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Adama Vignigbé Ouédraogo, SG de la Fonction publique

Accueil > Actualités > Portraits • • lundi 8 novembre 2010 à 00h51min

Titulaire d’une maîtrise en droit, option droit judiciaire privé, Adama Vignigbé Ouédraogo est, depuis janvier 2009, la secrétaire générale du ministère de la Fonction publique et de la Réforme de l’Etat. Une lourde responsabilité que cette femme compte assumer avec foi et conscience…

Depuis le 19 janvier 2009, c’est Adama Vignibgé Ouédraogo qui occupe le poste de secrétaire générale du ministère de la Fonction publique et de la Réforme de l’Etat. A ce titre, elle a la responsabilité technique de coordonner toutes les structures centrales, déconcentrées et rattachées de ce département ministériel, qui a en charge la gestion des ressources humaines – plus de 100 000 agents publics - de l’Etat. Une sacrée responsabilité, dont elle mesure parfaitement le poids, et qui ne semble pas faire peur à cette juriste de formation, dont l’essentiel de la carrière s’est déroulé dans le service public.

« Dans la Fonction publique, il faut connaître les textes, savoir les interpréter et les appliquer », explique t-elle.
Née à Ouahigouya, l’actuelle secrétaire générale de la Fonction publique se destinait à des études de langues ! Après avoir mené, tambour battant, les cycles primaire et secondaire dans le chef-lieu de la région du Nord, qui l’a vue naître, et après avoir obtenu, en 1992, le baccalauréat série A4, au lycée Philippe Zinda Kaboré de Ouagadougou, elle est, en effet, orientée vers le département d’anglais de l’Université de Ouagadougou. C’est l’un de ses frères aînés qui la convaincra de se faire réorienter en droit. « Chez nous, à l’époque, un grand-frère était pratiquement considéré comme un père. Et on écoutait beaucoup ce qu’il disait, car on avait appris l’art de respecter les aînés », se justifie-t-elle.

Des études sanctionnées par une maîtrise en droit, option droit judiciaire privé. « J’avais la possibilité de poursuivre à l’étranger, mais j’ai préféré privilégier ma famille ».

Elle entreprend de s’insérer dans le monde du travail, et intègre, après un test de recrutement, le Projet d’appui à l’administration. Puis, à la fin du projet, elle rejoint le ministère de la Fonction publique, après un autre test, comme chargée d’études à la direction des études et du contentieux. Elle devient ensuite directrice des études et de la législation, avant d’être nommée secrétaire générale de cet important département ministériel, poste qu’elle occupe depuis le 19 janvier 2009, date de son installation.

Peur du fouet du maître !

Mariée coutumièrement depuis 1996, et au plan civil, en 1997, à Léon Vignigbé, qu’elle a rencontré alors qu’elle était étudiante en deuxième année de droit, Adama Vignigbé Ouédraogo est mère de deux enfants. Et si elle sait prendre soin de sa petite famille et coordonner les activités de ce grand ministère stratégique qu’est celui de la Fonction publique, elle n’oublie pas pour autant ses racines. C’est donc avec une nostalgie non feinte qu’elle évoque son enfance dans la ville de Ouahigouya.
El hadj Abdoulaye Ouédraogo, son père, et Feue Alimata Barry, sa mère, confient son éducation à sa grand-mère et à ses oncles maternels. « J’étais tellement intégrée dans cette famille maternelle que, jusqu’à présent, des gens pensent que je suis une Barry ».

Si sa grand-mère maternelle la choyait, à l’école par contre, la situation était tout autre ! Le maître était considéré comme un Dieu et on s’appliquait dans ses études par crainte de son fouet. « Je me rappelle encore le jour de l’inscription. On m’a fait asseoir à la première table et ce n’était pas facile. C’est par la suite que mon père m’a révélée qu’il avait dit au maître que j’habitais avec ma grand-mère, et qu’il devait me tenir à l’œil ». Dans ces conditions, impossible de ne pas s’appliquer.

Desire T Sawadogo

Fasozine

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