais il faut reconnaitre que souvent la position des gouvernants n’est as aisée . Voici un monsieur en occurrence Issaka , membre d’un gouvernement le plus filou de de l’histoire de notre pays qui use de son droit de citoyen pour apporter la contradiction à ceux les ont évincés ; chose normal dans une république. encore que ici on se demande si ce terme s’applique au contexte du Burkina actuelle. par décence il aurait pu se calmer mais depuis un certain temps, ce monsieur reprend chaque fois la balle au rebond . Admettons que pour x ou y raison ce monsieur est enlevé comme le sont aussi certains des contradicteurs . Il est susceptible même de l’être puisqu’ils sont du même partie , le MPSR ( si issaka ne partageais pas les idées du MPSR ,il n’allait pas être dans le MPSR 1) EST - ce le citoyen issaka membre du MPRS 1 ou le naaba ?? Je pense ma part que c’est le citoyen issaka membre du MPSR1 que ses anciens camarade peuvent accuser de tous les péchés d’Israél . Ce mouvement étant clandestin qui pourra dire quoi que ce soit ? Il ne faudra donc pas que les naaba se ruent pour dire qu’on ne touche pas a un naaba ?? Citoyen Issaka faite honneur à votre noble position (le NAABA) et quittez dans ça comme disent nos frères d’éburnie. Sachez que la principale qualité d’un naaba du moogho c’est sa "neutrallité partisane" caractéristique des chefs mossé. merci

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  • Le 18 février à 21:39, par Citoyen ordinaire En réponse à : Procès des atrocités de l’Occident chrétien envers l’Afrique subsaharienne : Quid des cruautés arabo-musulmanes et intra-subsahariennes ?

    Appelons un chat, un chat quelque soit sa couleur ! Ce qui se passe actuellement avec le terrorisme djihadiste n’est que l’extension de l’esclavage moderne qui utilise une religion pour perpétuer cette pratique esclavagiste. Cet esclavage et ces esclavagistes ont trouvé un terrain très favorable dans le Sahel car tous les.obscurantistes religieux ont compris qu’il suffit d’offrir un fusil, un livre religieux et beaucoup d’argent à un negre et le convaincre d’aller décimer les gens de son village pour avoir le droit de séjour au paradis où on est chacun " servi" par des dizaines de vierges à disposition à tout moment. Quelque soit notre volonté de condamner l’Occident et le Monde arabo-musulman pour ses crimes et ses pratiques esclavagistes, on est intellectuellement obligé de reconnaître la part de responsabilité de nos ancêtres africains ! C’est la seule manière de mettre fin à l’esclavage en Afrique et particulièrement au Sahel !

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  • Le 19 février à 07:10, par Alpha2025 En réponse à : Procès des atrocités de l’Occident chrétien envers l’Afrique subsaharienne : Quid des cruautés arabo-musulmanes et intra-subsahariennes ?

    Enfin un écrit qui équilibre quelque peu les narratifs sur l’esclavage, tendant à faire croire que les occidentaux sont les seuls à avoir pratiqué cette atrocité. Qu’ils ne soient pas les seuls ne les absous aucunement ni ne diminue la portée de ce qui a été fait. Mais je trouve important que tous les acteurs soient indexés, d’autant que certains auréolés d’une certaine virginité, veulent se présenter en "amis" aujourd’hui.
    Pourquoi est-il si facile de parler de la traite transatlantique, celle qui a été pratiquée par les occidentaux ? Parce qu’elle est largement documentée, et que cette documentation est aisément accessible. Aussi parce que les descendants des victimes de cette horrible pratique vivent toujours en grand nombre dans les contrées ou ils ont été exportés. Quand à la traite transsaharienne ; ou celle pratiquée à partir des côtes africaines de l’océan indien, plus anciennes, elles sont bien moins documentées. Ce que nous savons de ces traites vient du travail de recherche d’historiens dont certains sont européens, ce qui n’enlève rien à la valeur de leur travail. Il y a aussi des historiens arabes et africains, notamment sénégalais qui ont travaillé ou qui travaillent sur la question.
    On pourrait se demander pourquoi on ne parle pas de populations noires dans les pays arabes notamment, bénéficiaires de la traite transsaharienne. A cause de cette abomination qu’était la castration, pratiquée pour les empêcher de se reproduire, mais surtout pour éviter qu’ils ne fécondent les femmes de ces contrées. Les conditions dans lesquelles cette castration était pratiquée entrainait un très grand nombre de décès ; très peu survivaient à la castration. On peut aisément penser également que les conditions de vie auxquelles étaient soumis ces déportés leur laissait peu de chances de survie.
    De temps à autre ressurgissent des demandes de réparation formulées à l’endroit des occidentaux sur l’esclavage. Si on demande des comptes aux occidentaux, autant en demander à tous ceux qui se sont rendus coupables de ces crimes. Récemment encore, le président du Ghana, M. Nana Akufo Addo en remettait une couche sur la question. Mais une question que peu de gens se posent. Les esclavagistes occidentaux ou arabes n’allaient pas eux mêmes à l’intérieur des terres pour faire la chasse aux esclaves. Ils attendaient patiemment dans les marchés aux esclaves qu’on leur livre la marchandise. Et qui allaient faire la collecte pour ravitailler les marchés ? Eh bien : NOUS. On pourrait demander au président ghanéen qui demande des réparations aux occidentaux ce qu’il comptait mettre dans la cagnotte pour le compte des rois ashantis. On pourrait poser cette question concernant les rois yoruba, ou le roi Béhanzin du Dahomey. Plus près de nous on pourrait demander combien les maliens allaient mettre dans la cagnotte pour le compte de roi Kankan Moussa, l’homme le plus riche de tous les temps (on devrait questionner sur l’usage qui a été fait de cette immense fortune qui n’a pas été utilisée au profit des populations). Il faut accepter que nos sociétés elles mêmes étaient esclavagistes (même si l’esclavage y était pratiquée sous une forme moins inhumaine qu’ailleurs) et que si les différentes traites ont pu prospérer, c’est qu’elles trouvaient chez nous, un terreau fertile.
    Je crois surtout que nous devons travailler et lutter pour que cette horrible pratique disparaisse de la surface du globe, et en particulier de nos contrées, car il y a encore des formes résiduelles persistantes en Mauritanie, au Mali, au Niger, et au Soudan entre autres.

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  • Le 19 février à 08:47, par boss En réponse à : Procès des atrocités de l’Occident chrétien envers l’Afrique subsaharienne : Quid des cruautés arabo-musulmanes et intra-subsahariennes ?

    Je ne sais pas pourquoi il faut toujours que les nègres fassent le travail des occidentaux à leur place. Même pendant l’occident sauvage des seigneurs, il y’avait des razzias et des massacres entre eux ; pourquoi ils s’attardent surtout sur le massacre des juifs ?
    Si on reste dans le présent, quel pays arabe fait de l’ingérence, donne des leçons, suscite des assassinats de présidents révolutionnaires en Afrique ? Nous sommes conscients qu’il y’a et il y’aura des traitres internes aux causes africaines ; mais il y’a un cordon ombilical malsain à rapidement coupé entre l’occident et pas mal de pays africains.

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  • Le 19 février à 09:13, par Renault HÉLIE En réponse à : Procès des atrocités de l’Occident chrétien envers l’Afrique subsaharienne : Quid des cruautés arabo-musulmanes et intra-subsahariennes ?

    Texte d’un homme sage et supérieur !
    90% des Africains sages ont une connaissance équilibrée de l’histoire de l’Afrique.
    Le problème, ce sont les 10% « d’agités du bocal » qui propagent des versions complètement faussées de l’histoire, en particulier distordent complètement l’histoire de l’esclavage et de la colonisation, qui sont deux domaines distincts.
    Vers 1970, j’ai pu compléter mes connaissances sur l’Histoire de l’esclavage grâce aux polycopiés d’un universitaire qui ensaignait dans une grande université africaine. Cet universitaire honnête, de conjoint africain, a pris sa retraite sur place et est décédé dans son Afrique adorée. Le tableau dressé, très complet, commençait dans la haute Antiquité méditerranéenne, décrivait en détail l’esclavage arabo-musulman et inter-africain, sans oublier les millions de blancs esclavés au service des Turco-Arabes (les Slaves-Esclavons-Saqaliba, les Balkaniques, les Ukrainiens, les Circassiens du Caucase). C’est ainsi que j’ai appris que l’Éthiopie, censée être un très ancien empire « nègre », a razzié systématiquement ses voisins pour les exploiter et les revendre en Arabie ; c’était même sa principale ressource jusqu’au 20e siècle, avec le café !
    - Oui, l’intense esclavagisme inter-africain et arabo-musulman fut colossal de nombreux siècles avant que les Européens ne débarquent en Amérique, Afrique et Asie. Rappelons qu’avant 1800, les esclavagistes européens ne razziaient pas eux-mêmes ; ils achetaient tout simplement en bord de mer des esclaves à des chefs africains sans risquer leur santé à l’intérieur de l’Afrique ; la Quinine n’était pas encore inventée...
    - Oui, les premiers à abolir l’esclavage en Afrique avant 1860 furent les Anglo-Français, et pas les Africains, encore moins les Arabo-Musulmans.
    - Oui, depuis quelques années, des versions TRUQUÉES de l’histoire sont injectées dans le cerveau d’Africains de moins de 40 ans, versions destinées à exciter leurs complexes d’infériorité en évitant de mettre en accusation leurs propres administrations et castes militaires.
    - Oui, on cherche à occulter les effrayantes responsabilités africaines en cherchant des boucs émissaires trop faciles et en faisant taire les débatteurs équilibrés.
    - Oui, depuis un demi-siècle, les infernales juntes et castes administratives du Sahel, d’inspiration marxiste, ont bloqué le développement, ce qui explique les énormes progrès économiques des pays côtiers et nord-africains non pétroliers (Côte-d’Ivoire, Maroc, Tunisie et même Sénégal) ; pendant qu’aucune entreprise ne peut vraiment prospérer dans le Sahel à cause du harcèlement administratif et fiscal des militaires & fonctionnaires qui veulent « manger ». Ce n’est pas pour rien que la RCI est 3 fois plus riche par tête que le Sahel, et qu’elle accueille des millions d’exilés sahéliens, bien plus en proportion que le Ghana et le Nigeria.
    - Oui, le Burkina-Faso, la Côte-d’Ivoire et le Mali étaient à peu près autonomes en nourriture en 1960, leurs trains fonctionnaient bien, les routes étaient entretenues. Mais cette autonomie a été abîmée depuis 50 ans ... par les castes militaro-administratives qui ont bloqué tout progrès du Sahel et laissé pourrir l’agriculture et les chemins de fer, malgré les aides gigantesques données par les occidentaux (en particulier pour éviter les famines de 1970-1990).
    - Oui, les pays responsables comme le Vietnam, la Corée, la Chine, le Maroc et l’Inde, se sont réellement pris en main et ne perdent pas de temps à s’exciter contre ceux qui les ont dominés (Japon, Chine, etc.) en leur attribuant des méfaits exagérés. Alors que le Japon a esclavé la Corée et ravagé la Chine...

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  • Le 19 février à 10:06, par Alpha2025 En réponse à : Procès des atrocités de l’Occident chrétien envers l’Afrique subsaharienne : Quid des cruautés arabo-musulmanes et intra-subsahariennes ?

    Je reviens sur ce sujet des traites transaharienne et transatlantique. Tout d’abord, il convient de saluer le courage de l’auteur de l’article pour avoir osé aborder ce sujet sensible. En effet on peut se demander pourquoi la traite transaharienne est un sujet tabou ? Même les européens n’en parlent pas. Un chercheur africain, je crois sénégalais qui avait traité de cette question lors d’ une conférence à essuyé des reproches de la part de certains de ses compatriotes pour avoir traité du sujet devant des blancs. Est ce pour ne pas donner une image négative de l’islam ? En effet, cette religion nous vient des pays arabes. Récemment, une autorité de la communauté musulmane de ce pays à tenté de présenter la penetration arabo-musulmane comme étant vertueuse contrairement à la penetration occidentale, alors que les deux sont des entreprises de colonisation et que c’est le rapport de force qui a poussé les arabes à libérer le terrain au profit des autres. On peut aussi penser que c’est en raison de la puissance économique des pays arabes gorgés de pétrodollars qui feraient du lobbying en faveur de leur image. Certains pensent d’ailleurs que c’est pour cette raison que les occidentaux sont si discrets sur la question, voulant à tout prix éviter de fâcher des investisseurs potentiels (sur leur sol). N’importe comment, notre quête de souveraineté devrait nous pousser à crever l’abcès, nous ne de ont laisser aucun sujet tabou, notre respectabilité est à ce prix.

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  • Le 19 février à 12:38, par Liberticus En réponse à : Procès des atrocités de l’Occident chrétien envers l’Afrique subsaharienne : Quid des cruautés arabo-musulmanes et intra-subsahariennes ?

    L’esclavage est une pratique à laquelle tous les peuples ou presque ont eu recours à un moment où à un autre, sur tous les continents.

    L’esclavage intra-subsaharien (ou négro-africain) est apparu au néolithique, c’est-à-dire il y a des milliers d’années. Ce qui le caractérise, c’est sa continuité, il a perduré au fil des siècles et des millénaires, il a pris différentes formes mais il n’a jamais cessé d’exister. Il existe encore de nos jours dans certaines régions d’Afrique.

    Chaque année à Paris, des Subsahariens se rassemblent et manifestent contre cet esclavage négro-africain qui ne veut pas mourir.
    https://youtu.be/Rd0WYbvaFLs?si=nQuP5X6yPHFPMQTf

    Enfin bref, l’esclavage est une ignominie dont toute l’Humanité s’est rendue coupable. Et il serait grand temps d’y mettre un terme définitif, partout où il existe encore.

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