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Burkina Faso : Légalisons plutôt les coups d’Etat en Afrique

Publié le lundi 7 février 2022 à 11h43min

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Burkina Faso : Légalisons plutôt les coups d’Etat en Afrique

Les juristes s’offusqueront évidemment du scandale d’une légalisation des « coups de force » qui sortent précisément de l’ordre légal ou constitutionnel. Mais les autocrates qui trichent avec l’ordre légal (les auteurs des « coups d’Etat constitutionnels ») trembleront aussi à l’idée de devoir légaliser la seule intervention publique qui leur ferait perdre le pouvoir et les avantages auxquels ils s’accrochent.

Donc les coups d’Etat dérangent autant les gardiens traditionnels et professionnels de l’Etat de droit (de l’ordre légal plus exactement, car tout ordre légal n’est pas un état de droit ou une démocratie) que les mauvais élèves, ennemis ou traitres de ce même Etat de droit considéré comme seul cadre légal de la démocratie et de la bonne gouvernance. Une même peur permet aux « démocratophiles », qui aiment la démocratie et y croient sans être démocrates, c’est-à-dire sans la réaliser, et aux « démocratophobes » qui la détestent de s’unir et de faire communauté : la peur du coup d’Etat. Au point que les organisations interafricaines (UA, CEDEAO…) ressemblent plus à des mécanismes et parades pour se protéger des coups d’Etat qu’ils ne sont des outils pour promouvoir la démocratie et la bonne gouvernance en Afrique.

Un spectre hante l’Afrique notamment francophone : le spectre du coup d’Etat ! Mais personne ne cherche à savoir pourquoi c’est plus la francophone que l’anglophone ou que la lusophone qui est ainsi hantée, ni d’ailleurs pourquoi est-ce en Afrique francophone que le discours anticolonialiste est d’actualité, comme si le colonialisme aussi y revenait sans arrêt, en fantôme, sournoisement…

C’est aussi bien cette coalition ou cette complicité entre démocratophiles et démocratophobes qui peut déranger et révolter les peuples africains en demande d’une démocratie et d’une bonne gouvernance que le seul ordre légal ne garantit pas. L’Afrique est alors en droit d’attendre une révolution juridique (semblable à la fronde des économistes contre l’ordre CFA) qui, parce qu’elle adhère au principe de la démocratie et de la bonne gouvernance, joue ce principe contre l’ordre légal, ou taille dans l’état de droit ce qui lui garantisse une démocratie et une bonne gouvernance qui ne soient pas de façade.

Si vous voulez vraiment la démocratie et la bonne gouvernance en Afrique, si démocratie et bonne gouvernance ne sont pas des mots de décoration pour continuer à dépendre des aides internationales qui ne profitent jamais ou rarement aux peuples africains, alors légalisez les coups d’Etat ! Cela suppose d’en finir avec le mythe tenace d’une neutralité de l’armée.

MPSR : un coup d’Etat piégeux

1/ Un piège pour les militaires eux-mêmes d’abord. Ce putsch a certes le mérite d’avoir enfin mis un terme à une politique de la « réconciliation nationale » qui cachait mal l’incapacité à lutter contre le terrorisme (laquelle politique, bien qu’elle sonnât bien aux cœurs et oreilles des demandeurs et prêcheurs de bons sentiments qu’elle a dorlotés et endormis pendant un temps, n’a empêché ni l’avancée du terrorisme ni, plus ironiquement, le coup d’Etat : une disposition à la réconciliation qui débouche sur un putsch !). Le MPSR a aussi contribué à rapprocher par hasard, pour ne pas dire réconcilier les insurgés de 2014 et les militants CDP fidèles défenseurs de l’ex-régime des Compaoré :

Les premiers (insurgés de 2014) pensent retrouver l’espoir né de la révolution d’Octobre 2014 (en ce sens nous ne reculons pas avec ce putsch, nous avançons ; ou peut-être reculons-nous pour mieux sauter, au lieu d’avancer dans la réconciliation pour reculer dans l’insécurité et le putsch), espoir trahi pendant sept ans (ce n’est donc pas ZIDA Isaac qui l’a trahi en un seul après-midi mais l’après ZIDA pendant de longues années).

Les seconds (militants CDP d’avant Komboïgo), qui vomissaient l’insurrection de 2014 en laquelle ils dénonçaient avec beaucoup d’intoxication un coup d’Etat voire deux, se mettent à applaudir et jubiler à un vrai coup d’Etat du MPSR (ils tireront bientôt sur le pouvoir des lieutenants-colonels quand ils se convaincront, l’euphorie passée, que la « restauration » dont il s’agit dans MPSR n’est ni celle du régime des Compaoré ni celle du RSP)…

Mais le MPSR, en redonnant la priorité à la lutte contre le terrorisme ne pourra pas, à la fois, satisfaire aux injonctions des organisations africaines et internationales pour un retour à l’ordre constitutionnel qui soit « rapide », et aux contraintes d’une guerre contre le terrorisme qui a besoin de la durée (mais pas l’éternité) pour vaincre. Soit les militaires rendront de nouveau et « rapidement » le pouvoir aux civils pour contenter et rassurer les défenseurs et gendarmes de l’ordre légal qui ne regardent pas à la qualité de notre démocratie et de notre bonne gouvernance, et alors cela n’aura servi à rien d’avoir fait un coup pour mieux lutter contre le terrorisme et le vaincre.
Soit le MPSR s’accommode de l’état d’exception ouvert par le putsch pour nous proposer une politique plus énergique contre le terrorisme et parvient à des résultats probants et satisfaisants, et alors ni le peuple ni les militaires eux-mêmes ne verront de raison de redonner la gouvernement du pays à l’incompétence des civils en matière de guerre.

Pour l’instant les putschistes ne proposent rien, si ce ne sont des postes entre lieutenants-colonels, ou se donnent du temps avant de nous proposer leur plan pour mieux lutter contre les terroristes (mais demandent de les soutenir et suivre) … alors que c’est l’urgence insécuritaire qui les a fait prendre le pouvoir. Si le MPSR n’a pas déjà ses orientations et plans sécuritaires à nous proposer, voire imposer, mais attend que des concertations et autres « conseils » lui viennent des idées, alors nous sommes perdus…

Le piège tient donc, d’une part, dans la notion prudente de « délai raisonnable » au terme duquel aura lieu un retour à l’ordre légal. Ce délai ne sera jamais « raisonnable » de la même manière pour les organisations internationales africaines (CEDEAO, UA) que pour les militaires du MPSR et le peuple burkinabè. Si les putschistes remettent « rapidement » le pouvoir aux civils alors que l’objectif annoncé de plus de sécurité n’aura pas été atteint, ils auront échoué ; ou bien ils auront miraculeusement reconquis le territoire en peu de temps et personne ne souhaiterait qu’ils quittent le pouvoir, ce qui voudra dire qu’il faudra s’accommoder de l’état d’exception en le légitimant et légalisant d’une manière ou d’une autre, notamment en modifiant la constitution.

D’autre part, si les mêmes officiers du MPSR n’ont pas fait reculer le terrorisme quand ils étaient sur le terrain des opérations militaires, devenir dirigeants politiques loin du terrain leur assurera-t-il plus la victoire contre les terroristes ? Cela voudra dire que pour vaincre le terrorisme il ne faut pas seulement être militaire, mais à la fois militaire et dirigeant politique. C’est ce déplacement du statut du militaire, voire de son identité que nous désignons aussi et interrogeons comme piège pour les militaires eux-mêmes, ainsi que l’enjeu de ce déplacement : devoir être moins militaire en devenant dirigeant politique pour gagner une guerre…

2/ Un coup d’Etat piégeux pour les gardiens gendarmes de l’ordre légal (juristes, UA, CEDEAO). Pour eux, tout coup d’Etat est illégal parce qu’il rompt l’ordre légal, le seul accès légal au pouvoir étant les urnes. Voilà le principe. Mais un coup d’Etat que l’on condamne « par principe » parce qu’interdit par principe, mais que l’on attendait et approuve eu égard au péril de l’invasion terroriste ne fait qu’affaiblir et contester ce principe en soulevant la question de la légitimité de l’interdiction : non pas pourquoi cela est interdit (la raison est un truisme : c’est interdit parce que c’est illégal), mais de quel droit (quid juris) cela est interdit.

Quelle que soit la lourdeur de la sanction infligée aux putschistes, ce n’est pas la sévérité de la gendarme CEDEAO qui menace sa propre existence, mais l’interdiction de principe du coup d’Etat comme tel que cette organisation ne prend pas plus au séreux en l’interdisant par principe. Il faut bien sanctionner dès lors que c’est illégal. Donc s’élever contre les sanctions ou s’en indigner sans interroger la légitimité de l’interdiction elle-même est peine perdue. D’autant plus que la CEDEAO n’est pas le dépositaire de la démocratie et de la bonne gouvernance mais leur outil régional.

Ou si l’on veut, ce n’est pas la CEDEAO qui a inventé les principes de la démocratie et de la bonne gouvernance, elle ne fait que les appliquer à l’échelle sous-régionale ouest-africaine, dans un espace économique pour le développement d’Etats dits (très) pauvres. Par conséquent, dès lors que cette application ne prend pas au sérieux le principe de la démocratie et de la bonne gouvernance en accueillant des Etats qui ne sont pas des exemples de démocratie et de bonne gouvernance (et que l’organisation ne sanctionne pas), la priorité étant économique et pas politique, on est en droit de la contester au nom même de la démocratie et de la bonne gouvernance : de quel droit interdire les coups de force qui, si la loi les encadre, permettent d’instaurer la démocratie en Afrique, alors que la « communauté internationale » est souvent autorisée à perpétrer des coups d’Etat qui assassinent même des chefs d’Etat au nom de la démocratie ?

Légaliser les coups d’Etat ne veut pas dire accepter tout putsch, mais précisément déterminer et fixer par la loi les conditions objectives qui rendraient un coup d’Etat admissible et acceptable. Puisque l’on en voit de bien accueillis par les peuples comme des délivrances. Les critères de légalisation des coups d’Etat ne sont autre chose que les principes de la démocratie et de la bonne gouvernance. Ne plus interdire que des militaires fassent un coup d’Etat pour sauver la démocratie et la bonne gouvernance. A côté des urnes, donner plus de chance et d’opportunité à la vraie démocratie et à une gouvernance qui soit vraiment vertueuse, dans l’intérêt des peuples africains.

Les gendarmes de l’ordre légal (dont la CEDEAO) eux-mêmes ont recours à la contrainte de la sanction pour rétablir cet ordre lorsqu’il est interrompu, comme un crime, mais toujours ferment les yeux devant les simulacres de démocratie et la mal-gouvernance. Acceptons donc ce principe de la sanction et sa pratique pour l’utiliser aussi contre les gouvernements démocratiquement pourris et corrompus. Derrière l’interdiction des coups d’Etat au nom du seul ordre légal, ce sont la démocratie et la bonne gouvernance en Afrique qui pâtissent, reculent ou échouent.

Partout existent des lois, mais rares sont les démocraties et la bonne gouvernance. De ce qu’il y a un ordre légal et des lois il ne s’ensuit pas qu’il y ait la démocratie et la bonne gouvernance. Les gendarmes africains de l’ordre légal sont victimes d’une illusion d’optique : ils le défendent aveuglément sur le continent en ayant les yeux rivés sur les vertus et bienfaits de cet ordre légal dans les vraies démocraties ou celui-ci n’est pas en conflit avec la gouvernance démocratique pour les mépriser.

Qui ne voit combien l’interdiction de principe du coup d’Etat est à l’origine des apories, impasses, crises et tensions des après-putschs entre la gendarme CEDEAO, les putschistes et leurs peuples ? Si les transitions politiques qui suivent les putschs sont toujours tendues et surtout incertaines quant à leur durée, c’est précisément parce qu’elles ne sont pas anticipées par une légalisation des putschs qui en fixe la durée à l’avance. Légaliser les coups d’Etat veut dire aussi, si l’on est vrai gendarme de l’ordre légal ET de la démocratie, se donner les moyens légaux de maîtriser les transitions dans leurs durées. On constate aujourd’hui que la CEDEAO par exemple n’a aucune prise sur les durées de ces transitions, même avec les sanctions (5 ans disent les Maliens, « délai raisonnable » pour le MPSR, mais en quoi consistera-t-il ?)

Justement : comment avoir une prise sur ce que l’on interdit soi-même, comment maîtriser cela même que l’on exclut de son champ de légalité ? Pourtant la CEDEAO non seulement sanctionne des Etats putschistes en les suspendant de son organisation, ce qui devrait suffire, mais continue de se rendre dans ces Etas suspendus (on les invite même à des sommets) pour leur dicter ce qu’ils devraient faire, comme s’ils étaient toujours des membres normaux de l’organisation.

Cette volonté de continuer à s’immiscer dans le gouvernement des Etats putschistes après les avoir exclus comme « anormaux » ou illégaux n’est-elle pas encore une normalisation de l’illégal au lieu d’en être le rejet ? Une aporie dont on sortirait en légalisant donc le coup d’Etat. Qu’un arbitre exclue un joueur de football du terrain, puis le suive dans les vestiaires pour le surveiller et lui dire ce qu’il doit faire suppose que cette surveillance post-exclusion fasse déjà partie des règles du jeu, ou suppose de légiférer sur l’exception de l’exclusion, donc de l’inclure et adopter comme étant une possibilité du jeu lui-même…

Le mythe de l’armée neutre

Légaliser le coup d’Etat comme outil de la démocratie et de la bonne gouvernance contre les dirigeants africains qu’elles effraient et menacent, c’est en limiter objectivement les conditions d’arrivée ; c’est fournir les critères objectifs, légaux qui permettent de distinguer les « bons » coups d’Etat des aventures de voyous (le « bon » coup d’Etat sera forcément un coup d’Etat légal, et légal selon le principe de la démocratie et de la bonne gouvernance) ; c’est vouloir que les coups d’Etat soient prévisibles pour tout le monde (donc faciles à éviter !), et éducatifs : la notion de « coup de force », au lieu de « coup d’Etat », devient alors excellente, si la force n’est pas la violence, mais est le seul moyen qui puisse garantir la bonne gouvernance et la démocratie en Afrique.

Un coup de force, comme un coup de sang pour la démocratie et la bonne gouvernance, sans sang versé (les coups d’Etat liquidaient les anciens dirigeants ou les emprisonnaient pendant longtemps). Si le droit international a pu permettre l’utilisation de la force pour restaurer ou instaurer la démocratie, pourquoi l’Afrique devrait se priver de la force légale et légitime pour déchoir ses autocrates corrompus ? Ne soyons pas dupes. Faisons plutôt de la lutte pour la vraie démocratie et la bonne gouvernance une guerre, au même titre que la guerre contre le terrorisme.

Mais l’on nous objectera depuis le début ceci : comment des dirigeants africains qui se veulent éternels, qui ont donc peur des coups d’Etat et qui s’en protègent en nommant des membres de leurs familles à la tête de leurs armées, qui prennent soin d’avoir le soutien de l’armée et de la justice pour emprisonner des journalistes et des opposants comme des criminels, et qui contrôlent toutes les forces de l’ordre de l’Etat pourraient accepter de légaliser des coups d’Etat qui les déposeraient ?

Donc il n’y a pas d’armée neutre !

Et la raison pour laquelle il n’y a pas de coup d’Etat dans un pays ne tient pas du tout à une supposée neutralité de l’armée (ni à la présence de la démocratie et de la bonne gouvernance), mais au CHOIX que fait l’armée pour la démocratie ou pour l’autocratie corrompue. Faire un choix n’est pas être neutre ! Soit nous sommes dans une vraie démocratie et l’armée, bien qu’elle ait le monopole de la force, choisit de protéger la forme de société qui s’impose à un peuple comme choix collectif ; soit au contraire nous avons affaire à un régime d’autocratie, de népotisme et de corruption endémique dans laquelle l’armée et ses officiers trouvent aussi leur compte et leur intérêt, et alors il ne faut pas s’attendre à ce que cette armée fasse un coup d’Etat pour la démocratie et la bonne gouvernance.

Une armée républicaine n’est donc pas une armée qui reste dans ses casernes comme si elle était coupée de la société et ses valeurs auxquelles elle-même appartient, ni une armée qui se contente de protéger un ordre légal injuste (exemple de l’apartheid). Les armées occidentales qui viennent faire la guerre au terrorisme en Afrique ne sont pas neutres : si elles l’étaient elles auraient refusé d’intervenir dans des pays qui ne sont pas les leurs. C’est qu’il n’y a jamais de guerre neutre, par définition (si l’on est neutre on ne fait pas de guerre)…

Les armes et outils de notre guerre pour la démocratie et la bonne gouvernance en Afrique sont trois : les urnes, la rue, et l’armée. A propos des urnes, nous ne devons pas perdre de vue qu’elles sont dans les démocraties occidentales de plus en plus contaminées et infectées par la HAINE et toutes ses violences qui ne sont pas que symboliques et superficielles. Cette haine et sa violence ne sont pas moins dangereuses que des coups de force qui ne versent pas (plus) de sang et dont le seul crime serait d’interrompre des ordres légaux qui ne décorent que des démocraties de pacotille…

Vous devez vouloir la démocratie et la bonne gouvernance pour vos peuples africains au point de légaliser le coup d’Etat comme une garantie supplémentaire d’y parvenir, avec les urnes et la rue. Le même peuple burkinabè s’est soulevé contre un coup d’Etat en 2015, puis est sorti fêter un autre coup d’Etat en 2022. Alors qu’en 2015 il était prêt à mourir pour la démocratie, en 2022 il a jugé et montré qu’une certaine démocratie, bien que légale, ne méritait plus qu’il meure pour elle : la démocratie des urnes qui ne protège plus la vie. Donc il existe des critères objectifs qui permettent de distinguer les « bons » coups de force des inopportuns. Les organisations africaines comme la CEDEAO ne survivent que par la peur du coup d’Etat et par la pauvreté des Etats membres : un Etat riche qui prendrait la démocratie et la bonne gouvernance au sérieux pourrait s’en passer…

Kwesi Debrsèoyir Christophe DABIRE

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Vos commentaires

  • Le 7 février 2022 à 07:37, par Proust En réponse à : Légalisons plutôt les coups d’Etat en Afrique

    Ah là, cette fois ci mon parent à tout faux. C’est même très compliqué et complexe ce qu’il tente de nous dire. La question n’est pas la légalisation des coups d’état, si non les militaires entre eux font se faire une fois qu’ils sentent les conditions réunies. Et ce sont les unités les plus puissantes qui vont s’imposer. La hiérarchie n’est plus respectée dans l’armée, si non une fois un putsch fait au nom de l’armée, on s’attendrait à ce que ce soit le plus gradé qui prenne le pouvoir, mais hélas. Les commandants renversent les généraux, et sont renversés à leur tour par des commandants, qui à leur tour sont renversés par des capitaines/lieutenants.
    Pour moi, il faut plutôt mettre l’accent sur l’éducation politique des populations pour qu’en toute conscience, elles élisent leurs dirigeants. Nous devons également mettre en place des mécanismes de destitution d’un élu. C’est surtout sur ce point qu’il faut légiférer en définissant des mécanismes qui ne seront pas contrôlés par un groupe. C’est plutôt ça que de légaliser des putschs.

    • Le 7 février 2022 à 11:55, par SOME En réponse à : Légalisons plutôt les coups d’Etat en Afrique

      Mais non je pense que c’est plutôt toi qui as tout faux. Je pense que tu n’as compris l’idée profonde qu’exprime M dabire. Ce que tu dis de l’armée me semble superficiel.
      SOME

  • Le 7 février 2022 à 07:50, par Ed51 En réponse à : Légalisons plutôt les coups d’Etat en Afrique

    Un grand discours pour dire qu’un coup d’Etat n’est pas grave en Afrique.
    La démocratie n’est donc pas pour le Burkina.
    Chacun appréciera.

    • Le 7 février 2022 à 11:57, par SOME En réponse à : Légalisons plutôt les coups d’Etat en Afrique

      Moi j’apprécie que tu aies déjà pris la patience de lire ce grand discours jusqu’à la fin. Mais je pense que tu as glissé dessus e5 tu es tombé sans rien comprendre. Relis bien c3 grand discours. C’est beaucoup profond à mon avis
      SOME

  • Le 7 février 2022 à 09:13, par kwiliga En réponse à : Burkina Faso : Légalisons plutôt les coups d’Etat en Afrique

    Sans oublier que l’Afrique aussi est au XXI° siècle, englobée, comme tous les pays du monde (un peu moins pour la Corée du nord) dans une dynamique mondiale, où tout le monde nous regarde avec appétit.

    • Le 7 février 2022 à 09:59, par ZEUS En réponse à : Burkina Faso : Légalisons plutôt les coups d’Etat en Afrique

      Appétit est vraiment le mot ! Et il faudra adopter une posture qui fasse que ça ne soit pas une seule bouchée.

    • Le 7 février 2022 à 10:42, par Amadoum En réponse à : Burkina Faso : Légalisons plutôt les coups d’Etat en Afrique

      Quelqu un peut t il me dire que Thomas Sankara n avait pas une gouvernance vertueuse ? Je dis non.Pourtant il a été victime d un coup d état.Si le mode de devolution du pouvoir doit etre le coup d etat je suis alors tenté de dire que le plus fort n est jamais suffisamment fort pour etre tjrs le meilleur.Travaillons plutot pour avoir des instutitions fortes

  • Le 7 février 2022 à 09:53, par ZEUS En réponse à : Burkina Faso : Légalisons plutôt les coups d’Etat en Afrique

    Un ou deux points à tous ceux qui soutiennent les coups d’état :
    1) Donnez-moi un exemple à travers le monde d’une dictature éclairée conduite par l’armée qui n’a pas fait long feu. Le Parti unique, ou presque, guidé par une idéologie de libération, est tout autre chose que le regime militaire !
    2) Les militaires ne sont pas mieux que les civiles : le Burkina a été dirigé par combien de régimes militaires à ce jour ? Et même mieux, si les militaires veulent s’arroger un droit de regard sur les affaires de la Cité, il serait peut-être aussi temps que nous sachions ce qui se passe à l’Intendance, le circuit de la commande, les salaires, les recrutements et tout le reste ! Savez-vous que même l’Assemblée n’a jamais pu avoir un regard là-dessus ?
    Sincèrement s’il fallait valider un coup d’état, idee de faire avancer la discussion, personnellement je soutiendrais un coup d’état au niveau de la justice, pour l’emmener à prendre ses responsabilités !
    A-t-on condamné un seul des Ministres du CDP qui étaient en jugement (quoique je n’affirme rien de leur culpabilité) ? Où est donc Guiro ? Que sont devenues toutes ses affaires impliquant la fraude fiscale ? Le politique peut donner le la pour ce qui est de la Justice, mais quand rien n’est fait pour entraver son fonctionnement-Le Président du Faso (PF) n’était même plus celui de la Magistrature.
    Avez-vous vu avec quelle indépendance le Procureur Yoda agit ? Mais derrière ça ne semble pas suivre. Tout ne sera jamais rose ou parfait, sinon la vie s’arrêterait mais il y a un minimum à faire.
    Vous allez faire un coup d’état chaque fois que des politiques volent ? Le sport favori de beaucoup d’entre eux à travers le monde ? A la limite il ne devrait même pas être interdit de voler mais on devrait juste s’assurer que le voleur ne profite jamais de son butin…et très sévèrement comme Rawlings a fait un moment, a l’image et échelle de votre forfait.

    • Le 7 février 2022 à 12:51, par SOME En réponse à : Burkina Faso : Légalisons plutôt les coups d’Etat en Afrique

      Donc tout dépend de quel militaire on parle
      SOME

    • Le 8 février 2022 à 07:01, par LOUIS En réponse à : Burkina Faso : Légalisons plutôt les coups d’Etat en Afrique

      ZEUS, l’auteur dit
      "Légaliser les coups d’Etat ne veut pas dire accepter tout putsch, mais précisément déterminer et fixer par la loi les conditions objectives qui rendraient un coup d’Etat admissible et acceptable"
      Je ne crois pas que des gens intelligents vont accepter des coups d’etat à chaque fois qu’il y a vol, c’est ridicule
      Ensuite tu acceptes un coup d’etat dans la justice et pas de coup d’état pour la démocratie et la bonne gouvernance (elle inclut aussi la justice), c’est curieux parce que tu acceptes le minimal et pas le maximum, et un coup d’etat contre un autre, et donc tu montres qu’il y a un bon coup d’etat contre un mauvais coup d’etat. je ne suis pas sûr que tu contredises DABIRE, car qu’est-ce qui peut distinguer le bon du mauvais si ce n’est pas la loi ??

      • Le 9 février 2022 à 04:47, par ZEUS En réponse à : Burkina Faso : Légalisons plutôt les coups d’Etat en Afrique

        Mon cher Louis,
        Laissez-moi vous faire une démonstration par l’absurde que cela est une utopie au mieux, un non-sens !
        Cela est intrinsèquement impossible ! A partir du moment où on permet le coup d’état, bon disons, nous permettons tous les coups d’état ; pourquoi ? Parce que le coup d’état n’est même pas permis maintenant à ce que je sache, mais il a eu lieu…et voilà que certains l’applaudissent !
        Quand le coup d’état sera permis, il y en aura toujours, et après on discutera s’il est bon ou pas...devant les armes de celui qui l’aura fait.
        Le pire, c’est qu’entretemps les militaires vont se tirer dessus sérieusement pour décider si le coup d’état est bon ou pas !

        • Le 9 février 2022 à 12:19, par Louis En réponse à : Burkina Faso : Légalisons plutôt les coups d’Etat en Afrique

          Décidément vous n’avez rien compris à l’argumentaire. "A partir du moment où on permet le coup d’état, bon disons, nous permettons tous les coups d’état". Vous êtes sérieux ? Mon Dieu, pardon je crois que je perds mon temps à vous répondre. NON parce que les coups d’état ne se ressemblent pas, et ce n’est lié au fait qu’on les applaudit ou pas. un coup d’état contre Paul Biya ou Mugabe ou Sassou ne serait pas du tout le même que contre Macky Sall ou Akufo-Addo. Celui de Diendéré en 2015 n’est pas le même que le MPSR. Et puis on vous dit que c’est la loi qui fixera à l’avance quel coup d’état sera bon et tel autre mauvais et donc interdit . pas de coup d’état pour venger un président déchu par la rue, ou parce qu’un douanier a volé des sous ; oui à un coup d’état contre une autocratie de 30 ans (à moins que vous les soutenez), ou bien comme le mpsr pour restaurer une situation sécuritaire en dégradation constante depuis 6 ans aux yeux de tous (peut-être pas vous). Cela revient à dire qu’il faudra une bonne raison reconnue par tous à l’avance pour faire un coup d’Etat, la démocratie ou la sécurité.

  • Le 7 février 2022 à 09:57, par Jonassan En réponse à : Burkina Faso : Légalisons plutôt les coups d’Etat en Afrique

    Encore cette déduction rapide mais surprenante d’un intellectuel de la trempe de l’auteur.
    En 2015 le peuple est sorti mourir contre un coup d’État ; en 2022 le peuple est sorti fêter un coup d’État. Il aurait fallu se référer à un applaudimètre avant de présenter une telle comparaison, base de la raison ensuite exposée. A l’ère des réseaux sociaux le portefeuille magique, multiplicateur, est roi et nous fabrique fréquemment une réalité virtuelle qui n’est pas forcément le réel perçu. Même sans cela, on pourrait objecter que comparaison n’est pas raison. Sinon que j’y ai également pensé qu’on pourrait integrer le coup d’État dans notre système de gouvernance. Mais du moment qu’un coup d’État c’est un coup d’État donc une rupture de l’équilibre du système aux prétextes que personne ne maîtrise, il faudrait un coup d’État pour juger de la qualité d’un coup d’État au-delà des règles établis sinon ce ne serait plus un coup d’État ; on tournera en rond jusqu’à la fin du monde.
    A supposer que ceux qui ont applaudi ou applaudissent soient une minorité de petits bourgeois compradores agglutinés autour des politiciens perdants ou gagnants qui ne sont plus ganants, des inactifs dans l’apport d’une plus value à l’économie nationale, des actifs en marche vers le gâteau ; quand on observe que les scoop sur les attaques ont disparu et que les dates butoires jadis sacrées ne sont plus d’actualité alors que le terrain dément et que le bâillonnement du peuple devient une revendication, on est en droit de les identifier comme tels. Et alors le raisonnement amélioré par notre éminent intellectuel philosophe par l’introduction de l’engouement populaire hissé au degré chiffré de la désapprobation bat de l’aile. Dans ce contexte des faits réels je ne sais si le raisonnement ne tombe pas dans un fossé (les philosophes ont des termes justes que moi je n’ai pas), toujours est-il que je ne m’aligne pas derrière le raisonnement qui affirme : Je me suis opposé hier, aujourd’hui je ne me suis pas opposé donc je consens ; un raccourci de qui ne dit mot consent ?
    Attention à l’eau qui dort dit un adage populaire.

    • Le 8 février 2022 à 07:12, par Etalon En réponse à : Burkina Faso : Légalisons plutôt les coups d’Etat en Afrique

      JONASSAN, penses-tu vraiment qu’un "intellectuel de la trempe de l’auteur" comme tu dis puisse être aussi simplet si ce ne pas toi qui ne le comprends pas ? "Je me suis opposé hier, aujourd’hui je ne me suis pas opposé donc je consens ". si tu aimes un plat de benga aujourd’hui et puis demain on te présente un autre benga que tu n’aimes pas c’est que ces deux benga n’ont pas la mêê saveur, point. Alors imagine un peuple entier ou le monde entier qui approuve un putsch aujourdhui mais en condamne un autre demain. c’est ce qui s’est passé en 2014 et 2022 au burkina

  • Le 7 février 2022 à 11:13, par Samuel W.O En réponse à : Burkina Faso : Légalisons plutôt les coups d’Etat en Afrique

    A part le titre qui peut faire peur en effet, moi je lis là la toute première analyse sérieuse et très courageuse qu’on n’entendra jamais dans les médias et chez les "experts". parce que M DABIRE ne se contente pas de critique ou d’applaudissements contre ou pour les putschs, il soulève les vraies questions de fond pas destinées aux lecteurs superficiels. si je simplifie beaucoup je dirais que légaliser les putschs qui sont célébrés c’est comme l’assureur qui ne se contente pas de redouter un accident mais l’anticipe pour mieux le gérer. l’accident est malheureux mais il peut arriver, donc il ne faut pas faire comme s’il ne devait pas arriver du tout. voilà ma compréhension. Je trouve aussi, c’est mon interprétation, que les africains ne sont pas cohérents avec eux-mêmes, ils sont contre la colonisation et la domination, ils revendiquent leur identité, parlent de leurs intérêts mais quand l’occasion de mettre leurs intérêts en avant se présente il n’y a plus personne pour assumer. La belle question que soulève DABIRE c’est est-ce que l’interdiction des coups d’etat amène de facto la démocratie, la bonne gouvernace et le développement en Afrique. Non. Ce texte me plaît beaucoup parce qu’il apparaît comme une provocation contre la démocratie puis au final on se rend compte qu’il défend mmême la démocratie e façon très radicale, trop radicale même. Une très belle réflexion philosophique et politique

    • Le 7 février 2022 à 13:01, par SOME En réponse à : Burkina Faso : Légalisons plutôt les coups d’Etat en Afrique

      Mon frère félicitations à toi le rare qui ait compris contrairement à la prudence que tu mets dans ton commentaire : non mon frère tu as raison et tu as bien compris. Et comme tu résumes très bien la situation : « les africains ne sont pas cohérents avec eux-mêmes, ils sont contre la colonisation et la domination, ils revendiquent leur identité, parlent de leurs intérêts mais quand l’occasion de mettre leurs intérêts en avant se présente il n’y a plus personne pour assumer. Tout est dit.
      L’esclave qui n’est pas capable d’assumer sa révolte ne mérite pas que l’on s’apitoie sur son sort. Seule la lutte libère »
      Thomas Sankara, Discours à l’ONU, 4 octobre 1984
      SOME

  • Le 7 février 2022 à 12:44, par SOME En réponse à : Burkina Faso : Légalisons plutôt les coups d’Etat en Afrique

    Mon frère Il convient déjà de se poser la question de savoir c’est quoi la légalité et sur quoi elle repose. De quel droit on parle du droit ?

    Oui effectivement il faut « …En finir avec le mythe tenace d’une neutralité de l’armée. ». Nulle part dans aucun pays à aucun moment de l’histoire de l’humanité cela n’a existé. Et c’est bien là où se trouve le mensonge et l’arnaque et la manipulation. Et les africains ont tout singé en fainéants intellectuels que nous somes. Et le tour est joué. Tout est dans la semantique.

    « Pour l’instant les putschistes ne proposent rien, si ce ne sont des postes entre lieutenants-colonels, ou se donnent du temps avant de nous proposer leur plan pour mieux lutter contre les terroristes (mais demandent de les soutenir et suivre) … alors que c’est l’urgence insécuritaire qui les a fait prendre le pouvoir. Si le MPSR n’a pas déjà ses orientations et plans sécuritaires à nous proposer, voire imposer, mais attend que des concertations et autres « conseils » lui viennent des idées, alors nous sommes perdus… »

    Il ne faut pas confondre vitesse et précipitation. Pourquoi d’ailleurs s’impatiente t on ici et la d’un délai de retour à cette sempiternelle soi disant « ordre constitutionnel normal » ? Que recouvre réellement cette expression et qui sont derrière ? Interrogeons les mots, les concepts et les auteurs. Déconstruisons pour reconstruire et nous reconstruire. C’est cela la révolution.

    « Cela voudra dire que pour vaincre le terrorisme il ne faut pas seulement être militaire, mais à la fois militaire et dirigeant politique. C’est ce déplacement du statut du militaire, voire de son identité que nous désignons aussi et interrogeons comme piège pour les militaires eux-mêmes, ainsi que l’enjeu de ce déplacement : devoir être moins militaire en devenant dirigeant politique pour gagner une guerre… »

    Y a t-il déplacement ? Non ! car il y a toujours eu coalescence entre le politique et le militaire. Seuls les naïfs se laisseront prendre à ce piège, pièce clé d’une certaine idéologie.

    « …mais de quel droit (quid juris) cela est interdit. félicitations mon frère ! J’attendais cet angle de réflexion. Oui de quel droit parle-t-on du droit, et de quel droit parle t-on ? Toi, en tant que philosophe, tu sais ce qu’est la philosophie du droit ! Oui mon frère, nous voyons certains venir gigoter sur lefasonet parce qu ils ont accès à internet, et c’est une bonne chose. Mais agitons nous pour y apporter quelque chose de solide ?

    « Donc s’élever contre les sanctions ou s’en indigner sans interroger la légitimité de l’interdiction elle-même est peine perdue. » telle est la vraie démarche que l’intellectuel doit apporter à ses frères pour les éclairer et aider à se prendre en charge. Cette démarche a manqué et explique nos errements depuis longtemps.

    Contrairement à toi, je soutiens qu’il n’y a nul besoin de légaliser « constitutionnellement » le putsch militaire car c’est déjà le cas : le militaire à le devoir de défendre la nation et la patrie jusqu’à donner sa vie. Alors c’est quoi défendre la nation ? Qu’est ce qui définit l’état nation ? Si un bon politique (pas politicien) le sait, un militaire (les officiers) le sait encore mieux.

    Mais la posture de la CEDEAO ou union africaine pourrait s’apparenter à un biais cognitif mais n’en est pas un en réalité : c’est un choix idéologique et politique. Je reviendrai pour dire que nous ne pouvons mettre sous le tapis cette nécessité de questionner les concepts et mots. Qu’est ce la gouvernance, à fortiori affublée du qualificatif « bonne ». Qu’est ce la démocratie ?

    Ce que tu appelles « illusion d’optique » c’est ce que moi j’appelle « choix idéologique ». Ne dit on pas au Burkina que tout est politique et que si tu ne fais pas la politique elle te fera. Au moins c’est clair ! Reste à savoir ce que recouvre le mot « faire ».

    « …c’est précisément parce qu’elles ne sont pas anticipées par une légalisation des putschs qui en fixe la durée à l’avance  ». Mais non ! Tu escamotes ici l’élément essentiel qu’est le temps : et le temps dans ce contexte-situation est dynamique et ne peut être tributaire d’un temps momifié. Et justement cette différence de rapport au temps chez les militaires maliens et burkinabe découle de leur situation respective : les militaires burkinabe se trouvent au même stade que les maliens au début (le 1er coup d’état). On comprend alors le courroux de la CEDEAO et de leurs maîtres Macron, Le Drian et compagnie vis à vis du 2e coup des militaires maliens et qui leur fait perdre toute intelligence des choses et ce faisant démontre et renforce la position du Mali. Le « « délai raisonnable » pour le MPSR » leur éviterait d’avoir à faire un 2e coup d’état, si d’aventure ils sont venus pour sauver et restaurer le pays.

    Donc il n’y a pas d’armée neutre ! ah ! Merci mon frère ! Quand nous comprendrons cela en Afrique, alors on pourra commencer à avancer. Thomas Sankara a dit que le militaire est un civil en arme et le civil un militaire en permission. On est tous citoyens et êtres humains. Sortons de ce schéma mental à voir en le militaire la brute soldatesque qui n’a rien dans la tronche et ne connaît que son muscle. J’oserai même dire que le militaire serait plus humaniste que leurs critiques.

    Effectivement « Faire un choix n’est pas être neutre ! Encore faut-il que la neutralité existe ! Mais dans ces choix que tu appliques à l’armée, tu oublies un tiers exclu : l’armée ne fait pas de coup d’état parce qu’en réalité elle détient déjà le pouvoir d’état, même dans ce qu’on qualifie de démocratie. Effectivement d’accord avec toi pour dire, il n’y a d’armée neutre et il ne saurait y en avoir : c’est un mythe. Et on sait la fonction d’un mythe.

    Dans les armes pour conquérir la démocratie tu cites les urnes, la rue, et l’armée. Tu oublies une autre arme (et des plus puissante aujourd’hui) : l’outil technologique. En occident qui se prétend maître à penser de la démocratie, la rue et l’armée ont été plus ou moins disqualifiées et éliminées au bénéfice des urnes. Mais on sait bien comment ces urnes sont gérées. En Afrique on le voit a la caricature (comme toujours quand on singe le maître !).

    Oui le comportement différent du peuple burkinabe face à deux coups d’état (en 2015 et 2022) démontre qu’il n’est pas besoin de légaliser constitutionnellement un coup d’état car il y est déjà inscrit : il appartient au peuple de décider de qui préside à son avenir. C’est là la très grande leçon que nous donnent aujourd’hui le peuple malien et l’armée malienne. Il n’appartient à personne, ni à la CEDEAO, ni à l’union africaine, encore moins à la France ou soit disant communauté internationale, de dicter quoi que ce soit au peuple malien.

    Le peuple burkinabe ferait mieux de s’inspirer de l’exemple du peuple malien, exactement comme le peuple malien a su tirer profit des errements de la transition au Burkina. An laara, an saara c’est clair. Et le peuple malien a décidé de se réveiller et monter au front des barricades yerewolo
    plus que jamais le peuple a mis en pratique LA PATRIE OU La MORT NOUS VAINCRONS
    SOME

  • Le 7 février 2022 à 13:59, par Citoyen En réponse à : Burkina Faso : Légalisons plutôt les coups d’Etat en Afrique

    Si le MPSR n’a pas déjà ses orientations et plans sécuritaires à nous proposer, voire imposer, mais attend que des concertations et autres « conseils » lui viennent des idées, alors nous sommes perdus…

    • Le 7 février 2022 à 17:18, par Un Avis En réponse à : Burkina Faso : Légalisons plutôt les coups d’Etat en Afrique

      C’est tout simplement énorme et impressionnant ces cours que vous nous donnez, messieurs DABIRÉ et SOMÉ. Mes quelles analyses !!!
      J’avais voulu suggérer à l’auteur de cette tribune de traduire ses réflexions dans un langage accessible au maximum des intervenants de ce forum, mais j’ai attendu de lire quelques posts et je me rends compte effectivement que certains n’ont pas compris M. DABIRÉ. En tout état de cause, j’affirme et cela ne m’engage, que vous êtes ce type de personnes sur lesquels les actuels dirigeants peuvent s’appuyer dès à présent afin d’être mieux guidés pour édifier le nouveau Burkina Faso. Je rappelle que s’il le veulent, ils sauront bien vous retrouver et le Faso.net leur fournira vos contacts email pour la bonne cause. Je recommanderai aussi un sociologue qui a reçu toute mon estime : M. DA Sié De Bindouté, que j’ai découvert sur la chaîne panafricaine AfriqueMediaTv et dont les analyses poignantes pourront être utiles. Merci.

      • Le 8 février 2022 à 12:45, par SOME En réponse à : Burkina Faso : Légalisons plutôt les coups d’Etat en Afrique

        Merci mon frère ou sœur Un avis pour tes bons mots. Oui comme je l’ai dit et soutenu dans mes interventions face à certains, je ne viens pas sur ce forum pour chercher à exister mais pour essayer d’apporter quelque chose au débat et qui pourrait aider mon prochain. Telle est en tout cas ma prétention. J’ai mes positions qui peuvent plaire ou non, et on sait qui je suis et où je suis ; rien n’est caché et ne peut être caché sur internet.

        Oui j’ai parfois dit à mon frère Christophe de ne pas rester dans un discours comme dans une dissertation philosophique car certains ne pourront pas comprendre ou n’auront pas le courage de lire. Oui tout comme toi j’ai découvert avec plaisir le haut niveau de réflexion de mon Da Sie bintoute sur afriquemedia.

        Ce qui est sur c’est l’Afrique ne manque pas d’intellectuels ni de diplômés ni de talents. Malheureusement nous avons toujours mis en avant quelques ignares qui se sont contentés de faire le perroquet à l’université pour avoir leurs diplômes sans acquérir aucune capacité ou volonté de réfléchir par eux-mêmes et se pavaner avec leurs (faux) titres de docteur, PhD, Professeur etc qui ne servent à rien d’autre que se servir plutôt que servir le pays. C’est eux là qui nous dirigent et il ne faut donc pas s’étonner des résultats.

        Personnellement j’attends de voir ce qu’est réellement le MPSR et ses orientations. Je ferai une contribution à l’intention de la commission, quitte à elle d’en tenir compte ou non. Je déplore tout simplement que certains ne lisent pas en profondeur avant d’intervenir sur le forum. Mais cela fait partie du débat aussi qu’il faut accepter mais nous devons leu4 apporter la vraie contradiction afin d’éclairer les uns et les autres et apporter quelque chose à ce pays.
        SOME

  • Le 8 février 2022 à 05:23, par Joweder En réponse à : Burkina Faso : Légalisons plutôt les coups d’Etat en Afrique

    Merci déjà au frère Christophe DABIRE pour cette belle analyse... Nous devons effectivement nous questionner pourquoi tant de coups d’état dans une partie du monde... Surtout dans les contrées francophones... A cela s’ajoute l’acceptation totale, refus ou même l’accompagnement du peuple..

    Cela résulte juste d’une certaine maturité du peuple qui aspire à certaines valeurs que la démocratie actuelle, telle que conçue dans nos pays n’apporte pas de réponses,.. Voir même les occulte en permettant une exploitation éhontée du peuple...

    Comme Proust a eu à le souligner dans son intervention, il serai difficile de prévoir les coups d’état ou coups de force dans une constitution... Mais le peuple étant legal agira de telle sorte à valider les dirigeants qui lui faut en fonction de son niveau d’ éducation, a chaque moment critique de son Histoire....

    Nos dirigeants doivent désormais intégrer que le legal, ce nest pas les lois proposées et validées... En un mot la constitution mise en place... Mais le désir du peuple a un moment donné de son histoire qui aspire à un bien-être...

    En résumé le peuple a besoin de bons et loyaux serviteurs... A l’écoute du peuple... En tenant compte des priorités du moment... Fermeté... Respect... Humilité... Pour un développement durable...

    Pensons positif...
    Agissons positif...
    Restons vigilants car l’âme d’un peuple ne se trouvera jamais dans une constitution ou sur un bout de papier, mais en lui-même...

    Vive le Burkina

  • Le 8 février 2022 à 11:20, par Abob En réponse à : Burkina Faso : Légalisons plutôt les coups d’Etat en Afrique

    par Abob

    ""Si le MPSR n’a pas déjà ses orientations et plans sécuritaires à nous proposer, voire imposer, mais attend que des concertations et autres « conseils » lui viennent des idées, alors nous sommes perdus…""

    Mais bien sûr Citoyen ! Je n’ai de cesse de le penser aussi et je trouve cela inquiétant pour le pays, à tort ou à raison ?
    Si ces jeunes militaires ont ourdi leur coup sans préparation quant à la conduite par eux des affaires et apparemment, ne sachant même pas avec qui gouverner et perdus dans des consultations interminables, c’est problématique et c’est même un 1ère au Faso. Toutes ces idées qui seront récoltées de part et d’autre seront triées, traitées, retenues ou rejetées dans quel laps de temps avant la constitution d’un gouvernement ? Pendant ce temps, le pays est dirigé par qui et qui concrètement ? C’est spécial comme situation en effet surtout en ce qui concerne ""les plans sécuritaires"". On verra de quoi tout cela va accoucher et espérons-le, dans pas trop longtemps.

    Pour répondre à l’auteur, Mr Dabiré, je ne pense pas qu’il faille légaliser les coups d’Etat en Afrique plus qu’ailleurs Même si je ne suis pas convaincu du fait que la démocratie à l’occidentale nous soit salutaire à tous les coups. Parfois, un pouvoir fort (non tyrannique) permet de mettre de l’ordre dans nos pays sans exclure les élections démocratiques toutefois.

  • Le 8 février 2022 à 19:03, par Kwesi Debrsèoyir Christophe DABIRE En réponse à : Burkina Faso : Légalisons plutôt les coups d’Etat en Afrique

    MERCI pour le débat que j’ai provoqué, même si c’est frustrant et impossible de débattre avec des personnes qui ne comprennent rien, non pas parce qu’ils sont limités intellectuellement (peut-être aussi), mais parce qu’ils ne lisent pas : si l’on me reproche de parler de coup d’Etat contre la démocratie, on n’a rien pigé du tout ; puisque c’est au nom de la démocratie et de la bonne gouvernance en Afrique qu’il faut faire le coup d’Etat. Exactement comme cela se passe au niveau de la "communauté internationale" avec ses "guerres justes" qui utilisent la force pour chasser des "dictateurs sanguinaires" et espérer instaurer la démocratie
    SOME a fait le boulot à place si je peux dire en répondant à des lecteurs qui doivent être maintenant, s’ils ont été paresseux pour lire mes arguments, assurés qu’ils ne sont pas plus démocrates que moi, ni surtout ne connaissent plus que moi ce qu’on appelle "démocratie"...
    Mais 1/ à SOME, pour clarifier un détail : pour moi admettre et défendre le coup d’Etat sans le constitutionnaliser ou l’inscrire nommément dans la Constitution ne sert à rien. Ce qui est inscrit dans notre Constitution c’est un classique droit à la résistance qui reste très vague (on n’y parle pas de la rue ni encore moins de l’armée). Or c’est un principe juridique que la loi doit être connue de tous, publique, claire et explicite pour que l’ignorer soit une faute ou un crime (nul n’est censé ignorer la loi, pas d’excuse). Notre Constitution doit nommer la rue et l’armée (la technologie des réseaux sociaux fait partie de la rue parce qu’elle est leur lieu d’arrivée ou de destination) comme outils du droit à la résistance...

    2/ Avec SOME pour parler d’IDEOLOGIE (tout le monde la dit ou croit morte avec le socialisme ou le communisme, mais dans ce discours même continue de tenir une posture idéologique) : il faut rappeler avec force ou enseigner aux esprits incultes, les informer gentiment, que la démocratie des urnes que préconisent et imposent des organisations africaines comme l’UA et la CEDEAO, n’a rien de NATUREL, mais est le fruit d’une histoire dont les plus forts font leur légitimité. Tout comme l’Etat n’a pas existé de toute éternité (Marx et Engels), autrement dit n’est pas un fait naturel, la démocratie des urnes n’est que la forme politique que les plus puissants, à l’exception justement des pays dits "communistes" dont la Chine et la Corée du nord, imposent avec douceur et subtilité au monde entier comme une norme universelle à respecter coûte que coûte aujourd’hui. Parce que cette démocratie des seules urnes est l’outils le plus approprié pour préserver leurs intérêts. Mais , Africains, voyez comment les puissances de la démocratie se moquent de vos pacotilles de démocraties des urnes qu’elles méprisent !! réfléchissez donc !! Je cite :
    "Les idées dominantes ne sont rien d’autre que l’expression idéologique des conditions matérielles dominantes, les conditions matérielles ayant pris la forme d’idées ; l’expression des conditions qui font justement de cette classe la classe dominante, donc les idées de sa domination" . Remplacer "classe" par démocraties ou puissances occidentales... Si donc ces puissances décident un jour de modifier la norme qui sert le mieux leurs intérêts, c’est-à-dire ici la démocratie des urnes, elles imposeront autre chose au monde entier qui prendra alors la nouvelle norme pour parole d’évangile, sacrée....
    Dèbrsèoyir DABIRE

    • Le 9 février 2022 à 20:41, par SOME En réponse à : Burkina Faso : Légalisons plutôt les coups d’Etat en Afrique

      Merci mon frere pour ces eclaircissements pour ceux qui n’auraient pas compris (ou refusent de comprendre).
      « Si donc ces puissances décident un jour de modifier la norme qui sert le mieux leurs intérêts, c’est-à-dire ici la démocratie des urnes, elles imposeront autre chose au monde entier qui prendra alors la nouvelle norme pour parole d’évangile, sacrée.... »

      C’est pourquoi je parlais de l’importance de la semantique et des concepts dont nous no nourrissons. Revisitez l’histoire des mots des relations internationales et cela edifiera : tiers-monde, quart monde, sous developpement, en voie de developpement, émergence, le genre, les observateurs, droit de ceci, droit de cela, communaute internationale, etc bref tout pele mele. Leurs mots qu’il fallait obligatoirement glisser dans tout discours officiel ou dossier pour s’attirer les graces des bailleurs de fond et conserver son pouvoir. Que recouvrent-ils et les avons-nous deconstruits ? Le mot n’est jamais innocent et c’est la 1ere arme. Au commencement etait le verbe... Ce n‘est pas pour rien que la société africaine a privilegié la parole (l’oralité) plutôt que l’ecrit et que la parole est si sacrée qu’une societe en est la gardienne : celle des griots. Et justement le manding dit que la parole est un monde.

      On a voulu nous faire croire que c’est la fin de l’Histoire ou la fin du communisme et desormais c’est la liberté, la democratie, etc. Or a regarder de plus pres, c’est exactement le contraire : nous vivons dans une ere des paradoxes, du mensonge, de la duperie et de la manipulation et on la qualifie de l’ere de la communication.
      SOME

      • Le 9 février 2022 à 22:24, par Ka En réponse à : Burkina Faso : Légalisons plutôt les coups d’Etat en Afrique

        ’’’’’’’’’’’’On a voulu nous faire croire que c’est la fin de l’histoire ou la fin du communisme et désormais c’est la liberté, la démocratie, etc. Or à regarder de plus près, c’est exactement le contraire : nous vivons dans une ère des paradoxes, du mensonge, de la duperie et de la manipulation et on la qualifie de l’ere de la communication.’’’’’’’’’’’’’’’’’

        Oui mon ami SOME, tous ceux-ci n’était que de la théorie pour berner le monde : Et toi tu l’as bien compris comme mon petit frère Christophe. La théorie utilisé par nos hommes politiques aux petits pieds et même les militaires gueux, ils savent très bien que cette théorie est nait sur la base de la pratique, c’est pourquoi les deux sont indissolublement liées.

        Et si de nos jours ces hommes politiques ou militaire parlent de la démocratie et proclament qu’ils sont pour le changement, pour le progrès et le refondèrent des pays relève de la théorie, Et comme toi mon ami SOME tu l’as confirmé c’est de la duperie et de la manipulation.

        Oui, je connais bien Christophe l’homme du Bas Rain avec sa capitale dont son marché de Noël connu internationalement. Et ça ne m’étonne pas de lui s’il soulève un débat qui rentre dans un cadre de dogmatisme. Et cette analyse est une idée que Christophe a eu volontairement pour qu’on discute. Et beaucoup d’internautes ont accepter cette analyse ou cette vérité,, et quelques-uns sans la lire ont donné des critiques aveugles.

        Conclusion : Pour beaucoup qui sont rentrer en profondeur dans cette analyse pertinente, sans tenir compte de cette vérité éclaircie par l’auteur, il faut être un croyant, pour accepter, car, quand les croyants disent que ’’Dieu’’ est grand, cette thèse est acceptée par toute sans discussion.. Et pourtant aucun d’entre eux n’a jamais vu Dieu, et qui montre qu’ils font preuve de dogmatisme, comme les peuples du continent Africain avec les manipulateurs décideurs qui se prennent pour des dieux. Encore une foi, merci Christophe.

  • Le 8 février 2022 à 22:40, par Ka En réponse à : Burkina Faso : Légalisons plutôt les coups d’Etat en Afrique

    Christophe : Comme d’habitude le plaisir est pour moi de te lire : Et cette fois-ci, j’ai pris tout mon temps à lire et relire ta belle analyse impartiale et simplement citoyenne. Et je remercie de passage à mon ami SOME pour sa contribution limpide. Tout est dit, et pour moi il n’y a rien a ajouté que de bien lire et comprendre.

    Malheureusement des commentaires comme celui de Proust et autres qui n’arrivent pas correctement a lire et comprendre, m’interpelle a ajouter ce que je pense : Car, cette analyse s’adresse à des personnes de haut niveau, elle se laisse lire, et tous, nous l’avalons sans peine ; mais la comprendrons-nous pour en cerner la profondeur afin qu’un jour, nous cessions de s’y plaindre ?

    Christophe tu nous dis : ‘’’’’’’’’’’’’’’’’’’’Pour l’instant les putschistes ne proposent rien, si ce ne sont des postes entre lieutenants colonels, ou se donnent du temps avant de nous proposer leur plan pour mieux lutter contre les terroristes (mais demandent de les soutenir et suivre) … alors que c’est l’urgence sécuritaire qui les a fait prendre le pouvoir. Si le MPSR n’a pas déjà ses orientations et plans sécuritaires à nous proposer, voire imposé, mais attend que des concertations et autres « conseils » lui viennent des idées, alors nous sommes perdus…

    Plus loin, tu dis, si les putschistes remettent « rapidement » le pouvoir aux civils alors que l’objectif annoncé de plus de sécurité n’aura pas été atteint, ils auront échoué ; ou bien ils auront miraculeusement reconquis le territoire en peu de temps et personne ne souhaiterait qu’ils quittent le pouvoir, ce qui voudra dire qu’il faudra s’accommoder de l’état d’exception en le légitimant et légalisant d’une manière ou d’une autre, notamment en modifiant la constitution.’’’’’’’’’’’’’’’’’’

    Et moi je conclu que tous ceux-ci seront une réalité à cause de la pression de la CEDEAO, l’UA, l’UE pour rétablir sans condition la démocratie.

    Et la seule question qu’on peut se posé en lisant ton analyse pertinente, c’est : Est ce que nous devons copier la démocratie des autres pour l’asseoir chez nous ? Les sociétés sont différentes ; qu’est ce qui prouve que la démocratie occidentale que veulent nous imposé les organismes comme la CEDEAO, l’UA et L’UE peut nous servir ? Et sur quelles bases les pays du continent peuvent partir pour arriver à de telles conclusions ?

    Oui Christophe, qu’est-ce que la vraie démocratie ? Pourtant nous connaissons que l’UA s’occupe davantage de la longévité des dictatures africaines qui ont banalisé le crime de leurs citoyens, et que la CEDEAO est une institution faible qui ne peut pas dénoncer les coups d’état constitutionnels, et du coup a du mal à pouvoir dénoncer les coups d’état militaires qui en résultent. Encore une fois, merci pour ton analyse pertinente. Continu de nous abreuver de tes connaissances.

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