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Étudiantes et mères : Devront-elles à terme choisir entre la garde d’enfants et la poursuite de leurs études ?

Publié le lundi 13 mars 2023 à 21h55min

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Étudiantes et mères : Devront-elles à terme choisir entre la garde d’enfants et la poursuite de leurs études ?

La note prise par le Président de l’université Norbert Zongo le 03 mars 2023, interdisant désormais « l’accès aux salles de cours, travaux dirigés, travaux pratiques et évaluation à toute personne accompagnée d’un enfant ou d’un nourrisson » (NDRL : il s’agit des étudiantes bien sûr) rappelle ainsi le rôle des rapports de genre inégaux dans les disparités de scolarisation entre les filles et les garçons dans notre pays.

Ces rapports de genre asymétriques pèsent encore aujourd’hui sur l’accès des filles à une ressource fondamentale pour l’épanouissement sociale et économique de tout être humain, à savoir l’éducation scolaire. La raison invoquée pour justifier cette interdiction est que la présence des enfants et nourrissons dans ces lieux présente un risque pour leur propre sécurité. Le bien-fondé du motif à l’origine de la note paraît a priori évident. Cependant, lorsqu’on y réfléchit, on voit très vite qu’elle met surtout en lumière les obstacles auxquelles doivent faire face de nombreuses jeunes femmes qui veulent poursuivre leurs études dans nos institutions universitaires.

Cette note révèle aussi les limites objectives des politiques éducatives inclusives menées jusqu’ici dans notre pays, celles qui ont permis l’accès à l’école aux enfants de nos compatriotes les moins nantis, et parmi ces derniers et ces dernières, les filles qui étaient éminemment discriminées dans ce domaine. Ces politiques, parce qu’elles pas n’ont suffisamment pris en compte les questions d’inégalités de genre dans la société, n’ont pas su anticiper à la fois leurs effets sur l’arrivée des filles aux niveaux d’études supérieurs, et les ambitions qu’elles ont fait naitre chez elles, notamment le désir de se créer un avenir meilleur.

Les résultats de ces politiques sont là aujourd’hui : les filles égalent désormais les garçons dans les cycles d’enseignements primaire et post-primaire. Toutefois, elles sont à la traine pour ce qui est des cycles secondaire et supérieur. Les raisons principales de leur retard à ces niveaux s’expliquent par les statuts qui sont les leurs dans la société, les expectatives qui y sont liées, et des normes inégalitaires de genre immuables afférentes. Assurément, si leur immaturité biologique leur permet de terminer le cycle primaire et quelquefois le premier cycle du secondaire sans être perturbées, le reste de leur cursus scolaire est sérieusement hypothéqué par les attentes autour des rôles de genre qui leurs sont assignés.

Aussi, dès l’adolescence qui correspond pour une grande partie aux âges de fréquentation au secondaire, la scolarisation des filles entre en compétition directe avec le mariage. Un grand nombre de celles qui font partie des catégories sociales les plus pauvres et celles des zones rurales sont contraintes de renoncer à l’école pour être mariées. Celles qui échappent à ce premier écrémage et continuent leurs études sont très vite rattrapées par une demande sociale pressante qui leur est faite de se marier et d’avoir des enfants. La période de fréquentation au supérieur croise ainsi le moment de leur vie où la société estime que sans plus attendre, elles doivent faire leur entrée dans la vie matrimoniale.

Une fois devenues épouses, elles doivent très vite faire la preuve de leur fertilité en devenant mères, sous peine d’être « renvoyées » ou de se voir adjoindre une seconde épouse. La présence d’enfants en bas âge dans nos enceintes universitaires n’est donc que l’expression des tentatives des jeunes femmes de répondre à cette double injonction qu’est le fait d’être mariée mais aussi de pouvoir terminer les études et avoir un emploi rémunéré.

La pression sur les jeunes pour le mariage et la procréation, bien que plus systématique et plus marquée chez les jeunes femmes, s’observe aussi chez les jeunes hommes de qui on attend qu’ils fassent montre de maturité en fondant une famille, quand bien même elle se manifeste moins lorsqu’ils sont en situation d’apprentissage. Toujours est-il qu’un grand nombre d’étudiants sont aussi des pères. Pour certains, ils sont les époux des étudiantes mères qui viennent dans le campus avec leurs enfants.

Le fait pour un étudiant d’avoir une femme et un ou plusieurs enfants, ne gêne nullement la poursuite de ses études s’il dispose des moyens financiers nécessaires. Il en va tout autrement pour l’étudiante mère. Elle doit suivre des cours en étant enceinte, rattraper ceux qu’elle a ratés pendant les périodes d’inconfort dues à sa grossesse et son accouchement, en même temps qu’elle apprend à s’occuper de son bébé et se remet des suites de couches, revenir en classe avec son nouveau-né et une petite aide maternelle pas toujours qualifiée pour tenir l’enfant pendant qu’elle est en classe, essayer de se concentrer sur ce qui s’y dit tout en ayant une oreille dehors qui guette tout signe de son bébé indiquant qu’il a besoin d’elle. Elle se doit d’avoir son bébé non loin, pour pouvoir assurer l’allaitement maternel que toutes les politiques de santé promeuvent en lieu et place de l’allaitement artificiel. Les cours finis, elle doit retourner rapidement à la maison pour remplir son devoir d’épouse, à savoir faire le ménage, la cuisine, s’occuper de son enfant. Elle doit également trouver un moment pour réviser ses cours. Elle dort tard, se réveille plusieurs fois au cours de la nuit pour allaiter son bébé ou répondre à un autre de ses besoins. Les différences entre les pères étudiants et les mères étudiantes sont une parfaite illustration des manifestations des normes sociales asymétriques fortement enracinées dans notre société.

La grande majorité des étudiantes sont donc obligées d’abandonner le cursus universitaire même si quelques-unes parmi elles parviennent à traverser ce parcours de combattante en achevant leur cursus académique, parfois même avec brio. Très souvent, celles qui abandonnent sont celles qui n’ont pas les ressources matérielles et humaines nécessaires pour les aider à mener de front leur vie de mère et leurs études.
La note du Président de l’université Norbert Zongo – qui au passage indexe les conséquences et non les causes de la situation décriée – offre l’opportunité aux membres de la communauté universitaire s’il en est besoin de réfléchir sur la situation des mères étudiantes. La question première qu’elle pose est celle de savoir pour quelles raisons ces jeunes mères se résolvent à amener leurs enfants dans des lieux qu’elles savent sans conteste – parce que oui, elles en ont conscience – potentiellement dangereux pour eux. La réponse tout aussi évidente est qu’elles n’ont pas d’alternative.

Comme l’a rappelé l’ANEB/UGEB de Koudougou dans sa déclaration de contestation de cette note, ce sont surtout les étudiantes des couches sociales les plus défavorisées qui vont pâtir de l’interdiction voulue par le Président de l’université Norbert Zongo. Exclure les enfants en bas âge des lieux d’enseignement peut certes paraître pertinent, mais cela revient de facto à exclure ces mères des études. Cette exclusion des mères aura non seulement pour conséquence d’accentuer les inégalités de scolarisation au supérieur entre les filles et les garçons et entre les catégories nanties et celles défavorisées, mais aussi de conforter les inégalités dans les rapports sociaux dans un cadre censé œuvrer à leur réduction.

Pour assurer à toutes les filles et fils du Burkina Faso les mêmes chances de réussite, le projet de mettre en place des crèches dans les universités mérite d’être remis à jour. Mais en attendant, une solution alternative et transitoire serait de mettre à disposition des salles dans lesquelles seront gardés les enfants pendant le temps d’occupation scolaire de leurs mères.

Madeleine WAYACK PAMBE
Maitresse de Conférences en Démographie
Université Joseph Ki-Zerbo

Séni KOUANDA
Directeur de Recherches en Santé Publique
Institut de Recherche en Sciences de la Santé

Photo : ©Afrique Soir

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Vos commentaires

  • Le 14 mars 2023 à 07:14, par Nabé En réponse à : Étudiantes et mères : Devront-elles à terme choisir entre la garde d’enfants et la poursuite de leurs études ?

    C’est bien de s’attaquer au volet genre de la note. C’est la partie émouvante et attrayante. Mais elle ressort surtout un problème de sécurité. Elle veut dire que nos universités ne sont plus un lieu de sécurité à tel point qu’on devrait éviter d’y faire venir des enfants, des personnes âgées, malades, etc.

    C’est le problème qu’il faut se poser. Il n’est pas normal qu’il y ait des bousculades dans un amphi pour une question de devoirs. Les questions devraient se résoudre sans violence. Si on en est là il faut se poser les bonnes questions et vite réagir.

  • Le 14 mars 2023 à 07:58, par Kinkester En réponse à : Étudiantes et mères : Devront-elles à terme choisir entre la garde d’enfants et la poursuite de leurs études ?

    Cette propension à se reproduire comme des lapins dès qu’on est en âge de procréer dans ce pays me sidère. En 30 ans la population Burkinabè a été multipliée par 4 avec toutes les conséquences qu’on connaît. L’Etat n’arrive pas à suivre en matière d’infrastructures. Le ration nombre de medecin/habitants, nombre de policiers/habitants de plus en plus ridicule, enfants à scolariser de plus en plus nombreux et obligés de fréquenter des écoles sous paillotes etc. Le pays étant très peu industrialisé, aucun secteur n’arrive à résorber le taux de chômage endémique de ces centaines de milliers de jeunes qui arrivent chaque année sur le marché du travail. Ce qui ajoute l’insécurité à l’insécurité. Et on se dit qu’avec la scolarisation des filles, on verra une régularisation des naissances, ces filles privilégiant les études. Que nenni ! Elles veulent plutôt qu’on leur permette de venir avec leurs rejetons dans les salles de classe. Et on a des intellectuels qui les encouragent dans ce sens. Une fille qui est à l’université a quand même un minimum de structure intellectuelle qui lui permet de savoir qu’avoir un enfant alors qu’on fait des études peut être un véritable handicap. À la fin de leurs études elles seront encore loin de la ménopause. Alors qu’est que c’est que ce besoin pressant de procréer. Avec toutes ces méthodes naturelles ou non de contraception qu’elles sont sensées connaître elles peuvent avoir des rapports sexuels autant de fois qu’elles veulent sans tomber enceintes. Car il faut se dire la vérité. Beaucoup d’entre elles sont devenues mères parce qu’elles n’ont pas pris de précautions. Et d’ailleurs c’est c’est quoi la prochaine étape. Obliger les universités à leur acheter les biberons et la layette ?

    • Le 14 mars 2023 à 18:43, par Ella En réponse à : Étudiantes et mères : Devront-elles à terme choisir entre la garde d’enfants et la poursuite de leurs études ?

      Salut. Vous avez vraiment tout dit. Pendant que l’état se bat et englouti des milliards dans les sensibilisations et planning familial pour que nos sœurs dans les villages puisse avoir des maternités responsable, c’est les soit disant cadre de demain qui prennent le relais. Que c’est dommage. Il n’y a qu’à voir comment les filles surtout de l’université de Koudougou vive. Pendant les missions, les chauffeurs les commandes comme des brochettes. C’est encore dommage. Moi j’ai vu des filles pauvres suspendre leur étude a plusieurs reprises pour faire des petits boulots fin de financer la suite de leur formation et personne n’a parlé de genre dans ça pour leur venir en aide. Mais quand il s’agit des cas qui vont mettre la quiétude de la population en jeu demain, on se lève pour encourager. La maternité a été et doit être choix et qui dit choix, c’est toujours par rapport. Alors, tout comme les filles pauvres suspendent leur étude pour faire des petits boulots afin de pouvoir payer la suite de leur formation, que ces filles mères aussi suspende leur étude pour s’occuper de leur progéniture. Je paris que 99/100 de ses filles mères sont des mères célibataires. Dévergondage sexuelle quand tu nous tiens.

  • Le 14 mars 2023 à 08:11, par Souleymane OUEDRAOGO En réponse à : Étudiantes et mères : Devront-elles à terme choisir entre la garde d’enfants et la poursuite de leurs études ?

    Je pense que cette note met à nu un fait majeur qui est l’insuffisance des œuvres universitaires. Toutes les universités publiques et privées doivent saisir cette opportunité pour créer des conditions favorables aux études des jeunes femmes étudianes ainsi que le travail du personnel féminin en leur sein. Ce n’est pas ce qui coûte le plus cher. Je voudrais inviter très sincèrement les Associations féminines et les bailleurs de fonds d’accompagner ces initiatives pour le plein épanouissement des femmes !!! Ça commence par là.

  • Le 14 mars 2023 à 08:12, par Souleymane OUEDRAOGO En réponse à : Étudiantes et mères : Devront-elles à terme choisir entre la garde d’enfants et la poursuite de leurs études ?

    Je pense que cette note met à nu un fait majeur qui est l’insuffisance des œuvres universitaires. Toutes les universités publiques et privées doivent saisir cette opportunité pour créer des conditions favorables aux études des jeunes femmes étudianes ainsi que le travail du personnel féminin en leur sein. Ce n’est pas ce qui coûte le plus cher. Je voudrais inviter très sincèrement les Associations féminines et les bailleurs de fonds d’accompagner ces initiatives pour le plein épanouissement des femmes !!! Ça commence par là.

  • Le 14 mars 2023 à 08:18, par Vérité En réponse à : Étudiantes et mères : Devront-elles à terme choisir entre la garde d’enfants et la poursuite de leurs études ?

    L’université est faite pour les études. Si on veut y cultiver l’excellence on ne peut choisir ou défendre le faite de suivre deux lièvres à la fois. C’est dans quelle institution d’éducation sérieuses on peut accepter le fait d’avoir des enfants en salle de cours ?

    • Le 14 mars 2023 à 12:30, par Passakziri En réponse à : Étudiantes et mères : Devront-elles à terme choisir entre la garde d’enfants et la poursuite de leurs études ?

      Vous quand on vous lit on sait que vous êtes un homme, et comme vous n’êtes pas confrontés au problème, eh bien vous vous en moquez. Sinon si on ne veut pas avoir les enfants dans les salles, on peut aussi trouver des alternatives, comme créer des garderies à côté de l’unoversité ou dans son enceinte pour faciliter l’apprentissage et la carrière aux femmes confrontées au besoin, parce que même une professeure qui a un enfant en profiterait au lieu de laisser son enfant aux soins d#une nourice. Bref , une société se construit en cherchant des solutions avantageuses pour tout le monde et non pour une partie . Ou bien vous, vous avez quel mérite d’être venu avec deux boules entre les pattes au monde ? Absolument rien puisque vous n’y pouvez rien de ce fruit de nombreux hasards que vous n’auriez absolument pas pu influencer.

      Passakziri

  • Le 14 mars 2023 à 08:25, par sabadokan En réponse à : Étudiantes et mères : Devront-elles à terme choisir entre la garde d’enfants et la poursuite de leurs études ?

    Y a-t-il à travers le monde, des universités où des crèches sont ouvertes pour le gardiennage des enfants ? On ne devrait même pas permettre que des mères amènent leurs bébés dans les amphis. Celles qui font des enfants en étant étudiantes doivent prendre toutes les dispositions pour assurer leur gardiennage à la maison. Malgré votre argumentaire, ce n’est pas aujourd’hui seulement des filles accèdent massivement à l’université mais ce problème ne s’était jamais posé. Celles qui étaient mariées ou qui étaient filles-mères, prenaient des dispositions pour ne pas apparaître au campus avec leurs bébés.

    • Le 14 mars 2023 à 12:46, par Passakziri En réponse à : Étudiantes et mères : Devront-elles à terme choisir entre la garde d’enfants et la poursuite de leurs études ?

      Vraiment nauseabond ces genres de raisonnement.
      Si vous avez des filles , alors contentez-vous de les éduquer en servantes de mâles. Bien sûr que vous n’avez aucun probléme avec , puisque vous pouvez vous asseoir entre deux poses au macquis descendre bierres et viandes pendant que ces dames peuvent courir entre études , maison, marché pour vous assurer un bon plat le soir et se reveiller à deux heures su matin pour satisfaire vos désirs. Moi ca me dégoute cet égoisme excessif du mâle burkinabé. Ca fait même honte et ne nous honore pas aux yeux des autres pays. Quand vous entendez les gens de dehors parler de nous, vous comprendrez qu’il y’a rien à être fier d’une société du 21e siécle qui veut conserver les régles du 11e siécle tant que les hommes trouvent leur avantage.

      Passakziri

      • Le 14 mars 2023 à 15:36, par Yako En réponse à : Étudiantes et mères : Devront-elles à terme choisir entre la garde d’enfants et la poursuite de leurs études ?

        @Passakziri comme d’habitude, content de te lire et ton argument tient la route et je me contenterai d’inviter les jeunes entrepreneurs à réfléchir sur comment développer ce nouveau concept il peut être source de création d’emplois outre qu’améliorer la qualité de vie chez mère -apprenante.Mais à la seule condition que l’état ne soit pas associé au financement ni à la promotion d’une garderie universitaire c’est du domaine du privé.Cordialement. Yako

  • Le 14 mars 2023 à 09:14, par kwiliga En réponse à : Étudiantes et mères : Devront-elles à terme choisir entre la garde d’enfants et la poursuite de leurs études ?

    Bonjour Nabé,
    Vous écrivez : "Il n’est pas normal qu’il y ait des bousculades dans un amphi pour une question de devoirs."
    Hors d’après l’ANEB : "l’apparition d’un reptile (salamandre) a provoqué une panique générale et une psychose au sein des étudiants"
    Ce à quoi j’avais répondu hier à l’internaute Ouaga : "Comme vous l’écrivez : "Si un enfant mourrait, dans cette bousculade..." ne devrions nous pas tout simplement y répondre par ce propos extrait du texte même de l’ANEB : "l’éducation ne coûte pas chère, c’est l’ignorance qui coûte chère".
    Tout d’abord, chers étudiants, juste pour vous taquiner, il eut fallu écrire : "ne coûte pas cher", en effet, certains adjectifs ayant un emploi adverbial, en deviennent invariables.
    Ensuite il s’avère que la "Salamandra algira" est la seule espèce de salamandre africaine. Ce batracien ne se rencontre que dans quelques massifs montagneux d’Algérie et du Maroc... et pas au Burkina.
    Il s’agissait donc vraisemblablement d’un gecko, qui lui est bien un reptile, animal complètement inoffensif, totalement dépourvu de toxine, même si, dans le pire des cas, il peut "mordre un peu", avec ses minuscules dents.
    Alors, qu’il sème la panique dans une école primaire, je pourrais encore le comprendre, mais qu’il arrive à vider un amphi dans la débandade, sans que quelques uns ne s’élèvent pour arriver à calmer leurs collègues et à les assurer de l’absence de danger, ne peut que m’inquiéter quant à l’avenir de mon pays.
    Hum, encore une conséquence de l’inculture de nos colonisateurs, qui ont nommé salamandre nos geckos, iguanes nos varans, caïmans nos crocodiles,... Et nous, qu’avons nous appris depuis ?"
    De toute façon, l’arrivée rapide du capitalisme et de ses pratiques, rentre en contradiction avec nos traditions et il nous faudra bien admettre que nous ne pourrons éternellement vivre cette schizophrénie. Les puissants et les riches, quant à eux, ont déjà fait leurs choix.

  • Le 14 mars 2023 à 09:53, par Marie En réponse à : Étudiantes et mères : Devront-elles à terme choisir entre la garde d’enfants et la poursuite de leurs études ?

    Bravo pour cet article qui décrit bien la problématique. Comment espérer un pays prospère si les études universtaires sont, de facto, réservées aux hommes et aux femmes aisées ?

  • Le 14 mars 2023 à 10:11, par Kouda En réponse à : Étudiantes et mères : Devront-elles à terme choisir entre la garde d’enfants et la poursuite de leurs études ?

    Avant tout propos je tiens à présenter mes excuses aux lecteurs et aux lectrices que mes propos pourraient choquer.

    Voici un hymne à l’irresponsabilité, à la malhonnêteté, à l’égoïsme extrême et au manque de courage.
    Cet écrit traduit la méchanceté de ses deux auteurs. M. Kouanda, même si vous êtes un ancien de l’ANEB, vous devriez avoir le courage de dire la vérité aux responsables de l’ANEB et aux étudiants. Avec un tel esprit, on ne peut rien attendre de vous en termes d’intégrité et de la défense de l’intérêt commun.
    Votre écrit me rappelle l’attitude des syndicats face à la proposition du gouvernement du MPSR 2 de prélever 1 % du
    salaire des travailleurs des secteurs public et privé pour financer l’effort de guerre. Les responsables syndicalistes, ne voyant que leurs intérêts purement égoïstes, ont rejeté en bloc cette proposition du gouvernement et ont fait dans le dilatoire. Ils ont suggéré au gouvernement doit résorber les restes à recouvrer, les chèques impayés, imposer plus les mines et les autres niches fiscales, juger les dossiers de crimes économiques, lutter contre la corruption et les détournements...
    J’aurai compris si les syndicats avaient conditionné leur acceptation de la proposition du gouvernement en disant, nous sommes d’accord pour céder 1 % des salaires du privé et du public, pendant 6 mois par exemple, avec la condition que dans cet intervalle l’Etat redouble d’efforts pour éponger les restes à recouvrer, augmenter l’imposition des mines, aller vers les niches fiscales, lutter contre la corruption, les détournements et gaspillages et tout ce que les syndicats voudront. Au bout des six mois, si le gouvernement ne commence pas ce que les syndicats exigent, ils sont légitimés à refuser de consentir la poursuite du prélèvement de 1 % des salaires.
    Au lieu de cela, nous avons eu droit à une hausse de 100 FCFA du prix de l’essence, ce qui a, à son tour, entraîné une cascade de renchérissements des prix des autres produits de consommation, pénalisant du coup tous les Burkinabè car grévant plus fortement leur pouvoir d’achat que la mesure suggérée par le gouvernement. Les hausses des taxes sur les boissons alcoolisées et non alcoolisées et d’autres produits par l’Etat ont aussi induit leur lot d’augmentations de prix. Je devine que nos grands syndicalistes sont très heureux des résultats de leurs attitudes.
    M. Kouanda et Mme Pambé manquent de courage et préfèrent mentir aux étudiants pour garder une opinion favorable auprès d’eux. Mieux, ils bernent ces étudiants en leur faisant croire qu’ils sont les "citoyens élus" de la république, à qui l’ensemble des autres Burkinabè doit tout, y compris des crèches dans les universités publiques pour les enfants des étudiantes. L’Etat qui s’occupe déjà des étudiants et étudiantes grassement (logement, restauration, santé, aide financière, frais de scolarité dérisoires...) des universités publiques doit encore prendre en charge les enfants des étudiantes de ces universités. Pendant que nous y sommes, pourquoi ne pas demander la construction d’écoles maternelles et primaires par les universités publiques au profit de ces enfants d’étudiantes ?
    Mettre au monde un enfant est une décision individuelle, privée et on s’y prépare et on s’assume. On ne met pas au monde un enfant pour ensuite exiger que d’autres s’en occupent.
    Le président de l’Université Norbert Zongo n’a pas interdit la scolarisation universitaire aux étudiantes mères. En personne responsable, consciente de sa responsabilité et de celle de l’université, il interdit l’accès des enfants aux salles, amphithéâtres, laboratoires et autres salles d’activités pédagogiques car si un drame ou un incident se produit, la responsabilité de l’université et de son président est engagée. C’est ainsi que raisonnent des personnes, éducateurs et responsables. Ils ne se contentent pas de faire dans le mensonge, le dilatoire et la démagogie. Rappelez-vous la bousculade dans un restaurant universitaire de Koudougou qui a causé la mort d’un étudiant.
    Mme Pambé, vous co-écrivez que des étudiantes mères viennent avec des nounous tellement petites qu’elles ne peuvent pas leur confier en toute sérénité la garde de leurs enfants. Ah bon ? Les étudiantes mères ont droit à la
    scolarisation tandis que les enfants d’autrui, très jeunes, sont cantonnées au rôle de garder, aider à garder ou surveiller les enfants de ces étudiantes. Donc ces fillettes n’ont pas droit à l’école ?
    C’est vraiment pathétique de la part d’une mère, d’une enseignante, d’une démographe qui prétend défendre la promotion de la femme.

    Si comme vous le dites, ces étudiantes sont issues de milieux défavorisés, ne croyez-vous pas qu’il serait préférable pour elles de privilégier leurs études, cet ascenseur professionnel et social, qui leur donneraient le maximum de chances de sortir de leurs conditions extrêmement modestes ? Pourquoi se presser pour faire des enfants avant 25 ans par exemple ? En encourageant ces comportements, en réalité, vous défendez la reproduction de cette misère dans laquelle se trouvent ces étudiantes.
    Comme les responsables de l’ANEB manquent de lucidité et d’intelligence et voient en toute décision de l’administration une occasion de s’opposer pour s’opposer, ils croient que vous défendez leur cause alors que c’est en réalité le contraire.
    Vous dites que ces étudiantes enfantent du fait de la pression sociale, et bien, que ceux et celles qui ont fait pression sur ces étudiantes pour qu’elles accouchent les aident à s’occuper de leurs enfants pendant qu’elles suivent les cours à l’université.
    Sincèrement, je suis déçu des "intellectuels" malhonnêtes, irresponsables, incapables de grandir avec les différentes étapes de leur vie.
    Cette lâcheté a conduit notre pays dans les problèmes que nous connaissons et continuera de nous y maintenir pendant longtemps encore.
    Vous proposez de mettre une salle à disposition dans laquelle les enfants seraient gardés. C’est encore une autre preuve de votre mauvaise foi car c’est la même ANEB qui chaque fois qu’elle évoque les retards académiques dénonce
    l’insuffisance criarde des infrastructures dans les universités publiques. Comme par magie, ces infrastructures qui ne suffisent pas quand il s’agit de régulariser les années académiques, sont suffisantes au point qu’on en réserve aux
    enfants des étudiantes, avec éclairage, entretien, ventilation, garde par des vigiles. Pendant que nous y sommes, pourquoi n’avez-vous pas demandé la mise à disposition de pédiatres aussi ?
    Vous trouvez le moyen de soutenir des responsables de l’ANEB goujats, malpolis qui utilisent un ton méprisant et insultant à l’égard des autorités universitaires, par ailleurs leurs enseignants. Ce type d’étudiants ne donnera rien de bon demain.
    Voici des étudiants et étudiantes dont la priorité des priorités doit être de finir leurs études mais qui trouvent le moyen de s’occuper à autres choses qu’à leurs études.
    Madame la démographe, pour finir, faite une étude pour connaître la composition par religion par exemple, des étudiantes mères et revenez exposer vos résultats pour qu’on discute à nouveau.

  • Le 14 mars 2023 à 10:41, par Tiibo En réponse à : Étudiantes et mères : Devront-elles à terme choisir entre la garde d’enfants et la poursuite de leurs études ?

    Je suis le seul enfant de ma mère et je m’occupe de lui. Prochainement, je l’amène en amphi. Et j’exige que l’université lui achète les béquilles. On ne va.tout de même laisser nos vieux à la maison.

  • Le 14 mars 2023 à 10:49, par Toucompris En réponse à : Étudiantes et mères : Devront-elles à terme choisir entre la garde d’enfants et la poursuite de leurs études ?

    Je m’abstiens de tout comme car les deux co-auteurs ne savent pas ce que signifient "grande effectifs ". Ils sont encore au stade de l’émotion.
    Vous pouvez créer vos crèches, mais sachez que tous les responsables des crèches universitaires vont se retrouver en prison. Il suffit que des aliments avariés soient servies et tue des bébés, qu’un bébé pique une maladie foudroyante et meurt. Vous serez encore les premiers à écrire pour dénoncer les universités.
    Que celui qui fait un enfant assume. Chacun fait son enfant avec son propre sexe. Pas avec celui d’autrui.
    Les gens sont vraiment paradoxaux. Au lieu de voir l’intérêt Supérieur de l’enfant, ils regardent les intérêts de parents irresponsables. Les enfants n’ont pas leur place dans les salles de cours. C’est clair.

  • Le 14 mars 2023 à 11:00, par JEAN SANGARE En réponse à : Étudiantes et mères : Devront-elles à terme choisir entre la garde d’enfants et la poursuite de leurs études ?

    JE CROIS QUE SI QUELQU’UN A EU LE COURAGE ET LES MOYENS D’ÉPOUSER UNE ÉTUDIANTE, IL DEVRAIT ÊTRE CAPABLE DE LUI TROUVER UNE NOURICE POUR GARDER SONT ENFANT, POUR QU’ON ARRÊTE DE SE MOQUER DU GOUVERNEMENT POUR DES QUESTIONS DE CRÈCHE OU JE NE SAIS QUOI POUR LES ENFANTS. VOUS CROYEZ QUE LE GOUVERNEMENT N’A RIEN À FAIRE QUE DE DÉFENDRE DES CAUSES INUTILES COMME ÇA.
    SI TU PEUX PAS FINIR TES ETUDES AVANT DE FAIRE DES ENFANTS, ALORS FINIS DE FAIRE LES ENFANTS AVANT DE CONTINUER LES ETUDES.
    J’étais de passage...

  • Le 14 mars 2023 à 11:06, par s En réponse à : Étudiantes et mères : Devront-elles à terme choisir entre la garde d’enfants et la poursuite de leurs études ?

    C’est l’occident qui a amené tout ça, la nature même a fait que la femme devrait rester au foyer s’occuper du ménage et on veut forcer. Qu’on ne soit pas étonné des bureaux transformés en chambres de passe et des amphis en garderies de bébé.

    • Le 15 mars 2023 à 09:00, par kwiliga En réponse à : Étudiantes et mères : Devront-elles à terme choisir entre la garde d’enfants et la poursuite de leurs études ?

      Bonjour s
      Vous écrivez : "C’est l’occident qui a amené tout ça..." et vous avez parfaitement raison.
      Avant que l’occident vienne nous coloniser, nous n’avions pas d’université, pas même d’école.
      L’occident à bas !
      L’université à bas !
      L’école à bàs !
      Internet à bas !
      Internaute s, vous devriez à tout prix devenir ce leader moderne et charismatique, qui guidera le peuple vers un avenir de développement.
      Et sinon, vous écrivez depuis quel siècle ?

      • Le 15 mars 2023 à 14:25, par Passakziri En réponse à : Étudiantes et mères : Devront-elles à terme choisir entre la garde d’enfants et la poursuite de leurs études ?

        Bonjour kwiliga,
        Comme il y’a peu de chances que l’internaute s vous reponde , permezttez moi de repondre à sa place pour dire qu’il écrit depuis le siécle des tenébres comme nombre de ces mâles au Faso qu#on retrouve d’ailleurs sur ce forum qui ont entamé le voyage vers le 21è siécle seulement avec leur chaire, oubliant l’esprit enchainés dans les tenèbres des siècles en arrière. Cette société ressemble à un regroupement de zombies quand on lit certaines réactions. Je m’en vais vomir avant de revenir continuer.

        Passakziri

  • Le 14 mars 2023 à 11:28, par Walaï En réponse à : Étudiantes et mères : Devront-elles à terme choisir entre la garde d’enfants et la poursuite de leurs études ?

    Cette tribune, signée surtout par des intellectuels, relève d’une hypocrisie malsaine.
    Vu vos titres, on suppose que vous avez fait tout ou partie de votre cursus universitaire dans une université européenne, américaine ou autres. Dans quel pays avez-vous vu des bébés admis dans un amphi ? Dans quel pays avez-vous vu un campus avec des crèches pour étudiantes mères ?
    Ne donnez pas raison à ceux qui nous rétorquent avec mépris qu’ils n’ont qu’à arrêter de faire des enfants quand il s’agit d’aider l’Afrique.
    Pourquoi pas des crèches dans toutes les administrations pour les travailleuses mères ?
    Notre pays a déjà suffisamment de problèmes urgents à résoudre, pour qu’on lui demande en plus de résoudre des problèmes d’ordre privé.
    Faire un enfant ce n’est pas une obligation, mais un choix qu’il faut assumer personnellement.
    Dans les autres pays, on attend d’abord de finir ses études, de trouver du travail, avant de penser à faire des enfants.
    Un enfant se fait donc dans un contexte socio économique et professionnel favorable, et non quand on en a envie.
    Avec tous les moyens contraceptifs modernes, les grossesses relèvent désormais d’une volonté délibérée, surtout pour des étudiantes.
    Si déjà ces étudiantes mères n’arrivent pas à assumer la garde de leurs enfants, vous allez encore demander que l’État nourrisse de surcroît leurs bébés on suppose ?
    La solution serait de placer d’office leurs bébés dans des pouponnières, et de ne pas en faire un problème social, vu que les cas sont isolés et se limitent uniquement à la récente université Norbert ZONGO de Koudougou. Depuis que l’université Joseph KI ZERBO existe, on n’a jamais été importuné par pareille sortie médiatique.
    Faire un enfant c’est facile ; le tout, c’est de pouvoir s’occuper de lui, le nourrir, l’éduqué. Soyons responsables.

  • Le 14 mars 2023 à 12:17, par un burkinabè En réponse à : Étudiantes et mères : Devront-elles à terme choisir entre la garde d’enfants et la poursuite de leurs études ?

    Quelque que soit le statut de tout citoyen, il a le droit à la protection de l’Etat, il a droit à des conditions d’existences idéales pour évoluer normalement et les bébés qui sont une partie des composantes de notre société, ont les mêmes droits sinon plus, parce qu’étant des être fragiles ! Mais entre nous, si ce n’est pas par volonté manifeste de dénigrer et de nuire, de ternir l’image des autorités, quelle est cette propension à vouloir charger X ou Y de tous les fautes, de charger X ou Y de "tous les péchés d’Israel" en posant ainsi le problème des nourrissons dont les mères sont encore sur les bancs. Honnêtement, pensons-nous que le niveau de développement du Burkina nous autorise à penser qu’on construire des crèches dans toutes les Universités, dans les Lycées et collèges (puisque à ce niveau aussi, il y a des filles-mères qui ont besoin d’allaiter de temps à autre leurs bébés) ? Si franchement nos intellectuels n’ont rien à dire, qu’ils la ferment pour ne pas distraire ceux qui se battent pour qu’on retrouve la sécurité et la liberté d’entreprendre afin de booster l’économie et nous permettre d’envisager la construction à moyen ou long terme des crèches et écoles maternelles mêmes dans les plus petits marchés du Burkina, recruter du personnel qualifié payé par l’Etat pour s’occuper des bébés dont les mères sont au travail ou en classe ! Le rêve est permis mais il nous faut un peu plus d’honnêteté quand on aborde ce genre de question. Sinon, qui ne voudra que l’Etat s’occupe de sa vie dans la mesure du possible en toute légalité et en toute légitimité ? Mais qu’avons nous fait depuis que nous sommes indépendants (1960) pour espérer voir se réaliser ce que ces piètres syndicalistes de l’ANEB de Koudougou prétendent exiger de l’Etat ? Jusqu’à demain le Président de cette Université a mon soutien, afin qu’aucun bébé ne soit blessé dans son Etablissement par la faute de parents irresponsables !

  • Le 14 mars 2023 à 22:46, par cavalier rouge En réponse à : Étudiantes et mères : Devront-elles à terme choisir entre la garde d’enfants et la poursuite de leurs études ?

    « Pour assurer à toutes les filles et fils du Burkina Faso les mêmes chances de réussite, le projet de mettre en place des crèches dans les universités mérite d’être remis à jour. Mais en attendant, une solution alternative et transitoire serait de mettre à disposition des salles dans lesquelles seront gardés les enfants pendant le temps d’occupation scolaire de leurs mères. »
    Voici les résultats aux quels sont parvenus deux sommités qui se sont associées pour réfléchir sur la situation des filles mères à l’Université Norbert Zongo. Quels enseignements pour les étudiantes mères ?
    Eh bien, continuer à faire des enfants durant vos cursus, l’Etat va s’en occuper en construisant des crèches dans les universités, les autorités universitaires trouveront des salles pour que les étudiantes gardent leurs enfants « pendant le temps d’occupation scolaire de leurs mères ». Cynisme quand tu nous tiens.
    Ces propositions puent la mauvaise foi de deux « intellectuels » coalisés pour faire échouer les enfants des autres. D’abord est-ce que faire des enfants durant le cursus universitaire est une obligation ? Non ! Et je suis sûr que nos deux « savants » ne laisseront pas leurs filles faire des enfants durant leur cursus universitaire. Même sans enfants, ce n’est pas facile pour les étudiants. Et on n’a pas besoin d’aller à l’université pour comprendre que maternité et études sont incompatibles. Il est plus sage d’attendre de finir les études avant de faire les enfants.
    C’est malheureux pour le Burkina mais c’est cette « élite » irresponsable et malhonnête qui est aux commandes dans la plupart de nos institutions. Croire que c’est l’Etat qui doit prendre en charge nos dépenses personnelles ainsi que celles de nos proches depuis le berceau jusqu’à la mort, en payant aussi le cercueil. Parce que on a eu la chance d’aller à l’école ou d’occuper une haute fonction. On l’a vu récemment, l’audit des dépenses d’évacuations sanitaires de l’Assemblée Nationale (AN) par l’ASCE/LC a mis à jour que des personnes qui ne sont pas à l’AN en ont bénéficié. Voilà comment fonctionne le pays. Cet état d’esprit s’observe même dans les attributions de bourses, où ce devrait être les plus méritants qui l’obtiennent.
    Au lieu de sensibiliser les étudiantes à être plus responsables de leur vie on les incite à la débauche. Mais quand elles quitteront l’université, où iront- elles garder leurs enfants ?

  • Le 18 mars 2023 à 17:35, par Jeunedame seret En réponse à : Étudiantes et mères : Devront-elles à terme choisir entre la garde d’enfants et la poursuite de leurs études ?

    « Assurément, si leur immaturité biologique leur permet de terminer le cycle primaire et quelquefois le premier cycle du secondaire sans être perturbées, le reste de leur cursus scolaire est sérieusement hypothéqué par les attentes autour des rôles de genre qui leurs sont assignés. » Justement ce sont seulement des rôles de genre promis, présentés mais pas assignés, qu’on peut alors refuser de jouer. Il y a toutes les méthodes et périodes de refus allègre. Le reste c’est le choix et l’intelligence dans la vie. De grâce, il ne faut pas instrumentaliser les bébés les naissances pour réclamer des bourses de libido ou folies érotiques.

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