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Sanctions de la CEDEAO contre le Mali : « Le Burkina Faso risque de payer le plus gros tribut », prévient Idrissa Ouédraogo

Accueil > Actualités > International • Lefaso.net • dimanche 16 janvier 2022 à 22h43min
Sanctions de la CEDEAO contre le Mali : « Le Burkina Faso risque de payer le plus gros tribut », prévient Idrissa Ouédraogo

Les pays membres de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO), réunis en session extraordinaire, le dimanche 9 janvier 2022 à Accra, ont infligé des sanctions économiques et financières au Mali (fermeture des frontières aériennes et terrestres, gel des avoirs de l’État malien et des entreprises publiques et parapubliques dans les banques commerciales des pays de la CEDEAO, etc.). Dans cette interview en date du vendredi 14 janvier 2022, l’économiste burkinabè Idrissa Ouédraogo tire la sonnette d’alarme sur les conséquences économiques et sécuritaires de cet embargo pour le Mali et les pays voisins.

Lefaso.net : Les États membres de la CEDEAO ont infligé toute une panoplie de sanctions économiques et financières au Mali. Comprenez-vous de telles mesures de la part de l’organisation sous-régionale ?

Pr Idrissa Ouédraogo : Ce à quoi nous assistons ici, est un jeu de rôle. La CEDEAO est dans une posture de régulateur visant à garantir le respect d’un pacte communautaire signé par les quinze pays membres de la communauté dont le Mali. Les autorités maliennes quant à elles, estiment qu’il est de leur droit et devoir de défendre les intérêts du pays et ceux du peuple malien. Pour cela, elles sont enclines à braver toute adversité et à se dresser devant quiconque tenterait de les empêcher de réaliser la mission qu’elles se sont assignée.

Pour la CEDEAO, le Mali se doit non seulement de se conformer aux textes de l’organisation sous-régionale, mais aussi et surtout de respecter la promesse faite d’organiser des élections libres et transparentes en février 2022. Avec l’annonce d’une transition d’une durée de cinq ans, la CEDEAO trouve une légitimité de sanctionner le Mali de la manière la plus forte.

Ce qui est plutôt gênant dans ce jeu, c’est l’argument de la démocratie et du respect de la bonne gouvernance et d’un retour rapide à l’ordre constitutionnel qui est avancé à tout vent pour justifier ces sanctions, alors que les chantres de cette argumentation ne sont pas des exemples en la matière. Du reste, qu’est-ce que c’est que la démocratie pour qu’on la ballotte tant et qu’on l’utilise à tout bout de champ pour poser des actes parfois aux antipodes de la bonne gouvernance et de la démocratie ?

La démocratie, dans son expression la plus simple, est l’exercice du pouvoir par le peuple à travers ceux de ses enfants qu’il a librement choisis pour le diriger. La démocratie est un long processus qui se construit sur la base d’un consensus librement acquis et partagé par les membres de la communauté à laquelle elle s’applique. Ce n’est pas un concept conçu et parachuté comme cela semble l’être dans nos pays.

Si la démocratie est l’expression du peuple, alors qu’on laisse les Maliens discuter entre eux ; qu’on les laisse faire leur choix et ensuite s’ouvrir aux autres peuples pour des discussions fructueuses dans le cadre du vivre-en-bon-voisinage. Il est vrai que la junte actuellement au pouvoir au Mali a pris les rênes du pouvoir par un coup de force, mais il se trouve que, selon toute vraisemblance, elle a, par la suite, été adoubée par son peuple.

Il aurait fallu alors, à mon sens, que la CEDEAO prenne le temps nécessaire pour mieux comprendre la singularité de cette situation et engager des discussions autour des propositions faites par les autorités maliennes qui semblent être ouvertes à cette éventualité. Je conviens que cinq ans ou même quatre ans pour une transition paraissent longs. Mais cela se discute au lieu d’engager un bras de fer. Surtout que certaines de ces sanctions n’ont pas de base légale.

De telles sanctions ne sont-elles pas sévères pour les populations maliennes ?

Oui, en dépit des déclarations des partisans de ces sanctions, elles me paraissent très sévères pour le peuple malien. Il est vrai que la fermeture des frontières entre le Mali et les États membres de la CEDEAO et la suspension des transactions avec Bamako ne concerne pas les produits médicaux et de première nécessité, les produits pétroliers et l’électricité. Ce qui est en soit une bonne chose.

Notons cependant que ces exceptions auront des effets favorables de courte durée. Pour consommer ces biens exemptés, il faut avoir des ressources pour les acheter. Or, la batterie de sanctions inclut le gel des avoirs maliens au sein de la Banque centrale des États d’Afrique de l’Ouest (BCEAO), la coupure des aides financières, le gel des actifs et les avoirs de la République du Mali dans toutes les banques centrales des pays membres de la CEDEAO, le gel des avoirs du gouvernement et des entreprises d’État maliens dans toutes les banques commerciales de la CEDEAO. C’est une asphyxie financière de l’Etat qui est ici programmée.

Tout le monde sait que dans des pays comme les nôtres, l’Etat est prédominant dans la distribution de revenus. Il est le premier employeur ; il est aussi l’un des principaux pourvoyeurs de revenus au secteur privé notamment, à travers les marchés publics. Si un tel Etat est privé de ressources, c’est tous ceux qui sont dépendants des ressources de l’Etat qui se retrouvent sans revenus. Cela pourrait arriver si la situation perdure. Dans ce cas, ce sont les populations qui en pâtiront en premier lieu. De plus, les ressources venant de la diaspora malienne ne pourront pas être transférées à travers les circuits formels.

Le Mali peut-il se référer à l’exemple de pays ayant connu une telle sanction et, le cas échéant, comment peut-il s’en servir pour faire face à la situation ?

Il est très difficile de dire que le Mali peut s’inspirer de stratégies de résistance mises en œuvre dans des pays ayant connu des situations similaires, car chaque situation est singulière et a ses spécificités. Il est vrai que les pays qui ont connu de telles situations ont adopté des attitudes de résistance pour parer aux affres des sanctions.

On cite souvent le cas emblématique de Cuba qui fait face à l’embargo économique, commercial et financier imposé par les Etats-Unis depuis le 3 février 1962. On cite aussi le cas de l’Iran qui fait de manière récurrente face à ce type de sanctions. Dans la sous-région, on pourra retenir le cas de la Guinée Conakry qui, en 1958, a été mise au ban des nations par la France, suite à son refus de siéger dans la Communauté franco-africaine proposée par le général de Gaulle.

Ces pays ont, pour chacun d’entre eux, adopté des stratégies de contournement des sanctions qui ont donné des résultats pas toujours faciles à supporter par les populations. Notons que très souvent, ces stratégies de contournement ont été menées avec l’appui des populations et d’Etats amis. Les pays du bloc de l’Est, avec l’Union soviétique en tête, et la Chine ensuite ont très souvent été les têtes de proue de l’appui à ces résistances. La Guinée a, en plus, bénéficié d’une bienveillante solidarité panafricaine.

Oui, le Mali pourra certainement développer une stratégie s’inspirant de ces pays, mais il faut qu’elle fonde cette stratégie sur les particularités du pays et sur les éléments factuels disponibles.

Pensez-vous que la junte puisse réellement résister à la situation ?

A regarder ce qui se passe autour de la question des sanctions à l’égard du Mali, on peut être tenté de croire que le Mali a les ressorts nécessaires pour rebondir et résister à la situation. Le peuple malien semble être debout derrière ses dirigeants ; dans la plupart des pays de la sous-région, les peuples semblent être rangés du côté des Maliens. Certains pays ont exprimé leur disponibilité à appuyer le Mali ou, tout au moins, à l’aider à contourner l’embargo. Mais, est-ce suffisant pour tenir longtemps devant des chefs d’Etat qui sont très décidés à faire rentrer les brebis égarées dans l’enclos, avec l’appui insidieux des maîtres d’hier qui sont toujours ceux d’aujourd’hui ?

En réalité, c’est une lutte de survie pour nos chefs d’Etat. Si la junte malienne réussit son coup (pour parler en français facile), cela pourrait faire tache d’huile et inspirer des militaires dans les autres pays. Les chefs d’Etat redoutent fortement une telle éventualité. Les inspirateurs de l’ombre de l’attitude ferme de la CEDEAO ont, eux aussi, beaucoup à perdre si les directions de nos Etats sont prises en main par des personnalités qui expriment ouvertement leurs velléités d’indépendance vis-à-vis de l’Occident.

Quels peuvent être les risques encourus dans ce bras de fer, non seulement pour le Mali, mais aussi pour la CEDEAO ?

Ce bras de fer n’est profitable à personne. Tout au contraire, il va exacerber les antagonismes dans la sous-région et revigorer le terrorisme. Voyez-vous, la fermeture des frontières va favoriser les trafics de tout genre. Des pistes parallèles seront ouvertes pour faire passer les marchandises et ce, très certainement, avec l’appui des groupes terroristes et des bandits armés. Les trafiquants sont très ingénieux dans ce type d’activité. Ces trafics seront très certainement l’occasion de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme. Et là, ce n’est pas que le Mali qui est concerné, c’est toute la sous-région.

De telles sanctions, que le gouvernement malien a jugées « illégales et inhumaines », ont sans doute des impacts économiques. Que peuvent être ces impacts, d’une part pour l’économie malienne et, d’autre part, pour celles des autres pays membres de la CEDEAO ?

Comme nous le savons tous, le Mali est un pays enclavé, sans littoral, qui entretient d’importantes relations commerciales avec les pays voisins. Il se sert des ports d’Abidjan, de Dakar, de Tema, de Lomé et de Cotonou comme ports d’entrée. Entre autres itinéraires, le Mali se sert du territoire burkinabè pour acheminer ses marchandises sur son territoire. Dans de telles conditions, il est loisible d’admettre que les sanctions décrétées par les chefs d’Etat de la CEDEAO contre la junte malienne auront de fortes conséquences non seulement pour le Mali, mais aussi pour les autres pays de la communauté, tout particulièrement ceux dont les échanges sont florissants avec ce pays.

Il est bien évident que le Mali sera économiquement très éprouvé par les sanctions adoptées. Ces mesures vont saper les bases de son système économique qui repose essentiellement sur le secteur primaire (38% du PIB) et le secteur tertiaire (37% du PIB). C’est un pays qui compte aussi sur l’extraction minière pour soutenir sa croissance.

Il se trouve que les sanctions adoptées concernent aussi les transactions sur les intrants du secteur agricole (engrais et autres produits de soutien de l’agriculture et de l’élevage) qui sont souvent importés. Les produits manufacturiers qui alimentent le commerce sont très souvent des produits d’importation qui sont frappés par l’embargo. Retenons aussi que l’exportation de l’or représente 10% du PIB du Mali. Ce produit est aussi touché par l’embargo.

Pour les effets sur les autres pays de la sous-région, notons que le Mali est le premier client commercial du Sénégal. Les exportations du Sénégal vers le Mali représentent 21% de ses exportations. La Côte d’Ivoire exporte vers le Mali des véhicules neufs ou d’occasion en provenance d’Europe ou d’Asie et des produits manufacturés. Toutes ces marchandises ne pourront plus entrer au Mali et constitueront des manques à gagner pour la Côte d’Ivoire. De son côté, le Mali exporte vers les pays de la sous-région du bétail à viande, entre autres.

Le Burkina vivra certainement les mêmes expériences que le Sénégal et la Côte d’Ivoire dans ses relations commerciales avec le Mali. L’effet le plus palpable dans l’immédiat pour le Burkina Faso sera certainement la baisse du trafic routier entre les deux pays.

Sur un plan plus global, il faut craindre qu’après la crise, l’on observe un effet de détournement du commerce au profit des pays non membres de la CEDEAO et voisins du Mali, comme l’Algérie et la Mauritanie. La Mali va certainement se tourner vers ces deux pays, en même temps que la Guinée, pour s’approvisionner en biens et services. Les liens qui vont se tisser pourraient survivre à la crise et constituer un manque à gagner permanent pour des pays tels que la Côte d’Ivoire, le Sénégal et le Burkina Faso qui, traditionnellement, commerçaient avec le Mali.

Le Burkina Faso, voisin immédiat du Mali, est dans un contexte particulier d’insécurité avec pour conséquences des milliers de déplacés internes. Encourt-il des risques particuliers dans cet isolement du Mali ?

Mais oui, il est évident que dans tout cet imbroglio, le Burkina Faso risque de payer le plus gros tribut. Le risque sécuritaire est le premier facteur à considérer, étant donné que les frontières que ces deux pays ont en commun sont immenses et poreuses. Et du reste, l’essentiel de ces frontières est sous contrôle des groupes armés terroristes.

La suspension des transactions entre les deux pays va augmenter la contrebande (comme je l’ai dit plus haut). Les voies officielles seront délaissées au profit de circuits parallèles avec un commerce clandestin florissant. Ces activités constitueront une source importante de ressources pour les groupes terroristes qui seront de fait au centre de ce commerce parallèle. Nous risquons alors de voir un développement plus accru des attaques terroristes provenant du côté malien.

Nous avons observé ces derniers temps des incursions de plus en plus appuyés des terroristes à différents endroits du territoire burkinabè. Cela risque de s’exacerber si les sources de financement du terrorisme s’accroissent. Et, si nous n’y prenons garde, le Burkina Faso sera le sanctuaire du terrorisme de la sous-région.

Interview réalisée par Dofinitta Augustin Khan
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 15 janvier à 22:25, par zach En réponse à : Sanctions de la CEDEAO contre le Mali : « Le Burkina Faso risque de payer le plus gros tribut », prévient Idrissa Ouédraogo

    Je n’ai pas besoin de lire ca... Le BF n’a pas de tete pensante... je veux dire ecrire un plan sur papier et veuiller que ca arrive ! Chez nous, JAMAIS ! POURQUOI ?

    KAGAME PENSE !!!!!!!!!! Allez-lui demander alors qu’iil est venu a deux reprises au BF !!!!!!!!!!!!

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  • Le 15 janvier à 22:38, par Zoumba En réponse à : Sanctions de la CEDEAO contre le Mali : « Le Burkina Faso risque de payer le plus gros tribut », prévient Idrissa Ouédraogo

    Merci pour cette interview.
    Le président RMCK était -il conscient de tous ces aspects avant d’avaliser une décision qui ferait souffrir son pays déjà empêtré dans le bourbier du terrorisme ?
    pour sanctionner le Mali était -il nécessaire d’augmenter la souffrance du peuple burkinabé ?

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  • Le 16 janvier à 09:10, par Dedegueba Sanon En réponse à : Sanctions de la CEDEAO contre le Mali : « Le Burkina Faso risque de payer le plus gros tribut », prévient Idrissa Ouédraogo

    Analyse plutôt "tiède", actuellement, Professeur, il ne faut plus être dans "le diplomatiquement correcte". Appelons un chat, un chat. La CDEAO a trahi son peuple en étant l’organisme de répression de la France comme le menaçait, la ministre française des armées.La France et sa queue de l’UE ne veulent pas de concurrence russe au Mali. Tous, ne nous faisons pas d’illusions, lorgnent le sous-sol malien. Ce que nous chefs d’états de la CDEAO ont fait au maliens et en filigrane à nous tous, c’est une méchanceté assimilable à la sorcellerie. Et ça nous rappelle l’époque où des souverains africains vendaient leurs peuples aux négriers occidentaux... Prof vous êtes un intellectuel de valeur, n’y a t’il pas vraiment moyen de trouver une stratégie de contrer cette France qui nous contrôle avec sa monnaie qu’elle nous impose depuis plus de 60 ans ? Peut-être devrions nous nous préparer à une vraie guerre de libération ? D’ailleurs cette histoire de terrorisme n’en est pas vraiment loin, il faut juste bien identifier qui est vraiment notre ennemi.

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  • Le 16 janvier à 09:41, par SOME En réponse à : Sanctions de la CEDEAO contre le Mali : « Le Burkina Faso risque de payer le plus gros tribut », prévient Idrissa Ouédraogo

    Félicitations belle analyse de la situation ! C’est tellement évident ce que vous dites. Vous adoptez le langage prudent de l’analyse mais comprenons tous que la 2e victime dans cette affaire est le Burkina. Et la prochaine victime des terroristes. Après l’assassinat de idris Deby grand protecteur du Burkina par procuration, j’avais prédit de sales jours pour le Burkina. Roch croit se protéger en allant s’applaventrir devant les diktats de la France que Bazoum est venu lui transmettre de vive voix à Ouagadougou.
    Cette situation nous a démontré la tare fondamentale de l’élite et des panafricanistes burkinabe. Nous venons de démontrer comment et pourquoi Thomas sankara s’est retrouvé seul à pédaler pour monter la pente. Nous sommes en train de parachever l’assassinat et la destruction finale de l’œuvre de sankara. Nous peuple du Burkina sommes les complices de notre plein gré car nous restons à bavarder, à crier « sankara ceci, sankara digne fils, panafriste, etc » et laissons faire les apatrides qui nous ramènent nous esclavagiser pour les prochains siècles.

    Le valeureux peuple du Mali a enseigné au peuple burkinabe ce que c’est le sankarisme. Nous devrions avoir le minimum de dignité pour nous lever et soutenir la courageuse lutte du peuple malien. Les burkinabe devraient être les 1ers à manifester leur désapprobation contre leur président d’abord et contre là CEDEAO. J’ai honte aujourd’hui pour les burkinabe pour leur silence complice. Comme ils ont conservé un immobilisme approbateur a l’assassinat de Thomas sankara le 15 oct 87 et ont accompagné Blaise compaore dans la destruction du pays. Aujourd’hui nous accompagnons Roch dans ses choix manifestement destructeurs pour le pays. La prochaine victime sera incontestablement le Burkina Faso et ça viendra de toutes parts : Europe, terroristes, opposition interne, chacun réactivant sa 5e colonne jusque là tapie a attendre les ordres. Eddie comboigo a fait des essais et sait comment se réajuster et sera le fédérateur dans la guerre civile qui vient.

    Roch par son manque de courage et de volonté politique en paiera le prix. Ce ne sont pas ses gesticulations et accusations qui le sauveront. Bien au contraire : c’est le signe du début de sa fin. Il détenait les clés de cette situation au Mali et il a choisi la mauvaise voie contre son peuple, contre l’Afrique en niant comment il est arrivé au pouvoir. Il en porte l’entière responsabilité.

    lefasonet publiez ou ne publiez pas, j’en ai maintenant l’habitude. Je ne cache pas mes opinions, ni mon identité, ni quoi que ce soit. C’est maintenant que nous traçons notre voie pour nos enfants et générations futures, pour l’avenir de l’Afrique et pour une autre humanité. Prenons nos responsabilités :
    « L’esclave qui n’est pas capable d’assumer sa révolte
    ne mérite pas que l’on s’apitoie sur son sort. Il répondra seul de ses actes, seul de son malheur, s’il se fait des illusions sur la condescendance suspecte d’un maître qui prétend l’affranchir. Seule la lutte libère »
    Thomas sankara
    SOME

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  • Le 16 janvier à 10:21, par Le syndicat des nuls En réponse à : Sanctions de la CEDEAO contre le Mali : « Le Burkina Faso risque de payer le plus gros tribut », prévient Idrissa Ouédraogo

    Le Burkina est le premier perdant. 1000 km avec le Mali. Regardez bien nous avons trois régions où tout nous échappe et c’est bien L’EST, le centre nord et le nord. Ces trois régions plus le centre est sont en même temps des régions de fraude où tout passe.
    Regardez la suite d’une décision immature. Le syndicat devait bien tenir compte des intérêts de chaque pays. Des intérêts qu’ils connaissent et défendent mal. Le Mali appartient aux maliens. Ils n’ont qu’à se parler entre eux.
    Est-ce que ADO est habilité à prendre une telle sanction
    Maquis Sale qui est venu défendre diendere et sa bande est ce qu’il est habilité à prendre une telle sanction ?

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  • Le 16 janvier à 11:27, par Jonassan En réponse à : Sanctions de la CEDEAO contre le Mali : « Le Burkina Faso risque de payer le plus gros tribut », prévient Idrissa Ouédraogo

    Le sujet étant l’utilisation de l’économique pour l’assise du politique il est évident que l’analyse du professeur ne soit pas tranchante. Le problème de l’Afrique c’est la recherche permanente d’un berger. Quand j’ai lu les menaces de la Russie, aux environs des rencontres onusiennes, aux Etats membres de la CEDEAO j’ai compris que l’Afrique surtout francophone est perdue. Est-ce parce qu’on en a marre de la France qu’il faut accepter cette méprise ? Nous c’est wēnd n’a yĩs yongr linguē (Que Dieu aide la souris à sortir de la gargoulette où elle s’est jetée).

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  • Le 17 janvier à 00:33, par Vérité Indiscutable En réponse à : Sanctions de la CEDEAO contre le Mali : « Le Burkina Faso risque de payer le plus gros tribut », prévient Idrissa Ouédraogo

    Si le Burkina perd, c’est très bien. Comme ça on pourra sortir pour chasser notre Président-bourreau du pays.
    C’est pas compliqué.
    Comme il y a des gens qui refusent de se servir de leurs cerveaux pour le bien de leur peuple, il faut que le peuple se serve de sa puissance pour les chasser et très vigoureusement. Ça y va de notre survie dans ce monde de jungle.

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  • Le 17 janvier à 00:42, par Inoussa KINDO En réponse à : Sanctions de la CEDEAO contre le Mali : « Le Burkina Faso risque de payer le plus gros tribut », prévient Idrissa Ouédraogo

    Belle analyse ! Je me rends compte qu’aujourd’hui tous les chefs d’État de la zone CEDEAO sont vieux en âge et très peu expérimenté en terme de stratégie de bonnes gouvernance. Si les peuples n’y prennent garde, ils sont capables de nous vendre à vil prix au profit de leur propre intérêt. Aussi, ils confondent l’intérêt de leur nation respective , l’avenir de leur pays avec les propres intérêts. S’il y a un système qui mette le développement de nos pays en retard, c’est la démocratie. Cette démocratie n’a jamais contribuer à garantir la paix, ni le développement socioéconomique en Afrique.
    C’est pourquoi dans la plupart des pays africains, si cette démocratie n’est pas précédée par un coup d’état, elle est succédée par coup d’état ou soulèvement populaire.
    Les chefs doivent se réveiller pendant qu’il est temps.
    Si le peuple malien aime leur président où est le problème ? Les textes qui soutiennent qu’une transition ne doit pas excéder 1an ont été écrits par des individus suites à des leçons tirées ou en fonction des contextes bien déterminés.
    Je partage la position du diplôme Russe "les élections au Mali doivent dépendre du contexte où de la situation du pays ; problèmes africains, solutions Africaines".

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  • Le 17 janvier à 11:17, par Article 37 En réponse à : Sanctions de la CEDEAO contre le Mali : « Le Burkina Faso risque de payer le plus gros tribut », prévient Idrissa Ouédraogo

    Le Burkina ne payera rien. Ce sont les intellectuels qui ne rendent pas service à nos pays. Ils savent bien de choses, mais ne s’engagent jamais. Ils s’alignent timidement derrière la masse populaire mais n’agissent pas. Pourquoi les intellectuels ne réussissent pas dans les affaires ? Ils sont laissé leur place aux non intello qui acceptent de prendre des risques et leur font appel souvent pour les consulter simplement.
    Les sanctions n’irons pas loin, tout le monde le sait. Tout le monde sait que la Mali ne va pas quitter le franc CFA, et tout le monde sait la crise sécuritaire ne touche pas que le Mali.
    Mais une transition de 5 ans s’appelle mandat.
    Que chaque homme de 25 ans acceptent de donner un mois de travail, en argent ou en engagement sur le front et nous verrons réellement un recul de la crise sécuritaire. Soutenons nos FDS et laissons les débats trop intellectuels pour nous autres qui n’avons dépasser la troisème.

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  • Le 17 janvier à 14:50, par Paul En réponse à : Sanctions de la CEDEAO contre le Mali : « Le Burkina Faso risque de payer le plus gros tribut », prévient Idrissa Ouédraogo

    Le trafic en tout genre existe depuis des années via le Burkina-Mali. Il existait du temps de Blaise Compaoré avec le trafic des cigarettes avec le petit président, négociations pour libérer des otages occidentaux, trafic de drogue, etc. Aujourd’hui, les groupes terroristes contrôlent des pans entiers de la circulation des biens et marchandises entre nos pays. C’est avec cet argent qu’ils continuent d’avoir de l’argent pour enrôler des jeunes et avoir des armes. Les sanctions de la CEDEAO ne vont rien changer car les frontières étaient fermées à cause du COVID ! Enfin, n’oublions pas que nos frontières sont de véritable passoires avec l’importation frauduleuse de pesticides illicites, de médicaments de rue, de chinoiserie en tout genre, etc.

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  • Le 17 janvier à 15:21, par Hum En réponse à : Sanctions de la CEDEAO contre le Mali : « Le Burkina Faso risque de payer le plus gros tribut », prévient Idrissa Ouédraogo

    Prof
    L’exercice est difficile : prendre position et dire la vérité et se faire lyncher médiatiquement où bien écrire pour plaire !
    J’ai arrête de vous lire quand vous avez tenté de définir la démocratie ( je vous comprends , vous êtes plus un économiste) pour conclure que "vraisemblablement la junte est adoubée par le peuple " .Là je vous dis non. Une grande coalition de partis politiques maliens s’oppose à la prolongation de la transition de la junte.
    Sachez que même les partis politiques qui ont participé aux assises nationales de la refondation crient au scandale : lors de ces assises il n’a jamais été question d’une prolongation de la transition de 5 ans et ils ont été surpris de voir un communiqué final évoquant ce délai

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  • Le 17 janvier à 16:00, par Alexio En réponse à : Sanctions de la CEDEAO contre le Mali : « Le Burkina Faso risque de payer le plus gros tribut », prévient Idrissa Ouédraogo

    On a laisser cette maudite France nous manipuler apres tant de sang verse. Depuis 6siecles d esclavage et de colonisation.

    L Etat profond criminel de ce pays ne vit que de l exploitation des 14 pays dits francophones.

    Alors que aucune race francophone n a exister sur notre continent. Nous sommes tous lies a accords coloniaux bidons a l insu de la majorite des peuples d Afrique.

    Ces accords cousus a la mesure de la France pour lui donner carte blanche de s ingerer a nos affaires internes.

    Le monopole de nos economies et ses dictats imposes depuis l Elysee.

    La anarque de cette cooperation francaise est une escroquerie qui ne veut pas dire son nom.

    Les deux derniers ramparts que l Afrique des libertes devrait se debarasser est le FRANC-CFA et le demantelement des armees francaises en Afrique qui sont devenues des armees d occupation.

    Quelle horreur pour notre Afrique sous surveillance deåpuis la pseudo-independance de 1960 pour la plupart de nos etats.

    Pas de doute que la France et ADO l illegal president ivoirien qui sont a la manoeuvre.

    La politique francaise de Macron est une continuation de la FRANCE A FRIC qui tire a sa fin. Car la longueur de la vie d un produit est limite.

    CELA REQUIERT UNE INNOVATION RADICALE.

    Rejeter par la jeunesse africaine, victime de cette politique absolete qui rime plus avec leur temps ou tout ce sait dans les reseaux sosiaux, apartir d un petit clic sur le clavier de son ordinateur mobile ou stationnaire.

    Les sanctions contre le Mali decoule du faillite de l aemee francaise sur ce pays. Dont la jouer double jeux. Et fut vomit par les Maliens.

    POur la ver sa face, elle contra attaque sous couvert de la CEDEAO.

    De deux pierres deux coups. elle aussi echouer au Sahel. Mali, mais pour sa geostrategie dans la raison. Modibo Keita l avait predit avant de mourrir.

    Lhistoire lui ait donner raison aujourdhui. La France est parti par la grande porte et revenir par la fenetre au Mali.

    Un pays destabiliser par le terrorisme ne peut pas faire des elections. La preuve est que le malheureux perdant des elections presidentielles mot le defiunt IBK fut pris en otage par les terroristes dont beaucoup de malien soupconnait la France.

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  • Le 17 janvier à 23:04, par Passakziri En réponse à : Sanctions de la CEDEAO contre le Mali : « Le Burkina Faso risque de payer le plus gros tribut », prévient Idrissa Ouédraogo

    Puisque mon premier commentaire de ce matin ne fut pas publier , je reviens pour resumer en disant que le Prof n’a pas ressu à surpasser ses convictions personnelles pour nous livrer un point de vue logique. L#introduction en elle seule suffit pour comprendre qu’on ira nulle part.
    Moi je ne suis pas économiste , mais logiquement quand une zone ( toute la frontière Malo-burkinabé ) est quasiment controllée par les terroristes, vous pensez que les camions qui y circulent pour rejoindre le mali ne les ravitaille pas et servent l’economie burkinabè ? Au contraire ! Un policier, un gendarme qui est capable de racketer 1000 F à une personne en règle, n’hésitera pas à fermer les yeux à celui qui peux lui tendre plus que ca pour passer. C#est ca la triste réalité. Donc je ne vois pas en quoi le burkina va payer le plus gros tribut. Vous parlez comme si le Burkina se ravitaillait à partir de l’algerie ou du sénégal en passant par le Mali ? C’est pas suffisant venant d’un Prof. Vraiment dommage. que l#intellectuel burkinabè soit reduit à un suiviste des humeurs du temps .

    Passakziri

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