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Sanctions de la CEDEAO contre le Mali : « Les dirigeants africains font montre d’une morbide condescendance », estime le Cadre d’expression démocratique

Accueil > Actualités > International • Déclaration • mercredi 12 janvier 2022 à 14h15min
Sanctions de la CEDEAO  contre le Mali : « Les dirigeants africains font montre d’une morbide condescendance », estime le Cadre d’expression démocratique

Suite aux récentes sanctions prises par la CEDEAO à l’encontre du Mali, le Cadre d’expression démocratique (CED) estime que les dirigeants ouest africains font montre “d’une morbide condescendance”. C’est ce qui ressort de sa déclaration parvenue ce mercredi 13 janvier 2022, à Lefaso.net. Pour le CED, rien, de façon raisonnable, ne justifie les sanctions drastiques prises contre le Mali si ce n’est que pour le plaisir des puissances occidentales.

Déclaration du Cadre d’Expression Democratique (CED) relative aux sanctions de la CEDEAO imposées à la Transition et au peuple malien.

« Les dirigeants de la CEDEAO ont fait montre d’une morbide condescendance »

Réunis en sommet extraordinaire à Accra, au Ghana, le dimanche 9 janvier 2022, les chefs d’Etats et de gouvernements de la CEDEAO et de l’UEMOA ont pris des sanctions additionnelles contre les autorités de la Transition malienne, disons, plutôt contre le peuple malien tout court. Ces sanctions additionnelles vont du gel des avoirs maliens au sein de la CEDEAO, de la fermeture des frontières entre le Mali et les Etats membres de l’organisation, de la suspension des transactions avec Bamako jusqu’au rappel des ambassadeurs de tous les pays membres au Mali.

Au constat, ces sanctions, somme toute draconiennes, viennent rappeler, encore une fois de plus, l’indifférence voire l’insouciance des dirigeants ouest africains face aux souffrances quotidiennes des populations de qui ils prétendent tirer leur légitimité. Pire, l’impression générale qui se dégage est que les dirigeants ouest africains font montre d’une morbide condescendance en entérinant des diktats de certaines puissances occidentales nostalgiques d’un paternalisme perdu au bord du Djoliba. Puisque de façon raisonnable, rien absolument rien ne justifie les sanctions drastiques prises contre le Mali si ce n’est faire plaisir à un maître suspect.

En effet, faut-il le rappeler, les autorités de la transition malienne sont une volonté du peuple malien qui, face à la gouvernance socio-politique et sécuritaire chaotique du régime de Ibrahim Boubacar Keïta, avait exigé et obtenu son départ, après avoir été pendant longtemps dans la rue. C’est cette rupture de gouvernance de régime déchu qui a obligé les Maliens à ouvrir de façon souveraine une transition afin de se doter des institutions solides pour juguler la crise structurelle qui l’assaille.

Curieusement, les chefs d’Etats de la CEDEAO et de l’UEMOA étaient témoins du calvaire que les Maliens ont vécu sans daigner l’assister. Il a fallu que l’armée patriotique intervienne pour qu’ils se mettent à imposer des sanctions. Or, ils auraient dû aussi imposer des mesures d’amélioration de la gouvernance.

Par ailleurs, le CED note avec satisfaction que depuis l’avènement des autorités de la transition, le Mali engrange des victoires tangibles sur le terrain face aux groupes terroristes. Et ce, en raison des moyens mis par les autorités actuelles du Mali dans l’organisation et dans l’équipement des Forces armées maliennes (FAMA).

Ainsi, fort de ce rappel historique et de la légitimité des autorités de la transition malienne, le Cadre d’Expression Democratique (CED) :

- Condamne les sanctions iniques et disproportionnées prises à l’encontre du peuple malien ;

- Réaffirme son soutien indéfectible au peuple malien et aux autorités de la transition ;

- Enjoint les chefs d’Etats de la CEDEAO et l’UEMOA à reconsidérer les sanctions prises et à accompagner le peuple malien pour une sortie de crise ;

- Invite les panafricanistes sincères à apporter leur soutien au peuple malien.
Ouagadougou le 12 Janvier 2022.

Pour le CED,
Le Coordonnateur National
Pascal Zaïda

Vos commentaires

  • Le 12 janvier à 16:02, par Bravo Asssimi GOITA En réponse à : Sanctions de la CEDEAO contre le Mali : « Les dirigeants africains font montre d’une morbide condescendance », estime le Cadre d’expression démocratique

    Dernière de pêche : Assimi Goita invite la CEDEAO au DIALOGUE

    Je dis Bravo à Assimi Goita qui après s’être trompé a le courage de demander le dialogue pour éviter des souffrances inutiles à son peuple

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    • Le 12 janvier à 19:53, par Le Vigilent En réponse à : Sanctions de la CEDEAO contre le Mali : « Les dirigeants africains font montre d’une morbide condescendance », estime le Cadre d’expression démocratique

      Mon type, en quoi Assimi Koita s’est trompé ? C’est plutôt les sous-préfets africains de Macron qui se sont trompés, et très lourdement. Le peuple malien subit la barbarie des groupes terroristes depuis près de 10 ans, avec des milliers de morts et de blessés ainsi que des millions de déplacés internes, sans que les cheffaillons des pays de lUEMOA et de la CEDEAO ne pensent à lui apporter un quelconque soutien pouvant réduire ses souffrances. Maintenant que Le peuple malien souhaite ouvrir sa coopération militaire à d’autres partenaires, ces valets locaux font du zèle pour plaire, à qui mieux mieux, à leurs maîtres occidentaux, quitte à asphyxier le peuple frère du Mali. Au diable tous ces cheffaillons inconscients à la tête des états de l’UEMOA et de la CEDEAO !!!
      Je ne comprends pas quelle mouche a piqué Roch pour qu’il accepte de s’associer à cette décision mafieuse. Dire qu’il appartiendra aux autorités issues des élections d’engager les réformes dont parlent la transition malienne signifie tout simplement de garder le statu quo ad vitam aeternam. Demandons à notre Roch national où est-ce qu’il en est avec la Constitution de la Ve République ! Pourtant il a été élu et réélu et jusqu’a présent, rien. On n’en parle même plus parce qu’il l’a situation sécuritaire ne s’y prête pas. Si ces sous préfets dé Macron pensent que c’est l’élection qui va améliorer la situation sécuritaire au Mali, ils se trompent. Peut-être sont-ils, comme leur maîtres occidentaux, plus confortables avec la situation actuelle de l’insécurité tant au Mali qu’au Burkina et au Niger et même bientôt chez certains autres pays de là sous région ?

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  • Le 12 janvier à 18:42, par Sonni Ali Ber En réponse à : Sanctions de la CEDEAO contre le Mali : « Les dirigeants africains font montre d’une morbide condescendance », estime le Cadre d’expression démocratique

    Assimi n’a pas plié mais veut calmer le jeu pour avoir le temps de changer de monnaie et de quitter la cedeao,ce machin de la France contre les Africains

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  • Le 12 janvier à 20:23, par Bonus En réponse à : Sanctions de la CEDEAO contre le Mali : « Les dirigeants africains font montre d’une morbide condescendance », estime le Cadre d’expression démocratique

    @Bravo Asssimi GOITA,

    Assimi Goita a dit dans son discours au peuple malien qu’il est ouvert au dialogue dans le respect de la souverainété du Mali. Autrément dit, Si la CEDEAO veut discuter avec le Mali, il faut que ca soit dans un cadre qui respecte l’indépendance du Mali.

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  • Le 12 janvier à 21:16, par Le Vigilent En réponse à : Sanctions de la CEDEAO contre le Mali : « Les dirigeants africains font montre d’une morbide condescendance », estime le Cadre d’expression démocratique

    Une fois n’est pas coutume ! Je n’avais jamais apprécié une déclaration de Pascal ZAIDA, mais cette fois-ci je dis bravo, et soutien sincère. Si Pascal ZAIDA lance un appel pour une manifestation de soutien au peuple malien et contre la décision criminelle du Syndicat mafieux des chefs d’Etat de l’UEMOA et de la CEDEAO, je serai partant.
    Tahirou Barry aussi a fait une sortie remarquable que je soutien fortement. On sait maintenant qui est pour le peuple et quels sont les vrais ennemis des peuples africains.
    Bravo à Tahirou Barry et à Pascal Zaida, vrais serviteurs des peuples de la sous région !!!
    A bas les aplaventristes, ennemis des peuples de la sous-région !!!

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    • Le 12 janvier à 23:50, par Passakziri En réponse à : Sanctions de la CEDEAO contre le Mali : « Les dirigeants africains font montre d’une morbide condescendance », estime le Cadre d’expression démocratique

      @ le vigilent
      Qu’est-ce que vous qualifié de " peuple" ou de peuples ici ? Quels sont les moyens par lesquels il/ils exprime sa volonté, et qui peut prétendre parler en son nom ? Pour moi, les seuls habilités à parler pour le/ les peuples sont ceux mandatés de le faire , et les peuples s#expriment généralement dans les urnes ou bien elles subissent le dictat de tout ce qui pretendrait parler en leur nom ( les dictatures). Donc dans ce cas de figure, les chefs d’etats de la CEDEAO sont bien placés pour parler au nom des peuples et agir dans le sens du bien être de tous les peuples de cette entité à laquels les différents peuples ont librement décidé d#appartenir. Par contre je ne vois pas en quoi un bidasse parce qu#il a quelques armes du peuple peut prétendre parler en son nom. Ceux qui détestent leurs peuples sont ceux lá qui sont à la source de ces sanctions de la CEDEAO, notamment GOITA et sa clique. Pas la CEDEAO.

      Passakziri

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      • Le 13 janvier à 22:56, par Le Vigilent En réponse à : Sanctions de la CEDEAO contre le Mali : « Les dirigeants africains font montre d’une morbide condescendance », estime le Cadre d’expression démocratique

        @Pasakziri, oui les élus sont les représentants légitimes des peuples et devraient être les seuls à pouvoir parler et agir au nom des peuples. Mais, dis moi, quand l’électeur vote pour un candidat, es-tu sûr qu’il doit obligatoirement approuver ou soutenir tous les actes que cet élu pose ? Rien ne sert de faire la gueule de bois ! Tu sais bien que dans nos pays on a affaire à des démocraties de façade ? Et puis comment peux-tu expliquer le fait que des gens soient élus par une majorité écrasante des électeurs et puissent être chassés du pouvoir quelques mois après cette « victoire écrasante » ? Prenons le cas du Burkina, Le président Roch Kabore a été élu par combien de millions de burkinabé en âge de voter ? Pense-tu qu’objectivement, le fait d’avoir été élu par une petite minorité des burkinabé lui confère une légitimité telle qu’il puisse se prévaloir de tout décider tout seul à la place de tout le peuple burkinabé ? Ne sais-tu pas que pour certaines grandes décisions, ceux que tu appelles « autorités issues du suffrage du peuple » doivent obligatoirement organiser une consultation du peuple ? Ignore-tu que l’initiative d’une telle consultation du peuple peut. émaner des groupes de citoyens, même non élus ? La preuve en est que, dans la situation que connaît connaît le Mali actuellement, les gens qui pensent comme toi exigent l’organisation d’élections dans les délais les plus brefs possibles. Quel mandat électifs détiennent tous ces gens qui exigent ces élections ?

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        • Le 14 janvier à 15:57, par Passakziri En réponse à : Sanctions de la CEDEAO contre le Mali : « Les dirigeants africains font montre d’une morbide condescendance », estime le Cadre d’expression démocratique

          @ Le Vigilent,
          Vous me demandez :
          1) " Mais, dis moi, quand l’électeur vote pour un candidat, es-tu sûr qu’il doit obligatoirement approuver ou soutenir tous les actes que cet élu pose " .
          Ici ma reponse est un NON claire l’electeur ne doit pas tout approuver, il n’ya presque pas de décision approuvée à l’unanimité par le peuple ou les peuples. C’est aussi ce qui vaut pour les décisions de la CEDEAO et celles de la Junte. Le probléme d’est que nos panafricaniste du 21e siécles pensent qu’eux incarnent le peuple parce qu’ils sont bruyants et par conséquent s’en fichent pas mal du bon sens et du compromis. Mon NON n’est pas un NON de desordre mais il doit suivre recourir aux moyens définis par le contrat social de l’entité à laquelle j’appartient. Chez nous il y’a les parlements et les juridictions qui sont là pour tenir compte de mon NON. Par contre, je ne peux pas me léver, parce que je detiens quelques armes que le peuple m’a confiées pour assurer sa sécurité pour m’autoproclamer porte parole du peuple alors que celui ci ne me connaissait pas avant mon autoproclamation. Certes je peux le faire , mais ca n’a pas de légitimité.
          2- "Et puis comment peux-tu expliquer le fait que des gens soient élus par une majorité écrasante des électeurs et puissent être chassés du pouvoir quelques mois après cette « victoire écrasante "
          - Moi je l’explique par l#immaturité de notre democratie, et c’est la motivation de participer à la renforcer parce que moi je crois en la démocratie, je préfère le contrat social basé sur la démocratie à celle du plus fort qui m’anime a consacrer de mon temps sur mon forum préféré de lefaso.net. Si nos démocratie deviennent matures les tribunaux joueront leur rôle et on ne trouverait jamais un juge constitutionnel devant lequel un Goita ou un Doumbouya prêterait serment, malgré les pressions, on aurait assez de citoyens (les juges le sont aussi ) pour ne pas marcher au pas de nos présidents ( elus ou usurpateurs), si nos democraties étaient matures, nous n’aurions pas des parlementaires qui ne jouent pas leurs rôles comme c’est le cas au Burkina où à mon avis nos parlementaires jouent le rôle de conseillers municipaux alors que la loi encadrant la lutte antiterroriste ( responsabilités légales des combattants etc, ) n’est pas adaptée á la situation, qu’aucun débat sur un éventuel usage de drônes dans la lutte n’a été mené ( qui dit usage de drône dit aussi erreurs de frappes avec victimes inocentes ) etc. Enfin, si notre democratie était mature, la corruption n’aurait certe pas disparue ( elle existe même à Rome et en Arabie Saoudite ), mais aucune personne sur laquelle pése de graves soupcons de corruption ne resterait le collaborateur direct du président..... jusqu’à être définitivement lavé de tout soupcon. C’est tout ca qui explique cela. Seulement je ne parlerait pas de "majorité" écrasante puisque ces renversements quelques temps après les élections ne sont pas forcément l’expression de la majorité, puisque les peuples ne sont pas seulement ceux qui sont dans les villes et qui remplissent les stades recto-verso. Ce sont les mêmes comparses à toute manifestation. Ils peuvent remplir le stade le matin pour chanter les louanges de Mao le matin et chanter M. Tatcher le soir. Juste pour vous dire que foule n’est pas synonyme de majorité. Les masses silencieuses des campagnes africaines font aussi partie du peuple et la majorité émanant du peuple ne saurait se limitter à celle des citadins.

          Enfin vous dites :
          " Prenons le cas du Burkina, Le président Roch Kabore a été élu par combien de millions de burkinabé en âge de voter ? Pense-tu qu’objectivement, le fait d’avoir été élu par une petite minorité des burkinabé lui confère une légitimité telle qu’il puisse se prévaloir de tout décider tout seul à la place de tout le peuple burkinabé"
          Là aussi ma reponse est sans équivoque : OUI !
          Si vous avez lu mes commentaires avant et pendant les campagnes électorales de 2015 vous aurez compris que je ne suis pas partis du Citoyen Rock Marc Christian kaboré et le MPP ne m’intéresse pas non plus. Seulement, dans un scrutin libre et transparent malgré ses insuffisances le peuple s’est exprimé et puisque nous sommes en démocratie, beaucoup n’ont pas trouvé utile de faire valoir ce droit ( peut-être que j#en fais partie ), mais cela n’enléve en rien à la légitimité de son élection. A moins d’instaurer le devoir de vote comme dans un pays d’amérique latine , je ne vois pas comment vous voulez conditionner la légitimité d’un scrutin au taux de participation aux élections . Bien que n’étant pas mon champion, passé la déception des premières heures , en démocrate, je me range derrière le choix de la majorité, ce qui ne veux pas dire que je dois la fermer. Je peux desaprouver ses actions, mais je ne saurais remettre remettre sa légitimité en question. Par contre , les juntes on peut le dire sans se tromper que leur légitimité ne peut logiquement excéder 0%, puisque personne ne les a élu. A mojs que notre contrat social ne soit celui qui conditionne la légitimité à la force physique et brutale .
          Bon Week-end à vous.

          Passakziri

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