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Forêt de Kua : Le ministre de l’Environnement devrait démissionner, estime Adama Séré (Parti des écologistes)

Accueil > Actualités > Environnement • LEFASO.NET | Par Cryspin Masneang Laoundiki • mercredi 5 juin 2019 à 22h45min
Forêt de Kua : Le ministre de l’Environnement devrait démissionner, estime Adama Séré (Parti des écologistes)

Le déclassement de la forêt de Kua pour la construction de l’hôpital de Bobo-Dioulasso continue de défrayer la chronique. En ce mercredi 5 juin 2019 où le monde célèbre la Journée de l’environnement, nous nous sommes entretenu avec le président du Rassemblement des écologistes du Burkina Faso (RDEBF), Adama Séré. Il revient sur cette épineuse question et la position de son parti politique.

LeFaso.net : Concernant la construction de l’hôpital sur le site de la forêt de Kua, on vous accuse d’avoir disparu des radars. Quelle est votre réaction ?

Adama Séré : Il faut dire qu’en tant que parti politique qui s’occupe des questions touchant à l’écologie, nous avons été vivement interpellés par cette situation de la forêt de Kua. Mais nous avons une méthodologie d’approche qui fait que lorsque nous avons un problème qui nous est posé, nous essayons de prendre tous les éléments avant de poser un diagnostic, faire de propositions de solution et nous positionner par rapport cela.

Certainement, c’est ce qui a fait croire à certains que nous n’avons pas pris de position par rapport à ce dossier. Sinon, c’est un dossier qui nous tient fondamentalement à cœur puisque ça touche la perception que les gens de l’écologie au niveau du Burkina.

Après analyse, nous avons jugé bon d’interpeler la plus haute autorité de ce pays, parce que nous avons estimé que ce problème était en soi un problème de gouvernance.

Et en cela, nous avons adressé une lettre ouverte au président du Faso pour qu’il puisse prendre les mesures idoines afin que nous ne fassions pas face à ce précédent dangereux, qui est non seulement un mauvais signal pour nos populations en termes d’engagement et la protection de l’environnement, mais aussi qui touche fondamentalement aux aspects juridiques.

Voilà ! Sinon, nous n’avons pas du tout disparu des radars. Nous suivons véritablement cette actualité. Je puis même vous affirmer que nous nous apprêtons à faire face à la réponse que le gouvernement va nous donner définitivement par rapport à ce problème.

Vous êtes de quel camp, pour ou contre la construction de l’hôpital à Kua ?

Comme tout Burkinabè, nous œuvrons à ce que notre pays se développe. Que le pays se dote d’infrastructures tant sanitaires qu’autres, est ce à quoi nous aspirons et c’est l’un des objectifs de notre lutte. Nous sommes pour la construction d’un hôpital à Bobo-Dioulasso, car c’est une nécessité pour les populations de ladite ville.

Ce que nous combattons, c’est la destruction de ces seize hectares de la forêt de Kua pour construire cet hôpital. La forêt n’est pas le seul site à Bobo-Dioulasso. D’ailleurs, plusieurs sites ont été proposés au départ mais ont été refusés. Pourquoi cet acharnement sur la forêt de Kua pour la construction de l’hôpital ?

C’est là tout le problème. Nous savons que l’absence d’arbres peut avoir des conséquences néfastes sur notre environnement et provoquer des problèmes de santé du fait que la forêt permet de séquestrer les gaz, le carbone mais aussi de libérer dans notre atmosphère de l’oxygène. Est-ce qu’il est nécessaire de rendre les populations malades dans le but de construire un hôpital destiné à soigner les malades ?

Aussi, une forêt, ce n’est pas que des arbres. Pour information, on trouve dans la forêt de Kua, selon les estimations, environ 170 espèces végétales ligneuses et herbacées, des espèces fauniques et environ cinq importantes sources d’eau. Ce qui fait de cette forêt le poumon vert de la ville de Sya.

Nous reconnaissons l’importance de l’hôpital à construire mais nous déplorons qu’une forêt soit détruite pour construire un hôpital.

Au-delà de la lettre ouverte adressée au président du Faso, qu’est-ce que votre parti a posé comme acte de manière concrète ?

Après la lettre ouverte au président du Faso, et en attendant l’étude d’impact du gouvernement, nous n’allons pas rester les bras croisés, parce qu’il y a beaucoup de mouvements qui se sont déclarés en faveur de cette lutte. Nous prenons leurs contacts afin qu’à la réponse du gouvernement, nous puissions faire face de façon efficace.
Aussi, nous menons des campagnes avec nous amis, au niveau international pour que nous puissions faire front au moment venu.

D’aucuns estiment que la forêt de Kua n’existe que de nom. Avez-vous effectué un déplacement sur le terrain pour constater les faits ?

Oui ! Il faut dire que nous avons une base à Bobo-Dioulasso, qui nous a fait un retour de la situation. Pour ceux qui estiment que la forêt de Kua n’existe pas, nous pensons que cela est dû à une certaine ignorance. Et je pense que nous ne devons pas donner une certaine amplitude à cela parce qu’il est toujours dangereux de faire la promotion d’une certaine ignorance. Sinon, la forêt de Kua est une forêt classée. Ce n’est pas parce qu’en des endroits on voit des herbes ou certaines végétations qu’on peut penser que ce n’est pas une forêt.

Nous ne voulons pas nous étaler sur cela ; nous attendons ferment la décision du gouvernement afin d’aviser.

Beaucoup estiment qu’il y a une manipulation politique derrière cette affaire. Qu’en pensez-vous ?

Déjà, nous saluons la réaction de nos populations, parce que nous avons véritablement senti un mouvement qui s’est dessiné et cela nous encourage dans la lignée de notre idéal, qui est qu’aujourd’hui, aucun développement durable ne peut se faire sans qu’on ne tienne compte des principes qui régissent l’environnement.

À ceux qui disent que la question a été détournée par les politiques, nous disons qu’en réalité, s’il y a une manipulation politique, nous visons en premier lieu le gouvernement. Si le gouvernement lui-même a suivi les principes de droit, ce problème n’allait pas être posé en ces termes. Puisque le gouvernement est politique, s’il pose des actes contraires aux principes démocratiques, ça entraîne forcement une réaction. C’est pourquoi, nous pensons que les gens ont légitimement réagi.

Toutefois, je suis d’avis que derrière cette question, il y a des gens qui essaient d’attirer les autres derrière leur cause. C’est de bonne guerre, mais force doit rester à la loi. Nous interpellons tous ceux qui sont engagés dans cette campagne, que chacun joue son rôle en tenant compte des règles du droit.

La semaine dernière, le maire de Bobo-Dioulasso a interdit toute manifestation concernant la forêt de Kua. S’il arrive que le gouvernement vous donne une réponse défavorable, qu’est-ce que votre parti compte faire ?

Par rapport à l’arrêté du maire, je pense que c’est dans ses droits régaliens de pouvoir prendre une telle décision. Mais ce qu’il faut déplorer dans cette façon de faire, c’est le fait d’avoir laissé un camp marcher. C’est comme si on vient de se rendre compte que ça peut créer un problème et on arrête les autres qui veulent manifester pour dire qu’ils sont pour la construction de l’hôpital mais pas sur le site de Kua.

C’est ce deux poids deux mesures qui laisse penser qu’effectivement, la question est tournée de façon politique. En réalité, c’est ça ! Dans l’art de gouverner, il y a ce qu’on appelle « anticipation ». Monsieur le maire aurait dû anticiper cela et interdire les marches pour tous les mouvements. Donc ne pas le faire est véritablement une faute. Et nous pensons que c’est regrettable qu’on puisse en arriver à cela.

Mais dans notre principe de non-violence, nous appelons les uns et les autres au calme ; nous attendons la décision du gouvernement et nous allons nous entourer de toutes les garanties afin que cela ne se fasse pas. Nous sommes très sereins ; nous attendons ce que le gouvernement dira afin de voir comment engager définitivement cette lutte pour la préservation de notre environnement.

C’est dans un tel contexte que le monde célèbre la Journée de l’environnement. Quel regard peut-on jeter aujourd’hui sur cette question au Burkina Faso ?

C’est une journée qui a été instituée pour magnifier les actes qui peuvent être posés au quotidien pour la préservation de l’environnement parce qu’on s’est rendu compte au niveau mondial que la question environnementale est une question transversale. Instituer une telle journée, c’est une occasion pour poser des actes pour faire prendre conscience les uns et les autres qu’on ne saurait vivre dans notre environnement actuel de cette façon sans prendre des mesures pour préserver les acquis pour les générations futures. Ainsi, cela nous réjouit.

En même temps, cela tombe à pic. Nous tombons des nues que par rapport à cette situation de Kua, des problèmes de gouvernance d’une telle ampleur puisse se poser. Je dois rappeler que cette question a d’abord commencé par une décision du conseil municipal de Bobo-Dioulasso, qui s’est prononcé en faveur du déclassement de la forêt. Ensuite, le ministère en charge de cette question, dans son rôle, a réagi très bien en disant que le conseil municipal n’était pas dans ses prérogatives d’aller dans cette direction. Nous étions réconfortés.

Malheureusement, cette joie était de courte durée lorsque le Premier ministre, lui-même, a été interpelé et est allé dans le même sens que le conseil municipal de Bobo-Dioulasso. Cela nous a véritablement choqués. C’est ainsi que nous avons adressé une lettre au président du Faso. Jusqu’aujourd’hui, nous pensons que le chef de l’État va s’assumer et ne va pas permettre que les actes contraires à sa vision puissent se développer.

On remarque que le ministère de l’Environnement est muet. Selon vous, est-ce un silence coupable ?

Au début, nous avons été charmés par la réaction du ministère suite à la décision du conseil municipal de Bobo-Dioulasso, mais après cela, plus rien. Ce que nous avons vu, c’est la réaction des forestiers sur le terrain. Et ça, c’est un acte à saluer en passant parce qu’on ne peut pas permettre que des actes illégaux puissent être posés à l’endroit de la forêt de Kua.

Pour revenir au ministère, on aurait aimé qu’en droite ligne de leur idéologie, qui est le sankarisme, qu’il y ait toute une autre réaction. Et là, nous interpellons le ministre à s’assumer parce qu’au-delà de la vision du chef de l’État, ce ministère porte l’espoir d’une idéologie dont on ne peut se passer aujourd’hui dans le monde.

Lorsque nous voyons les sorties du ministère par rapport à toutes ces problématiques au niveau international, nous sommes satisfaits. Mais au niveau de la problématique de la forêt de Kua, nous aurions aimé qu’il y ait une réaction encore plus forte.

Je comprends que lorsqu’on est dans un gouvernement, il y a cette solidarité gouvernementale, mais à un moment donné, les idéaux doivent pouvoir prévaloir. À ce niveau, je pense qu’il y a un acte fort que le ministère peut poser. Sous d’autres cieux, la quasi-révocation du Premier ministre par rapport à la lettre du ministre de l’Environnement aurait valu une démission de ce dernier afin de marquer la conscience collective par rapport à la préservation de l’environnement. Je pense que cela serait un acte hautement salutaire pour l’avenir de notre pays.

Propos recueillis par Cryspin M. Laoundiki
LeFaso.net

Vos commentaires

  • Le 6 juin à 00:16, par Dibi En réponse à : Forêt de Kua : Le ministre de l’Environnement devrait démissionner, estime Adama Séré (Parti des écologistes)

    Une forêt est un patrimoine ; et celle de Kua en est une. Cette politique qui contrevient au bon sens et à l’éthique, en livrant un bien patrimonial et environnemental à la destruction même au nom d’un projet d’hôpital n’honore pas nos dirigeants politiques.
    Elle montre leur degré de débilité, d’immaturité et d’incompétence à penser la sauvegarde de notre patrimoine environnemental, dans une sous-région ouest-africaine en voie d’assèchement, de crises hydriques, de désertification et de bouleversements climatiques. C’est à croire que les perturbations climatiques débattues à l’échelle de la planète ne nous concernent pas ? Et quand cesseront cette inculture, ces ignorances et mépris des complexes d’interactions entre nous et l’environnement dont nous faisons partie ? Toutes choses que mêmes des enfants comprennent.
    Ailleurs, dans d’autres parties du monde, en Israël ou justement en Chine d’où vient le financement de l’hôpital, on construit des hôpitaux dans des déserts ; déserts que les autorités responsables et sensibles à la préservation des paysages, reboisent par des politiques d’embellissements paysagers et environnementaux et non de déboisements irresponsables et débiles qu’un ministre impose aux populations locales. Encore un à dégager s’il n’était à l’abri de l’incompétence et de l’immobilisme entretenu.
    Les Chinois qui sont loin d’être des idiots devraient mêmes refuser de financer cet hôpital contre une forêt-patrimoine. La santé, c’est aussi la défense de l’environnement quand l’autorité burkinabè se montre inapte à comprendre les enjeux environnementaux.
    On a encore là, une des données de la diplomatie de Pékin en Afrique qui consiste à s’adapter aux demandes locales de corruption ou d’anti-corruption du pouvoir en face. Ici, à Kua, elle accompagne un grand n’importe quoi anti-environnemental au Burkina-Faso.
    Na an lara, an sara !
    La Patrie ou la mort !

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  • Le 6 juin à 06:47, par Kpièrou En réponse à : Forêt de Kua : Le ministre de l’Environnement devrait démissionner, estime Adama Séré (Parti des écologistes)

    La grandeur d’un homme c’est aussi accepter ses erreurs quand il y en a. Les responsables au lieu d’une politique de domination et de dictature se trouveraient grandis s’ils acceptaient qu’ils se sont prononcés trop rapidement avant d’avoir pris en compte tous les éléments. Qu’ils reconnaissent qu’il est humain de se tromper dans la gestion et en revenant de leur erreur, ils se montreront raisonnables et même grandis.

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  • Le 6 juin à 08:19, par Assocation Baobab29 - France En réponse à : Forêt de Kua : Le ministre de l’Environnement devrait démissionner, estime Adama Séré (Parti des écologistes)

    L’Association Baobab29 intervient au Sanguié dans la reforestation de cette Province à hauteur de 100 000 arbres par an. Notre action a débuté il y a 10 ans. Les arbres capturent le CO2 pour leur croissance mais aussi permettent aux nappes phréatiques de monter, d’être moins profondes. Qu’en sera-t-il des sources de la forêt de Kua après l’abattage des arbres ? Abattre un arbre c’est rapide mais voir pousser un arbre est un travail très long. Les conséquences de ces actes surtout dans un pays subsaharien peuvent conduire à la désertification celle-ci ont déjà été faites

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  • Le 6 juin à 08:24, par HUG En réponse à : Forêt de Kua : Le ministre de l’Environnement devrait démissionner, estime Adama Séré (Parti des écologistes)

    Ce pouvoir du MPP et acolytes pensent la chine est le nouveau messi pour eux. Détrompez vous car la chine cherche ses intérêts.Chers MPP et acolytes avez vous entendu l"histoire du bois interdit d’importation au Gabon dans laquelle les chinois sont accusés ?

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  • Le 6 juin à 08:48, par RAWA En réponse à : Forêt de Kua : Le ministre de l’Environnement devrait démissionner, estime Adama Séré (Parti des écologistes)

    Je n’arrive pas à comprendre tous ces gens qui se pleignent san arrêt. C’est surement le phénomène de mode qu’est la question d’environnement aujourd’hui qui fait que chacun parle au hazard. Je suis sûr que tous ces gens n’ont jamais planté un arbre depuis qu’ils sont nés. Cette prétendu forêt qui est dite classée depuis des dizaine d’années n’a jamais fait l’objet de reboisement. Les forestiers qui auraient pu organiser des reboisements préfèrent nous parler d’écosystème pour se dédouaner. Une forêt classée, c’est aussi et même d’abord les arbres, n’en déplaise aux prétendus techniciens. Mais voici une foêt dite classée ouù les gens viennent cultiver. On veut y construire un hopital et il se trouve brusquement des "écologistes" qui s’y opposent. Moi, je suis né à Bobo et j’y ai fait toute mon enfance. Je n’ai jamais su que cet espace était une forêtt classée. Maintenant, je saurai qu’il y’a un hopital qui soignera des millions de gens.

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  • Le 6 juin à 10:15, par Djamana Tigui En réponse à : Forêt de Kua : Le ministre de l’Environnement devrait démissionner, estime Adama Séré (Parti des écologistes)

    Et pourquoi vous vous ne démissionnez pas de votre poste pour montrer votre désaroi face à ce manquement du gouvernement ? Très facile de s’asseoir derrière son bureau et de dire à l’autre de rendre le tablier pendant que vous vous la coulez douce !!!!!

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  • Le 6 juin à 10:15, par mycl En réponse à : Forêt de Kua : Le ministre de l’Environnement devrait démissionner, estime Adama Séré (Parti des écologistes)

    Je salue la sagacité des écologistes sur cette question. Eux au moins, connaissent les enjeux réels, prennent la pleine mesure de la situation, et agissent de façon méthodique dans le respect des règles de droit. De mon humble avis, le titre du texte ne reflète pas la quintessence des dires du président du RDEBF.

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  • Le 6 juin à 10:34, par Omer En réponse à : Forêt de Kua : Le ministre de l’Environnement devrait démissionner, estime Adama Séré (Parti des écologistes)

    Au lieu d’aller vous muscler sur Bobo qui a plus de 10 000 hectares de forêts urbaines, venez réaliser une seule foret classée à Ouagadougou ou il n’aurait aucune activité humaine comme c’est le cas à Bobo. On connait tous les réalisation dans le parc Bangreweogo pour vos plaisir et on dit que1 050 hectares votre ceinture verte la ou du moins fils vert qui était supposé encercler Ouagadougou soit 50% de la de ceinture verte, occupés légalement ou illégalement. Elle est occupée par 232 kiosques, 88 buvettes, 70 dépôts de vente de briques, 509 boutiques, 85 sites de ventes d’essence et des habitations. Votre Kossyam même est sur la ceinture verte. personne n’ose dire un mot. Pour la construction d4un hôpital a Bobo avec prélèvement de 16 hectares sur plus d e10 000 intactes, tous les escrocs viennent nous emmerder. On ne va pas vous laisser manifester votre hypocrisie ecologico-politico environnemental au détriment de la santé de la population bobolaise.

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  • Le 6 juin à 10:46, par Gwandba En réponse à : Forêt de Kua : Le ministre de l’Environnement devrait démissionner, estime Adama Séré (Parti des écologistes)

    Je pense surtout qu’on tourne autour du véritable sujet ou question qui est, POURQUOI FORCEMENT LA FORËT DE KUA ????. les premières réactions qui nous viennent semblent nous dire qu’au delà de l’hôpital que les chinois veulent construire, il y a bien un retour qu’ils attendent de ce que cadeaux qu’ils nous font. Que renferme le sous sol de cette forêt ?? cette question doit être posée par les deux camps, les pour et les contre. avec de chaque c^té des investigations menées.
    l’idée que l’hôpital doit forcement être construit à la place de a forêt nous laisse penser qu’il y a autres choses que le gouvernement ne peut dévoiler au grand jour !!! Sinon si le don des chinois est sincère et honnête, peut importe le lieu, autre que cette forêt, ils doivent pouvoir le faire. même s’il faut crée une autre forêt autour de l’hôpital qu’ils vont construire.

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  • Le 6 juin à 15:01, par jacques En réponse à : Forêt de Kua : Le ministre de l’Environnement devrait démissionner, estime Adama Séré (Parti des écologistes)

    Le débat sur Kua a au moins le mérite de remettre au centre des préoccupations l’écologie. Et, si c’était l’occasion de revisiter nos mauvaises gestions du bien commun que sont nos forêts ! à l’heure des défis liés aux changements climatiques, on ne peut continuer à dégrader l’environnement ! Kua est emblématique car tous les problèmes et conséquences sont liées. Plus de forêt, désertification assurée, baisse/assèchement de la nappe phréatique, pollution aggravée par les polluants que nous produisons (brûlage des ordures, véhicules, etc.), perte de la biodiversité, etc. Certains comme argumentaire accusent les autres de se taire pour n’avoir jamais planter un seul arbre de leur vie. Mais, il n’est jamais trop tard pour bien faire ! "Tout homme qui a planté et entretenu un arbre dans sa vie n’a pas vécu inutilement" Thomas Sankara. Alors, faisons sienne qu’à toute occasion heureux/malheureux de planter un arbre : naissance, baptême, confirmation, décès, manifestation, tournois, anniversaire, etc. Banalement, si on prend l’habitude, chacun pourrait planter 10 arbres chaque année soit pour 20 millions d’habitants, nous pourrions atteindre 200 millions d’arbres plantées par an. Irréaliste ? sans doute. Vive les utopies ! La fatalité n’est pas de rien faire et attendre les +5°C dans moins de 50 ans mais bel et bien d’agir. Alors, protégeons nos arbres et notre environnement. Stop à la pollution de l’air avec les déchets plastique brûlés par les ménages les matins et soir

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  • Le 6 juin à 15:01, par la patrie ou la mort, nous vaincrons En réponse à : Forêt de Kua : Le ministre de l’Environnement devrait démissionner, estime Adama Séré (Parti des écologistes)

    Merci M Séré pour cette analyse de la situation. les dirigeants entre eux sont divisés sur la question mais c’est la politique.
    Forêt classée, c’est forêt classée. Pour la transformer il faut un préalable et des arguments bien solides.
    Nous ne sommes pas en Amazonie pour que cette forêt soit dense. Ils ont des arguments qui volent très bas.
    Ils ont tous des fermes, c’est l’occasion pour eux de les mettre à la disposition des chinois.

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