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Soumane Touré : la présidentielle pour mieux préparer les élections locales

Accueil > Actualités > DOSSIERS > Présidentielle 2005 > Les candidats déclarés > Soumane Touré • • vendredi 11 novembre 2005 à 08h30min

Le candidat du PAI, Soumane TOURE, ne compte pas faire de la figuration à cette élection présidentielle. Il veut jouer les premiers rôles, c’est pourquoi rien n’a été négligé par son état-major pour convaincre le maximum d’électeurs lors de cette campagne électorale. Seulement arrivera-t-il à ses fins ? Son comportement sur le terrain est-il compatible à l’esprit de cette campagne présidentielle ?

Le PAI et son syndicaliste de candidat, Soumane TOURE, ne sont pas donnés favoris à cette compétition électorale. D’ailleurs les deux rapports du sondage du CGD ne sont pas reluisants pour eux. Qu’à cela ne tienne le PAI veut se présenter comme un outsider sérieux au candidat sortant du CDP Blaise COMPAORE. Selon le candidat Soumane, même s’il s’est présenté à ce scrutin pour clarifier la question de la direction du PAI, il n’en demeure pas moins qu’il a toutes les chances de remporter la partie.

Au cours de ses différentes rencontres avec ses militants dans les contrées du pays, il ne manque pas de présenter son programme de gouvernement qui s’articule autour de dix priorités. Mais ce que le candidat propose et qui est nouveau selon lui eh bien, c’est la bonne gouvernance qu’il compte ériger en système de gouvernement au Burkina Faso et ancrer ce réflexe dans l’habitude des citoyens.

Si M. TOURE n’oublie pas à chacune de ses sorties de présenter son programme, il faut reconnaître qu’il s’en prend volontiers au régime en place à qui il attribue tous les maux de notre société. Compétition électorale oblige. Toutefois l’homme comme à son habitude n’a pas sa langue dans sa poche à telle enseigne que dans ces critiques acerbes contre le régime en place il ne manque pas de tenir des propos à la limite de l’acceptable.

Les Forces du candidat

Qui veut aller loin, ménage sa monture dit-on. Au PAI on semble avoir bien compris ce dicton. En réalité au-delà de ce scrutin du 13 novembre prochain, le parti prépare en filigrane les élections locales de 2006 où il compte faire un véritable carton. C’est pourquoi sur le terrain, un travail de fourmi est en train d’être mené par tous les militants et cela pourrait déjà donner des fruits au soir de cette élection présidentielle.

A cela il faut ajouter le travail remarquable abattu par ses deux ministres dans le précédent gouvernement de YONLI, ce qui pourrait attirer des avantages surtout dans cette période au parti. Sans tambour ni trompette, le PAI est en train de bâtir quelque chose de solide sur le terrain, ce qui pourrait lui valoir de beaux lauriers au cours des différentes consultations à venir. Cependant il faut reconnaître malgré tout que le parti est confronté à certaines difficultés qui peuvent aussi jouer en sa défaveur.

Les faiblesses du candidat du PAI

Le PAI est confronté depuis plusieurs années, à une crise majeure sans précédent : la bataille qui fait rage entre Soumane TOURE et Philippe OUEDRAOGO. Conséquence, le parti est en face d’un bicephalisme au niveau de sa direction où chacun revendique la paternité.

Quoi qu’on dise cette attitude de ses dirigeants disperse les militants et chaque camp part avec ses supporteurs. Cet imbroglio politico-juridique qui oppose les deux patrons du parti, a encore été mis au goût du jour lors de cette présidentielle. En effet, Philippe OUEDRAOGO a demandé à la Cour constitutionnelle d’annuler purement et simplement la candidature de son ami, Soumane TOURE.

Mais il n’a pas été suivi dans sa requête par la Cour constitutionnelle.
Autre problème et pas des moindres, le nerf de la guerre. En effet, à l’instar de beaucoup de partis d’opposition, le PAI est confronté à un manque criant de moyen, ce qui limite énormément ses actions sur le terrain. A cela il faut ajouter la représentativité du parti sur toute l’étendue du territoire nationale ou encore l’impossibilité du candidat Soumane TOURE de sillonner toutes les 45 provinces du pays lors de cette campagne présidentielle pour véhiculer son message et se faire mieux connaître.

Quoi qu’on dise, le scrutin du 13 novembre 2005 représente pour le PAI et son candidat un test grandeur nature, même si l’issue de cette consultation ne lui est pas favorable, il n’aura pas à rougir, seulement il a besoin de ce genre d’exercice pour gagner en notoriété et se positionner plus tard comme un opposant redoutable. Peut-être le vrai challenge pour lui pour cette élection sera d’améliorer son score par rapport au sondage du CDG et l’utiliser aussi comme tremplin pour réussir les élections locales à venir.o

L’Opinion

P.-S.

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