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Proverbe du Jour : «Les gens sollicitent vos critiques, mais ils ne désirent sеulеmеnt quе dеs lοuаngеs. » William Somerset Maugham

Ambroise Tapsoba, animateur de cérémonie : "Voici comment je m’adresse aux femmes"

Accueil > Actualités > Portraits • • lundi 22 août 2005 à 08h55min

Ceux qui la première fois, voient Ambroise Tapsoba en live dans son action de traducteur en français-mooré, sont confrontés à un dilemme. Le suivre ou l’écouter. Car à la vérité, Ambroise Tapsoba vit l’animation. Il l’a dans le sang. Normal donc qu’à une rencontre internationale il est fait un effet à des chefs d’Etat étrangers pourtant étrangers à la langue mooré.

Dans cet entretien avec Sidwaya Plus, Ambroise Tapsoba se laisse découvrir. Et on est séduit par son français chatié, tout comme ses proverbes suscitent admiration.

Sidwaya Plus (SP) : Est-ce que vous pouvez nous retracer votre parcours dans le monde de l’animation ?

Ambroise Tapsoba (A.T.) : Je suis animateur de profession. Très tôt, j’ai aimé tout ce qui est show. J’étais comme on le dit, un "one man show". J’animais au sein des Cœurs vaillants (C V) et Ames vaillantes Après un bref séjour au petit séminaire de Pabré, je me suis consacré à l’animation de la jeunesse au village. Les kermesses, les matchs de football, j’étais vraiment le grand maître de toutes ces rencontres. J’ai commencé l’animation dès l’âge de 15 ans. J’avais aussi de l’amour pour la radio.

S.P. : Comment êtes-vous arrivé à la Radio nationale du Burkina ?

A.T. : Lorsque nous avions quitté le séminaire de Pabré pour visiter la Radio nationale, en 1972, il se trouvait que Sankara Inoussa animait le concert des auditeurs. Chacun nourrissait en fait l’espoir de le voir et j’ai eu la chance d’être parmi ceux qui allaient chantonner le récital au studio. Quand nous avions demandé à voir Sankara Inoussa, celui-ci était absent. Il devait venir dans mon village pour animer une kermess au Centre de formation des catéchistes, alors que nous l’attendions, à notre grande surprise point de Sankara Inoussa. C’est son portrait qu’on nous avait plutôt apporté. Alors là, j’ai dit ceci : "on veut voir la personne et vous nous apportez son portrait".

Tout ceci, pour dire que Sankara Inoussa incarnait à notre avis, l’homme intouchable. Et c’est à partir de ce moment que j’ai décidé de devenir plus tard animateur. En 1980-81, on a organisé un test de recrutement de deux animateurs en langue nationale mooré. Naturellement, je me suis présenté comme candidat parmi plus de 200 autres prétendants.

A l’issue du test, j’étais 5e ex aequo. Là encore, j’ai eu des insomnies. Mais je m’étais dit ceci : "ce qui revient au crapaud même si tu le déposes sur la cime d’un arbre, il tombera et le crapaud le prendra". Lorsqu’on a convoqué la liste d’attente, on a demandé aux candidats de faire un concert des auditeurs en direct. Je me suis alors dit que si je ne réussissais pas à cette étape, c’est que la réussite était impossible pour moi. Lorsque j’ai pris les enveloppes, inutile de les ouvrir, le nom seul me suffisait ; et j’ajoutais mes ingrédients que j’avais préparés pour la circonstance. C’était les auditeurs qui devraient au regard des prestations de chacun des six candidats, proposer un nom. Avant de quitter la radio, j’avais recueilli plus de 200 courriers. Voilà comment j’ai fait mes premiers pas à la Radio nationale. Mon premier directeur fut Jean-Baptiste Ilboudo, qui est actuellement au CIERRO, Urbain Nombré était mon chef de service. Mais, il faut dire qu’entre temps j’ai été remercié (limogé) puis rappelé en 1984.

S.P. : Pourquoi vous avait-on dégagé ?

A.T. : Pourquoi on m’avait remercié à l’époque ? jusqu’aujourd’hui je n’ai rien compris. Peut être parce que c’est le secrétaire d’Etat, à l’information (NDLR : feu Thomas Sankara ancien président du Burkina Faso) qui m’avait recruté et qu’il avait par la suite claqué la porte. Quand celui-ci a démissionné on m’a même chassé de la radio en ces termes : "on ne veut plus te revoir ici". Donc, je suis retourné dans mon quartier, à Tanghin où j’animais la jeunesse jusqu’à l’avènement de la Révolution (NDLR 4 août 1983). Pendant cette période, nous étions les faiseurs de slogans. Et c’est à partir de 1984 que je me suis intéressé à la publicité. J’ai réalisé mes premiers spots publicitaires avec la direction de la publicité avec à sa tête, le regretté Yaya Gnessien qui a passé le flambeau à M. Zerbo. Par la suite, Nignan Nouhoun Malam est venu avec une nouvelle équipe pour donner un nouveau souffle au secteur de la publicité. Nous l’avons conduit jusqu’à la privatisation. Mais, je dois dire que l’animation est dans mon sang. Quand j’ai l’occasion et que je ne la saisis pas pour animer, cela peut me causer "une maladie".

S.P. : Dans le commentaire des films, Ambroise Tapsoba emploie des expressions du genre "Tou Sombougoum" même lorsqu’il n’en est rien.

A.T. : Je me sers du synopsis en ajoutant "mon sel". Les cinéphiles préfèrent les films d’action par rapport à ceux d’enquête où l’action est lente. Le "Toussoubougoum" (qui est un gros fusil), je le tiens d’un ancien commandant qui m’a expliqué son expérience dans l’armée. C’est de là que j’ai tiré l’expression pour faire ce genre de publicité j’ai pu amener un monsieur à aller au cinéma alors qu’il n’y était plus parti depuis plus de dix ans. Il m’a dit ceci "Depuis près de dix ans je ne suis plus allé au cinéma, mais ce jour, j’étais avec ma femme au cinéma et il n’y a eu qu’un seul coup de fusil. Mais si ce jour je t’avais eu (rire)...". La salle était pleine et à la sortie les cinéphiles étaient furieux et m’en voulaient à mort. La publicité donc c’est le synopsis et "les ingrédients" de celui qui fait la publicité. C’est pour cela que "ARPA distribution" me fait aujourd’hui appel, chaque fois qu’il y a un nouveau film.

S.P. : D’où tirez-vous les proverbes que vous utilisez à profusion au cours de vos animations ?

A.T. : J’aime m’entretenir avec les anciens là où les autres ne peuvent accéder. J’ai un oncle grand comédien. Je vais chez lui toujours sans un appareil d’enregistrement, autrement celui-ci se rétracte. Au fur et à mesure que nous échangeons, il prononce des proverbes que je m’empresse d’enregistrer. Je n’hésite pas non plus à demander le sens et la portée de tel ou tel proverbe. Quand je lance un proverbe au cours de mes animations ; cela veut dire beaucoup de choses. Mon papa y a été aussi pour quelque chose. D’ailleurs, on dit tel père, tel fils. Lorsqu’il vivait, c’est lui qui animait les cérémonies familiales. C’est le genre Fernandel, quand il s’énerve, cela provoque l’hilarité. D’ailleurs, nous avons réalisé un célèbre spot, qui n’est pas encore diffusé et qui relate la bagarre entre mon père et son beau frère. On m’a suggéré de consigner ce que je dis dans un cahier de façon à pouvoir par la suite publier un livre.

S.P. : Comment préparez-vous vos shows ?

A.T. : Le public me galvanise. Quand j’arrive à une cérémonie et que le public est clairsemé cela ne m’encourage pas. Par contre, quand c’est un public animé sous le soleil, alors là je me sens galvanisé, plein de tonus. Il faut relaxer les officiels parce que très souvent, ils sont assis "coincés" par des ennuis professionnels. Il faut faire pareil pour ceux qui peuvent s’arrêter 2 heures voire 3 heures sous le soleil.

S.P. : Est-ce de la même façon que vous animez les meetings politiques et les cérémonies organisés par les départements ministériels ou autres institutions ?

A.T. : Wouai, si c’est un meeting politique, le travail est encore plus dense. Dans ce cas, l’objectif est de fustigier l’adversaire politique.

Nous avons changé de tactique. Ce n’est plus comme avant où il fallait injurier l’autre camp. Maintenant, nous disons aux uns et autres de venir avec un programme de société ou politique de développement. Comme c’est le cas de mon parti, le CDP. A une cérémonie du ministère de l’Agriculture ou de la Santé plus technique on utilise d’autres méthodes de travail.

S.P. : Au cours d’un meeting des ABC (amis de Blaise Compaoré), vous avez fait l’éloge des femmes et des hommes d’affaires présents, au point qu’il vous ont arrosé de billets de banque. Vous avez alors perdu la voix un instant. Quel souvenir gardez vous de cela ?

A.T. : Rires. Oui j’ai perdu la voix parce que je revenais d’un autre show à Zam dans la province du Ganzourgou . Avec la fatigue, cela a joué sur le timbre de ma voix. Ce jour-là, les femmes ABC manifestaient leur soutien à Blaise Compaoré. Voyez-vous, les femmes sont sensibles. Je sais comment m’adresser aux femmes. En fonction de la catégorie d’individus que j’ai en face de moi, je développe un système d’animation spécifique. Les femmes, il faut les "gonfler", les caresser dans le sens du poil. J’avais préparé des termes qu’il faut pour les "démarrer". Le fond du discours me suffit largement pour faire mon travail. Quand je l’ai, le reste coule comme de l’eau. Finalement, on devient comme un griot parce que je lance des phrases qui touchent l’assistance.

S.P. : Est-ce qu’en dehors du CDP Ambroise serait-il prêt à animer un meeting d’un parti d’opposition ?

A.T. : Je suis CDP, si tu es CDP, tu parles pour défendre ton parti. Tu ne peux pas aller défendre un autre parti.

S.P. : Même s’ils mettent les moyens ?

A.T. Même s’ils mettent les moyens. J’en ai rencontré. Mais si par exemple, un parti politique de l’opposition intervient dans le cadre humanitaire (don de vivres aux nécessiteux ou un don à hôpital), je peux traduire avec les même ferveurs. Mais dans le cadre politique, non. Je suis CDP et je vais toujours travailler pour mon parti, et contribuer à l’amélioration de la vie du parti.

S.P. : Est-ce que vous avez des concurrents au niveau de l’animation ?

A.T. : Je ne peux pas dire que je n’ai pas de concurrents ; parfois je me demande pourquoi je suis le seul sollicité. On ne vient pas dans l’animation par ce qu’on veut manger. Si tu as honte, si tu as peur, si tu es fainéant, tu ne peux pas faire ce travail. Et il faut éviter d’insulter même si parfois on peut te le demander.

Entre nous il y a des rivalités liées aux clans. Il faut donc travailler à souder les différents membres, pour la crédibilité du parti. Pour revenir à la question, parfois en province, il y a des animateurs avec qui j’essaie de partager le travail. Et je leur dit. "Passer avant moi".

Je vous donne un exemple : quand les chefs d’Etats de l’Union africaine ont procédé à la plantation du baobab à Ouaga 2000 j’ai demandé aux collègues de me devancer, parce que "si je démarre avant vous, on risque de vous arrêter". Ils ont tenté de traduire littéralement les 2 discours. Ce qui ne se fait pas ; il faut résumer, en 3 minutes, tu dis l’essentiel. Le dioula est passé, le fulfuldé aussi.

Les présidents étaient assis, il y en a même qui somnolaient. J’ai dit de laisser, qu’ils allaient se réveiller. Quand je me suis levé, j’ai pris le micro, sans papier, j’ai traduit le discours du maire. Ils se sont effectivement redressés. Ils applaudissaient sans pouvoir comprendre même ma langue (Thabo M’Béki, Boutefflika) et c’est ce qui a amené le président nigérian à se demander quel phénomène j’étais. Il ne comprend pas la langue, mais il constate que ce que je dis, les gens l’acceptent. Donc, si j’avais laissé les deux passer moi, on les aurait arrêtés. C’est pourquoi je dis qu’il faut aimer l’animation. Nous sommes comme des artistes. Il faut savoir faire le show. Nous sommes des "noceurs". C’est avec orgueil qu’il faut monter sur scène.

S.P. : Avec Gnama Paco Drabo comment ça se passe ?

A.T. : Lui, c’est mon samogo et je suis son mossi. Depuis la création de Canal Arc-en-ciel, je l’ai toujours respecté. C’est mon chef, il est plus âgé que moi, mais on ne se connaissait pas. Je l’aime bien parce que depuis que nous avons commencé ensemble, il m’a toujours dit la vérité en face. Et quand j’améliore, il me le signifie. Mais Paco et moi, nous nous complétons en fait. Quand je le devance dans les cérémonies, je prépare le terrain pour lui, et inversement. Cela fait dire à certains que Paco et moi, nous sommes des gens intouchables.

S.P. : Il semble que vous avez ensemble un projet d’ouvrir une radio. Est-ce vrai ?

A.T. : Vous savez, en toute chose, il faut aller doucement pour ne pas se faire piétiner et aujourd’hui, Dieu merci, je crois que Paco avait fait un projet de radio, et sans le savoir, j’en ai fait aussi, et j’avais avec les organismes de la place demandé de l’aide. Je voulais exploiter un aspect qui n’est pas utilisé par les autres radios privées.

S.P. : Lequel ?

A.T. : Je le garde pour moi. Parce qu’ici, dès que tu fais quelque chose, on récupère tout de suite. Mais le jour J, vous verrez, je ferai la différence. Si c’est pour ouvrir une radio et reprendre les mêmes émissions que les autres, ce n’est pas la peine, ce que nous allons proposer sera très (enrichissant) pour la population, surtout le citoyen lambda qui ne comprend rien, parce que l’information qui est relayée n’est parfois pas juste.

Quand on lit Sidwaya, on suit tout ce qui se passe au Burkina, dans les provinces les plus reculées. Mais quand vous écoutez ceux-là qui puisent les informations dans Sidwaya pour les relayer dans les différentes radios, il n’y a que ce qui choque l’auditeur qui est présenté et non les événements dans leurs faits. Nous avons ainsi remarqué, que vous donnez certaines informations qui ne sont ni traitées, ni relayées ; or la radio est un relais, parce que tout le monde ne lit pas. Il faut alors donner l’information juste en langues nationales.

Etant deux professionnels, nous nous sommes demandés pourquoi aller en rangs dispersés ? Donc nous avons décidé d’unir nos forces. Les gens ont voulu dire que c’est une radio du CDP. Cela me fait rire. Depuis quand un parti politique a-t-il créé une radio ? C’est pour dire que Paco et moi ne pouvons rien faire sans que le CDP ne soit impliqué ? Si le CDP nous appelle et nous donne des millions, je les prendrais. Mais dire que notre radio appartient au CDP, ça non ! Ce que nous allons y faire, contribuera à aider nos frères et nos sœurs pour qu’ils aient l’information juste.

S.P. : Est-ce qu’on peut dire qu’avec l’animation, vous êtes devenu riche ?

A.T. : Rires ! Oui, mais riche d’expérience, beaucoup de gens pensent qu’Ambroise est bourré de fric. Ils se trompent. Ce métier me permet de nourrir dignement ma famille. Lorsqu’on a 2 ou 3 sorties dans le mois, on peut s’en sortir. Mais il arrive qu’on ne sorte pas. Il faut se débrouiller avec les spots qu’on réalise ça et là et ce n’est pas facile. Mais je ne peux pas dire aujourd’hui que je suis pauvre. A près chaque sortie, je touche quelque chose, et si après une cérémonie quelqu’un me fait un geste, je prends et je dis merci. Si ma famille est en bonne santé et mange à sa faim, je ne peux pas dire que ce que je fais n’est pas rentable, parce que je sais qu’il y a des gens qui souhaitent être comme moi mais, n’y parviennent pas.

Je travaille avec tous les ministres et je diffuse les déférentes politiques du gouvernement. C’est mon parti qui est actuellement au pouvoir, à travers l’animation j’apporte ma contribution au succès de l’action gouvernementale sur le terrain.

Entretien réalisé par Jean-Philippe TOUGOUMA
Nadoun S. COULIBALY (coulibalynadoun2002@yahoo.fr)
Retranscription : Assétou BADOH (stagiaire)

Sidwaya

Vos commentaires

  • Le 26 août 2005 à 20:47, par Raogo de Ouaga En réponse à : > Ambroise Tapsoba, animateur de cérémonie : "Voici comment je m’adresse aux femmes"

    Monsieur Ambroise peut demeurer l’excellent dans son domaine, mais il n’a qu’a mettre fins a ses illusions qu’il pourra mieux faire pour informer les burkinabé. Ce qu’il fait, c’est ce qu’on appelle "de la boufonnerie", pour amuser la galerie.

    Ce qui n’a rien à voir avec informer. Je le vois entrain de parler a termes voilés de la radio Savane FM de Sidnaaba, disant que des journaux comme Sidwaya sont traduit, mais que les gens qui en destinataires n’ont pas l’information juste.

    S’il est le seul a le dire, voyez qu’il est malheureux. Qu’est-ce qui a fait la popularité de Savane FM ? C’est la confiance des auditeurs a ce qui est dit sur les antennes de cette radio. S’il peut faire mieux, il n’a qu’a venir nous le montrer plutot que de petarader.

    A chacun son travail et les moutons serons bien gardés.

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