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Le Burkindlim : Une analyse comparative entre la Haute-Volta et le Burkina Faso

Accueil > Actualités > Opinions • LEFASO.NET • mercredi 21 août 2019 à 12h09min
Le Burkindlim : Une analyse comparative entre la Haute-Volta et le Burkina Faso

L’expression « Burkina Faso », est un alliage de notions linguistico-géographico-culturelles et un concentré de valeurs et de vertus doctement conjuguées dans la noble aspiration d’octroyer une identité et d’imposer à ceux qui y sont issus une certaine ligne de conduite.

Les gisements pétrolifères, aurifères et diamantifères ; la possession d’attirails militaires sophistiqués et performants ; le talent musical, l’excellence sportive, la dextérité artistique, la virtuosité commerciale et la prouesse financière sont entres autres des signes distinctifs et des attributs de certaines nations de ce monde.

Mais, les élites militaro-civiles dirigeantes qui baptisèrent la Haute-Volta Burkina Faso aspirèrent, idéalisèrent et revendiquèrent que leur patrie ne se distinguerait pas en ce monde par aucune des richesses susmentionnées, mais par la qualité intrinsèque de ses ressortissants, par la rectitude et la probité inhérentes à ceux qui l’habitent. Bref, être Burkinabè, c’est une vocation, un appel, une promesse et une sommation à ne jamais sombrer dans les bassesses et la cupidité de ce monde, mais à être toujours guidé par l’étoile de la droiture, la lumière de la dignité et la boussole de la vérité.

Burkina Faso, « Pays des Hommes intègres » annula et remplaça « Haute-Volta », nom hérité du colonisateur français. Par conséquent, le Burkinabè devrait être une version perfectionnée du Voltaïque. Mais, paradoxalement, le Burkinabè est loin d’être le Voltaïque amélioré, il est le Voltaïque détérioré. Le Burkinabè est loin d’être le Voltaïque ressuscité, il est plutôt le Voltaïque agonisant. Pour mieux cerner cet écart abyssal entre le Burkinabè et le Voltaïque, il serait plus judicieux et pertinent de se dépêtrer du monde de la rhétorique et de la dissertation, et dépeindre quelques cas concrets, à la fois illustratifs et démonstratifs de la dichotomie alarmante entre le Voltaïque d’alors et le Burkinabè d’aujourd’hui.

• Sur le plan militaire : le 3 janvier 1966, le premier président de la Haute-Volta, Nawalagba Maurice Yameogo, est renversé à la merci d’un soulèvement populaire. 48 ans plus tard, le 31 octobre 2014, Blaise Compaoré est congédié du pouvoir par une insurrection populaire. La pression du peuple insurgé ayant contraint le chef de l’Etat Compaoré à abdiquer du pouvoir est similaire à celle qui, le 3 janvier 1966, a précipité la destitution du président Yameogo. En revanche, le mode opératoire de désignation du nouveau président fut diamétralement opposé entre ces deux époques. Le 3 janvier 1966, le peuple voltaïque appela l’armée au pouvoir. Et sur-le-champ, sans controverse ni tergiversation aucune, dans l’ordre le plus absolu et la discipline la plus rigoureuse, le « militaire le plus ancien, dans le grade le plus élevé », à savoir le lieutenant-colonel Aboubacar Sangoulé Lamizana, prit les rênes du pouvoir.

Il obtient illico-presto la soumission de toute l’armée voltaïque et de toutes les forces vives de la nation. Tandis que le 31 octobre 2014, malgré le nombre pléthorique de généraux et de colonels-majors que compte la Grande muette burkinabè, c’est un jeune lieutenant-colonel qui s’empara du pouvoir, non, qui s’imposa au pouvoir face à l’impuissance, la pusillanimité et la frilosité de la haute hiérarchie militaire. Sur ces entrefaites, le constant est sans ambages et la formulation d’une conclusion est aisée : l’impolitesse, l’outrecuidance, le désordre et l’indiscipline se sont érigés en règles et principes sacro-saints de comportement au sein de l’armée burkinabè, tandis que les casernes militaires de la Haute-Volta se sont édifiées sur les assises du respect de la hiérarchie, l’observation stricte de la « Kôrocratie », la discipline, l’ordre et la loyauté. Au sein de l’armée voltaïque, chaque militaire connaissait sa place.

Toujours sur le plan militaire : le 25 novembre 1980, coup d’Etat militaire du colonel Saye Zerbo, qui renversa le général Lamizana. Ce putsch fut exécuté sans coup de feu, sans effusion de sang, et connu un soutien « franc et massif » des Voltaïques de l’époque si bien que le cardinal Paul Zoungrana, dans un élan spirituel, qualifia ce putsch de « coup d’Etat béni ». Malheureusement, 3 ans plus tard (4 août 1983), 7 ans plus tard (15 octobre 1987) et 35 ans plus tard (16 septembre 2015), dates de coups d’Etat, le sang d’Hommes intègres coulera sur le sol des Hommes intègres, des frères d’armes burkinabè passeront à trépas d’autres frères d’armes burkinabè, leurs compagnons de lutte ou de simples citoyens civils burkinabè. Conclusion : les militaires voltaïques, qui furent formés sous la colonisation française et qui ont fait pour certains la guerre de 39-45, celles d’Indochine et d’Algérie, étaient pacifiques, avaient le sens du respect de la vie et de la dignité de leurs compatriotes, tandis que les militaires burkinabè, dont l’élite est sortie des renommées et prestigieuses écoles militaires (Saint-Cyr, West-Point, EMIA…) n’hésitèrent pas pour certains à exterminer ou à laisser zigouiller ceux qu’ils ont le devoir et l’auguste charge de protéger, à cause du pouvoir, sa conservation ou par simple volonté de préserver certains de leurs acquis et privilèges.

Enfin, avant de clore cette rubrique militaire, nous évoquerons un grand gendarme voltaïque, dont le sens élevé de l’honneur et de la dignité contraste foncièrement avec tout ce que nous voyons et entendons aujourd’hui du militaire sous le ciel burkinabè. Lors de la chute du CMRPN (Comité militaire de redressement pour le progrès national) du colonel Saye Zerbo, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité du régime déchu refusa l’asile politique proposé par la France. Il fut par la suite froidement abattu dans le dos devant le cachot où il devait être déféré.

Il fut assassiné pour avoir refusé catégoriquement de ramper dans sa tenue d’officier comme le lui ordonnaient ses bourreaux. Fier de son grade de lieutenant-colonel de la gendarmerie voltaïque incarné par sa tenue d’officier qu’il portait élégamment, il refusa de bafouer sa dignité et de s’avilir en rampant devant de petits militaires, qui se pensaient surhommes du seul fait de la rafale de mitraillette qu’ils tenaient entre les mains. Le lieutenant-colonel de gendarmerie Pierre Claver Nézien Badembié mourut de la plus belle des manières, en respectant cette belle maxime de la « Fière Volta de nos aïeux » qui disait ceci : « La mort vaut mieux que la honte ».

Aujourd’hui, le récent procès du putsch manqué du 16 septembre 2015 nous a appris comment des sous-officiers, dont certains affublent le sobriquet de Terminator ou de Rambo, ou encore de Touareg ou de Juif, faisaient trembler des grands officiers militaires de l’armée burkinabè. Pis encore, grandes furent la vilenie, la consternation et la honte quand le tribunal révéla les ordres qu’une jeune dame donnait à des militaires et dévoila les instructions minables et les stratégies macabres qu’un civil et ancien rebelle livrait à nos deux plus célèbres généraux. Ces derniers semblaient par leur attitude vouloir obtempérer aux injonctions de ces deux énergunèmes, dont le niveau et l’intelligence militaires sont inférieurs à ceux d’un élève de la classe de CM2, de l’école Patte-d’Oie, qui a raté le concours d’entrée au Prytanée militaire de Kadiogo (PMK).

Bravo à vous, mon lieutenant-colonel Nezien Badembié !

• Sur le plan politique : lorsqu’en 1978, le RDA, à l’instigation de Gérard Kango Ouédraogo, décida d’investir le général Lamizana comme son candidat aux élections présidentielles, la manœuvre ne fit pas l’unanimité au sein du parti de l’Eléphant d’Afrique. Des pontes et autres poids lourds du parti se rebiffèrent, entrèrent en dissidence et créèrent le Front de refus RDA. La locomotive de cette dissidence était pilotée par « l’homme fort de Saaba », Joseph Ouédraogo, alias Jo-Weder. 27 ans plus tard, en l’an 2005, le RDA version burkinabè décida de soutenir le candidat Blaise Compaoré aux élections présidentielles, et 34 ans plus tard, le RDA, sans pudeur ni décence, soutenait la modification de l’article 37.

Ces deux faits majeurs du RDA burkinabè nous instruisent que le courage léonin et la conviction politique inébranlable des hommes politiques voltaïques comme Jo Weder sont surannés, leur sens du refus des machinations politiciennes est anachronique et révolu, tandis que sous le ciel burkinabè, le goût de la compromission, l’appétit pour les calculs machiavélico-pervers, la tendance à la lâcheté politique et la passion des faux coups et du « double jeu-double face » sont l’apanage de nos hommes politiques.

Toujours sur le plan politique : le rédacteur de ces lignes est né sous le règne du président Blaise Compaoré, des années bien après l’époque de la Haute-Volta qu’il ne connaît qu’à travers les livres d’histoire qu’il dévorait quand il était petit élève au Collège des Frères des écoles chrétiennes de Toussiana. Mais, un constat se dessinait à travers ses lectures et se renforce à la lumière du Burkina d’aujourd’hui : l’engagement politique, le militantisme associatif, syndical et estudiantin authentique, vrai et teinté d’aucun situationnisme et d’intentions opportunistes des voltaïques ne se retrouvent plus chez les jeunes burkinabè d’aujourd’hui.

On s’engage de nos jours en politique ou on crée des associations pas par patriotisme ou par amour pour le Burkina, mais simplement parce qu’on veut manger, ou grossir son carnet d’adresses, ou obtenir une bourse d’études. Bref, on s’engage pour des intérêts personnels. Pourtant, il nous faut revenir aux valeurs de la Haute-Volta, dont la seule et grande richesse était constituée uniquement par la qualité intrinsèque de ses habitants.

• Sur le plan social : la seule différence entre Voltaïques et Burkinabè réside essentiellement dans le rapport à l’argent. L’argent se dresse en temple dans la société burkinabè, la course pour s’en procurer n’est plus de fond, mais de vitesse, ce qui pousse à l’acquérir par tous les moyens. Il est loin, bien loin cette Haute-Volta où l’homme compétent était reconnu et valorisé ; où le mérite et les honneurs dans la société s’acquerraient par le travail, la droiture et la vertu ; et où la grandeur d’un homme ne se mesurait pas forcement aux nombres de ses R+2 ou 3, de ses bolides et grosses cylindrées, de ses conquêtes féminines, des quantités d’espèces sonnantes et trébuchantes qu’ils dépensent dans les beuveries et autres lieux de consommation mondains, mais par son abnégation et assiduité au travail, son sens du sacrifice, de la loyauté et du devoir.

Aujourd’hui, le qualificatif « burkinabè » nous est trop lourd à porter, car nos pensées, actes et paroles sont aux antipodes des principes et valeurs moraux qui en font toute la teneur. Si le boom minier et démographique, le nombre croissant d’intellectuels et la volonté affichée de développement des burkinabè s’accompagnaient d’un retour aux valeurs du burkidlim, j’ai la FOI inébranlable, l’intime conviction et l’optimisme débordant que nous ferons du Burkina Faso, de la « fière Volta de nos Aïeux », de ce pays que le général Charles de Gaulle appelait autrefois « Terre des Hommes », l’un des plus grands et puissants pays d’Afrique et du monde, à l’instar de la Corée du Sud, Taiwan et Singapore.

Vive le Burkina Faso
Que Dieu bénisse et garde le Burkina Faso.
La patrie ou la mort, nous vaincrons.

Sidiki Aboubacar ZERBO
Spécialiste en Management de l’achat international
et en ingénierie logistique
wendin.aboubacar.zerbo@gmail.com

Vos commentaires

  • Le 21 août à 13:09, par La fille de l’eau En réponse à : Le Burkindlim : Une analyse comparative entre la Haute-Volta et le Burkina Faso

    Le burkinabé a perdu toutes ses valeurs d’intégrité qui le caractérisaient avant. L’horizon est sombre et chaque burkinabé devrait se remettre en cause pour espérer un lendemain meilleur.

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  • Le 21 août à 13:31, par Kôrô Yamyélé En réponse à : Le Burkindlim : Une analyse comparative entre la Haute-Volta et le Burkina Faso

    - Wouayiiiiii !! Samôgô félicitation pour ton écrit et surtout pour ces vérités qui y ressortent. Vraiment Zerbo Golè , tu as bien dit la vérité que plusieurs refusent aujourd’hui dans ce pays. Je profite révéler que ton écrit contient la substance même du pourquoi je nous qualifie de BurkinÂNES et de BurkinaBOEUFS , de BurkinÂNES et Burkinabêêêê  !

    Par Kôrô Yamyélé

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  • Le 21 août à 13:36, par alpha 2 En réponse à : Le Burkindlim : Une analyse comparative entre la Haute-Volta et le Burkina Faso

    Mon cher ce gendarme voltaïque de lieutenant colonel dont tu magnifiés n’était qu’un gonflé qui avait proposé Sey Zerbo d’éliminer des jeunes officiers

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  • Le 21 août à 13:44, par Bernard Luther King ou le Prophete Impie En réponse à : Le Burkindlim : Une analyse comparative entre la Haute-Volta et le Burkina Faso

    Merci beaucoup pour votre analyse et certains elements de pertinence.

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  • Le 21 août à 16:03, par YAWOTO En réponse à : Le Burkindlim : Une analyse comparative entre la Haute-Volta et le Burkina Faso

    Fière Volta de nos aïeux,
    ton soleil ardent et glorieux,
    te revêt d’or et de clarté,
    Oh reine drapée de loyauté,

    Nous te ferons et plus fort et plus belle,
    à ton amour nous resterons fidèle,
    et nos coeurs vibrant de fierté,
    acclamerons ta beauté....

    Les voltaïques ont du mal a vivre au Burkina Faso

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  • Le 21 août à 17:36, par Dedegueba SANON En réponse à : Le Burkindlim : Une analyse comparative entre la Haute-Volta et le Burkina Faso

    Un " jeune vieux", voilà ce que tu es " la zerbure". Félicitations pour ton écrit surtout pour quelqu’un qui est né sous Blaise et son ODP/ MT devenu CDP en phagocytant un parti ( pourtant bourré de réactionnaires) dénommé CNPP.
    Il y a du vrai dans ton écrit, mais moi qui suis né sous la Haute Volta, je ne me suis jamais retrouvé dans les révolutionnaires. Pourtant les valeurs soit disant burkinabè me convenaient bien. Vois tu, la dégradation de la valeur du voltaïque a commencé depuis le pouvoir de Saye Zerbo, et n’a fait que se dégrader au fur et à mesure. Puis les " révolutionnaires " sont arrivés, le problème des révolutionnaires, c’est qu’il y avait quatre" têtes", et il fallait s’attendre à ce qu’on appelle la guerre des numéros. Et cette guerre des numéros donna le numéro deux vainqueur un 15 Octobre.
    Là où il fallait s’attendre à ce que ça tourne mal, c’est que le pays s’est retrouvé avec un groupe de quatre officiers au sommet, qui ont prôné une révolution à laquelle manifestement un seul y croyait véritablement. Le pire c’est que ce groupe n’étant pas très impregné des thèses marxistes léninistes avait fait appel à des civils opportunistes de tout bord, pour animer des formations idéologiques. On disait à l’époque " qu’un militaire sans formation idéologique était un criminel en puissance"...Finalement chacun au niveau du quatuor de tête avait ses adeptes et courtisans sans compter les amis et fratries, et inévitablement le clash entre les quatre vieux amis a fini par avoir lieu. D’abord le numéro 2 contre le numéro 1 puis le numéro 2 vainqueur qui n’avais pas confiance aux deux autres numéros s’arrangea après pour les éliminer.
    La révolution fût un "gros mensonge idéologique" dès le départ en ce sens qu’on nous a imposé un coup d’état en une " révolution démocratique et populaire " et pour justifier le " populaire " des malhonnêtes intellectuels sont allés chercher l’arrestation de Tom Sank le 17 Mai. En rien le discours de Sankara qui lui avait bien lu le sien ( au lieu de laisser l’exercice à un BA ou BAMBA), n’était différant de celui de Saye Zerbo.Entre l’ UGEB et les CDR ce fut la discorde de fond. Malheureusement, en gros ceux qui nous dirigent actuellement sont tous issus de cette génération de faux types....y compris moi moi-même qui écrit ce post. Il vous faut nous balayer, sinon ce ne sera pas demain la veille.

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  • Le 21 août à 20:21, par Africa En réponse à : Le Burkindlim : Une analyse comparative entre la Haute-Volta et le Burkina Faso

    Chapeau bas, Mr Sidiki Aboubacar ZERBO ! C’est une excellente contribution intellectuelle qui montre que ce pays a encore des ressorts pour rebondir. Vous avez mené une analyse comparative très originale du bilan moral de l’évolution de la société entre deux époques pas très lointaines l’une de l’autre. Vos réflexions devraient interpeller toutes les classes d’âge de ce pays. L’ancien Président de l’Assemblée Nationale, Dr Yé Bonyessan, avait lui aussi, tiré la sonnette d’alarme avec son fameux " la morale agonise au Faso". Il l’a payé cher. D’autres comme lui l’ont payé encore plus cher. Son avertissement était devenu un sujet de rire et de satire, tellement on s’en fout.
    La seule chose qui vaille semble être le bilan matériel, cette fin justifiant les moyens quels qu’ils en soient. Peut-on construire un Etat moderne sur cette seule base ?
    Je me rejouis que vous soyez de la tranche d’âge de "jeunes", puisque vous dites être né sous le règne du Président Blaise Compaoré qui débuta le jeudi 15 octobre 1987, soit il y a 32 ans. En tant que porteur d’avenir, je vous exhorte à perséverer dans cette voie.

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  • Le 22 août à 07:20, par Eddie Baowe En réponse à : Le Burkindlim : Une analyse comparative entre la Haute-Volta et le Burkina Faso

    Burkinabe est l’état d’esprit des voltaiques d’antan. Il faut trouver un nom pour les Burkinabe d’aujourd’hui.

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  • Le 22 août à 09:12, par Mi-sôm En réponse à : Le Burkindlim : Une analyse comparative entre la Haute-Volta et le Burkina Faso

    ZERBO ! Tu es un Samo hors pair !! Bravo pour cette analyse très pertinente. Tu as mis le doigt sur ce qui fait mal au Burkinabè aujourd’hui. Notre mal c’est d’abord et avant tout, une crise d’identité. Les valeurs reconnues et chantées au Voltaïque sont en décrépitude chez le Burkinabè !
    Je suis heureux de savoir qu’il y a des gens qui pensent qui y réfléchissent ! On peut se permettre de dire que l’espoir d’un retour aux sources vivifiantes et nourricières voltaïques, peut féconder le Burkinabè d’aujourd’hui, et lui incuber le "Burkindlim" véritable. Merci Samogho ! On peut redresser le pente par la grâce de Dieu.

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  • Le 22 août à 11:59, par Jerkilo En réponse à : Le Burkindlim : Une analyse comparative entre la Haute-Volta et le Burkina Faso

    Félicitations pour cet écrit véridique : « Aujourd’hui, le qualificatif burkinabè nous est trop lourd à porter, car nos pensées, actes et paroles sont aux antipodes des principes et valeurs moraux qui en font toute la teneur » .
    Mais comme le temps ne revient pas en arrière, comment faire pour retrouver ces valeurs voltaïques ? N’est-ce pas pas les voltaïques qui ont éduqué les burkinabè ? Donc les germes de la déchéances des valeurs morales se trouvaient dans la Haute-Volta de la décennie 1970.

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  • Le 22 août à 13:32, par Le Républicain En réponse à : Le Burkindlim : Une analyse comparative entre la Haute-Volta et le Burkina Faso

    Un bel article ! les Voltaïques étaient porteur de valeurs que même bien de Burkinabè ayant plus de quarante ans n’observent pas dans la vie quotidienne.
    La jeunesse d’aujourd’hui pourra t- elle se réapproprier ses valeurs ?
    En général, elle ne veut pas souffrir et est pressée de s’enrichir.
    L’avenir nous le dira.

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  • Le 22 août à 14:25, par Sy Boubakar En réponse à : Le Burkindlim : Une analyse comparative entre la Haute-Volta et le Burkina Faso

    La décadence morale spirituelle et économique du burkinabé ne peut-être comprise sans une prise en compte de la chute du mur de Berlin qui a uniformisé les modes de pensée et d’action et corrompu les élites de la périphérie du système qui s’abreuvent aveuglément et sous la contrainte des modèles de développement de bretton Woods et de wall street.Les objectifs du millénaire pour le développement devenus "miraculeusement " les objectifs de développement durable sont un trompé couillon qui génèrent la corruption de masse et placent à tort le privé au coeur du développement des pays africains .C’est ce diktat imposé au Faso et aux pays de la périphérie accompagné du diktat culturel (Ki Zerbo a parlé d’homo cocacolens) qui nous font perdre nos repères moraux comme l’a dit Degueba Sanon nos élites font de ces politiques leur bréviaire avec comme conséquences des insurrections et des printemps arabes qui viennent nous rappeler de temps en temps que l’âme d’un peuple ne meurt jamais. L’échec de nos élites est donc le principal problème sinon le burkinabé lambda lui reste profondément integre. C’est dire que dans notre quête de développement il nous faut changer de logiciel et tout reviendra normal.Mais le combat est rude et dru. To beaucoup or not To beaucoup that’s thé question

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  • Le 22 août à 17:42, par Nestor HEMA En réponse à : Le Burkindlim : Une analyse comparative entre la Haute-Volta et le Burkina Faso

    Merci pour cette belle réflexion. Le burkinabè n’est pas mort. Il existe mais le régime passé et présent tentent de le tuer. Ils sont toujours nombreux ces burkinabè patriotes qui refusent les vols, les détournements, la corruption, le griotisme, le mensonge, la paresse et la calomnie. Malheureusement beaucoup d’être eux sont mis en quarantaine ; s’ils ne sont pas dans un bureau où il n’y a rien à faire ils sont simplement assis à la maison parce qu’on veut pas leurs trouver un poste de travail. Ce qui m’attriste plus dans ce pays c’est que ce sont les fossoyeurs de la République qui remplissent les mosquées, les temples et les églises et qui se pavanent même dans les bureaux pour montrer leur sainteté. Vraiment mon pays est en danger. Ce n’est pas le terrorisme le problème mais la politisation de l’administration.

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  • Le 2 septembre à 20:03, par jeunedame seret En réponse à : Le Burkindlim : Une analyse comparative entre la Haute-Volta et le Burkina Faso

    Le problème des Burkinabè c’est d’avoir publié leur intégrité avant de penser l’acquérir. Et voilà les jeux de pédales ratées et excusées. Et voilà la course perturbée et annulée au détriment de tous.

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