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Crash d’Air Algérie : Aux autorités maliennes de « ne pas ajouter de la douleur à la douleur »

Publié le dimanche 9 août 2015 à 23h50min

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Crash d’Air Algérie : Aux autorités maliennes de « ne pas ajouter de la douleur à la douleur »

La Cellule de crise, mise en place dès la survenue – le 24 juillet 2014 - du crash du vol AH 5017, de concert avec l’association des parents des victimes dudit crash, a rencontré les Hommes de médias burkinabè pour leur « dire grandement merci ». C’était le vendredi 07 août 2015, au cours d’un dîner (voulu être hors médiatisation) qui a eu pour cadre le Mess des officiers à Ouagadougou. A l’occasion, le représentant de l’association des parents des victimes a tenu à exprimer à l’endroit des autorités maliennes, l’attachement de ces parents à voir transférés au Burkina, les restes des victimes enterrés en territoire malien à leur insu et à l’insu de la Cellule de crise.

Dans la nuit du 23 au 24 juillet 2014, le vol AH 5017 affrété par la Compagnie Air Algérie, faisait un crash en territoire malien. Et 116 passagers de quinze nationalités différentes y ont péri. Depuis cette « date fatidique », rappelle le Gal Gilbert Diendéré, s’associant les membres de la Cellule de crise dont il est le président, « la presse nous a accompagnés, la presse a toujours été à nos côtés, la presse nous a permis de donner des informations à l’ensemble du peuple burkinabè et au monde entier ».

Et Christophe Sandwidi, Secrétaire général de l’association des parents des victimes, de préciser à l’attention des Hommes de médias : « Nous sommes allés à Gao le 24 juillet, vous nous avez suivis ; à l’arrivée des cercueils, vous nous avez accompagnés ; à l’enterrement, vous nous avez accompagnés ; les veillées, vous nous avez accompagnés ; à la pose de la première pierre pour la construction de la stèle, vous nous avez accompagnés ; plus récemment à la commémoration du premier anniversaire du crash, vous êtes restés à nos côtés ». Il s’agit là, à en croire M. Sandwidi, d’un accompagnement qui a permis de soulager la peine des familles éplorées, car tout le peuple burkinabè et au-delà, a ainsi été informé, sensibilisé et mobilisé.

Au regard de cet accompagnement sans faille, le Gal Diendéré, a tenu à dire, « toute l’équipe du comité de crise se joint à moi, les membres des familles des victimes, se joignent à moi, pour vous dire grandement merci ». Poursuivant, le Gal dira, « le travail que vous avez fait a fait en sorte que nous réussissions notre boulot ». Pour sa part, M. Sandwidi a clamé, « Nous, parents des victimes, nous sommes très reconnaissants à la presse ».

Bientôt, un combat judiciaire

Et au nom des familles des victimes de ce crash, Christophe Sandwidi a saisi l’occasion du jour pour inviter la presse à continuer dans son élan solidariste, en s’intéressant particulièrement à une phase de cette affaire, en l’occurrence une procédure judiciaire qui sera engagée. Cette nouvelle phase, estime M. Sandwidi, permettra « de savoir ce qui s’est passé exactement ». Déjà, présage-t-il, « Ça va être difficile » ;

L’occasion du jour, le Secrétaire général de l’association des parents des victimes l’a également saisie pour lancer un appel aux autorités burkinabé pour les inviter à faire en sorte que les parties des victimes enterrées au Mali, viennent au Burkina. Et aux autorités maliennes, les parents des victimes demandent « de ne pas être sourdes » à leur appel ; « de ne pas ajouter de la douleur à la douleur ». C’est du moins, ce qu’a laissé entendre avec insistance, M. Sandwidi. Sont interpellées aussi, la société civile malienne, les communautés coutumière et religieuse, les autorités administratives, politiques. L’association des parents des victimes demande à ces différents acteurs, d’intervenir auprès des autorités maliennes, pour que ces restes humains soient transférés à Ouagadougou. C’est dans cette ville, à en croire Christophe Sandwidi, que tous les parents des victimes ont convenu d’enterrer les restes.

L’enquête sera bouclée en décembre prochain

En attendant la suite de cet appel pressant lancé bien avant la cérémonie de ce vendredi 7 août 2015, le Gal Gilbert Diendéré dit penser les chefs d’Etat (burkinabé, malien, et français) ont déjà connaissance de cette exigence.

Pour la suite, le Gal promet au nom de l’équipe qu’il dirige dans la gestion de cette crise, l’inauguration la stèle dont la première pierre est déjà en place. « Nous allons également, a-t-il ajouté, suivre pas-à-pas l’enquête qui en principe, doit être bouclée en décembre 2015 ». « Très satisfait » de ce que la presse a jusque-là fait, Gilbert Diendéré a demandé aux Hommes de médias de continuer dans cette dynamique éminemment salutaire.

Fulbert Paré
Lefaso.net

Lien utile : Crash du vol AH 5017 d’Air Algérie

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