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Communication gouvernementale sur le COVID-19 : Le ministre de la communication explique les ratés

Accueil > Actualités > DOSSIERS > Coronavirus • • samedi 16 mai 2020 à 15h00min
Communication gouvernementale sur le COVID-19 : Le ministre de la communication explique les ratés

Depuis le début de la maladie du covid-19, la communication du gouvernement burkinabè dans la gestion de la pandémie a été souvent décrié au regard de certains ratés. Pour appréhender les difficultés de cette communication, Lefaso.net est allé à la rencontre du ministre de la communication et porte-parole du gouvernement, Rémis Fulgance Dandjinou. Un entretien réalisé par email entre le 8 et le 14 mai 2020.

Lefaso.net : La communication gouvernementale autour de la crise sanitaire du Coronavirus est l’objet de beaucoup de critiques ; comment les accueillez-vous ?

Rémis Fulgance Dandjinou (R. F. D.) : Je vous remercie pour l’occasion que vous m’offrez de m’exprimer sur la communication gouvernementale autour de la crise sanitaire de la maladie à Coronavirus. Avant toute chose, je voudrais saluer l’éminent rôle joué par les médias burkinabè, dans leur ensemble, dans la communication sur la Covid-19, à travers les messages d’information et de sensibilisation afin de donner l’information juste à la population pour la prémunir de la maladie.
Sur la communication et même la gestion de cette pandémie, il y a eu effectivement des couacs et des ratés. Les critiques sont donc normales et peuvent, lorsqu’elles sont fondées, participer à améliorer la gestion de cette crise inattendue qui secoue le monde entier.
Il faut juste que nous sachons raison garder et avoir le questionnement pertinent pour ne pas tomber dans un dénigrement systémique de l’action publique.

Entre le ministère de la santé et celui de la communication, on ne sait pas toujours qui fait quoi. Y a-t-il une coordination de la communication ?

R. F. D. : Le ministre de la Santé et celui de la Communication sont complémentaires dans la stratégie de lutte contre la Covid-19 au Burkina Faso. Le ministre de la Santé gère le volet opérationnel de la crise et le ministre de la Communication coordonne la communication, en concertation avec les structures techniques du ministère de la Santé chargés de la gestion de la maladie au quotidien et le Service d’information du gouvernement (SIG). Vous savez bien qu’on ne communique pas sur du néant. Pour ce faire, il faut bien que les techniciens chargés de la gestion de la maladie mettent les éléments d’information à notre disposition afin qu’on puisse organiser leur mise à disposition de nos concitoyens.
C’est en partie, pour répondre à ce besoin d’une meilleure harmonisation de la communication que le Comité national de gestion de la crise de la maladie du COVID-19 a créé un comité sectoriel communication chargé de mettre en œuvre une communication de crise adaptée à la gestion de la pandémie.

Y a-t-il une stratégie de communication ? Quels sont ses principaux axes ?

R. F. D. : Il existe bel bien une stratégie de communication pour faire face à la maladie à Coronavirus. Cette stratégie vise à assurer une communication efficace sur les risques. Elle se décline en des actions médias et des actions hors médias, une communication sur le changement de comportement. L’objectif est d’informer et de sensibiliser, au mieux, les Burkinabè et leurs amis vivant au Burkina Faso sur la maladie et d’arriver à intégrer les bons comportements indispensables pour faire reculer la maladie et réaliser un retour vers une normalisation des activités socio-économiques en réduisant les risques d’une nouvelle flambée des contagions.
C’est ainsi que des visuels et des affiches de sensibilisation ont été conçus, des spots publicitaires (télévisuels et radiophoniques) ont été réalisés, des microprogrammes ont été élaborés, la parole a été donnée à des leaders communautaires et religieux, à des leaders d’opinion, …, en vue de sensibiliser nos concitoyens sur la réalité de l’existence de la Covid-19 et des attitudes à adopter, soit pour éviter la maladie, soit pour savoir se comporter quand on en est malheureusement atteint.

Où en êtes-vous avec sa mise en œuvre ?

R. F. D. : La mise en œuvre de la stratégie de communication contre la Covid-19 se poursuit. Nous pensons que les Burkinabè, dans leur grande majorité, ont pris conscience que la Covid-19 existe bel et bien au Burkina Faso et qu’il faut s’en protéger, en mettant en pratique les messages et conseils diffuser à travers les médias, que nous remercions, encore une fois de plus, pour leur grande contribution à la lutte contre la maladie à Coronavirus. Il reste cependant un important travail à faire, car la communication pour le changement des comportements est essentielle afin d’inscrire durablement et avec une adhésion forte des populations les mesures barrières et le port du masque.

Il est prévu près d’un milliard et demi pour la communication dans le plan de riposte contre la maladie ; à quoi cette somme va servir précisément ?

R. F. D. : D’abord, permettez-moi de faire observer que ce n’est pas de l’argent déposé, à portée de main, dans une cantine, qu’on puise pour faire ce qu’on veut. Il s’agit de fonds à mobiliser pour mener les actions de communication.
Sinon, vous êtes du domaine comme moi, vous savez bien que le milliard et demi de FCFA est même insignifiant pour gérer la communication d’une telle crise.
Je vous ai cité quelques actions plus hautes. La conception des spots, des visuels, des affiches, la réalisation des microprogrammes, des spots (télévisuels et radiophoniques) la location des panneaux publicitaires, la diffusion des différents spots, etc., nécessitent d’énormes ressources financières.
Voilà pourquoi je ne cesse de remercier les médias qui accompagnent énormément le gouvernement dans la communication contre la maladie à Coronavirus.

Les points de presse sur la maladie qui étaient quotidiens sont devenus hebdomadaires avec des communiqués de presse quotidiens ; pensez-vous que cela suffit à étancher la soif d’informations des populations ?

R. F. D. : Nous avons instauré les conférences de presse quotidiennes aux premières heures de la maladie pour donner le maximum d’information à la population, afin de la rassurer. Dans l’évolution de la mise en œuvre de notre stratégie, nous avons estimé qu’il sied de passer à une autre phase, en donnant les informations à travers les communiqués, le long de la semaine, et organiser la conférence de presse du gouvernement, chaque vendredi, pour faire le bilan de la lutte et répondre aux questions des journalistes afin de donner plus d’éclairage à la population. Et cela, sans oublier qu’il y a des occasions au cours desquelles le gouvernement répond aux questions des journalistes sur la maladie, comme lors des points de presse sur le compte-rendu du Conseil des ministres.
Au regard de ce qui précède, nous estimons que les communiqués quotidiens et les autres actions de communication associées permettent d’informer la population.

On a suivi de grosses contradictions entre hauts responsables à propos des voyageurs chinois supposés contaminés, de l’APIVIRINE ou encore du décès de la députée Marie Rose Compaoré ; quelles leçons en avez-vous tirées ?

R. F. D. : Dans la gestion d’une crise, comme celle que nous vivons actuellement, il peut arriver qu’il y ait des difficultés dans la mise en œuvre de certaines actions, des incompréhensions, voire des hésitations, le tout, avec la peur de mal agir. Cela peut entrainer quelques actions fâcheuses.
Mais le plus important, c’est de tirer le meilleur de ces situations pour aller de l’avant, mieux coordonner les actions pour sortir victorieux de la crise que nous vivons. Nous tirons donc des leçons de nos manquements, pour recadrer nos actions dans la lutte contre la Covid-19, afin de permettre à la population de bien se protéger.

La défiance envers la parole des politiques dans cette crise semble s’accroître au point que certaines populations doutent de l’existence de la maladie et disent que c’est "une affaire politique". Comment réagissez-vous ? Que faire pour corriger une telle perception ?

R. F. D. : Vous savez, beaucoup d’histoires ont été entendues sur cette maladie. Au début, il a été dit que c’est une maladie des ministres, des grands, des riches, que c’est pour chercher des financements…
Mais, la vérité, c’est qu’il faut que les Burkinabè sachent que la Covid-19 est une réalité. Que la maladie attrape tout le monde : riches comme pauvres, grands comme petits et des gens qu’on aimait bien en ont perdu la vie.
Il faut donc mettre en pratique les conseils suggérés pour lutter contre la Covid-19 et éviter d’être contaminé.
Nombreux sont les Burkinabè qui font dans la comparaison. Ils veulent voir les malades avant de croire. Je crois que nous devons remercier Dieu de nous avoir épargnés de la situation catastrophique vécue ailleurs.

Ce n’est pas parce que des erreurs surviennent dans la gestion de la maladie ou que des personnes sont en faute qu’il faut tout remettre en cause. N’attendons pas d’être contaminés avant de croire. Faisons-en sorte de ne pas vivre le pire, travaillons à préserver notre pays d’une crise sanitaire comme on le voit dans les pays développés.
Il va falloir que nous travaillions à envoyer le message qu’il faut, de par nos attitudes, notre comportement de tous les jours.

Comme dans toute crise, l’information reste un enjeu capital ; pourtant les médias qui produisent cette information affrontent de grosses difficultés, comme dans d’autres secteurs économiques, et certaines entreprises menacent de fermer. Les mesures annoncées par le président semblent insuffisantes ; que peut faire vraiment le gouvernement ?

R. F. D. : Le gouvernement, avec en premier lieu, SEM le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, sont conscients du rôle capital des médias dans notre pays. Et cela, en temps de paix comme en temps de crise. C’est pourquoi, le Président du Faso, au titre des médias et des entreprises du secteur de la publicité, a décidé comme mesures, l’utilisation de la subvention de l’Etat à la presse privée au titre de l’année 2020 et des crédits disponibles au titre du Fonds d’appui à la presse privée pour accompagner le secteur. De même, il a décidé de la réduction de 50% au titre de l’année 2020, du paiement de la redevance TNT pour les télévisions et des redevances ARCEP pour les organes de presse de radiodiffusion.

Les concertations sont en cours avec les faitières des professionnels des médias et de la publicité, en vue d’opérationnaliser ces mesures. Des rencontres ont déjà eu lieu pour arrêter, de façon concertée, les conditions de mise en œuvre des mesures du Président du Faso, au profit du plus grand nombre d’acteurs, afin d’atténuer les effets de la crise. Vous serez donc très bientôt situés sur les conclusions des échanges.

A ce stade de la lutte contre la maladie, quels messages le ministre de la communication a-t-il à lancer ?

R. F. D. : Je félicite et remercie les médias pour leurs actions de sensibilisation et les appelle à redoubler d’efforts afin que les populations aient des attitudes responsables et que par le respect des mesures de précaution édictées et des restrictions imposées par Monsieur le Président du Faso, elles participent pleinement à l’interruption de la chaîne de transmission communautaire.

J’appelle à la vigilance face au développement et à la profusion des infox (fake news) et à la désinformation qui est très forte, de nos jours, sur les réseaux sociaux.
Pour finir, je réaffirme que la Covid-19 n’est pas une fiction. La maladie existe bel et bien au Burkina Faso. Que chacun se protège, protège sa famille et les autres. Nous devons, chacun, jouer notre partition pour un Burkina Faso de paix et pour un développement soutenu et harmonieux. Cela passe par le respect des mesures barrières et le port du masque ou du cache nez.

Entretien réalisé par Cyriaque Paré et Issouf Ouédraogo
Lefaso.ne
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Vos commentaires

  • Le 15 mai à 20:22, par Diongwale En réponse à : Communication gouvernementale sur le COVID-19 : Le ministre de la communication explique les ratés

    .
    Le ministère de la Santé et celui de la Communication sont complémentaires au point que sur le site d’information du gouvernement, on ne trouve rien sur la Covid 19 !

    Répondre à ce message

  • Le 15 mai à 20:38, par jeunedame seret En réponse à : Communication gouvernementale sur le COVID-19 : Le ministre de la communication explique les ratés

    « Sur la communication et même la gestion de cette pandémie, il y a eu effectivement des couacs et des ratés. » Toi même es un raté. En matière de communication il faut d’avance entendre ce qui n’est pas dit, et connaître les récepteurs avant de publier. Sinon tu sauves l’éthique et le moi dans la manipulation ; mais pas les excuses immédiates. M’ma yééé..!

    Répondre à ce message

  • Le 16 mai à 08:48, par Madi En réponse à : Communication gouvernementale sur le COVID-19 : Le ministre de la communication explique les ratés

    La question que je me pose est la suivante : "le ministère de la santé a t-il une direction de communication (DCPM) ou pas ? parce que c’est une histoire de gros budget, il faut que tous s’enmêlent. C’est lourd comme processus : il faut des rapport, des compte avant que vous communiquez, pourquoi n’est pas laissé la direction de presse ministérielle communiquer ?

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  • Le 16 mai à 10:30, par Manitu En réponse à : Communication gouvernementale sur le COVID-19 : Le ministre de la communication explique les ratés

    Le Burkina Faso est un des rares pays de la CEDEAO à ne pas avoir une plateforme en ligne où ils communiquent les données en temps réel. Pourtant ce n’est pas compliqué à faire. On préfère continuer à faire des conférences de presse comme il y a 20 ans. Ils faut vous adapter à votre temps. Là tout le monde a l’info direct dans son smartphone et les journalistes font leur boulot sans avoir à vous courir après. Et vous aussi vous maitrisez votre communication...

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  • Le 16 mai à 11:20, par Agent Santé En réponse à : Communication gouvernementale sur le COVID-19 : Le ministre de la communication explique les ratés

    Vraiment, cette affaire de la gestion de la pandémie du COVID-19 cache bien des convoitises et d’autres intérêts et visées inavouées . Il s’agit de la gestion d’ une pandémie, donc une affaire qui relève exclusivement des attributions du ministère de la santé du BURKINA FASO . On ne comprend pas cette immixtion outrancière du ministre de la communication, fut-il porte parole du gouvernement et d’autres ministères . Certes, d’autres ministères peuvent venir en appui au ministère de la santé sur certains aspects sur sollicitation du ministère de la santé, mais en aucun cas ils ne peuvent jouer des rôles de premier plan dans la gestion de cette pandémie .
    Montrez -moi un seul pays au monde où dans la gestion de cette pandémie, c’est le ministre de la communication du pays qui parle de cette pandémie . Et puisque nous aimons les comparaisons ,en France c’est la ministre de la santé Mme BUZAIN et plus tard son remplaçant qui parlait au nom du gouvernement français sur pour tout ce qui concerne la pandémie du COVID-19 . Au dessus du ministre de la santé , c’est le premier Ministre Philippe Edouard et le Président Macron qui interviennent pour ce qui concerne les implications socio-économiques de la pandémie . Pour tout ce qui concerne la gestion médicale de la pandémie ,après le ministre de la santé français ,c’était le directeur général de la santé de France qui s’exprimait sur tout ce qui relève de la gestion de la pandémie . Au BURKINA FASO, je crois savoir ,que nous avons bel et bien une direction générale de la santé publique comme en France ,de surcroit dirigée par un des meilleurs épidémiologistes du BURKINA FASO . Est-ce que, c’est parce que l’intéressé porte le même nom de famille que l’ancien ministre de la santé qu’on n’associe pas assez cette direction générale qui est la direction appropriée ? En tous cas ? on ne comprend pas que cette direction générale aie été royalement ignorée dans la gestion de cette pandémie .
    C’est la même chose pour le volet communication . Le ministère de la santé a bel et bien une direction de la communication ou pas ? oui il en a . Pourquoi l’avoir royalement ignoré ?.
    En réalité, lorsqu’on voit tous ces chiffres en milliards pour faire ceci ou cela dans le cadre de la gestion du COVID-19, c’est de la pure arnaque montée par des aigres -fins pour se constituer des trésors financiers . Je vous assure, qu’on a même pas besoin de 200 millions de francs CFA pour mener la campagne de sensibilisation et autres actions d’information des populations sur la pandémie .
    Il faut vraiment, que le président du Faso se décide à ouvrir l’œil et le bon autour de lui, car ça sent trop la pourriture autour de lui .

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  • Le 16 mai à 21:33, par Marcel En réponse à : Communication gouvernementale sur le COVID-19 : Le ministre de la communication explique les ratés

    Vraiment le cas de la maladie nous inquiette beaucoups .la question que je pose est que c’ est la population qui doit se proteger contre la maladie ou bien c’ est le gouvernement qui doit contraint le peuple à se proteger ? Qui n a pas peur de mourir ? Ou bien la population ignore la mort ? Si la maladie ravage comme un epervier ravage des poussins, pourqoi les gens refugent de se proteger ? "Les causes avouées de nos actes se cachent les choses secrets ignorées de nous"

    Répondre à ce message

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