LeFaso.net, l'actualité Burkinabé sur le net
Proverbe du Jour : “Le lion et la panthère sont inoffensifs ; en revanche, les poules et les canards sont des animaux très dangereux, disait un ver de terre à ses enfants” Bertrand Russel

Fédération Burkina Faso-Mali : Fuite en avant ou stratégie de survie ?

Publié le mercredi 1er mars 2023 à 17h31min

PARTAGER :                          
Fédération Burkina Faso-Mali : Fuite en avant ou stratégie de survie ?

Pour François Oubida, l’idée d’une fédération regroupant le Burkina et le Mali, loin de constituer une fuite en avant, est une plutôt une nécessité vitale. L’ancien ambassadeur estime qu’elle n’a rien de contraire à la Constitution burkinabè et est indispensable dans la lutte contre le terrorisme. Il s’en explique dans cette tribune.

Au cours de la visite de travail qu’il a effectuée au Mali les 31 janvier et 1er février 2023, le Premier Ministre du Burkina Faso a émis l’idée d’une fédération avec le Mali. A son arrivée, il a indiqué que trois faits majeurs étaient à l’origine de sa visite : rencontrer les hautes autorités et discuter de l’avenir commun entre les deux pays ; raviver la flamme du fédéralisme jadis portée par ses prédécesseurs ; raccompagner Ibrahim CISSE, ce jeune malien qui a posé un acte fédérateur en ralliant à pied Bamako à Ouagadougou pour ainsi rappeler les liens historiques qui unissent le Mali et le Burkina Faso et aussi appeler les dirigeants des deux pays à œuvrer pour un rapprochement entre les deux peuples.

A la suite de cette visite, une réunion des Ministres des affaires étrangères des deux pays, élargie à celui de la République de Guinée s’est tenue au Burkina Faso du 08 au 11 février 2023. Dans le communiqué final qui a sanctionné cette rencontre tripartite, il est souligné, entre autres, la nécessité de : mettre en place et d’institutionnaliser un cadre permanent de concertation entre les trois pays ; tenir des consultations politiques et diplomatiques au plus haut niveau afin de faire du partenariat Bamako-Conakry-Ouagadougou un axe gagnant pour le bien-être des populations ; le renforcement de la solidarité en vue d’assurer la sécurité.

Profitant de la 28e édition du FESPACO, à laquelle son pays est l’invité d’honneur, le Premier Ministre malien s’est rendu au Burkina Faso, accompagné d’une dizaine de ministres. Au cours de sa visite, il a eu deux activités essentielles : une participation à l’ouverture officielle du FESPACO ; la tenue d’un conseil conjoint de gouvernements.
Selon le communiqué conjoint publié le 26 février 2023 et portant sur les résultats du conseil conjoint de gouvernements, il ressort que le projet de fédération était à l’ordre du jour (cf. paragraphe 8). Il y est également souligné, notamment au paragraphe 14, que ‘’ Conformément aux conclusions de la réunion tripartite des Ministres chargés des Affaires étrangères tenue les 8, 9 et 10 février 2023 à Ouagadougou, les deux Parties ont convenu d’approfondir la réflexion sur le projet de fédération’’.

Comme on le constate, l’idée de la fédération est dès lors officiellement partagée par le Mali et est l’objet d’un suivi prudent mais systématique. Il est important ici de noter qu’elle fait désormais partie intégrante des perspectives de coopération portées par les autorités des deux pays.

Cette initiative, quoique n’étant pas nouvelle, est accueillie par des critiques basées sur le contexte politique dans lequel se trouvent le Mali et le Burkina Faso ainsi que la Guinée : la transition. La critique se fonde aussi, côté burkinabè, sur la constitution, la charte de la transition et les priorités liées à l’insécurité qui prévaut dans notre pays.

Je partage les préoccupations des uns et des autres. Tout autant, je suis loin d’épouser aveuglément ce projet dont les contours restent à être précisés. Cependant les observations suivantes pourraient mieux éclairer les débats :

1. Il n’est pas contraire à cet acte fondamental qu’est la constitution du 02 juin 1991 et ensemble ses amendements. En effet, en ses articles 146 et 147, Titre XII consacré à l’Unité africaine, la constitution prévoit que ‘’Le Burkina Faso peut conclure avec tout État africain des accords d’association ou de communauté impliquant un abandon total ou partiel de souveraineté’’. Elle précise que ‘’l’entrée du Burkina Faso dans une confédération, une fédération, ou une union d’États africains sont soumis à l’approbation du peuple par référendum’’.

2. D’un point de vue diplomatique, économique ou politique, la question de la pertinence trouve sa réponse dans les déclarations du Premier ministre burkinabè telles que relatées dans KOACI.com du 02 février 2023. Je retiens spécifiquement les éléments tels que ‘’Nos devanciers ont tenté des regroupements, comme la fédération du Mali, qui malheureusement n’a pas duré’’ ; ‘’Le Mali est un grand producteur de coton, de bétail et d’or. Le Burkina Faso aussi produit du coton, du bétail, de l’or. Tant que chacun va regarder ailleurs, nous ne pesons pas tellement. Mais si vous mettez ensemble la production du coton, d’or et de bétail du Mali et du Burkina Faso, ça devient une puissance’’.

3. Vis-à-vis de la CEDEAO, un rapprochement à caractère fédéral entre le Mali et le Burkina Faso ne me semble pas violer en quoi que ce soit le Traité de cette organisation régionale dans la mesure où l’un de ses objectifs majeurs est parvenir à ‘’ la suppression entre les Etats Membres des obstacles à la libre circulation des personnes, des biens, des services et des capitaux ainsi qu’aux droits de résidence et d’établissement’’ (art.3, paragraphe 2, alinéa d (iii) du Traité CEDEAO). Les dynamiques bilatérales pourraient diligenter cette intégration attendue depuis plusieurs décennies.

Cependant, il se peut que certaines de nos actions soient contraires aux Traités de la CEDEAO ou à celui de l’Union Africaine. Mais à ce niveau, comme notre constitution nous le rappelle en son article 151, Titre III relatifs aux traités et accords internationaux, il existe un principe phare qui dispose que ‘’Les traités et accords régulièrement ratifiés ou approuvés ont, dès leur publication, une autorité supérieure à celle des lois, sous réserve, pour chaque accord ou traité, de son application par l’autre partie’’.

4. D’un point de vue rationnel ou même stratégique, nos pays devraient-ils juste se replier chacun sur soi, face la marginalisation dont ils font l’objet du fait de la transition ? Devons-nous chacun se replier sur soi sous prétexte que la transition n’a pas aucun mandat pour prendre des initiatives en matière de fédération ? De mon point de vue Il me semble que non ; comme l’avait si bien dit d’ailleurs le Professeur Joseph KI ZERBO, naan laara, an saara. L’Etat est une continuité. Ceux qui prendront la relève de la transition se chargeront des projets inachevés.

Un rapprochement avec le Mali est tout d’abord un acte majeur dans la lutte contre les terroristes qui grignotent progressivement nos territoires respectifs. Il nous permet de mutualiser nos moyens et surtout de mettre au point une stratégie pour mieux traquer les assaillants qui utilisent l’absence de coordination pour se replier sur le territoire de l’un ou de l’autre après les attaques. Il crée également des conditions de négociation avec la CEDEAO qui, autrement, n’aura aucune raison de rouvrir les débats sur les sanctions qu’elle nous a infligées.

De ce qui précède, ma conclusion est que la démarche en cours est loin de constituer une fuite en avant. Elle est une plutôt une nécessité vitale. Elle n’a rien de contraire à notre constitution. Elle est rendue nécessaire par les sanctions et elle est indispensable dans la lutte contre le terrorisme.

L’article 5, Titre I, Chapitre I de notre constitution ne stipule-t-il pas que ‘’ Tout ce qui n’est pas défendu par la loi ne peut être empêché et nul ne peut être contraint à faire ce qu’elle n’ordonne pas’’ ? Donnons-nous la main autour de ce qui peut nous sortir de tout mauvais pas.

François OUBIDA
Ancien Ambassadeur
oubida@msn.com

PARTAGER :                              

Vos commentaires

  • Le 1er mars 2023 à 19:00, par Manuel En réponse à : Fédération Burkina Faso-Mali : Fuite en avant ou stratégie de survie ?

    Bonjour
    Griotisme quand tu nous tient !
    La constitution n’empêche pas Blaise Compaoré de briguer un nième mandat, la suite nous la connaissons tous !
    Je parie que dans quelques mois ce " diplomate sera nommé à un poste ! Je prends le pari ce soir
    Dites nous Mr le diplomate ce que cette fédération va se faire avec Kidal au Mali et Partiaga au Burkina Faso !
    Un régime de transition n’a pas à régler des questions d’une telle importance à moins que comme nous le savons tous, ces militaires putchistes n’abandonneront jamais le pouvoir si ce n’est pas par un coup d’état.
    Ici je prends le pari avec ce " diplomate " de m...

    • Le 1er mars 2023 à 20:48, par Passakziri En réponse à : Fédération Burkina Faso-Mali : Fuite en avant ou stratégie de survie ?

      Bonjour Manuel, Mais évidemment ! A chaque régime son P. Zaida, son Tankoano.
      Voyez - vous Damiba est finalement tombé non parce qu il est foncièrement mauvais,mais parce que pendant qu il fonçait droit au mur, les sus cités l on accéléré vers le mur Pourquoi serait-il autrement avec le capitaine Traoré ? Le scénario est le même,seul les acteurs changent
      Moi je parierais que la durée de vie de cette pacotille de fédération de rêve de petit garçon ne survivra pas le son de trois coups de canons aux alentours de Kossyam. Donc pas la peine de grimper dans un arbre pour voir ce qui arrive. Mais si j ai un conseil à donner, c est que mieux vaut placer la sécurité au sommet des priorités. Et quand on dit sécurité, on parle de la sécurité en province,pas sur nos fauteuils douillets de Ouaga ou Bobo .

      Passakziri

  • Le 1er mars 2023 à 19:58, par Kidrh En réponse à : Fédération Burkina Faso-Mali : Fuite en avant ou stratégie de survie ?

    Le problème n’est pas juridique. Ce sont les nombreux exemples d’échec de fédération qui donnent réfléchir : ✓ Sénégambie ✓ union Guinée Ghana- Mali ✓ 2 fédérations du Mali ✓[✓ Haute volta Ghana et
    ✓ la mort née Haute Volta côte d’ivoire : citoyenneté commune imaginée par Houphouet et Yameogo.

  • Le 1er mars 2023 à 22:04, par Salvatore En réponse à : Fédération Burkina Faso-Mali : Fuite en avant ou stratégie de survie ?

    Indépendance dans l’interdépendance ; et pour cela les institutions fiables valent mieux que les hommes forts ….

  • Le 1er mars 2023 à 22:31, par TANGA En réponse à : Fédération Burkina Faso-Mali : Fuite en avant ou stratégie de survie ?

    De grâce internaute numéro 1 Manuel, pas de grossièreté. Sur quelke ligne le monsieur vous a manqué de respect ? Allons !
    En tout cas , c’est clair que l’avenir de nos états (Mali Burkina) sera plus radieux si fédération il y a., ; Puisque la CEDEAO qui était censé apporter de l’aide ne fait que nous enfoncer. Bref.
    On ira ensemble et si un jour ceux de la CEDEAO voudrions, ils viendrons négocier. Alors qu’ils soient plus dociles avec nos états au lieu de ceiere au sacrilège.

  • Le 1er mars 2023 à 23:10, par De Balzac En réponse à : Fédération Burkina Faso-Mali : Fuite en avant ou stratégie de survie ?

    Le moment où certains et leurs familles mangeaient gratuitement avec Kouassi Blaise est revolu. Il faut bander les muscles et faire bouger les méninges, développer son génie et faire preuve de patriotisme sous le capitaine IB. Sinon on rejoint Kouassi Blaise en CI. Merci excellente pour cette démonstration qui renforce notre conviction que le combat et la victoire sont à portée de main. Que les héritiers des facilités du régime Kouassi Blaise souffrent que le rêve d’un autre Burkina Faso est possible

  • Le 2 mars 2023 à 01:04, par Sacksida En réponse à : Fédération Burkina Faso-Mali : Fuite en avant ou stratégie de survie ?

    Ces Regimes de Transition Democratique Burkinabe et Malien peuvent renforcer leurs cooperations militaires et securitaire adequats pour lutter efficacement contre le terrorisme et le grand Banditisme desastreux. Car parler de Federation actuellement dans ce contexte releve d’une fuite en avant que les deux pays auraient pu s’en passer et cela est purement theoriques et populiste sans aucun avenir concretement. Le Burkina Faso doit renforcer ses relations Diplomatiques et Economiques reccurents avec tous ses voisins : Cote d’Ivoire, Ghana, Togo, Benin, Mali et Niger ; ensuite au dela tous les pays Ouest Africain car c’est dans l’Unite et la Cooperation etroite que nos Interets fondamentaux pourraient etre defendus consequement. L’Afrique Combattante doit S’Unir ou Perir disait NKWAME Nkrumah et repris autrement par Thomas Sankara et bien d’autres Patriotes Africains et Revolutionnaires. Salut

  • Le 2 mars 2023 à 07:45, par Sidpassata Veritas En réponse à : Fédération Burkina Faso-Mali : Fuite en avant ou stratégie de survie ?

    Le colon lui-même n’avait-il pas compris que l’exploitation de ses colonies regroupéed au sein d’une seule antité l’AOF (Afrique Occidentale Française) était plus rentable ? Le général De Gaulle n’avait-il pas compris au moment des indépendances il fallait les diviser politiquement en leur accordant séparément la fameuse souveraineté nationale, mais en continuant à les maintenir ensemble par une monnaie factice appelée (CFA) et par le fait de traiter avec eux par une cellule de la présidence française appelée ’‹‹la cellule africaine de l’Elysée›› et non par le ministère français des affaires étrangères ?
    Pourquoi serions-nous toujours disposé à nous laisser diviser par ceux qui nous rassemble pour nous exploiter. Pourquoi ne pas s’efforcer pour une fois de nous unir pour nos intérêts ? Pourquoi penser que cela est impossible ? Sommes-nous incapables de tirer des leçons de nos échecs passés ?

    • Le 2 mars 2023 à 14:01, par Tranntoll En réponse à : Fédération Burkina Faso-Mali : Fuite en avant ou stratégie de survie ?

      Le Franc-CFA-ECO serait factice ? Alors que diriez-vous du CEDI ou du NAÏRA, qui ne cessent de s’effondrer ?
      Écrire « le Franc-CFA-ECO est une monnaie factice » est une pure posture politique sans aucune base économique.
      1) Le Franc-CFA-ECO était au départ une monnaie de transition que certains ont abandonnée (Mauritanie Mali, Guinée) ou ont rejointe plus tard.
      2) Le Franc-CFA-ECO est une monnaie bien assise au niveau international car adossée à l’Euro. En tout cas plus sérieuse que le CEDI et le NAÏRA, qui ne cessent de s’effondrer.
      3) Le Franc-CFA-ECO a grandement freiné la hausse des prix et protégé les petites gens de l’inflation. Actuellement, les retraités, fonctionnaires et salariés du GHANA sont en GRANDE SOUFFRANCE suite à l’effondrement du CEDI.
      4) Aujourd’hui, le Franc-CFA-ECO est entièrement géré par l’UMOA, réserve de devises comprises. Libre aux états membres de l’UMOA décider de l’asseoir sur le panier de monnaie que vous choisirez, €, $, £, Monnaie chinoise, etc.
      5) Il faut absolument protéger votre monnaie commune de la démagogie des « étatistes », qui risquent de vouloir imprimer du papier monnaie par pure démagogie. Sinon, c’est votre petit peuple qui souffrira, pas les gros et gras bourgeois.
      6) En cas de maintien du BF dans l’UMOA, vous serez bien forcé de tenir compte du poids économique énorme de la Côte-d’Ivoire et du Cameroun. Sinon, amusez-vous bien à créer une « petite monnaie » restreinte au Burkina-Mali-Guinée ; mais soyez sûrs que cette monnaie ne sera aucunement respectée par vos acteurs économiques.

  • Le 2 mars 2023 à 08:27, par porto En réponse à : Fédération Burkina Faso-Mali : Fuite en avant ou stratégie de survie ?

    DEJA SANS FEDERATION ON S’EST JETE DANS LES BRAS DES MALIENS SANS MEME REFLECHIR.ET PUIS DOUMBOUYA VOUS A JAMAIS DIT QU’IL EST PARTANT POUR CETTE COMEDIE.DITES PLUTOT FEDERATION BURKINA-BAMAKO ET ENVIRON.

  • Le 2 mars 2023 à 08:42, par Raogo En réponse à : Fédération Burkina Faso-Mali : Fuite en avant ou stratégie de survie ?

    @SUGGESTION A LEFASO.NET

    J’observe avec intérêt le contenu de votre site d’information web sur le Burkina Faso j’y intervient régulièrement afin d’apporter ma part de vérité sur la base de mon éducation reçue mes croyances et sur la bases de vérités qui on bâtie notre monde.
    Essayer de rendre possible le système (d’évaluation) de pouce lever (pour signifier le consentement l’accord) et le système de pouces abaisser (pour signifier le désaccord la désapprobation) sur les opinions des intervenants sur le forum.Cela permettra de pouvoir évaluer voir quantifier les avis des forumistes.Et ainsi voir ou se trouve la majorite un peu comme en "Démocratie" ou le grand nombre de voix donne la majorite.

  • Le 2 mars 2023 à 09:04, par Tranntoll En réponse à : Fédération Burkina Faso-Mali : Fuite en avant ou stratégie de survie ?

    Si vos gouvernements étaient sérieux, ils auraient commencé par une véritable alliance militaire , et Partiaga grouillerait déjà de soldats guinéens pourchassant vos égorgeurs.
    Mais en fait, cette union peu urgente est juste un « coup » médiatique pour camoufler les terribles défaites sur le terrain ; comme un prestidigitateur, le gouvernement se trémousse du derrière pour détourner l’attention des Burkinabè qui ont peur pour leurs parents au village.
    Enfin, « défaites » n’est pas approprié, car vos soldats étaient tous planqués bien au frais à Ouaga, surmenés par les allez-et-retours cinéma-maquis-cinéma-maquis. Donc, pas de soldats, pas de défaite ! Les terroristes tremblent déjà à l’idée que l’armée du BF vienne leur faire peur à Partiaga, pensez à leur stress, ces malheureux terroristes. Entretemps, ils auront fichu le camp pour massacrer des civils à 200km de Partiaga... et je suis bien triste pour les familles de mes copains d’école au Burkina.
    Je pars en vacances au ski, je ne suis pas sûr du wifi dans mon chalet des Alpes ; vous me préviendrez gentiment quand l’armée engrangera un petit succès contre les motos-tapettes à longue barbe ?

  • Le 2 mars 2023 à 23:21, par Alpha2025 En réponse à : Fédération Burkina Faso-Mali : Fuite en avant ou stratégie de survie ?

    Les régimes dits de transition malien et burkinabè ont en commun que leurs responsables ne se voient pas en transition. Tout le monde verra que d’ici là, ils auront mis en place des artifices pour rester au pouvoir. Un des prétextes officiels sera cette fameuse fédération que Maître Kyelem appelle de tous ses vœux. Il a peut être raison, mais qu’il remette d’abord le pays sur les rails. Après cela, mais seulement après, on pourra tout envisager, y compris remplacer la langue de travail (le français) par le russe.

 LeFaso TV
 Articles de la même rubrique
Burkina : Contribution sur l’état de la nation