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Burkina : Des ONG et associations outillées sur le suivi des politiques publiques en matière d’eau, d’hygiène et d’assainissement

Publié le jeudi 30 mars 2023 à 18h16min

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Burkina : Des ONG et associations outillées sur le suivi des politiques publiques en matière d’eau, d’hygiène et d’assainissement

Ce jeudi 30 mars 2023 se tient à Ouagadougou, un atelier de renforcement des capacités des ONG et associations de développement sur le suivi citoyen des politiques publiques et des engagements du gouvernement en matière d’eau, d’hygiène et d’assainissement au Burkina Faso. Organisé par WaterAid, cet atelier réunit essentiellement les unités de coordination régionales du Secrétariat permanent des organisations non gouvernementales (SPONG).

Selon les chiffres du rapport de performance 2021 du secteur « environnement, eau, assainissement », les taux d’assainissement sont passés de 19,8% en 2016 à 26,7% en 2021. Le taux d’accès à l’eau potable est lui passé de 72,4% en 2016 à 76,2% en 2021 avec des disparités sur l’ensemble du territoire selon que les populations se trouvent en milieu urbain ou en milieu rural. En effet, le taux d’accès à l’eau potable en milieu urbain était de 92,2% en 2021 contre 69,5% en milieu rural.

Les participants prendront connaissance des priorités et engagements du gouvernement en matière d’eau, d’hygiène et d’assainissement.

Ces performances ne sont pas à la hauteur des attentes et à en croire, Célestin Pouya, directeur du plaidoyer et de la communication de WaterAid, à l’allure où progressent les différents taux, le Burkina Faso n’atteindra pas les objectifs de développement durable du secteur à l’horizon 2030.

De son point de vue, plusieurs raisons expliquent les faibles performances du secteur eau, hygiène et assainissement. L’une de ces raisons, c’est le faible engagement citoyen en ce qui concerne le suivi des politiques publiques dudit secteur. C’est donc pour susciter davantage cet engagement citoyen que WaterAid a initié cette rencontre au profit des ONG et associations de développement. Il s’agit de leur permettre de mieux comprendre la problématique, de prendre connaissance des priorités et engagements du gouvernement en matière d’eau, d’hygiène et d’assainissement, afin qu’elles jouent pleinement leur rôle de veille et de suivi citoyen des politiques publiques.

Selon Célestin Pouya, directeur du plaidoyer et de la communication de WaterAid, il est nécessaire d’outiller les ONG et associations pour qu’elles jouent pleinement leur rôle de veille citoyenne.

Au cours de cet atelier, Les ONG et associations de développement seront informées sur les principaux défis du secteur eau et assainissement ainsi que les priorités et engagements du gouvernement en 2023 en matière d’eau, d’hygiène et d’assainissement. Ce sera aussi le lieu de faire le bilan des activités 2022 de l’ensemble des ONG et associations de développement membres du groupe thématique eau, hygiène assainissement en soutien aux efforts du gouvernement et d’élaborer le plan d’actions 2023 du groupe thématique eau, hygiène et assainissement.

« Les ONG disent qu’elles n’ont pas un plan d’action à elles et qu’elles s’inscrivent dans l’accompagnement du gouvernement. Le gouvernement a pu élaborer ses priorités et ses engagements pour 2023 dans les thématiques eau, hygiène et assainissement. On s’est dit que pour permettre aux ONG d’avoir une meilleure orientation, de mieux accompagner le gouvernement, il faut qu’elles puissent savoir quelles sont les priorités que le gouvernement trace pour 2023. C’est en collaboration avec le ministère de l’Environnement, de l’eau et de l’assainissement, que l’atelier se tient. Le ministère est là pour informer les ONG, les associations de développement des priorités et des engagements du gouvernement pour l’année 2023, afin d’obtenir un meilleur accompagnement », a laissé entendre M. Pouya.

Richard Ouédraogo, chargé de projet au SPONG a salué la tenue de cet atelier initié par WaterAid.

Richard Ouédraogo, chargé de projet au SPONG salue la tenue de cet atelier initié par WaterAid. « L’une des missions phares du SPONG, c’est de pouvoir influencer les politiques publiques sur la base de ce que nous vivons auprès des communautés. Il est prétentieux de vouloir faire le suivi citoyen si on ne connaît pas les priorités qui sont inscrites dans l’agenda du gouvernement en ce qui concerne l’accès à l’eau, à l’hygiène et à l’assainissement. Je pense que cet atelier est le bienvenu pour permettre de renforcer les capacités de nos unités de coordination au niveau régional et elles, à leur tour, vont suivre au pas le déroulement de l’agenda du gouvernement dans chaque région », a indiqué M. Ouédraogo.

Grégoire Coulibaly de l’unité de coordination du Nord a rappelé que cette région est la 3e région la plus touchée par l’insécurité avec son lot de déplacés internes. La question d’eau, d’hygiène et d’assainissement se pose avec acuité. Les déplacés internes et les populations hôtes parcourent plusieurs kilomètres à la recherche de l’eau potable.

Grégoire Coulibaly de l’unité de coordination de la région du Nord

Cet atelier tombe donc à pic et va permettre aux ONG et associations de la région, de connaître les engagements du gouvernement en matière d’eau, d’hygiène et d’assainissement et voir comment suivre la mise en œuvre de ces engagements dans leurs régions. « A notre niveau, cet atelier est le bienvenu. Il va permettre à tous les membres de l’unité de coordination de la région du Nord de pouvoir suivre les activités du gouvernement », a-t-il laissé entendre.

Justine Bonkoungou
Lefaso.net

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Vos commentaires

  • Le 31 mars 2023 à 09:02, par kwiliga En réponse à : Burkina : Des ONG et associations outillées sur le suivi des politiques publiques en matière d’eau, d’hygiène et d’assainissement

    Bon, pas un seul commentaire ici, apparemment tout le monde s’en fout !
    Quand je pense que des personnes font l’effort de se déplacer depuis Koudougou, pour amener de pertinentes propositions... à moins que ce soit seulement pour toucher des per diem ?
    Mais non, je regrette cette funeste pensée, la vénalité n’a pas sa place au sein des dévoués bénévoles du spong.
    Je ne suis en rien spécialiste, mais j’aurais souhaité que l’on précise plus explicitement ce que l’on entend par "accès à l’eau potable", parce que, "Le taux d’accès à l’eau potable est lui passé de 72,4% en 2016 à 76,2% en 2021" ça me parait un peu trop positif, comparativement aux réalités de nos populations.

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