Maison de la parole à Bobo : De nouvelles perspectives en 2014

jeudi 17 avril 2014 à 00h12min

Faire le point des activités menées en 2013, démontrer une fois de plus l’importance de l’oralité dans nos sociétés africaines, présenter les perspectives pour 2014… tels sont les points abordés à la conférence de presse animée par Hassane Kouyaté et son staff de l’association Maison de la parole. Pendant plus d’une heure trente minutes, ils ont éclairé les hommes de médias sur plusieurs zones d’ombres de l’oralité.

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Maison de la parole à Bobo : De nouvelles perspectives en 2014

Le festival Yeleen est pour l’instant l’activité « phare » de la Maison de la parole. Il a lieu chaque année (fin décembre). Espace de promotion de l’oralité et du conte, il réunit des centaines de festivaliers africains, européens, américains… Le seul et l’unique festival sur le conte dans la sous-région. Les bénéfices financiers, à en croire Hassane K. Kouyaté oscillent entre 200 à 300 euros, soit plus de 130 millions de francs CFA. Yeleen n’est pourtant pas la seule manifestation de la maison de la parole. En effet, l’objectif du point de presse était justement de présenter les activités réalisées en 2013.

Organisé à Ouagadougou du 19 au 23 décembre 2013, puis du 26 au décembre au 1er janvier 2014, la 17e édition du festival avait pour thème : « Raconte-moi chez toi », au cours duquel 7 pays africains ont présenté des créations artistiques, en plus de la France, la Belgique et de la Suisse. Sans étayer plus les détails du festival, le secrétaire général de la maison de la parole Charles Sidibé a informé les journalistes de la tenue d’une caravane de conte qui a parcouru les pays comme le Burkina, le Niger, le Mali. Et le souhait aujourd’hui des organisateurs, c’est de pouvoir étendre l’itinéraire à tous les pays de l’UEMOA.

En plus du festival, la 4e édition du Salon du livre de la jeunesse et de la littérature orale de Bobo-Dioulasso (SILLOB) a aussi tenu le pari sous la thématique « Rôle et place de la place dans l’éducation des enfants ». Ces activités, à en croire Abdoulaye Honoré Ouattara, coordinateur du Salon, ont débuté depuis novembre 2013 avec des concours de contes à l’endroit des élèves du primaire mais aussi du secondaire. « Nous avons également organisé des expositions de livres, de conférences dans les écoles, les collèges et lycées animées par d’éminents personnalités », indique-t-il.

« Conter le développement », un projet porteur

En collaboration avec la compagnie Naforo-ba de la Côte d’Ivoire, la Maison de la parole a organisé un colloque international sur la tradition orale qui entre dans le cadre du projet « Conter le développement ». L’objectif poursuivi à travers ce projet est, selon M. Kouyaté, de démontrer la contribution du conte dans le développement des Nations africaines. « Afrifogo », membre de la Maison de la parole est une plateforme de l’oralité en Afrique de l’Ouest francophone a également fait l’objet d’échange au cours de la rencontre. Il faut dire que la caravane du conte qui a sillonné le Mali, le Burkina, le Niger du 18 décembre 2013 au 13 janvier 2014 » est une initiative de cette plate-forme de l’oralité « Afrifogo ».

De la continuité avec de nouvelles perspectives

Les responsables de le Maison de la parole nourrissent des ambitions pour cette année 2014. Le festival, le SILLOB, le projet « Conter le développement », Afrifogo… restent pour le moment les activités et projets à réaliser mais avec plus d’innovations. Par exemple, soutient le président, la caravane de conte 2014 pourrait passer en Côte d’Ivoire. Des formations sur différents modules seront organisées à l’endroit des conteurs et autres acteurs culturels. « Le concours de contes du Projet « conter le développement » sera organisé par pays. Le vainqueur de chaque pays prendra part à la phase finale en Côte d’Ivoire », informe Sanou Romaric, administrateur général d’Afrifogo. Des recherches de partenariats avec des institutions internationales comme l’Union africaine, l’UEMOA se poursuivront. Et au niveau national ?, demandent des journalistes. Hassane K. Kouyaté, visiblement remonté, a estimé qu’il « serait bien que le ministère de tutelle, à savoir celui de la culture et du tourisme se réveille enfin ». Il ne s’agit pas, poursuit-il de se morfondre sur le manque de moyens financiers car ce n’est pas seulement le seul moyen d’aide des artistes. La grande ambition des responsables de la Maison de la parole est d’en faire le Centre régional des arts et de la littérature orale.

Bassératou KINDO

Pour le Faso.net

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