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Procès Vincent Dabilgou : Le verdict initialement prévu pour ce 3 août ne sera pas connu pour suspension des activités en juridiction des magistrats

Publié le jeudi 3 août 2023 à 11h11min

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Procès Vincent Dabilgou : Le verdict initialement prévu pour ce 3 août ne sera pas connu pour suspension des activités en juridiction des magistrats

Le verdict du "Procès Vincent Dabilgou" qui devait être prononcé ce jeudi 3 août 2023 sera finalement pour plus tard. Et pour cause, la suspension des activités en juridiction des magistrats, suite à la libération de Adja Amsétou Nikiéma, poursuivie pour des faits de coups et blessures volontaires et d’actes de torture diffusés sur les réseaux sociaux par le biais d’une vidéo.

Le 4 juillet 2023 s’achevaient les débats sur le "Procès Vincent Dabilgou". Le verdict qui était attendu pour ce jeudi 3 août 2023 ne sera finalement pas connu. Au constat dans la matinée de ce jour, les salles d’audience étaient totalement désertes, pas la présence du moindre chat. Mais les autres services eux, fonctionnaient comme d’ordinaire.

Cette situation se justifie par la suspension des activités en juridiction des magistrats, révoltés suite à la libération sous ordre du ministre en charge de la justice de Adja Amsétou Nikiema, alors qu’elle faisait l’objet de poursuites pour coups et blessures volontaires et d’actes de torture diffusés sur les réseaux sociaux.

Se prononçant au micro de DW, le magistrat Bruno Zabsonré s’indignait face à l’acte du ministre qu’il juge "suffisamment grave." "On pensait qu’il était dans une logique de régler la situation. Cet acte posé est un très mauvais départ pour lui. Nous avons décrété un arrêt de travail sur toute l’étendue du territoire pour le simple fait que nous ne pouvons plus travailler dans ces conditions. Si des militaires peuvent se retrouver dans un palais de justice pour libérer un prévenu placé sous mandat de dépôt du procureur du Faso, je ne pense pas que les magistrats puissent sereinement travailler dans ces conditions" s’était-il offusqué.

Dans un communiqué en date du samedi 29 juillet 2023, le gouvernement rassurait l’opinion quant à la poursuite de ce dossier et ce, "dans le strict respect des principes de l’État de droit, de tolérance zéro à l’impunité, de préservation de la paix sociale et de la sécurité."

En attendant que la situation rentre dans l’ordre, une partie de l’appareil judiciaire et pas la moindre est paralysée, les milliers de dossiers sont en attente d’être jugés et le prix fort, c’est le justiciable qui, malheureusement le subit.

Erwan Compaoré
Lefaso.net

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