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Eclatement de la CEDEAO : Le festival du déluge et du naufrage des organisations internationales

Publié le mardi 30 janvier 2024 à 16h14min

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Eclatement de la CEDEAO : Le festival du déluge et du naufrage des organisations internationales

Ecrivain et chercheur indépendant, Hassane Baadhio avait "prédit" l’implosion de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO). A travers les lignes qui suivent, il revient sur des passages d’articles publiés à cet effet et martèle que ce pourrait être le début de la fin des organisations internationales telles que conçues depuis des décennies, parmi lesquelles l’ONU.

Dans un article intitulé "Transitionite en Afrique noire" et publié sur mes réseaux sociaux, j’avais annoncé l’éclatement de la CEDEAO. Et même souligné que ça pourrait être le début de la fin des organisations internationales telles que conçues depuis des décennies. Notamment la première d’entre elle : l’ONU. Mais je voudrais remettre une citation de ce texte en exergue.

« J’ai voulu publier cet article afin de partager ma réflexion sur les conséquences de ces bouleversements à l’échelle mondiale. A l’Heure du réveil des sociétés exploitées et infantilisées. Je pense, en toute lucidité que nous pourrons aller vers l’implosion de la fameuse CEDEAO. Et si demain, cela se réalisait, ce serait la voie ouverte à l’implosion de la maison-mère des organisations internationales : l’ONU. Le Nouvel Ordre Mondial, viendra-t-il, de façon visible, de cette implosion de la CEDEAO ? Le scénario est à envisager avec sérieux et rigueur.

Lisez mon interview sur la probable disparition de l’ONU

Vous avez donc la preuve que ce que je prévoyais s’est réalisé. Permettez que je cite certains passages de l’article afin de mieux vous laisser imprégner.

Et tout d’abord, cette question : « Ainsi donc, les bouleversements qui se dessinent inaugurent-ils une nouvelle ère de souveraineté et de maturité du peuple noir ?".

Si la sortie de ces trois (3) Etats sont un séisme, voici ce que j’écrivais dans ce même article. « Présentement, voici où nous en sommes. Et, comme l’Histoire nous l’enseigne, les peuples sortent toujours vainqueurs des combats qu’ils mènent. Aussi longtemps que durera la nuit, le jour naîtra. Qu’on le veuille ou pas, nous sommes dans une phase active d’une refondation du système politique en Afrique noire. Un séisme politique d’ampleur se dessine ».

Vous noterez de vous-mêmes que j’annonçais que nous sommes dans « une phase de refondation du système politique en Afrique noire ».

Enfin pour ce qui est des organisations internationales, je donnais cet avis. : « Nous voulons voir naître de nouvelles organisations plus représentatives et davantage représentées ».

Sans oublier mon vœu : « Vivement que l’Afrique noire trouve une issue agréable à son Présent et s’enracine positivement dans son Futur ».

J’ai aussi publié un article intitulé : « Vers une démocratisation des organisations internationales d’Afrique noire », dont voici le lien

Je vous partage ma réflexion dans cet article sur les raisons profondes des crises entre les peuples et les organisations internationales.

« La côte de popularité des organisations internationales d’Afrique subsaharienne est en baisse. Qu’il s’agisse de l’organisation panafricaine et continentale par excellence ou encore organisation-mère qu’est l’Union Africaine (U A) et des organisations régionales ou sous régionales comme la Communauté Economique des Etats d’Afrique de l’Ouest(CEDEAO). Les peuples et populations d’Afrique noire ne se reconnaissent plus dans ces « machins ». La crise de confiance et du manque d’exemplarité ne fait qu’aller crescendo. Au point où, il faudrait craindre une solution de non-retour. Point n’est besoin de rappeler comment nous en sommes arrivés à cette situation de rejet et, désormais, de défiance. En général, les organisations régionales et continentales doivent être des organisations au service des peuples ».

Et, enfin sur le genre de dirigeants attendus par les peuples et populations d’Afrique noire. « Aujourd’hui plus que jamais, en termes démocratiques, l’Afrique noire est à la croisée des chemins. La Démocratie est en berne. Ne démocratisons pas nos reculs…démocratiques. Pour se faire, nous avons besoin fondamentalement d’une nouvelle génération d’hommes et femmes politiques. Des hommes et femmes vertueux qui voient en la politique un sacerdoce et non plus une voie royale pour s’enrichir. En clair, le patriotisme, la dignité, l’honneur, la compétence et non l’appétence, doivent être des vertus cardinales dans l’ADN de nos représentants et dirigeants. Nous ne voulons plus de ce vampirisme politique et électoral en Afrique noire.

Tirons les leçons de ce qu’en Afrique noire nous avons des crises de légitimité et de souveraineté avant qu’elles ne se muent et métastasent en crise de démocratie et de représentativité. Trop de bombes à retardement qu’il faut au plus vite désamorcer. Et pour réussir ce pari, nous devons faire preuve, individuellement et collectivement, de sagesse, de pardon, de don de soi pour la patrie et pour l’Afrique noire. Et, ce qui nous manque le plus nous Noirs, d’une véritable hauteur de vue, c’est à dire de l’esprit de grandeur de la race noire. L’Afrique noire -pourtant très riche- est suffisamment et à nul autre pareil, peuplée de vampires politiques. Ou, plus exactement, de vampires politiques. La démocratie en Afrique est synonyme d’un vampirisme alléchant. Et souvent, sans jeu de mot, sanguinaire ».

Concernant l’ONU, voici un passage sur comment l’explosion pourrait avoir lieu : « Autre secousse, la disparition de l’ONU. L’ONU est totalement métastasée. Elle va rendre l’âme bientôt. Je serais étonné qu’elle survive en 2030 ! Trois issues sont possibles. La première, un Etat membre ou un groupe d’Etats décident de claquer la porte en se retirant pour toujours. Et les autres suivent à la queue leu-leu. La seconde, une initiative de pétition est lancée partout dans le monde entier pour demander de remplacer l’ONU. Cette initiative pourrait venir des OSC du monde entier et des intellectuels engagés. La pétition pourrait susciter un tel engouement que la mort de l’ONU interviendrait aussi rapidement que possible.

La troisième est la synthèse des deux qui peuvent se faire simultanément. À mon avis, dans l’un ou l’autre des cas, l’enthousiasme que l’on constatera rappellera les coups d’Etat qu’on a souvent qualifié de salvateurs. Très bientôt, nous constaterons la mort du multinationalisme. Et, avec lui, puisqu’il rime avec multinationale, des multinationales. Lentement mais sûrement, nous évoluons vers la suprématie du transnationalisme. Je reviendrais sur ce mot. En attendant, je pense que les organisations internationales de demain auront pour originalité d’être plus participatives et représentatives ».

Vivement donc que l’Afrique noire retrouve sa Liberté, son Indépendance, sa Dignité et son Honneur.

Hassane BAADHIO
Ecrivain et Chercheur indépendant
Courriel : hassanebaadhio@yahoo.fr
Tél : + 226 76 63 11 65 et 61 79 20 64.

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