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Mali : « Faux départ » pour la junte militaire

Accueil > Actualités > International • • mercredi 18 avril 2012 à 02h07min

La junte militaire qui a fomenté le coup d’Etat du 22 mars dernier n’est pas vraiment partie. Elle a fait semblant de jouer le jeu du « retour à l’ordre constitutionnel » alors qu’elle reste dans le jeu du pouvoir. Et ceux qui doutaient encore de la mauvaise foi de la bande au capitaine putschiste Amadou Haya Sanogo l’ont appris à leurs dépens.

Dans la nuit du 16 au 17 avril, Modibo Sidibé, ancien Premier ministre, et Soumaïla Cissé, candidat à la prochaine élection présidentielle, ont été interpelés et déférés au camp militaire de Kati, qui servait de quartier général à la junte. Une arrestation sans autre forme de procès qui intervient comme un pavé dans la mare de sortie de crise. Pire, cette vague d’arrestations qui s’est étendue à d’autres responsables de l’ancien régime est un véritable bébé que les militaires font dans le dos du président Blaise Compaoré, médiateur de la CEDEAO. Et pourtant, la junte militaire était bel et bien représentée aux concertations qui se sont tenues le week-end dernier à Ouagadougou et qui consacrent le retour du pouvoir aux mains des civils. Qu’est-ce qui explique ce brusque et brutal revirement de situation ?

Visiblement, le fameux « retour à l’ordre constitutionnel » apparaît finalement comme un faux départ, une comédie savamment orchestrée par le capitaine Amadou Haya Sanogo pour se soustraire aux sanctions de la CEDEAO. L’institution sous-régionale a donc intérêt à clarifier cette situation qui jette le doute sur l’ensemble du processus de sortie de crise. Il y va de la crédibilité même des accords signés.

BARK BIIGA

Fasozine

Vos commentaires

  • Le 18 avril 2012 à 03:11, par aie aie En réponse à : Mali : « Faux départ » pour la junte militaire

    croire que HAYA va partir c’est mal le connaitre.
    Croire qu’il va aussi rouler Blaise Compaoré dans la farine c’est mal connaitre le fin diplomate qu’est le Président du FASO Haya va brouter l’herbe il est trop petit devant le blaiso même s’ils sont tous capitaines.HAYA veut jouer au boulanger il oublie que la CEDEAO est en train de lui permettre de sortir par la moyenne porte un autre tour de clef derrière le MALI il verra que la population n’est que le vent qui change de direction à tout moment"un mois sans salaire" il sera délogé par les fonctionnaires à commencer par KATI.C’est vraiment "un faux depart".Le titre est bien choisi

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    • Le 18 avril 2012 à 13:21, par barak En réponse à : Mali : « Faux départ » pour la junte militaire

      bien dit mon cher ce faut capitaine ce crois plus malin il va finir comme Laurent Koudou s’il fais pas attention, il oublie aussi que la CEDEAO d’aujourd’hui est different de celui des années passé. Il faut qu’il respect ses engasement ci non ...

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    • Le 18 avril 2012 à 13:46, par Burkina beni En réponse à : Mali : « Faux départ » pour la junte militaire

      Généralement la sagesse commande que si vous avez été battus par la pluie, vous devez vous abstenir de vous battre à nouveau. Dit autrement il ne faut pas confondre URGENT ET IMPERATIF.
      Aujourd’hui le Mali est un pays en lambeau, l’impératif est de chercher à rétablir l’intégrité territoriale du Mali, ensuite les questions politico-politiciennes s’inviteront aux débats. Mais pour l’heure la SUBSTANCE même du pays est mise à mal (la SOUVERAINETÉ de la République du Mali).
      L’autre impératif c’est le drame humanitaire que vivent les populations maliennes qui sont spoliées, les filles et femmes violées, les exodes massifs des populations, les élèves qui on deserté l’école à cause des terroristes-cessionnistes (j’ai nommé les TOUAREGS)...Bref un drame humanitaire que le Mali n’en a vraiment pas besoin.
      Les négoociations ne feront que conforter la position des terroristes qui ont d’ailleurs proclamé une indépendance virtuelle de l’azawad.
      Tres sincèrement je me demande ce que la CEDEA attend pour deployer sa force armée pour aller deloger les terroristes-cessionniste, ces errants et vagabonds qui troublent la quiétude du monde libre ?
      On ne négocie pas avec des terroriste on les MATTE jusqu’au bout. Du moment que les règles de la guerre sont bafouées par une partie béligérante, nous sommes alors dans une guerre non-conventionnelle et par voie de conséquence la CEDEAO doit faire usage de tous les moyens à sa disposition pour ERADIQUER ce mal insidieux appélé la TOUAREGOSE. Ces gars ne sont ni plus ni moins que des terroristes.

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  • Le 18 avril 2012 à 06:31, par Beurk En réponse à : Mali : « Faux départ » pour la junte militaire

    Ordre constitutionnel ne veut dire impunité pour une classe politico-affairo-mafieuse qui,au nom de ce fumeux mot ’démocratie’ qu’elle nous serve à toutes ses sauces pour mieux nous entuber,profite pour mettre à genoux nos Etats et l’exemple malien est édifiant.Je ne suis pas là pour cautionner la bande à Sanogo mais tout de même,il serait inconcevable,inadmissible de faire comme si de rien n’était en ne demandant pas des comptes à ceux qui avaient contribué directement ou indirectement à cette faillite morale dans nos sociétés.
    Bien sûr ceux qui trouvent leur compte dans cette mascarade de démocratie diront qu’il y a la justice pour ça.Oui mais,sous nos tropiques elle ne s’exerce pas de la même façon selon que tu es puissant ou misérable.En attendant des jours meilleurs pour une justice pour tous,c’est au tour de ces ex-intoutachables de déguster ce que veut dire la justice du talion

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  • Le 18 avril 2012 à 08:44 En réponse à : Mali : « Faux départ » pour la junte militaire

    Blaise COMPAORE a beaucoup de problèmes à résoudre ici au Burkina Faso.

    Je crois qu’il faut chercher un autre médiateur quand il s’agit d’affaires de coup d’état !

    La vérité rougit les yeux mais ne les crève pas les amis !

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  • Le 18 avril 2012 à 09:42, par Juste En réponse à : Mali : « Faux départ » pour la junte militaire

    Bonjour a tous !
    Juste apres la conclusion de l’accord-cadre pour le retour du pouvoir aux civils a Bamako, j’avais suggere que le Mediateur fasse proceder a une explication claire et detaillee de cet instrument au capitaine Sanogo. Je ne sais pas si cela avait ete fait, mais en faisant proceder recemment a des arrestations de personnalites, je constate que ces ecerveles de la junte veulent encore mettre leurs bottes dans les plats.
    De grace, faites-moi conduire ces abrutis a Ouaga 2000 aupres de Dadis Camara si vous tenez a la fin de la merde au Mali !
    Ces ecerveles seraient deja partis au nord pour combattre les rebelles que tout le monde les aurait applaudis.
    Decidemment, ils sont tout sauf des patriotes !

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  • Le 18 avril 2012 à 10:12, par Mandole En réponse à : Mali : « Faux départ » pour la junte militaire

    Honte à l’afrique !1000 fois honte !

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  • Le 18 avril 2012 à 12:42 En réponse à : Mali : « Faux départ » pour la junte militaire

    Que de gestes honteux de la part de cette vaurien de junte au Mali. Faute d’avoir pu empêcher l’occupation du Nord du pays elle ne fait que multiplier propos et actes des plus idiots.

    Que signifie cette arrestation, à quoi répond-t’elle si ce n’est de la moquerie à l’endroit de la communauté internationale ? A la CEDEAO de comprendre ce jeu et d’y apporter la réponse qui sied.

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  • Le 18 avril 2012 à 12:52, par penseur En réponse à : Mali : « Faux départ » pour la junte militaire

    C’est triste mais il faut le dire. Du capitaine sanogo au facilitateur en passant par les maliens, tous savaient que Sanogo n’allait pas partir. Pour s’en convaincre il suffit d’écouter sa conférence de presse en langue Bamana à la suite du fameux accord cadre. Il le dit clairement.Pire le Facilitateur savait bien qu’en gardant Sanogo dans la danse, le tambour ne pouvait que péter.
    Les chefs d’états de la CEDEAO qui avaient préconisé le rétablissement par la force de l’ordre constitutionnel ont aujourd’hui raison. Si seulement le facilitateur pouvait l’accepter. Car tant que Sanogo sera là il n’y aura jamais de paie au Mali n’en parlons pas de la zone nord que le CNRDRE a livré en cadeau aux rebelles.

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  • Le 18 avril 2012 à 12:59, par yel baoda En réponse à : Mali : « Faux départ » pour la junte militaire

    cet arriviste cherche visiblement des problèmes.
    A t il demandé à Dadis ?
    il l’aura voulu.

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  • Le 18 avril 2012 à 14:12, par KORODJO En réponse à : Mali : « Faux départ » pour la junte militaire

    IL N’Y A PAS DE NEGOCIATION DANS LE RETOUR A L’ORDRE CONSTITUTIONNEL NI AU MALI NI EN GUINEE BISSAU. LA CEDEAO DEVAIT ENVOYER DES FORCES POUR FAIRE PARTIR CES MILITAIRES CAR CES DEUX COUPS D’ETAT NE SE JUSTIFIENT CAR ILS SONT IMPOPULAIRES SURTOUT AU MALI CELA A ETE CONSIDERE COMME UN NON EVENEMENT CAR LA MAJORITE DU PEUPLE EST PREOCUPEE PAR LA CRISE DU NORD ET SURTOUT PAR LES PROBLEMES QUOTIDIENS DE LA VIE. JE DEMANDE AUX CHEF D’ETAT DE LA CEDEAO DE NE PLUS NEGOCIER AVEC CES HORS LA LOI JE MA RAPPEL LORS DU PASSAGE DES CEMA DES PAYS DE LA CEDEAO A BAMAKO LE MESSAGE DELIVRE PAR LE GENERAL BAGAYOKO AVAIT ETE RECU CINQ SUR CINQ EN LANGAGE MILITAIRE

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  • Le 18 avril 2012 à 14:43, par l’éclaireur En réponse à : Mali : « Faux départ » pour la junte militaire

    si BLAISE n’avait pas lui-même arrêté la compétition pour les galons,il serait aujourd’hui général de corps d’armée et il le vaut vraiment,sans blague.donc un peu de respect pour le BLAISO,il ne faut jamais le comparer à SANOGO en disant qu’ils sont tous capitaines.on ne doit pas comparer le ciel et la terre.

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    • Le 19 avril 2012 à 10:17, par borntowin En réponse à : Mali : « Faux départ » pour la junte militaire

      En lisant les differentes interventions, je suis choqué de constater jusqu’à quel point nous les africains continuons à nous laisser transporter facilement dans la locomotive des politicards, pour ainsi parler.
      Il faut analyser le changement d’attitude de la CEDEAO pour y décéler un attentisme qui en dit long. En tant que juriste je ne suis pas un adepte du désordre. Mais si je dois qualifier le coup d’Etat de Sanogo de désordre, je me dois aussi, en toute sincérité, de reconnaitre que si l’équipe ATT s’était comportée en bon père de famille, en politiciens adeptes de l’ordre moral basé sur les valeurs ancestrales du Mali, il n’y aurait pas de raison pour l’apparition d’un bandit nommé Sanogo. Justement, ATT était sensé incarner cette vertue morale. Fin de commentaire sur ce point.
      Par ailleurs, il faut se dire que la situation présente au Mali a créé subitement un miroir par lequel chaque chef d’Etat Africain doit se découvrir. Ce miroir c’est bel et bien Son Excellence Amadou Toumani. La CEDEAO doit avoir le courage de définir clairement quel genre de démocratie elle veut servir à ses peuples. Il n’y a que deux alternatives : 1)une démocratie fallacieuse, mal alignée sur le temperament de l’Occident et qui généralement, dans le contexte des pays pauvres, sert toujours le plus puissant et le plus malicieux, car tout le monde n’est pas Julius Nyereré, pour le citer comme exemple ; et
      2)une démocratie réelle qui sert les peuples et qui oblige tout dirigeant à rendre compte d’abord à sa propre conscience, ensuite à son peuple, et enfin à la CEDEAO qui devrait, dans ce cas, créer un organe juridique chargé d’imposer des comportements d’adulte à ses propres membres.
      Si la démocratie doit signifier la confiscation du pouvoir par le moyen fallacieux des urnes en usant de tous les tours que peut contenir le sac stratégic de la campagne électorale connue de tous en Afrique, alors, le supporteur de circonstance qui a voté aujourd’hui juste pour assouvir sa faim de l’heure sera le même qui va vous maudire dès que la famine revient s’installer dans l’estomac comme un locataire permanent. Et s’il doit fermer la gueule parce que s’exprimer pourrait l’envoyer au cimetière (ou en prison s’il est chanceux), alors s’impose la troisième alternative :
      le banditisme à la Sanogo. Car il y a encore beaucoup d’africains qui souffrent de toutes les faims de l’univers : faim physique, faim morale, faim psychologique, etc. Par expérience, je sais que beaucoup de chefs d’Etat ne connaissent même pas les réalités quotidiennes de leurs peuples.
      Comme je l’ai dit plus haut, la CEDEAO doit cesser de se comporter comme un mineur politique et se rendre à l’évidence que l’Afrique n’est pas l’Occident. Si les conditions de rassurer le citoyen ne sont pas réunies, alors on arrive à une troisième alternative : l’exemple du Mali peu avant Sanogo où la situation ressemblait, comme dans bien d’autres pays, à un circuit éléctric sans fusibles. Le seul destin possible d’un tel circuit est de péter.
      Dans la même suite d’idées, il faut peut être interpréter le changement de vitesse du Médiateur Compaoré et de la CEDEAO en général comme une prise de conscience de la situation réelle sur le terrain. Il n’est pas hasardeux de penser que les fameux bandits aient réussi à prouver aux médiateurs le bien fondé de leur action, obligeant chacun à se mirer à travers Son Excellence ATT.

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  • Le 19 avril 2012 à 14:48, par petit peul En réponse à : Mali : « Faux départ » pour la junte militaire

    visiblement vous êtes tous confiants quand a la force de CEDEAO mais je crois que s’il faut aller en geure au nord du mali il va falloir bien se préparer car ça ne serra une pique-nique et j’ai beaucoup du mal a voir le pays de la sous région qui vainquera ces islamistes dans le désert malien souvenez vous de l’Afghanistan

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