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Burkina : « Mon capitaine Ibrahim Traoré, ne confondez pas la bataille contre le terrorisme et la guerre contre le terrorisme »

Tribune

Publié le mercredi 17 mai 2023 à 16h21min

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Burkina : « Mon capitaine Ibrahim Traoré, ne confondez pas la bataille contre le terrorisme et la guerre contre le terrorisme »

Pour Sidiki Aboubacar Wendin Zerbo, « Ressortissant du pays des hommes intègres », le Burkina Faso gagnera la bataille contre le terrorisme, mais il lui faudrait aussi remporter la guerre contre le terrorisme. Il explique dans cette tribune que la bataille contre le terrorisme est d’ordre militaire, tandis que la guerre contre le terrorisme relève de l’esprit, du mental et des mœurs. Lisez plutôt.

Sans triomphalisme ni optimisme aveugle, nous pouvons affirmer sans hésitation, que nous allons gagner la bataille contre le terrorisme. Le fiasco sévira dans le camp de l’ennemi et la bérézina sera le sort final de ses combattants. Pour rappel, nos ancêtres ont résisté à la férule humiliante il y a 1000 ans, et survécurent à la rapacité venue de loin les asservir il y a 100 ans.

Nos grands-parents ont contré et repoussé héroïquement la cynique malice métamorphosée en néocolonialisme et ses petits servants locaux. Au regard de ce passé lointain glorieux et cette histoire récente victorieuse, nous pouvons garder l’espoir que leurs descendants en seront dignes, mériteront de la patrie, et mettront en déroute le projet macabre de balkanisation et de suppression de la fière volta de nos aïeux. Ils feront briller encore et ardemment notre étoile jaune or et notre bande horizontale Rouge et Verte sur le ciel africain.

Par analogie à ce combat acharné mené par les pères fondateurs de la nation voltaïque pour la reconstitution des frontières de la Haute-Volta suite à sa suppression en 1932, aujourd’hui à l’image de l’esprit de combativité des artisans des indépendances, les petits-fils des Généraux Aboubacar Sangoulé LAMIZANA, Baba SY, Bila ZAGRE et Marc Tiémogo GARANGO, piqués dans leur orgueil de fiers descendants des braves voltaïques d’antan, décidèrent de prendre leur destin national en mains, en lançant des offensives pour la reconquête de leur patrie.

Par ces manœuvres, nos vaillants combattants aspirent laver l’affront des défaites passées, et honorer la mémoire de nos frères et sœurs militaires et civils qui ont perdu la vie depuis le début de cette bataille. Nous avons la ferme conviction qu’avec l’aide du DIEU qui AIDE toujours les forces du bien contre celles du mal, nous remporterons cette bataille, et l’histoire africaine retiendra pour les siècles à venir, que 1947 fut l’année de la reconstitution de la Haute-Volta, et 2023 fut l’année de la victoire totale des forces armées burkinabè sur les groupes djihadistes : « AINSI SOIT-IL ».

En revanche, comme susmentionné, « le Burkina Faso gagnera la bataille contre le terrorisme en 2023 », mais il lui faudrait maintenant gagner la « guerre contre le terrorisme ». En effet, la bataille contre le terrorisme est d’ordre militaire, mais la guerre contre le terrorisme relève de l’esprit, du mental et des mœurs. En effet, pour un écrasement total du terrorisme au Burkina-Faso, il nous faut collectivement mener une insurrection des esprits, une révolution des mentalités et un reformatage des consciences contre la gabegie, la corruption, l’enrichissement illicite, le clientélisme, l’achat des consciences, la compromission, la délation et le régionalisme.

Cette guerre contre les tares et les bassesses de l’esprit est capitale et cardinale pour le Burkina-Faso et son avenir, car, si nous évoluons toujours avec les configurations et les réalités mentales actuelles, dans 30 ou quarante ans, tel un phénix, le terrorisme renaîtra de plus belle de ses cendres de 2023. En effet, si les pères fondateurs de la nation voltaïque ont réussi à tenir tête politiquement et intellectuellement à la puissante administration coloniale française, c’est parce qu’ils étaient animés d’un patriotisme sincère, d’un don de soi infaillible, d’un désintéressement total et un haut sens de l’honneur et de la dignité.

Aujourd’hui, le Burkina-Faso vit cette situation honteuse et lamentable car, la valeur intrinsèque des ressortissants du Pays des Hommes Intègres serait proche de zéro, la morale y est en putréfaction, le bonheur et la réussite s’y résument à l’accumulation et à la superposition des possessions matérielles et des billets de banque. De prime abord, le développement du Burkina Faso est le dernier de nos soucis. Ensuite, la construction d’infrastructures durables et robustes telles que des hôpitaux de qualité, des routes et des ponts fiables, des stades de football aux normes de la FIFA, un aéroport moderne et digne de ce nom, et des universités respectant la dignité et la vie de l’étudiant burkinabè se situe aux antipodes de nos préoccupations et dans l’obscurité de nos pensées.

Aussi, l’épanouissement pitoyable des burkinabè, leur bien-être déplorable, la justice burkinabè à géométries variables, et le rang ridicule qu’occupe le Burkina Faso dans le classement économique mondial n’indignent, ne troublent et ne choquent personne. Bien au contraire, chacun pense à son estomac à gaver, à ses dix doigts à sucrer, son œsophage à lubrifier, son compte en banque à garnir, ses bolides à acquérir, ses bureaux conjugaux à entretenir, et ses villas à construire.

Le développement individuel, clanique et régional prime sur le développement national, collectif et communautaire. Le vol s’érige en temple, la corruption se dresse en règle universel, l’apparence est devenue une religion, le paraître s’impose comme une vertu, et l’arrogance et la fanfaronnade comme des principes de vie. Dans un tel contexte, l’humilité devient un crime, la sobriété un délit et la vérité devient une contre-vérité. On applaudit le fonctionnaire corrompu et perfide, et paradoxalement, on méprise le commis de l’état loyal et honnête.

On apprécie plus la cravate et les souliers du professeur que sa valeur intrinsèque et la pertinence de sa pédagogie. Les stagiaires sont recrutés dans les entreprises, pas sur la base de leur CV et de leur degré de motivation, mais en fonction de qui les recommande pour les garçons, ou selon la taille de leur poitrine ou l’apparence de leur silhouette pour les jeunes filles. Les investissements étatiques sont plus axés sur les grandes villes, les citoyens des provinces sont relégués au rang de citoyens de seconde zone, et ceux des campagnes comme du bétail électorale.

Un jeune homme de Pama, Gorgadji, Toény, Kassan, Mangodara, Barsalgo ou Pama n’a pas les mêmes chances de réussite, les mêmes conditions de vie, la même qualité d’eau potable, les mêmes salles de classe, les mêmes facilités administratives et les mêmes droits qu’un jeune homme de Ouagadougou ou de Bobo Dioulasso.

A ce propos, nous pouvons affirmer clairement que la victoire militaire est notre aspiration du moment, mais parallèlement, une guerre sans merci doit être menée d’une part contre la corruption, la gabegie, l’incivisme, le clientélisme, le clanisme, l’impunité, et d’autre part, des politiques de restructuration de notre système éducatif national doivent être concrétisées et surtout diligentées pour faire naître un burkinabè nouveau, décomplexé, et aspirant incarner les valeurs de probité, de patriotisme, d’intégrité, de courage et de justice.

Si cela n’est pas fait, certes nous gagnerons la bataille d’aujourd’hui contre le terrorisme, mais dans 20 ou 30 ans, des fils du Burkina Faso, frustrés et accablés par un sentiment d’injustice, prendront encore des armes contre d’autres fils du Burkina Faso. « Le tout militaire est une solution partielle et précaire ».

QUE DIEU BENISSE LE PAYS DES HOMMES INTEGRES

Sidiki Aboubacar Wendin ZERBO.
Ressortissant du Pays des Hommes Intègres

wendin.aboubacar.zerbo@gmail.com

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Messages

  • Merci bien Monsieur ZERBO. Parfaitement en accord avec votre thèse. A côté du volet militaire, il va falloir regarder du côté de la bonne gouvernance.

  • Ibrahim Traoré est au courant de tout ça. Il n’est là que pour quelques années et son but c’est de reconquérir l’intégralité du territoire. Pas plus,pas moins. Le reste on verra après.
    Sinon les blabla yen a eu assez dans ce pays. Les théories yen a beaucoup.
    Traoré ne peut pas régler en deux ans ce qui s’est détérioré pendant une trentaine d’années.
    Le Burkinabè n’est plus ce qu’il était. Chacun s’intéresse à lui même, à sa poche, à son ventre. Chacun croit tout savoir. Les soi disant intellectuelles pratiquement leur sport favori à savoir écrire des articles juste pour se faire remarquer, débattre juste pour se faire remarquer, mais ne se soucient en vérité nullement du sort du pays.

    Laissons ceux qui sont sur le terrain se battre et reconquérir ne ce reste qu’une grande partie du territoire. Il n’y a rien de plus important en ce moment.

  • Merci bien Mr Zerbo. Cette victoire contre le terrorisme selon votre thèse passe par l’élaboration, l’adoption et l’application de lois pertinents. L’ALT est donc interpellé. Que Dieu bénisse le Burkina Faso.

  • Bravo M.Zerbo,je vous soutiens fermement.vous avez diagnostiqué le mal pernicieux qui pourri la société Burkinabè.

  • Mon frère Zerbo l’introduction et la conclusion sont correctes mais le développement pose quelques interrogations. Comment expliquer aux enfants de Kougny,Gassan,de Gordadji ....que devant le passé glorieux de nos aïeux et de nos parents nous ne soyons pas capables de tenir nos villages devant quelques voyous, à la première sommation c’est l’exode vers la ville avec tout ce que celà comporte comme souffrance ! La seule gloire qui tient c’est de la défense la case reçue en héritage y compris au prix du sang avec ou sans les FDS c’est la meilleure façon d’honorer la mémoire de nos ancêtres.Retenons ceci : En abandonnant nos cases, demain on aura des difficultés à regarder nos enfants,nos petits-enfants dans les yeux.Transmettons à nos progénitures ces valeurs de courage et de détermination que nos parents nous ont légué il ya 100 ans. Un Zerbo,un Coulibaly n’abandonne jamais sa case. Soyons dignes de l’héritage du vieux Toubô de Yaba !Yako

  • tout a fait d’accord avec vous. Seulement il n’ y a pas de bonne gouvernance s’il n’ y a pas de vie. Actuellement beaucoup cherchent à préserver leur vie d’abord. Ce de ça qu’il s’agît

  • Merci pour ce post. Comme je l’ai dit hier, on a plus besoin de ce type d’analyse et d’interpellations citoyennes que de post sur les élections et autres sujets. Faisons contre mauvaise fortune bon cœur en profitant construire un pays solide, une nation avec la majorité des filles et fils (il y aura surement une minorité d’irréductibles, mais le temps fera le reste).

  • Parlant de développement, quand on regarde l’histoire des pays dit développés, il y a toujours eu une période où des dirigeants patriotes émergent pour apprendre aux populations à reconnaître qui elles sont d’abord et ensuite leur montrer où aller. Rwalings l’a fait en partie au Ghana, c’est pour cela que ça marche plutôt bien là-bas. Sankara a commencé au Burkina mais il n’a pas pu aller loin. C’est ça qu’il nous faut continuer. Sans quoi nos descendants dans 100 ans seront encore là à faire le même bilan.

  • Bonjour,
    A la lecture de la conclusion de cet article, on pourrait dire que la quasi-totalité des pays africains et pays pauvres en général risque de se retrouver dans cette situation car ce sont les mêmes réalités qui sont vécues dans ces pays (corruption, absence de l’état, mal gouvernance, ...).
    Je veux tout simplement dire que prendre les armes contre son pays n’est pas la solution contre tous les maux.
    Ceux qui ont pris les armes contre leur pays ne sont pas forcément les plus malheureux du Burkina. Cherchons les raisons ailleurs ...

  • Le titre est il de l’auteur ou de notre journal LeFaso.net ? Le fond est nuance avec le titre.

    • Question pertinenete. Vraiment Kon N’doungtouly, tu m,as aidée à relire le titre. Il manque de respect au président en tournant au ridicule ses efforts de guerre. Quelle ingratitude ! Si ce titre est du journal, on reviendra sur la contribution ou la conspiration des médias. S’il est de ce ZERBAL, il doit se confesser. Car IB n’est pas son capitaine. Ce qui est sûr les deux batailles suivent des étapes. Alors mr ZERBAL, ne confondez pas laver le corps de savon et l’enduire de pommade.

  • Bonne analyse.
    Merci pour la sincérité, le rappel du passé glorieux, l’optimisme et la clairvoyance.
    Toutefois, œuvrons à gagner la guerre ensemble. Ce combat est l’affaire de tous, chacun dans son domaine, dans son travail, dans sa famille, dans sa communauté, dans sa société, dans son administration, dans sa religion, dans son quartier, dans sa ville, dans son village, etc.
    Remporter la guerre prend du temps parce que c’est la plus grande victoire, alors, ensemble allons-y et l’Etat sera obligé de suivre... Si ce n’est pas encore le cas.

  • Nous voulons la paix. Si le côté militaire est une réussite la bonne gouvernance fera partie. Vous avez peur d’une insurrection populaire à la Blaise Compaoré pour installer IB. Déjà vous avez vu les ABLASSÉ qui s’agitent sur opération qui nécessite une enquête.. Leur souhait c’est une administration du FASO par L’ONU

  • Le zerbal, tu as bien vu.
    Mais ce qui est désolant dans notre pays, c’est certains se livrent à des jeux malsains. Je veux parler du titre de votre article. Celui qui l’a écrit n’est pas sérieux car sa frise la moquerie si non.
    Là où le pays entier est, on a pas besoin de titres de ce genre pour créer la discution.

    • Le titre de l’article est fort probablement de la rédaction de Lefaso.net.
      Les journalistes des sites d’information ou des journaux prennent bien souvent le malin plaisir de donner le titre qu’ils veulent aux écrits à eux envoyés. Vous remarquerez que bien souvent le titre donné au même écrit change d’un site d’information à un autre.
      Les journalistes croient qu’en mettant un titre plus alléchant ou plus provocateur, l’article fera très lus. Je n’ai rien contre cette pratique, seulement que les journalistes qui donnent un titre à un écrit d’un tiers aient l’honnêteté et le professionnalisme de le reconnaître et le signaler à la fin de l’article aux lecteurs et lectrices.

  • Il faut faire arrêter l’agonie de la morale avant qu’elle ne meurt. Sinon les tas de textes ne servent et ne serviront à rien.

  • Merci Mr Zerbo, j’ajouterai que l’État doit faire en sorte que les fonctionnaires aient envie de travailler plus dans les provinces hors celles de Ouaga et Bobo surtout en terme de salaires, d’indemnités et surtout la facilité dans la promotion. Et Côme vous l’avez si bien en construisant des infrastructures de qualité (routes, bâtiment ect). Encore merci pour cette belle analyse.

  • la mal gouvernance n’est pas un maux de la societe mais un constat. Prenons l’exemple de la Russie et de la Corée du Nord ou l’equilibre social est castatrophique mais les gens n’osent pas broncher pour ne pas subir l’oppression des dirrigents. Pourquoi avons nous eu 27 ans de Blaise Compaore ?. C’est simplement parceque cela pouvait te couter la vie. Tous les systemes dictatoriales entrainent a leur fin l’anarchie dans leur pays dans la plus part des cas. Le Burkina a connu que 12 années de démocratie. Il ne faut pas inclure le temps de Blaise Compaoré et c’est cela le probleme que nous les burkinabé avons. Kagamé que beaucoup compare a Thomas Sankara est pour moi plus proche de Blaise Compaore car utulise les richesses du Congo pour construire son pays. Meme l’Afrique du Sud dont les noirs ont depuis quelques decennies le pouvoir n’arrive pas a régler les problemes de la sociéte et la population s’en prend aux étrangers. Il est presque impossible de sastifaire tout le monde dans un pays. Le seul pays qui semble remplir ces conditions est la Finlande ou plus de 80 de la population est satisfait de sa condition de vie.

  • Belle contribution.
    Espérant que la lucidité renaisse !

  • Chapeau bas à monsieur ZERBO tout simplement pour cette belle intervention qui interpelle tous les burkinabè . Puissent les plus autorités t’entendent .

  • « Un jeune homme de Pama, Gorgadji, Toény, Kassan, Mangodara, Barsalgo ou Pama n’a pas les mêmes chances de réussite, les mêmes conditions de vie, la même qualité d’eau potable, les mêmes salles de classe, les mêmes facilités administratives et les mêmes droits qu’un jeune homme de Ouagadougou ou de Bobo Dioulasso » Comparaison n’est pas raison. On peut bien jouir de son bonheur sous une case sans lampe. Ne confondez pas bonne gouvernance et urbanisation totale du pays. Monsieur ZERBAL, vous avez raison en mentionnant la putréfaction de nos morales, éducations et comportements. Sauf que le sens ici est malheureusement unique. Mais je souhaite que vos prochains écrits soient adressés à la population vulnérable pour plus de conscientisation concrète sur terrain. IB n’est pas un dieu. Au lieu d’accabler seulement IB de voies et moyens ou conseils, changez de techniques et de cibles ; il faut décentraliser vos idées, il faut commencer à orienter vos méthodes pédagogiques et morales vers ce bas peuple, pour lui faire prendre conscience aux bons comportements et aux usages des bonnes moeurs ; le sensibiliser et l’éveiller jusqu’au bout de vos efforts.

  •  UNE GUERRE EST UNE SUCCESSION DE BATAILLES SPÉCIFIQUES SOUS DIVERS ANGLES, DANS L’ESPACE ET LE TEMPS, JUSQU’À CE QU’UN BELLIGÉRANT OU ACTEUR Y IMPOSE UN DÉSÉQUILIBRE STABLE EN SA FAVEUR.

    MR. SIDIKI ABOUBACAR WENDIN ZERBO, COMPRENEZ-VOUS CE QUE VOUS ECRIVEZ ?
    A LIRE PAR AILLEURS LES REACTIONS, ON COMPREND MIEUX POURQUOI LES TERO MÈNENT LA DANCE CONTRE NOUS. PAUVRE BURKINA-FASO...!

  • Arrêté ces genres de propos , actuellement le pays est en danger, au lieu de produire des écris qui vont arringuer la fou , cherchons ensemble la solution pour gagner le combat. I B n’est pas l’unique responsable de ceux dont nous souffrons, car nous sommes tous conscience, son idéologie n’est rien d’autres que de libéré sa nation de tous ses dérives. Bon nombres de personnes l’ont précédé, quelle était leur engagement.
    Évitons les buz pour décourager les personnes de bon ne volonté

  • En d’autres termes pour gagner cette guerre il faut que IB fasse encore au moins 10 ans. Car nous avons pris 30 ans pour déconstruire l’intégrité. Et ce n’est pas en deux ans qu’on peut le reconstruire cette intégrité.

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