LeFaso.net, l'actualité Burkinabé sur le net
Proverbe du Jour : “Il faut penser tout ce qu’il y a de pensable dans l’impensable” De Vladimir Jankélévitch

Situation sécuritaire au Burkina : « Elections, élections ! Et à quelle fin ? », S’interroge Pato Dondassé

Tribune

Publié le mardi 23 mai 2023 à 21h00min

PARTAGER :                          
Situation sécuritaire au Burkina : « Elections, élections ! Et à quelle fin ? », S’interroge Pato Dondassé

Alors que la situation sécuritaire est encore instable au pays des homes intègres et que certaines voix s’élèvent pour en appeler à l’organisation de nouvelles élections, Pato Dondassé, un de nos lecteurs, s’interroge sur l’opportunité d’un tel appel. Il nous le fait savoir à travers la tribune ci-après.

Que ce soit sur les réseaux sociaux, dans les media ou des conférences de presse, certains Burkinabè revendiquent l’organisation des élections dans les meilleurs délais. Certains n’y vont pas du dos de la cuillère pour accuser les autorités de la transition d’avoir un agenda caché, du fait que jusque-là, elles ne parlent pas du tout, ou parlent peu du calendrier électoral.

Certes, nous ne remettons pas en cause le droit de ces personnes à émettre leurs avis sur la gouvernance, encore moins sur l’avenir du pays. Mais ces agissements suscitent tout de même de grandes interrogations : Quelle est la pertinence d’une telle revendication, quand on connait les conditions sécuritaires et leurs conséquences sociales désastreuses pour l’ensemble des populations aujourd’hui. L’organisation d’élections constitue-t-elle véritablement une priorité pour les Burkinabè aujourd’hui ? Quelles pourraient être les motivations réelles d’une telle posture ?

La priorité actuelle du Burkina Faso n’est pas l’organisation d’élections

Notre chère patrie est à la croisée des chemins. Notre existence en tant que nation souveraine et libre n’a jamais été autant remise en cause. Des terroristes ont envahi la terre de nos ancêtres, tuant des milliers de personnes (hommes, femmes, enfants), faisant des millions de déplacés internes. C’est-à-dire que des Burkinabès sont désormais refugiés dans leur propre pays. Des Burkinabès dorment à la belle étoile, ne sachant que vêtir, que manger ou que boire dans les heures qui suivent.

La vie d’une bonne partie d’entre nous ne tient plus que sur un fil bien mince, du fait de la menace terroriste. Soyons donc honnêtes et véridiques envers nous-mêmes, ces millions de Burkinabès vivant dans les villes comme dans les campagnes, ne parlent pas du tout le langage des élections pour le moment. Ils ont pour priorité et pour soucis, tout sauf aller voter un président, un député ou un maire. Il en est ainsi, parce que les Burkinabès ne sont pas étrangers aux élections, mieux leurs récentes expériences électorales ne les encouragent pas à y retourner aussi précipitamment sans avoir réglé préalablement la question vitale de la sécurité.

2020 nous a suffisamment enseigné sur l’organisation d’élections dans un contexte sécuritaire aussi précaire que le nôtre, et les possibles conséquences dramatiques sur notre stabilité.

Si nous tenons à organiser des élections, il nous faut obligatoirement signer un pacte avec nos assassins (certains appellent cela négocier, ce que d’autres avaient plutôt qualifié de dialogue) pour qu’ils nous donnent l’autorisation de faire campagne et nous rendre dans les urnes les jours de vote. Nous aurons alors à leur faire des offres alléchantes de milliards de francs CFA, non sans accepter de nous conformer à un mode de vie qu’ils nous imposeront au nom d’un certain islamisme (refuser de jouer la musique, fermer nos espaces de loisirs, s’habiller selon un certain code…), pour qu’en retour ils marquent une trêve, juste le temps d’une élection.

Les récentes élections que nous avons organisées en 2020 en sont une belle démonstration. Le Président de la transition, le Capitaine Ibrahim Traoré lors de son dernier entretien avec la presse a levé légèrement le voile sur ces fameuses négociations pour les élections de 2020 dont beaucoup d’entre nous entendions susurrer. Des financements à coup de milliards de francs CFA aux terroristes qui nous endeuillent aujourd’hui. Les témoignages que nous entendons ici et là montrent que nos agresseurs en ont profité pour s’enrichir et bien s’équiper.

Non seulement organiser les élections dans le contexte sécuritaire actuel n’est pas une priorité, pire ces élections ne feront qu’accentuer les frustrations de plus de 80% de la population.

En 2020, nous avons non seulement fait un forcing pour tenir des élections auxquelles la grande majorité des Burkinabè en âge de voter n’a pas voté, (1 645 229 Burkinabès avaient voté le Président Roch, sur 2 849 535 suffrages exprimés pour 6 500 000 Burkinabè en âge de voter), mais surtout les conséquences de cette compromission se sont révélées être plus suicidaires que si nous n’avions pas tenu ces élections. Aussi, la légitimité des dirigeants élus sera encore posée avec acuité, ce qui va indiscutablement contribuer à fragiliser la gouvernance avec les risques de retour à la case départ. On se souvient encore qu’un élu local avait été pris en flagrant délit de connivence avec des terroristes.

Pouvons-nous tenir des élections aujourd’hui sans répéter les compromissions suicidaires de 2020 ?

Personnellement je ne pense pas du tout. Organiser des élections dans les conditions sécuritaires et sociales actuelles ne serait donc pas source de paix, pire elles pourraient être source de division et de frustration de la part de ceux qui ne savent où poser la tête actuellement. Pour être honnête avec nous-mêmes, combien sont-ils les Burkinabè à vraiment comprendre le sens et la portée réelle de nos élections, même en temps de paix ?

Dans un contexte où le vivre ensemble est fortement menacé et où le sentiment d’appartenir à une même nation est en souffrance, l’organisation d’élection est loin d’être la priorité de l’heure.

A quoi nous serviront des élections qui ne garantissent pas la légitimité des élus ?
Dans notre cas précis, les seules aspirations qui comptent pour les Burkinabè actuellement, c’est de vivre et se déplacer en toute sécurité et dans la cohésion sociale. Les problèmes que notre pays rencontre nous interpellent et nous invitent à être réalistes et pragmatiques face à cette question des élections que certains partenaires veulent nous imposer. C’est-à-dire analyser de façon objective les conditions pratiques de tenue d’élections dans un contexte où l’existence de la nation est en pointillés. Face à toutes ces forces qui tentent de nous divertir, nous devons rester lucides et concentrer nos efforts sur la priorité des priorités.

En mon sens, toute personne soucieuse de l’intérêt supérieur de notre nation devrait regarder dans cette direction. Mais, je ne doute pas que tous ne défendent pas que l’intérêt supérieur de la nation. Car, si des Burkinabè ont pris des armes aujourd’hui contre la nation, alors nous pouvons aisément comprendre que d’autres, utilisent leurs plumes, micros et autres moyens comme armes pour nourrir leurs intérêts égoïstes.

Concentrons-nous plutôt sur l’essentiel pour le moment

Plutôt que de disperser nos énergies à mener des combats anachroniques qui vont nous desservir tous, concentrons-nous plutôt sur la priorité des priorités d’abord : restaurer l’intégrité territoriale de notre chère Patrie et reloger nos PDI (personnes déplacées internes, NDLR). Les élections découleront de façon naturelle pour le bonheur de nos populations. En ce moment crucial de notre existence en tant que nation, chaque Burkinabè doit se demander : Qu’est-ce que nous voulons réellement bâtir comme Nation, et comment y arriver ? Il est important donc que tous les Burkinabè accourent au rendez-vous de l’Unité pour accompagner sans conditions nos FDS et nos VDP pour la reconquête de l’intégrité territoriale de notre Nation. Soyons vigilants pour savoir éviter toutes formes de manipulations qui viseraient à nous détourner de nos priorités vitales. Aller aux élections c’est bien, mais pas sans la Patrie.

Pato Dondassé
donaccesspato@gmail.com

PARTAGER :                              

Messages

  • .
    Tout-à-fait d’accord avec votre analyse. La sécurité et la restauration du territoire avant quelque élection que ce soit.

    En 2020, qui a financé l’élection présidentielle ? La France.

    Aujourd’hui, qui pousse et propose de financer des élections "le plus tôt possible" ? L’Union européenne.

    Nécessairement, la Transition devra être prolongée, car il n’est pas envisageable que la sécurité revienne au Faso d’ici un an. Le terrorisme ne se règle pas d’un claquement de doigts ou d’un coup de baguette magique. Et le paysage politique actuel est si "moribond", fait de vieux modèles déjà corrompus qu’aucun ne puisse être en mesure d’assurer une paix complète au Burkina.
    Alors le plus "sain", à mon sens, serait que l’ALT propose à des civils compétents de former un gouvernement PROPRE, et d’élire un président - voté à l’LT - pour un prolongement civil de la transition, jusqu’à ce que le pays ait recouvert sa souveraineté, et chacun son village. Alors, seulement, des élections pourront s’envisager.

  • Bravo mon ami, vous avez tout dit ! Je me demande si ceux qui parlent d’elections aiment reellement le Burkina !!!!! Je ne les comprend pas ! L’argent de ces elections peut acheter des sacs de cereales pour les PDI et autres personnes vulnerables !!!! Franchement, ces pseudo-democrates n’aiment pas leur pays !!!!! Et quand on veut les amener a la raison, ils sortent les gros mots que Muselement, Pluralite d’opinions, liberte d’expression, outrage a JOURNALISTE (rires) et j’en passe !!!!!

  • En mon sens, toute personne soucieuse de l’intérêt supérieur de notre nation devrait regarder dans cette direction. Mais, je ne doute pas que tous ne défendent pas que l’intérêt supérieur de la nation. Car, si des Burkinabè ont pris des armes aujourd’hui contre la nation, alors nous pouvons aisément comprendre que d’autres, utilisent leurs plumes, micros et autres moyens comme armes pour nourrir leurs intérêts égoïstes.

    Vous avez tout dit car certains ne pensent qu’à leur ventre et bas ventre.

  • On a vu des civils présidents passés qu’est-ce qu’il ont pu faire de mieux dans cette situation sécuritaire mortelle, Hé burkinabés faites la part de choses, vous voulez un battant militaire " transition militaire " ou un président démocratique élu qui va passer son temps dans un grand fauteuil doré. Qu’est-ce qu’on va faire avec président élu, c’est quel peuple il va gouverner si le terrorisme continu de sévir. Ceux qui ont soif du pouvoir et des titres n’ont qu’à nous épargné de leur évangile. Qu’ils partent au front faire leurs preuves comme Ibrahim Traoré bien bien dégager l’ennemi, après on peut en parler de qui fait quoi à kosyam.

  • Si le pouvoir actuel tarde à ramener la paix et d’autres se trouvent capables et ne veulent pas aussi utiliser les armes pour parvenir au pouvoir comme certains, il faut qu’il y ait des élections.

  • Votre analyse pertinente part de votre personnalité, votre éducation et votre vécu. Les voltaïques et les premiers burkinabé étaient des hommes honnêtes, sincères et intègres qui savaient que tout ce qu’on peut avoir sur cette terre, biens, argent, femme, enfants et amis ne nous sert que pendant les 60 ou 70 ans que nous passons sur cette terre, alors que pour les croyants la vie est éternelle. Kouassi Blaise COMPAORE pendant 27 ans s’est évertué à les transformer. Ces braves burkinabé sont devenus cupides, arrogants, menteurs, voleurs, égoïstes et égocentriques, injustes, corrompus et corrupteurs. Il leur a appris à piller les richesses du pays et les ressources de l’état pour INVESTIR dans des ÉLECTIONS truqués qui leur permettent de rester au pouvoir et Recommencer à PILLER,, VOLER et Assassiner tranquillement pour RÉCUPÉRER les FONDS qu’ils ont investi au cours des élections avec de gros BÉNÉFICES. Il n’y a plus que 2 secteurs rentables au Burkina. La PROMOTION IMMOBILIÈRE et la POLITIQUE, l’OR étant céder à leurs partenaires étrangers et ceux de la BROUSSE. Or depuis 2020 ces ACTIVITÉS lucratives sont précisément mises à mal. Pour le moment ceux qui ont encore plus des économies font semblant de soutenir le MPSR II et le gouvernement, mais il laissent quelques sous fifres garder l’affaire sous pression avant que tous les 220 partis et 1million de politiciens se déchaînent en décembre ou en janvier 2024 pour se battre comme des démons pour des ÉLECTIONS. Évidemment l’ONU, lUA, la CEDEAO et tous les autres sorciers de la démocratie nous tomberont dessus. La DEMON-CRATIE qu’ils nous imposent est la moyen le plus sûr de garder le STATUT QUO. Nous devons donc nous MOBILISER pour que cela CATASTROPHE n’arrive pas. Sans nouvelle constitution, sans nouvelle classe politique pas la peine d’organiser une mascarade qu’ils appellent Élections

  • "Concentrons-nous plutôt sur l’essentiel pour le moment"
    Ce conseil pourrait également être une belle adresse à notre gouvernement actuel.
    Putschistes qui avez pris le pouvoir par la force, sous prétexte de chasser les terroristes et de restaurer l’intégrité de notre territoire en peu de temps, cessez de vous disperser dans de longues diatribes anti-impérialistes, d’illusoires constructions panafricanistes, de néfastes chasses à l’opinion et aux voix discordantes,... arrêtez de faire semblant de vouloir tout réformer, comme si vous en aviez la légitimité, stoppez vos centaines de nominations à chaque conseil des ministres,... pour vous consacrer enfin à l’essentiel : faire le ménage et la réconciliation, au sein de vos corps martiaux, pour qu’un espoir de reconquête nationale, puisse apparaitre de façon claire et rédhibitoire pour le peuple et nos ennemis.
    Après, vous pourrez toujours dire à la CEDEAO, que vos engagements ne valent rien, que votre parole, c’est du vent et que, en bon dictateur africain, vous entendez conserver le pouvoir, jusqu’à ce que la totalité du territoire soit pacifié, tout en sachant que, comme ce dernier élément dépend essentiellement de vous, vous pourrez rester un innébranlable despote, jusquà... houlala.

  • Nous exigeons le retour rapide à l’ordre constitutionnel normal, les coups d’état sont aussi du terrorisme.

  • Cher internaute ’’’’sai’’’ tu nous dis : ’’’’’’’’’’’’’’’Nous exigeons le retour rapide à l’ordre constitutionnel normal, les coups d’état sont aussi du terrorisme.’’’’’’’’’’’’’’
    Merci sai : Cela vient d’un internaute de bonne foi et digne d’un véritable intellectuel non alimentaire. J’espère que le jeune I. Traoré va le lire très attentivement, et en faire le bréviaire dont doivent également s’inspirer les trois autres pays, le Tchad le Mali et la Guinée.
    Tu as complètement raison, et comme je ne cesse de le répéter, ’’ce pouvoir militaires est un très mauvais signal, à un moment où on court après les investisseurs et où on prétend développer le tourisme.’’ Les investisseurs ont horreur de l’insécurité et de l’incertitude. Depuis quand les militaires ont-ils le droit d’avoir des "humeurs ?" Sai, je te tire le chapeau d’avoir le courage de contribuer avec une vérité qui rougit les yeux mais ne les casse pas. Et je confirme qu’en ce moment dont les morts de civiles se multiplies, c’est ainsi que devraient intervenir nos internautes dits intellectuels sachants, au lieu de verser dans les polémiques stériles de patriotisme aveugles qui détruira le pays que nous aimons toutes et tous.

    Avec ce pouvoir militaire, le monde entier doit certainement s’interroger sur le niveau de stabilité de notre pays. Par ailleurs, au niveau des activités économiques, il est à craindre que des investisseurs étrangers ne trainent le pas dans leurs désirs d’investir au Burkina des putschistes."

    Avec l’avancé de la cruauté de nos frères déguisés en terroristes qui ne faibli pas, et que chaque jour il y des morts gratuits, le peuple Burkina est méfiant comme le cabri au village avant de manger l’EPI de mil, regarde le visage du propriétaire. Car les militaires ont soumis au premier coup d’Etat à l’aube du siècle et du millénaire, les Burkinabés ont dansé et chanté dans les rues. Apres les militaires se sont associés au peuple pour un soulèvement populaire en 2014, on n’a applaudi. Un autre coup d’Etat a la maternelle confirmer comme du terrorisme a été imposé au peuple avec des morts, le peuple a refusé et appuyer une transition suivie des élections dont un président a été élu démocratiquement.

    Après autant d’eau trouble, le Burkina a repris son chemin de la démocratie. Alors qu’on croyait qu’on ne change pas une équipe qui gagne, et franchir le Rubicon, voilà qu’un militaire menteur trompe le peuple pour enterrer les institutions, et ça continu. Sai tu as raison, ’’’’’Nous exigeons le retour rapide à l’ordre constitutionnel normal, les coups d’état sont aussi du terrorisme.’’’’’’

  • Merci beaucoup le koro Ka, nous ne sommes pas des partisans de la violence.

  • ’’’’’’’’’’’’’’’’’Au’’’’’’’’’’’’’’’’’’ jeune internaute ‘’’sai’’’ si tu as remarqué mes contributions sont rares en ce moment sur le Forum : Ici je vais être indulgent, car, ta contribution était pour moi une Belle analyse, impartiale et simplement citoyenne que je n’ai pas pu m’abstenir de te répondre. Ma colère en ce moment est contre les internautes qui prêchent dans le vent sans aucun effet en poussant le jeune Traoré vers le mur comme ils l’ont fait avec Damiba. Le jeune Traoré a promis qu’il est là pour éradiquer les terroristes et non pour le pouvoir, dont le temp d’une transition.

    Ce que je sais, les Burkinabés ne vont pas quand même hypothéquer l’avenir de leurs pays, par ce que des internautes oublient la démocratie et veulent se tourner vers des pays qui ne respectent pas les droits. Accusé l’impérialisme de nos jours est enfantin, la question qu’on peut se poser c’est, ’’’’qu’est-ce que nos dirigeants ont fait après 60 ans d’indépendance ? Que gagnerait les Burkinabés avec des pays comme la Russie avec un président qui ne pense qu’a détruire ? Ou l’Iran un pays qui pende toute personne qui veut s’exprimer librement ?

    Les Burkinabés ne veulent pas des pays qui les ramènent en arrière ! Ils veulent avancer dans le développement et la stabilité, c’est vrais qu’on ne veut plus qu’on nous dicte ce qu’on doit faire, mais où étiez-vous depuis les 60 ans d’indépendance ?

    Nous ne devons pas copier les agissements des autres comme ceux du Mali pour les asseoir chez nous : Les sociétés sont différentes ; Se coller a la Russie comme font nos frères Maliens c’est d’être ridicule : la Russie de Poutine est comme la Chine qui n’entend surtout pas gérer l’Afrique à la place des Africains", elle préfère laisser les Africains se vautrer dans leurs errements et leu mauvaise gouvernance pour qu’ils continuent à stagner dans leur sous-développement et leur mal gouvernance tout en se laissant exploiter complaisamment jusqu’à la moelle et piller sans vergogne leurs matières premières et ressources naturelles, pire qu’aucun colonisateur n’a jamais osé le faire.

    Regardons quelques les militaires circuler dans Ouaga avec les voitures de luxe ! C’est pourquoi je ne cesse de le dire que de ‘’’’’’’Passer la main a une autre génération ne suffira pas, car chacun tentera d’assurer ses arrières sous les nouvelles mains .Que chacun respecte la constitution pour permettre a la génération future de s’assumer. Il n’y a aucun péril en la demeure, sauf le respect du jeu démocratique et de la parole donnée.’’’’’’’

    Quand d’autres veulent se comparé a Thomas Sankara en 2023, ça me fait rire : Ça me fait rire de voir des ministres qui voyagent dans les avions de luxe, de la Suisse en Amérique , ça n’a rien d’un Sankara qui a incarné la sobriété, personnifié la simplicité, symbolisé l’humilité, et qui, dans ses dires comme dans ses actes, reflétait la frugalité, le détachement et le désintéressement. Pour le président Sankara qui refusait de voyager en première classe dans les voyages officiels que le Point Air la compagnie moins chère, surtout préférait sa modeste « Renault 5 » à l’ostentatoire "Mercedes" (de fonction) comme voiture présidentielle, et qui plaidait farouchement pour une réduction colossale du train de vie de l’État Burkinabè.

    Se comparer à Thomas Sankara c’est d’être un président avec des faits rarissimes, notoire et inédit, c’est-à-dire n’est jamais aspiré ni rêvé de construire un domaine dans son village, ni de posséder un château sur la Côte d’Azur, ni un compte bancaire en Suisse ou au Luxembourg.

 LeFaso TV
 Articles de la même rubrique
Détails importants sur la prochaine visite de Déby à Paris
Burkina : Contribution sur l’état de la nation