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Mise en œuvre du PNDES : L’impact du terrorisme et des conflits passés à la loupe pour améliorer le nouveau référentiel

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Publié le vendredi 7 mai 2021 à 23h56min

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Mise en œuvre du PNDES : L’impact du terrorisme et des conflits  passés à la loupe pour améliorer le nouveau référentiel

Dans le cadre de l’élaboration du référentiel national devant couvrir la période 2021-2025, le gouvernement burkinabè a conduit, avec l’appui de ses partenaires techniques et financiers, une étude sur les causes des conflits et de leurs impacts sur la mise en œuvre du Plan national de développement économique et social (PNDES). Le projet de rapport de ladite étude a été soumis pour validation, ce vendredi 7 mai 2021 à Ouagadougou, aux parties prenantes sous les auspices de la secrétaire générale de la Primature, Yvonne Rouamba/Guigma.

Au départ, la sécurité avait été considérée par les économistes comme un risque pouvant entraver la bonne mise en œuvre du PNDES. Mais le risque est survenu en 2015 et se poursuit, conduisant le gouvernement burkinabè à réaménager le budget de l’Etat pour accorder une priorité au secteur défense-sécurité. Conséquence, les investissement dans les secteurs de soutien à l’économie et les dépenses dédiées aux secteurs sociaux ont pris un coup.

Outre le terrorisme, plusieurs autres conflits comme les conflits fonciers, communautaires, miniers, intra et extrareligieux ont eu une grande incidence sur les résultats du développement du pays. Leurs causes et impacts ont fait l’objet d’une étude dont le rapport a été soumis à validation, vendredi 7 mai, à Ouagadougou, au ministère de l’Economie, des Finances et du Développement. Cela devrait permettre de tirer leçons des erreurs du PNDES et d’améliorer son successeur, en cours d’élaboration.

Les besoins humanitaires estimés à environ 329 milliards de Fcfa

Sur le plan humanitaire, la crise a accéléré le déplacement des populations. De 47 000 en fin décembre 2018, le nombre de personnes déplacées internes était de 1 049 764, à la date du 10 novembre 2020. 3,5 millions de personnes sont dans des besoins humanitaires estimés à plus de 607,9 millions de dollars soit environ 329 milliards de francs CFA.

Les causes des conflits

Selon Seydou Sawadogo, chargé d’études au secrétariat permanent du PNDES, plusieurs causes expliquent les conflits constatés. Il ressort toujours des enquêtes menées que certaines personnes ont le ressentiment que leurs régions sont délaissées. Il y a aussi le manque d’opportunités économiques pour les jeunes, la mauvaise gestion des ressources, la stigmatisation de certaines communautés, la faible présence ou l’absence de l’Etat dans certaines zones rurales.

Seydou Sawadogo, chargé d’études au secrétariat permanent du PNDES

Quelques propositions pour renforcer la résilience

Pour renforcer la résilience des populations face au phénomène du terrorisme, le rapport propose entre autres d’améliorer la prise en charge des personnes déplacées internes et l’accès des populations à l’information, d’assurer une meilleure redistribution des retombées issues des exploitations des ressources naturelles.

En ce qui concerne les personnes enrôlées dans les groupes armés, il a été recommandé de créer des conditions de leur reconversion. Aussi, le renforcement de la présence de l’Etat dans les zones défavorisées, à forts défis sécuritaires, le développement des opportunités d’emploi pour les jeunes et les femmes, la révision de la loi sur le foncier et du code électoral pour adopter le suffrage direct comme mode de désignation des maires ont été proposés pour renforcer cette résilience.

La représentante des PTF, du bureau des Nations Unies, Angéline Nguedjeu, a salué la bonne collaboration productive avec la partie burkinabè

Selon la secrétaire générale de la Primature, les résultats de l’étude « doivent guider la prise en compte de la dimension sécurité, paix et résilience dans la formulation du nouveau référentiel ». Elle a indiqué que certaines recommandations ont été déjà prises en compte dans le projet du référentiel dont le processus de validation est en cours, avec l’organisation dans les prochaines semaines des assisses nationales sur ledit référentiel.

De son côté, la représentante des PTF, du bureau des Nations-Unies, Angéline Nguedjeu, a salué la bonne collaboration productive avec la partie burkinabè au cours de cette étude qui s’est déroulée dans neuf régions et qui a duré six mois.

HFB
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Messages

  • Bien sur l’impact du terrorisme sur les programmes de developpement economique et social et bien sur son execution operationnelle en souffre piteusement. De plus, plus grave, certains gouvernants malgre la situation tres critique sur le plan securitaire, sociale et sanitaire des populations ; sans vergogne pillent, vols ou detournent des ressources publiques et s’achetent des biens immobiliers et des voitures de lux dans la sous regions et dans le monde sur le dos des citoyens Burkinabe qui contribuent par leur travail et leur sueur aux recettes de l’Etat. Cela est possible parce que un Tribunal Special de Repression des Crimes Economiques, Financiers et de la Corruption est inexistante. Si depuis 2016, une structure judiciaire de ce genre avait ete mis en place de facon diligente pour connaitre de tous ces dossiers de crimes depuis 30 ans, le Burkina Faso n’en serait pas encore la. En tout etat de cause, l’espoir d’un vrai regime integre et serieux au service du Peuple Burkinabe n’est pas vain. Dieu aide le Peuple Integre du Burkina Faso ; afin que le mot d’ordre de l’insurrection populaire de Plus Rien ne Sera comme avant soit une realite vivante. Salut.

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