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Gbagbo, Mbeki et Mohamed VI : du "nafigui" aux conséquences incalculables

Accueil > Actualités > International • • lundi 21 février 2005 à 07h54min

Après l’épisode français en décembre 2004, celui du Maroc deux mois plus tard. Quoi d’étonnant d’ailleurs avec le désormais connu boulanger, le célèbre président ivoirien Laurent Koudou Gbagbo ?

Les faits : suite aux événements du 06 au 09 novembre 2004 à Abidjan, qui avaient coûté la vie à plusieurs Abidjanais, par la voix de Me Hanza Patricia, alors en tournée dans des pays d’Europe en compagnie du truculent Alain Toussaint et du non moins truculent Secré Richard, la présidence ivoirienne laissait entendre qu’elle déposerait une plainte contre la France auprès de la Cour pénale internationale.

Quelques jours plus tard, le porte-parole de Laurent Gbagbo, Désiré Tagro, s’érigeait en faux contre cette intention, laissant entendre qu’une telle déclaration n’engageait que son auteur, même muni d’un ordre de mission de la première instance du pays. En son temps, on avait essayé de comprendre le bien-aimé époux de la très crainte Simone, mettant cette reculade sur le fait que l’élu du FPI, tel l’œuf, sait où danser.

Mais voilà qu’une fois de plus il frappe un grand coup, à la fois médiatique et surtout pas diplomatique. En effet, alors que le président sud-africain Tabo Mbéki s’échine à lui enlever cette épine fortement plantée dans son pied, il juge cela fort insuffisant et recourt à un autre sauveur, le roi Mohamed VI du Maroc.

S’il est vrai que comme on le dit chez nous c’est à force de coups de bâton qu’on en vient à tuer le serpent, la stratégie de Gbagbo s’apparente ici a du "nafigui", traîtrise version mandingue. Car, il le sait très bien, si l’Afrique du Sud et le Maroc ne sont pas à couteaux tirés, il n’en demeure pas moins qu’ils ne filent pas non plus le parfait amour. Une façon donc pour lui d’exacerber les tensions pour ne pas dire "exécrabiliser" la situation. Il n’ignore pas non plus qu’en Afrique la parole d’un vieux pèse plus que celle d’un jeune, fussent -ils président et roi.

Est-ce la raison pour laquelle il a vite fait de renier encore une fois ses mandatés auprès de Mohamed VI aux fins de le sortir du bourbier ? On sera enclin à le croire si on ne connaissait pas bien l’homme. Mais sachant qui il est, on est plutôt porté à croire que ce n’est ni plus ni moins qu’une suite logique de sa stratégie : sonder l’opinion par une action pendable et la faire ensuite porter par ses pourtant officiels émissaires.

Car qu’y a-t-il de plus Gbagbo en Abou Dramane Ouattara sauf le seul fait qu’au lieu d’être président de la République, celui-ci est ministre et remplace ce dernier en cas d’empêchement puisque vice-président. Mais si pour le cas de la France l’on pouvait bien comprendre monsieur "Prudencia", pour sa récente bourde, les effets pourraient être très amers pour le président du FPI.

En effet, que pourraient penser Tabo Mbéki et l’UA, auxquels il a préféré un membre qui boude cette instance africaine depuis 1984 ; et Mohamed VI qui se sent sûrement ridicule après son démenti sur le caractère officiel de la visite que lui a rendue la délégation du FPI ? Les prochains jours promettent du méchamment croustillant !

Rabi Mitibkèta
L’Observateur Paalga

Vos commentaires

  • Le 21 février 2005 à 22:10, par Mr Dorval (USA) En réponse à : > Gbagbo, Mbeki et Mohamed VI : du "nafigui" aux conséquences incalculables

    Meme quand on est condamne a ne vehiculer que du venin contre Mr Gbagbo,il est tout de meme important de mieux se cultiver pour ne pas etaler des lacunes flagrantes.
    Cher frere ,cela ne te fera pas trop de mal ,je l’espere ,de savoir que Mr Aboudramane Sangare n’est ni ministre ,ni vice president (poste qui n’existe meme pas ) de l’etat de cote d’ivoire. Il est simplement l’un des vice- presidents du FPI dirige par l’ancien premier ministre Mr Affi N’guessan .Le FPI est le parti au pouvoir dont est issu Laurent Gbagbo.Quant a Aboudramane Sangare ,il a ete ministre d’etat en charge des affaires etrangeres avant la rebellion.
    Cher frere il faut accepter d’apprendre au lieu d’etaler tes lacunes au grand jour en faisant des amalgames inutiles rien que pour faire plaisir a tes pauvres commanditaires.
    Que Dieu te garde longtemps pour voir la cote d’ivoire se relever plus digne que jamais.

    Répondre à ce message

    • Le 14 mars 2005 à 16:56, par Somwékré En réponse à : A Dorval

      Réponds, stp, au fonds du texte de Mitibkièta avant que je ne te réponde. C’est trop plat comme réaction. Elève le débat, parce que moi je ne vais pas te rejoindre dans la merde pour un semblant de combat d’idée. Elève toi un peu stp.

      Répondre à ce message

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