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Retrait du Mali, Burkina et Niger de la CEDEAO : « L’avenir politique de la Côte d’Ivoire se trouve au sein de l’AES… » (Sylvain Takoué, président du RURENCI)

Publié le lundi 29 janvier 2024 à 12h54min

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Retrait du Mali, Burkina et Niger de la CEDEAO :  « L’avenir politique de la Côte d’Ivoire se trouve au sein de l’AES… » (Sylvain Takoué, président du RURENCI)

Écrivain engagé, actuellement en exil, et opposant politique déclaré au régime d’Alassane Dramane Ouattara, Sylvain Takoué, président du mouvement politique RURENCI (Rupture et Renouveau en Côte d’Ivoire), se prononce sur l’actualité politique de la sous-région ouest-africaine, notamment le retrait du Mali, du Burkina Faso et du Niger de la CEDEAO, et sur le cas spécifique de son pays, la Côte d’Ivoire.

C’est une décision politique courageuse, qui a été prise par le Mali, le Burkina Faso et le Niger, de quitter la CEDEAO. Dans un an, sous procédure, ce retrait qui vient d’être acté, sera définitif, et nous nous en réjouissons. Mais nous disons, encore plus, que cette décision de pleine souveraineté s’imposait dans le contexte actuel des choses, et nous en félicitons, de vive voix, les trois hauts dirigeants de l’AES, qui sont porteurs de cette nouvelle, qui n’est pas une fable. Ils expriment ainsi dans la réalité ce que l’on appelle juridiquement la souveraineté de disposer de soi-même (en tant que peuple), et du destin national de son pays. Pour l’Afrique nouvelle, que nous appelons de tous nos vœux, et qu’incarne aujourd’hui l’AES, il n’y a pas une nouvelle plus heureuse et encourageante, que celle-là.

La CEDEAO va progressivement devenir une coquille vide entre les mains de ses autres dirigeants qui n’ont pas encore vraiment compris que les temps changent, et radicalement. Mais nous travaillons à faire comprendre au reste de l’Afrique cette nécessité d’aller à la pleine souveraineté nationale de ses Etats. L’avantage politique est qu’en franchissant ce pas décisif, plus personne ne peut se permettre de vous piétiner dans le concert des nations.

L’AES va maintenant jouir de ce gros avantage, avec grand soulagement, parce que ses hauts dirigeants ont refusé d’être des marionnettes manipulées par la CEDEAO. Par leur salutaire décision commune de quitter cette CEDEAO devenue la chose de l’extérieur, le harcèlement qu’ils subissaient n’aura plus lieu, concernant notamment les sanctions économiques et autres types de blocus dressés contre ces Etats de l’Alliance du Sahel. En appelant donc à féliciter grandement l’AES, pour cette victoire historique, nous en appelons particulièrement aussi à une prise de conscience de la Côte d’Ivoire, pays ouest-africain frontalier du Mali et du Burkina Faso. Car, nous le disons, tout net, l’avenir politique de la Côte d’Ivoire se trouve au sein de l’AES, et nous y travaillons activement avec notre nouveau mouvement politique, le RURENCI.

Si ce nouveau mouvement politique, que nous avons initié en exil, signifie « Rupture et Renouveau en Côte d’Ivoire », c’est pour travailler à la pleine souveraineté de la Côte d’Ivoire, et à son apparentement politique immédiat à l’AES. Car nous pensons que la Côte d’Ivoire devra rejoindre, sans retard, le camp tout à fait réaliste de ces pays ouest-africains souverainistes, pour son propre salut politique et économique, qui est la chose la plus espérée et attendue par le peuple ivoirien.

Si donc nous parlons de RUPTURE et de RENOUVEAU politique… et économique pour la Côte d’Ivoire, c’est parce que, raisonnablement, ce pays phare de l’Afrique de l’Ouest a trop longtemps été empêtré dans la routine d’une gouvernance mise sous ordre du monde unipolaire, et qu’il doit reprendre en main son destin national, en se ralliant objectivement à l’AES, apparentée au nouveau monde multipolaire, pour lequel le RURENCI milite et est à pied d’œuvre.

Sylvain Takoué,
Ecrivain ivoirien en exil,
Président du mouvement politique
RURENCI (Rupture et Renouveau
en Côte d’Ivoire).

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