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Un instituteur écrit au président du Faso : « Prêchez par l’exemple et vous aurez votre trêve sociale demandée »

Accueil > Actualités > Opinions • LEFASO.NET • samedi 4 janvier 2020 à 00h15min
Un instituteur écrit au président du Faso : « Prêchez par l’exemple et vous aurez votre trêve sociale demandée »

Dans la lettre ouverte ci-après, Mahamadou Koanda, instituteur principal, s’adresse au président du Faso sur quelques grands sujets de l’heure, notamment la trêve sociale demandée par le chef de l’Etat aux syndicats.

Une sagesse africaine nous enseigne que lorsque tu ne sais pas où tu vas, regarde d’où tu viens. Déboussolé car durement éprouvé et éploré, le peuple burkinabè, au premier chef le chef de l’Etat, doit remonter nécessairement le cours de l’histoire pour reprendre ses repères puis repartir du bon pied. Ainsi, la présente lettre ouverte adressée au Président du Faso, son excellence Roch Marc Christian KABORE, s’inscrit dans la dynamique d’introspection, de rétrospection et de réorientation.
D’entrée en matière, Monsieur le Président, ces conseils précieux de mon père m’ayant permis de tenir jusque-là la route : « Pour avoir une longue et heureuse vie, mon fils, respecte toujours ces trois catégories de personnes que sont le chef, le savant et le sage. » Recevez donc, mon chef suprême, tous mes respects et considérations.

A présent, venons-en à l’essentiel par cet adage de chez nous qui dit que l’oiseau n’a autre chose dans son bec que de la pellicule de raisin. Pour ma part, je ne pourrai m’exprimer, en toute connaissance de cause, que sur des sujets concernant les travailleurs du public tout comme du privé. À la une, la fronde sociale, plus que jamais en ébullition.

Excellence, la fonction de Président du Faso que vous occupez est une tâche noble mais exigeante dont l’accomplissement requiert indubitablement une vision éclairée doublée d’une bonne dose de prévision. Autrement, on tombe dans les précipices. Gouverner, c’est prévoir ; et ne rien prévoir, c’est courir à sa perte nous avertit Emile de Girardin.

Soufflés par le vent de liberté les 30 et 31 octobre 2014, il était prévisible que les burkinabè allaient attendre plus de leurs dirigeants. Comme du lait sur le feu, ils auront toujours l’œil non seulement sur la gouvernance du pays mais aussi sur le partage des fruits de la croissance. C’est un secret de polichinelle de dire, dans un tel contexte, que les travailleurs allaient demander de meilleures conditions de vie et de travail. Il fallait s’y attendre et se préparer conséquemment.

Un homme prévenu en valant deux, la pleine mesure de la situation serait prise et la crise sociale, se profilant à l’horizon, esquivée. Mais hélas, elle a plutôt été suscitée, surchauffée par la fournaise ‘‘du cas par cas’’ qui a donné l’impression que parmi les travailleurs il y’a les uns, les autres et les etcétéra.

Il s’en est malheureusement produit l’effet papillon avec des grèves tous azimuts, des meetings, des sit – in et autres mouvements d’humeur, bref la fin justifie, ici, les moyens. Ce n’était plus une simple question d’amélioration des conditions de vie et de travail mais une question de dignité, d’équité, de justice d’où les récurrentes levées de boucliers des partenaires sociaux. Le tableau s’assombrit de jour en jour, les mouvements sociaux se répandant telle une trainée de poudre sur tous les secteurs d’activité.

Pour la famille enseignante dont je fais partie, l’alibi du nombre est évoqué pour balayer du revers de la main la plateforme revendicative même minimalisée. Il n y’avait plus d’autres choix que d’engager le bras de fer. Deux années scolaires durant, les enseignants sous la férule de la Coordination Nationale des Syndicats de l’Education, ont battu le pavé pour faire courber l’échine au gouvernant.

Après d’âpres luttes, les pauvres n’ont pu arracher qu’un statut dit valorisant. Un statut dans lequel, je cherche vainement la plus-value, la valorisation en ce sens que l’instituteur principal et le conseiller pédagogique itinérant qui seront nommés inspecteurs de l’enseignement du premier degré gardent le statu quo catégorie pour catégorie, échelle pour échelle.

Un titre ronflant alors, une coquille vide car ce n’est qu’après avoir réussi au concours spécial, à eux soumettre, qu’ils pourront devenir des inspecteurs pleins et accéder à la catégorie A1, l’apogée. Pour eux, il n’y a rien de neuf sous le soleil, aucune perspective. Pire encore, sans que ledit statut ne soit adopté, la quasi-totalité des concours professionnels session de 2019 du MENAPLN en son volet primaire fut unilatéralement suspendue.

Monsieur le Président cette attitude vis-à-vis des bâtisseurs de la nation, ceux-là même qui ont la lourde responsabilité de préparer la relève de demain est de mauvais augure. Valérie de Pécresse n’a-t-elle pas dit qu’une société qui n’aime pas ses enseignants est une société qui n’a pas compris le défi de la mondialisation de demain.

L’autre paire de manches, excellence, est cette volonté affichée de généraliser l’IUTS sur les primes et indemnités sous les trente-six raisons d’Arlequin de rétablir l’équilibre entre les travailleurs du privé et du public. Cette mesure annoncée à tout va aux partenaires sociaux risque d’en faire d’un diable deux. La goutte d’eau de trop pourrait faire déborder le vase.

Excellence, dois-je vous rappeler que c’est la légitimité qui fonde la légalité sans quoi l’ancien Président Blaise COMPAORE était en droit de modifier l’article 37 de la constitution. Mais la légitimité ayant fait défaut, celui-ci a été tout simplement congédié au diable vauvert à force de vouloir opérer un passage en force. D’ailleurs, n’est-il pas anachronique de travailler à la prolifération des impôts quand on sait que la plupart des pays voisins comme la Côte d’Ivoire, le Togo et le Bénin ont opté pour l’Impôt Général sur le Revenu des Personnes Physiques (IGRPP).

Le bouquet est que les bruits de couloirs faisaient état, entre temps, de monnayages des audiences à la présidence du Faso, d’établissements de faux ordres de mission par certains agents indélicats et de bisbilles entre les différentes unités de la sécurité présidentielle qui vont jusqu’à se mettre les bâtons dans les roues.
S’il advenait que ces rumeurs sont avérées, permettez-moi Monsieur le Président, je dirai que le poisson pourri par la tête.

Au rebours, la lanterne du véritable détenteur et dépositaire du pouvoir, le peuple, devrait être éclairée. Avant tout ce sont des questions d’intérêt national. Mais hélas, là également, il y a un vide à combler.
Monsieur le Président, l’erreur est humaine, c’est la persévérance dans l’erreur qui est diabolique. Pour ainsi dire, il n’est jamais trop tard pour bien faire pour peu que vous franchissiez le Rubicon.

D’abord, il va falloir travailler à donner un sens à l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 en réduisant le fossé entre les burkinabè de toute catégorie et de tout horizon. La gouvernance au cas par cas qui a montré ses limites doit faire place à une nouvelle forme de gouvernance participative et inclusive ; une gouvernance dans laquelle, les fruits de la croissance sont partagés au prorata des efforts consentis à l’édification de la nation.

Ensuite, à défaut d’aller l’IGRPP, il faut sursoir à cette idée de généralisation de l’IUTS sur les primes et indemnités. Ne dit-on pas que trop d’impôts tuent l’impôt. Celles qu’il convient de presser comme des citrons ce sont ces multinationales étrangères qui pompent à souhait nos richesses naturelles sans pour autant verser leurs quotes-parts. Les miettes à grignoter sur les salaires déjà maigres des travailleurs n’ont rien à envier à ces milliards non recouvrés.

Monsieur le Président, faites payer ceux et celles qui doivent payer, ceux et celles qui nous doivent. Après quoi le manque à gagner sera comblé, ipso facto, par le contribuable burkinabè de nature compréhensible. L’on se rappelle que l’IUTS, aujourd’hui une pomme de discorde, avait été librement consenti par les partenaires sociaux en réponse à l’austérité budgétaire.

Enfin, le respect des engagements pourrait sauver les meubles. La parole est sacrée, elle est une valeur ancestrale cardinale. Aussi, une promesse est une dette. Et on n’en serait là si les agents de santé n’avaient pas été contraints d’entrer en mouvements d’humeurs pour réclamer l’application de la fonction publique hospitalière, si le syndicat autonome des travailleurs de l’information et de la culture ne s’était pas senti trahi dans les pourparlers récemment engagés, si le statut dit valorisant des enseignants prévu pour être adopté deux semaines après sa finalisation avait été fait à bonne date, si, si et si… Le non-respect de la parole donnée est à l’origine de nombreuses crises inutiles. Cela irrite beaucoup les partenaires sociaux qui parlent même souvent de dilatoire.

Monsieur le Président, aucun burkinabè digne de ce nom n’aimerait ternir l’image de son pays encore moins le plonger au creux de la vague.

Tenez -nous tout simplement un langage de vérité et vous serez écouté religieusement. Prêchez par l’exemple et vous aurez votre trêve sociale demandée, à tout bout de champ. La réduction du train de vie de l’Etat et autres mesures fortes annoncées solennellement doivent être une réalité et non une idéalité. La suppression des institutions budgétivores qui grèvent inutilement les caisses de l’Etat pourrait nous donner plus de marches de manœuvre. En l’espèce, notre icône Thomas SANKARA avait osé à l’époque et on en parle toujours aujourd’hui.

Excellence, vous pouvez aussi en faire autant sinon plus car la confiance des insurgés des 30 et 31 octobre 2014 placée en vous est une sorte de carte blanche que vous disposez. Il vous suffit de savoir la jouer pour rentrer dans le panthéon des héros des nationaux. Aussi, n’oubliez pas de temps en temps de secouer le cocotier pour que tombent les loups déguisés en agneaux qui rodent dans les parages pour saboter les efforts de bonne gouvernance.

Sans être une panacée, ces mesures peuvent un tant soit peu dissiper l’orage dans l’air et favoriser l’union sacrée de tous les filles et fils de notre mère patrie. L’union faisant la force, nous pourrons nous libérer de l’étreinte fatale de l’hydre terroriste. Au mieux, elle sera battue à plate couture et empêchée de renaitre de ses propres cendres.

Pour boucler la boucle, je précise qu’en tant qu’enseignant du primaire, j’ai un QI à la moyenne et la plume incertaine. Pour ce faire, excellence, je vous prie de bien vouloir m’excuser des mots éventuellement mal placés et du canal choisi, la voie de presse, pour m’adresser à votre auguste personnalité. Sur ce, je vous quitte sur ces lignes tout en espérant que par la magie des technologies de l’information et de la communication, ma lettre vous parvienne.

Vos commentaires

  • Le 4 janvier à 00:54, par Hamon En réponse à : Un instituteur écrit au président du Faso : « Prêchez par l’exemple et vous aurez votre trêve sociale demandée »

    Belle interpellation de Monsieur Mahamadou Koanda, instituteur principal. J’ai relevé les points saignants de la lettre de Monsieur Mahamadou Koanda avec quelques remarques personnelles, auxquelles je remercie à Fasonet bf de me les accorder :
    « La Côte d’Ivoire, le Togo et le Bénin ont opté pour l’Impôt Général sur le Revenu des Personnes Physiques (IGRPP) », un mauvais exemple parce que ces pays sont des pays côtiers qui ont de grands avantages sur tous les plans pour renflouer leur budget (exploitation de port avec toutes ses dérivés, la pêche, les forêts, le climat doux qui permet une bonne productivité des hommes etc…).

    « En réduisant le fossé entre les burkinabè de toute catégorie et de tout horizon », bien dit, justice sociale oblige.
    « Celles qu’il convient de presser comme des citrons ce sont ces multinationales étrangères qui pompent à souhait nos richesses naturelles sans pour autant verser leurs quotes-parts. Les miettes à grignoter sur les salaires déjà maigres des travailleurs n’ont rien à envier à ces milliards non recouvrés », bien dit encore correspondant à une faiblesse de la gouvernance actuelle.

    « Promesse non tenue », cela est possible à cause de la contingence terroriste
    « Prêchez par l’exemple et vous aurez votre trêve sociale demandée, à tout bout de champ », très juste, Sankara est arrivé parce qu’il donnait l’exemple lui-même. J’ai attrapé la main de Sankara à l’occasion de plantation d’arbres à la forêt de Wagnin sur la route de Tenkodogo lorsqu’il plantait les arbres lui-même.
    « En l’espèce, notre icône Thomas SANKARA avait osé à l’époque et on en parle toujours aujourd’hui », l’exemple de Thomas Sankara encore une fois.

    « Aussi, n’oubliez pas de temps en temps de secouer le cocotier pour que tombent les loups déguisés en agneaux qui rodent dans les parages pour saboter les efforts de bonne gouvernance », oui des saboteurs dans les rangs du pouvoir tels les politiciens vaincus et autres anarchistes.

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  • Le 4 janvier à 11:09, par Kôrô Yamyélé En réponse à : Un instituteur écrit au président du Faso : « Prêchez par l’exemple et vous aurez votre trêve sociale demandée »

    - Mon frère enseignant, tu perds ton temps. RMCK est le president du MPP alors que le MPP a une gouvernance basée sur le mensonge, le populisme, la ruse, l’hypocrisie et le pillage. Ils n’ont ni idée ni vision sinon ils n’allaient pas multiplier ainsi les impôts. Ils ont créé précipitamment le MPP pour tromper le peuple et retirer le pouvoir des mains de Blaise Compaoré dont les proches essayaient de les foutre dehors. Sinon que vaut un Simon Compaoré aujourd’hui ? Et RMCK ? Ce sont des anciens dépassés, même leurs expériences très dépassées ne servent à rien dans le monde d’aujourd’hui ! Ensuite ils n’ont aucun passé de fonctionnaires dans une institution international de renommée, rien de tout celà sinon la BIB, la CGP, les CDR, etc. ! Pour preuve, ils tâtonnent trop devant des situations difficiles. Et malgré tout ils restent accrochés au pouvoir !!! Mais c’est la faute à Blaise Compaoré, lui qui a laisse ses parents régner et a négligé ces gens jusqu’à ce qu’ils le terrassent. Quand ils ont chassé Salif Diallo alias ’’Le Renard d’Amterdam’’ n’ont-ils pas crié sur tous les toits que c’est un non-évènement ? Les Compaoristes n’ont pas été malins sinon on ne peut pas jeter dehors un gars comme ’’Le Renard d’Amsterdam’’ et dire que c’est un non-évènement et le laisser libre et sans surveillance !! Au contraire il faut veiller au grain. Voilà qu’ils on embourbé tout le Faso aujourd’hui et nous tous avec !!!

    Les économistes du MPP sont des incapables sinon ils auraient compris que trop d’impôts tue l’impôt.

    On trompe les jeunes sous prétexte de les financer des petits projets mais tous les fonds donnés rentrent dans les impôts notamment la TVA et eux les jeunes devront payer ce prêt. Ces jeunes ignorants payent donc doublement ce qu’on les a prêté !!!

    Conclusion : MPP = Mensonge, Populisme et Pillage !

    Par Kôrô Yamyélé

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  • Le 4 janvier à 12:42, par El_monstro En réponse à : Un instituteur écrit au président du Faso : « Prêchez par l’exemple et vous aurez votre trêve sociale demandée »

    Bel écrit. Je pense que toute politesse mise à part, cette lettre semble assez légère sur les maux qui minent cette gouvernance. L’auteur demande au président de tenir un langage de vérité… A mon avis c’est même dépassé. Il faut simplement que le Président donne directement l’exemple. Mon cher auteur termine en parlant de QI. Etre instit n’est pas une question de niveau de QI. C’est surtout un sacerdoce mon ami.

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  • Le 4 janvier à 12:44, par Zoungrana En réponse à : Un instituteur écrit au président du Faso : « Prêchez par l’exemple et vous aurez votre trêve sociale demandée »

    Bonne analyse de la situation et bonne proposition de solution !les enseignants utilisent davantage leur cerveau et mènent une activité digne.Helas nos dirigeants n’ont rien compris du facteur de l’éducation dans le processus de développement d’un pays...ils pensent tous à la richesse tout de suite et maintenant sans miser dans l’éducation l’élément de base.sans une bonne éducation vous n’auriez jamais de Burkinabè patriote,Incorruptibles,dévoué,travailleurs !!!

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  • Le 4 janvier à 12:56, par NAG En réponse à : Un instituteur écrit au président du Faso : « Prêchez par l’exemple et vous aurez votre trêve sociale demandée »

    Très belle lettre dans le fond et la forme. Félicitations kargsaamba ! Passe moi ton adresse mon frère
    A très bientôt

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  • Le 4 janvier à 15:40, par Ka En réponse à : Un instituteur écrit au président du Faso : « Prêchez par l’exemple et vous aurez votre trêve sociale demandée »

    Une lettre pertinente qui mérite une réponse si le présidente en prenne connaissance, et j’en sûre, car ses conseiller ou sa famille nous lisent.

    Mahamadou Koanda vous dite : ’’’’’’Excellence, dois-je vous rappeler que c’est la légitimité qui fonde la légalité sans quoi l’ancien Président Blaise COMPAORE était en droit de modifier l’article 37 de la constitution. Mais la légitimité ayant fait défaut, celui-ci a été tout simplement congédié au diable vauvert à force de vouloir opérer un passage en force.’’’’’’ Vous aviez complètement raison sur toutes les lignes. C’est pourquoi je ne cesse de le répéter dans ce forum, ’’qu’un régime qui refuse d’entendre les critiques, et, pire, qui les fait taire par tous les moyens possibles et imaginables, n’a aucun avenir dans un pays comme le nôtre ou le peuple est mûri par les crimes gratuits, les achats des consciences, la corruption a ciel ouvert. Certainement Mahamadou Koanda, vous aurez une réponse, pas individuellement, mais un jour par un conseil des ministres ou un projet similaire à votre demande sera proposé et adopter.

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  • Le 4 janvier à 17:51, par Kiriki En réponse à : Un instituteur écrit au président du Faso : « Prêchez par l’exemple et vous aurez votre trêve sociale demandée »

    Très belle année 2020 a tous.
    Mon l’enseignement, vous étés trop modeste.
    Votre écrit est d’une éloquence indiscutable. Vous évoquée partiellement les incohérences dans la gestion du pouvoir du MPP. Avant la victoire du MPP j’étais déjà contre l’idée de les voir diriger le Burkina parce que pour moi, c’est toujours Blaise qui est au pouvoir.
    Mais je remercie. Aussi le KORO YAMYELE qui a fait un petit rappel sur la biographie des tenants du MPP. Pour ne pas commenter a l’encontre et votre principe de respect a l’autorité, je me contenterai de rappeler qu’ils vont devoir commencer a réfléchir sérieusement a leur manière de collecter l’impôt parce que ça finira par leur exploser a la figure.
    Vous ne pouvez rien nous apporter, alors arrêtez au moins de nous brigander nos maigreurs.

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  • Le 5 janvier à 08:45, par Dajo En réponse à : Un instituteur écrit au président du Faso : « Prêchez par l’exemple et vous aurez votre trêve sociale demandée »

    Ce grand discours concerne le budget d’un enseignant qui craint d’être imposable sur certains revenus.
    Il ne parle pas de certains avantages des enseignants : de longues vacances pendant lesquelles il peut travailler et gagner de l’argent, le droit de s’absenter en étant rémunéré de quelques jours jusqu’à 6 mois.
    Il faut plutôt demander une amélioration des conditions d’apprentissage des élèves pour permettre au plus grand nombre de réussir.
    Les nombreux intervenants qui écrivent si bien dans ces colonnes pourraient apporter un soutien utile aux enfants avec leur contribution bénévole aux apprentissages.

    Certaines remarques critiquent ce qui n’a pas été fait sous la gouvernance actuelle sans regarder les avancées qu’on peut constater en se rappelant les réalités du passé.
    Cessons de critiquer pour des raisons politiciennes et d’imaginer qu’un parti au pouvoir peut révolutionner le devenir d’un pays. Chacun peut apporter sa contribution.

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  • Le 5 janvier à 12:51, par Djognin En réponse à : Un instituteur écrit au président du Faso : « Prêchez par l’exemple et vous aurez votre trêve sociale demandée »

    Franchement on en a marre de ces impôts. Finalement on dirait que Blaise se débrouillait mieux.
    Les impôts n’ont jamais développé un pays, il faut plutôt créer de la richesse en se basant sur les vecteurs de développement que notre pays a.

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