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Burkina / Tueries de Zaongo : « J’ai mal à mon pays ! »

Publié le mardi 14 novembre 2023 à 12h22min

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Burkina / Tueries de Zaongo :  « J’ai mal à mon pays ! »

Pour Mamadou Diallo, peu importe l’identité de ceux qui ont commis un massacre de populations civiles à Zaongo, dans le Namentenga : ces crimes montrent que le pays se perd.

Les bruissements de la toile, les communiqués de l’UE et des USA, puis enfin le communiqué du Procureur du Faso près le Tribunal de grande instance de Kaya, convergent vers cette réalité atroce et insoutenable : les tueries de Zaongo !

Que ce soit des terroristes djihadistes ou des terroristes cachés dans des composantes de nos FDS et VDP - et qui les déshonorent - qui ont commis ces crimes de guerre et ces crimes contre l’humanité, il faut en pleurer ; non seulement pour les morts, leurs familles et mais aussi pour le PAYS QUI SE PERD.

Sans nul doute, ceux qui pensent Gagner la Paix par la Guerre ont tout faux ! Comment Yirgou, Karma, Nouna, Zaongo, ainsi que les tueries quotidiennes de paisibles éleveurs peulh dans nombre de nos contrées ainsi que ceux qui applaudissent tout cela la bave aux lèvres, peuvent ils nous obtenir la Paix ?

Tout cela installe hélas notre pays dans la barbarie terroriste laïque avec sa sœur jumelle, la barbarie terroriste djihadiste.

Elle nous installe dans la mauvaise conscience collective où la compassion des gens de bien se fait attendre ; et comble de malheur, nous sommes conduits désormais dans le pays de Norbert ZONGO à nous accrocher à l’expression de la compassion des occidentaux comme veille de notre descente inexorable vers l’innommable.

Si vraiment nos Imans, nos Evêques, Cardinaux, Pasteurs et Dimas, nos Partis, Syndicats et Mouvement des droits humains et le Gouvernement peuvent à ce point manquer de compassion, alors nous sommes irrémédiablement engagés dans la descente vers l’innommable. C’est pourquoi j’ai mal à mon PAYS.

Il nous faut recouvrer notre dignité d’homme en sortant de la guerre et en ouvrant de meilleures perspectives Refondation de notre vivre-ensemble et de l’Etat.

Moi je n’attends pas des explications pour cette nouvelle tuerie car aucune enquête comme celles promises pour Karma, Nouna et autres ne peuvent prospérer en l’Etat actuel ; je demande de la compassion pour nos frères et une mobilisation populaire pacifique pour imposer un Cessez-Le-Feu et l’ouvertude d’un dialogue communautaire à la base avec les combattants djihadistes notamment ceux affiliés au JNIM. 

Notre nombre sera notre force !

Alors participons au Sondage sur les modalités et perspectives de sortie de la crise sécuritaire ; il est totalement anonyme et partageons largement son lien : https://lefaso.net/spip.php?article124910

Nan an lara an sara !
Bon courage à nous.

DIALLO Mamadou.
74 50 18 59.

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Vos commentaires

  • Le 14 novembre 2023 à 13:13, par HUG En réponse à : Burkina / Tueries de Zaongo : « J’ai mal à mon pays ! »

    Oui sans un message de.compassion de la.part des autorités. Silence radio sauf que les etats unis et l EU sont montés au creneau et cela a obligé le procureur.ponde un communiqué soit plus d une semaine apprés les tueries.Des bebés tuès etant sur le dos de.leurs genetrices.Cela depasse l entendement humain.

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  • Le 14 novembre 2023 à 13:15, par sabadokan En réponse à : Burkina / Tueries de Zaongo : « J’ai mal à mon pays ! »

    La première et la deuxième guerre mondiales ont été gagnées par la guerre. Dans le contexte burkinabè, déplorer les massacres des populations est bien mais tenir ces genres de propos, c’est hors cadre. l’insinuation au massacre des Peulhs est suspecte. A part le désastre de Yirgou, que le pouvoir d’alors avait mal géré, y a t’il encore quel cas ?

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  • Le 14 novembre 2023 à 13:15, par yelkabeye En réponse à : Burkina / Tueries de Zaongo : « J’ai mal à mon pays ! »

    Peut être que toi tu les connais, nous en tout cas on sait une chose, c’est eux qui ont attaqué le pays et on ne les connait pas, on ne sait pas non plus ce qu’ils veulent ; ils n’ont jamais rien revendiqué. Comment faire pour discuter avec quelqu’un qui fait la bagarre avec toi sans raison. Si c’était un groupe bien constitué et identifiable avec des revendications claires, là la faute reviendra au gouvernement si ils ne veulent pas discuter. Mais depuis là on ne sait même pas ce qu’ils veulent, ni qui ils sont. Donc de nous asseoir sous le prétexte de fallacieuses négociations avec des inconnus, ils vont se renforcer et venir prendre tout le pays maintenant.

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  • Le 14 novembre 2023 à 13:35, par caca En réponse à : Burkina / Tueries de Zaongo : « J’ai mal à mon pays ! »

    Merci bien Monsieur DIALLO Mamadou de votre article. Je dirais que le mal du pays est né à Yirgou où le même tribunal de Kaya n’a pu établir la responsabilité de ce massacre et voilà un autre massacre de population arrive dans le même territoire de compétence de ce même tribunal.
    Zaongo est le comble de tous les massacres non élucider, sans proprement parler de ceux que les terroristes dijadistes tuent. La question que je me pose : est-ce que Zaongo serait le dernier ? Puisque le premier a commencé à Yirgou du ressort du tribunal de première instance de Kaya.
    Je préfère qu’on parle le massacre des burkinabé qu’indexé une communauté. Ceux qu’ils ont massacré à Zaongo sont mossis et leur faute c’est le refus d’avoir fuis le village en dépit des attaques des villages voisins.
    La lenteur de la justice nous amène à nuancer nos propos concernant l’identité des auteurs. C’est ça le mal du pays.

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  • Le 14 novembre 2023 à 14:41, par NZ En réponse à : Burkina / Tueries de Zaongo : « J’ai mal à mon pays ! »

    Cher monsieur, vous qui prônez un cessez le feu et un dialogue communautaire avec les combattants soit disant djihadistes et vous qui semblez très bien les connaître, ne serait-il pas mieux que vous les rencontriez et qu’ils vous disent exactement ce qu’il veulent. On gagnerait en temps et ce serait un bon début. Vous semblez oublier que ce dialogue/négociation a déjà été entrepris ici au Faso en prélude aux élections de 2020. Quels ont été les résultats ? Ont-ils déposé les armes ? Ont-ils arrêté de tuer et de déguerpir de paisibles population qui ne comprennent rien de ce qui leur arrive ? Ce dialogue, je dis bien dialogue peut fonctionner à conditions que ceux qui nous attaques déposent les armes. C’est tout ce qu’on leur demande. Des engagements et des dispositions ont déjà été pris par l’Etat à cet effet.

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  • Le 14 novembre 2023 à 15:13, par Sacksida En réponse à : Burkina / Tueries de Zaongo : « J’ai mal à mon pays ! »

    C’est clair que si Ibrahim Traore et son regime MPSR 2, Ne savent pas quels sont les Auteurs de tels massacres inhumaines denote une Incompetence car avec tous les Milliards Injectees dans les renseignements ; c’est inadmissibles. Comme le disait un homme dans l’emission 7 Info de BF1 le dimanche dernier, le regime doit arreter le Populisme Politicien et aller dans l’essentiel pour gagner cette guerre INJUSTE qui tue nos Populations Inoncentes. C’est a dire revenir aux fondamentaux pour lesquels ils ont fait le Coup d’Etat du MPSR depuis janvier 2022 ; et au lieu de cela c’est la politique politicienne sans aucune perspective pouvant prosperer dans le Vivre Ensemble. Que le President Ibrahim Traore et son MPSR 2, convoquent des Assises Nationales ou Conference Nationale Patriotique pour faire l’Etat General des Lieux sans aucune complaisance et recentrer la Gouvernance pour la rendre Transparente et Vertueuse Continuelle. L’on ne peut pas continuer dans cette situation d’insecurite et desastreuses et dans une gouvernance Exclusive ou des populations Burkinabe Inoncentes subissent des massacres inhumaines reiteres. Salut

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  • Le 14 novembre 2023 à 17:22, par Kladjou En réponse à : Burkina / Tueries de Zaongo : « J’ai mal à mon pays ! »

    En lisant certains écrits, on se demande si ces gens vivent au Faso ?. Ils semblent obsédé par les questions complètement à côté de la plaque.
    Le 7 octobre est venu nous rappeler que même un pays comme Israel , la 8ème armée la plus puissante au moment avec un des services secret les plus compétentes et expérimentée, le MOSSAD n’a pu anticiper et arrêter la furie des terroristes drogués du Hamas. Comment vouloir venir raconté des âneries de la sorte face au drame de Zaongo.
    Que des individus veulent utiliser ce drame pour accuser un gouvernement qui se bat pour avoir l’ascendance sur les GAT est moralement irresponsable et d’une bassesse indescriptible. De plus ils poussent le ridicule pour accuser le gouvernement de ne pas communiquer sur ces tueries en tant de guerre, montre à suffisance leur cinisme et pourtant ces individus ne pipent mot sur les victoires de l’armée sur le terrain.
    Heureusement, les burkinabé ne sont pas dupes et n’accordent aucune importance à leur sorties hasardeuses.

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    • Le 15 novembre 2023 à 12:07, par kwiliga En réponse à : Burkina / Tueries de Zaongo : « J’ai mal à mon pays ! »

      Bonjour Kladjou,
      Toutes ces tentatives de comparaison avec ce qui se passe en terre palestinienne ou en Ukraine, me paraissent totalement déplacées.
      Néanmoins, puisque vous souhaitez aborder le sujet sous cet angle, il semble nécessaire que vous vous posiez quelques questions :
      - Combien de temps le gouvernements israélien a-t-il pris pour communiquer sur le massacre ?
      - A quel moment y-a-t ’il eu un doute quant à l’identité des assaillants ?
      Vous en arrivez même à écrire : "accuser le gouvernement de ne pas communiquer sur ces tueries en tant de guerre, montre à suffisance leur cinisme et pourtant ces individus ne pipent mot sur les victoires de l’armée sur le terrain."
      Force est de s’interroger : où se trouve le cynisme, si ce n’est dans ce commentaire.
      De simples constats nous indiquent que :
      - Les communications abondent concernant nos victoires sur les terroristes, régulièrement réduits en bouillie par centaines. Ces communications étant le monopole de l’AIB.
      Dans la plupart des conflits dans le monde, des journalistes sont présents sur le terrain, pour constater l’avancée des forces armées,... sauf chez nous, où l’on préfère envoyer des opposants.
      Tout est donc fait pour qu’acun indépendant ne puisse venir confirmer nos victoires militaires.
      - Lorsque nos civils ou nos FDS/VDP sont victimes d’attaques terroristes, on fini par nous en informer clairement au bout de quelques jours, précisant souvent le nombre de terroristes, leurs moyens de déplacements et moins précisément leur armement (lourdement armés est souvent de rigueur).
      - Pour le cas de Zaongo, il apparait que, sans diffusion de l’info depuis l’étranger, le massacre aurait été passé sou silence (ou tout au moins, on aurait essayé).
      Vraiment, vous pensez que nous ne devrions nous autoriser aucune interrogation ?

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  • Le 14 novembre 2023 à 17:33, par Yako En réponse à : Burkina / Tueries de Zaongo : « J’ai mal à mon pays ! »

    " Tout cela installe hélas notre pays dans la barbarie terroriste laïque avec sa sœur jumelle, la barbarie terroriste djihadiste" Mr Diallo avec votre autorisation je vais expliciter votre pensée car je ne suis ni P, ni M mais simplement un humain. En effet,les deux formes de la terreur, le terrorisme d’état et celui de nos frères égarés appelés vaguement terrorisme jihadiste.Dans les deux cas le résultat est le même utiliser la mort comme moyen de dissuasion.Maintenant la question élémentaire qui sied est la suivante : L’état a-t-il le droit d’utiliser les mêmes méthodes que l’ennemi pour atteindre ses objectifs ? Une interrogation légitime comme citoyen.En fin, comment convaincre de la neutralité de l’état quand Yirigou, karma,Nouna n’ont jamais pu être élucidés.Il faut revoir notre stratégie elle est loin d’être efficace pire, elle produit l’effet contraire.Et parmi les solutions il ya le dialogue que l’on veuille ou non il ya une communautarisation du conflit si j’étais IB je commencerai par parler A LA COMMUNAUTE de la boucle de Mouhoun qui ne sont affiliés ni à ceci ni à cela simplement une mauvaise gestion d’un conflit communautaire sous mpp à fini par plonger la région dans une guerre civile aux multiples identifiants. Yako

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  • Le 14 novembre 2023 à 18:40, par Poko En réponse à : Burkina / Tueries de Zaongo : « J’ai mal à mon pays ! »

    Merci beaucoup Mr Diallo . Pure vérité ils faut trouver notre autre manière a travers le dialogue communautaire Les civils meurent beaucoup.ce beau pays était tolérant par son passé . Courage Mr Diallo .

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  • Le 15 novembre 2023 à 06:04, par Sacksida En réponse à : Burkina / Tueries de Zaongo : « J’ai mal à mon pays ! »

    Dans les Medias, des Defenseurs Zeles de ce regime Inconsequent et Incompetent sont payes pour faire les griots de services et comme des Vuvuzelas dans des Ronds Points qui ne cessent d’agacer les Burkinabe encore lucides. Votre Credibiltes est completement entamee dans une gouvernance securitaire, economiques et sociales desastreuses. Que Dieu Sublime aide notre Peuple Burkinabe. Salut

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