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Présidentielle de 2020 : L’opposition accuse le parti au pouvoir de vouloir saboter le vote de la diaspora

Accueil > Actualités > Politique • LEFASO.NET • jeudi 16 janvier 2020 à 14h48min
Présidentielle de 2020 : L’opposition accuse le parti au pouvoir de vouloir saboter le vote de la diaspora

Les présidents du CDP Eddie Komboïgo et du MCR Carlos Toé ont animé ce jeudi 16 janvier 2020 le point de presse hebdomadaire du Chef de file de l’opposition politique. L’enrôlement de la diaspora en vue de l’élection présidentielle est le principal sujet des discussions. Nous vous proposons ci-après la déclaration liminaire.

Mesdames et Messieurs les journalistes,

Bonjour et bienvenue dans la maison commune pour cette conférence de presse sur l’enrôlement des Burkinabè de l’extérieur, que j’animerai avec le Président du CDP, M. Eddie KOMBOIGO.

Depuis le 04 janvier dernier, et jusqu’au 26 janvier prochain, la Diaspora burkinabè dans 22 pays a commencé l’enrôlement sur le fichier électoral.

Selon les projections initiales de la CENI, le nombre e Burkinabè de l’extérieur enrôlés sera compris entre 1,5 et 2,5 millions.

Toutefois, les échos qui nous reviennent ne sont pas du tout rassurants. C’est pour faire le bilan à mi-parcours de ce processus d’enrôlement dans la Diaspora, et corriger les imperfections, que nous avons souhaité échanger avec vous ce matin.
Les énormes difficultés rencontrées sur le terrain sont liés aux documents d’enrôlement, au lieu d’enrôlement, et à des problèmes divers.

Chers amis de la presse,

Concernant les difficultés liées aux documents d’enrôlement et aux pièces de votation, il nous revient que nombreux sont nos compatriotes de l’extérieur qui manquent de Cartes nationales d’identité burkinabè (CNIB) et de passeports, et qui ont par contre la Carte consulaire.

Vous-vous en souvenez, c’était au regard de cette réalité que l’Opposition avait demandé que la Carte consulaire biométrique puisse être utilisée pour l’enrôlement et le vote à l’extérieur.

Le MPP et ses soutiens nous avaient traités de tous les noms. Ils ont persisté dans leur politique d’apartheid contre nos compatriotes à l’étranger.

En effet, selon les dispositions du Code électoral en vigueur, pour être inscrit sur le fichier électoral à l’étranger, il faut préalablement être immatriculé à l’Ambassade ou au Consulat général, et détenir la Carte nationale d’identité burkinabè ou le passeport.

Mais, il nous revient que dans plusieurs pays, les Burkinabè sont nombreux à n’avoir pas la CNIB. Les missions de l’Office nationale d’identification (ONI) séjournent dans les pays concernés au même moment que les équipes de la CENI.

La délivrance simultanée de CNIB et de cartes d’électeurs complique les choses. En effet, ceux qui veulent se faire établir des pièces d’identité doivent au préalable retirer leurs Certificats de nationalité au Burkina, ce qui complique les choses.

Mesdames et Messieurs,

Les chiffres sont suffisamment choquants à ce stade. Par exemple, en Côte d’Ivoire, avec 1 million 300 mille Burkinabè immatriculés à l’Ambassade et dans les 03 consulats, et sur 2 millions de potentiels électeurs, en date du 14 janvier 2020, soit plus d’une semaine après le lancement de l’opération d’enrôlement, le nombre d’enrôlés est de 1419 répartis comme suit :

- Abidjan : 1066 enrôlés,
- Soubré : 187 enrôlés,
- Bouaké : 166.

Les résultats provenant des autres pays ne sont pas reluisants non plus :

Bénin : 423

Ghana : 92

Mali : 367

Togo : 634

Sénégal : 509

Gabon : 92

Tunisie : 136

C’est la même triste tendance en France, aux Etats-Unis, au Canada, et dans les autres pays concernés.

Chers journalistes,

Cette faible participation s’explique en grande partie par la centralisation des lieux de votes.

En effet, l’article 72 du Code électoral en vigueur (non consensuel), dit qu’à l’extérieur du Burkina, les scrutins ont lieu exclusivement dans les Ambassades et Consulats généraux. Or, le Dialogue politique du 15 au 22 juillet 2019 a décidé d’une révision dudit article, pour qu’à l’extérieur du Burkina, les bureaux de vote soient installés, non seulement dans l’enceinte des Ambassades et Consulats généraux, mais aussi « en tout autre lieu en accord avec le pays hôte ». Si cette décision avait été mise en œuvre rapidement, les opérateurs de kits de la CENI allaient pouvoir se rapprocher de nos compatriotes, au lieu que ces derniers se déplacent parfois à des centaines de kilomètres pour se faire enrôler.

Par exemple, au Mali, ceux qui veulent s’inscrire sur la liste électorale doivent se rendre soit à Bamako, soit à Ségou. Idem pour le Niger où c’est Niamey et Maradi qui abritent les opérations.

Parfois même, les Ambassades ou Consulats généraux se trouvent dans des endroits où il y a le moins de Burkinabè, par rapport à d’autres zones où résident la majorité de nos concitoyens. C’est le cas du Maroc où l’enrôlement se tient à Rabat alors que nos ressortissants sont majoritairement à Casablanca, ou de l’Arabie Saoudite où l’opération a lieu à Djeddah alors que nos concitoyens sont plus à la Mecque. C’est aussi le cas du Bénin où nos compatriotes sont plus au Nord alors que l’enrôlement n’y a pas lieu, ou du Canada où les Burkinabè sont plus à Montréal, à Toronto et au Québec, pendant que l’enrôlement doit se passer à Ottawa.

Ici encore, le manque de volonté du Gouvernement est manifeste. C’est lui qui devrait accélérer les choses et contacter les pays hôtes pour demander l’autorisation de faire des enrôlements en dehors des Ambassades et Consulats (dans d’autres villes et quartiers, dans des écoles, des salles de spectacles, …). Malheureusement, il attend jusqu’au 23 janvier pour faire voter la loi au Parlement, au moment où l’enrôlement de la Diaspora s’achève.

Outre le problème de documents et de lieu de vote, l’on enregistre d’autres anomalies dans l’enrôlement des électeurs de la Diaspora.

En effet, en Côte d’Ivoire, des individus ont été pris en train de délivrer des CNIB dans une école. Nous détenons d’ailleurs des preuves vidéo des faits. L’Ambassadeur, alerté, s’est d’ailleurs rendu sur les lieux.

Il nous est aussi revenu que dans certaines localités dont nous taisons pour le moment les noms, des individus proche du pouvoir en place distribuent ouvertement de l’argent à ceux qui s’enrôlent.

Il faut également noter le fait que dans deux pays, il y avait des difficultés pour faire entrer les Kits biométriques dans 2 pays, à cause du lithium dans les batteries dans les ordinateurs.

Au regard de toutes ces difficultés, il est évident que l’opération d’enrôlement des Burkinabè de l’extérieur sera un échec cuisant, comme l’a plusieurs fois prévenu l’Opposition politique.

Dans cette affaire, disons tout net que le Pouvoir en place ne veut pas d’un vote massif de la Diaspora. Comme nous l’avons maintes fois dit depuis deux ans, le MPP et ses alliés veulent d’un vote symbolique et minimal de la Diaspora. Se sachant impopulaire et ayant rendu le Burkina méconnaissable en seulement quatre ans, le MPP et ses amis ont peur du vote-sanction de la Diaspora. Et ils ont tout mis en œuvre pour saboter ce scrutin.

Qu’est-ce qui étonne d’ailleurs de ce pouvoir en fin de vie ? Le MPP ne veut même pas de vote en 2020, que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur.

Le Président de l’Assemblée nationale l’a dit, trahissant un projet mûri dans les coulisses du pouvoir. A cela s’est ajouté le fait que le Pouvoir a fait voter récemment une Loi pour proroger de manière mécanique l’Etat d’urgence dans 14 provinces jusqu’en juillet 2021, donc au-delà de leur mandat qui s’achève en novembre prochain. Une durée de six mois, renouvelable après bilan, aurait suffi. En plus, des provinces qui devraient être concernées par l’Etat d’urgence ne figurent pas sur la liste, tandis que d’autres où les attaques ont sensiblement baissé continuent d’y figurer. Les députés de l’Opposition ont voté abstention, et ils reviendront là-dessus.

C’est pourquoi nous demandons solennellement au Gouvernement :

- de permettre à l’ONI de proroger les délais de confection des CNIB à l’extérieur ;

- de permettre à la CENI de proroger la période d’enrôlement des Burkinabè de la Diaspora ;

- de permettre la création de sites dans d’autres lieux en accord avec le pays hôte.

Par ailleurs, compte tenu du nombre de CNIB et de cartes consulaires expirées, le CFOP recommande au Président du Faso de prendre les dispositions idoines pour proroger jusqu’au 31 décembre 2021, la validité de ces documents expirés. Ce, conformément aux conclusions du Dialogue politique tenu en juillet 2019.

L’Opposition politique demande aux Burkinabè de l’extérieur de se mobiliser pour s’enrôler, afin de pouvoir sanctionner l’échec du MPP le moment venu.

Mesdames et Messieurs les journalistes, c’est tout pour la déclaration liminaire. Merci pour votre constante attention. Nous sommes à présent disponibles pour répondre à vos questions.

Vos commentaires

  • Le 16 janvier à 15:27, par rabi En réponse à : Présidentielle de 2020 : L’opposition accuse le parti au pouvoir de vouloir saboter le vote de la diaspora

    De toute façon votre patron a dit que les choses sont largement en faveur de l’opposition.

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  • Le 16 janvier à 15:44, par SAA En réponse à : Présidentielle de 2020 : L’opposition accuse le parti au pouvoir de vouloir saboter le vote de la diaspora

    Mes chers amis du CFOP, si les Burkinabè vivant au pays ne vous permettent pas d’accéder à la magistrature suprême, souffrez et souffrez encore car ceux vivant à l’étranger ne le permettrons pas même si eux tous venant à être enrôlé.
    Que de l’argent gaspiller au détriment de la construction d’écoles, de dispensaires, de barrages et j’en passe, juste pour contenter des partis en lambeau.vraiment dommage pour mon Faso. Pour nos compatriotes vivant à l’étranger, sans vouloir vous offenser, votre participation aux élections pouvait bien attendre, surtout pas cette année.

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    • Le 16 janvier à 15:51, par PROVOT En réponse à : Présidentielle de 2020 : L’opposition accuse le parti au pouvoir de vouloir saboter le vote de la diaspora

      L’opposition est au courant du plan machiavélique du régime MPP.
      Même si c’est un burkinabé qui vote c’est suffisant pour dire que c’est sous le soi disant mandat de Roch Kaboré que la diaspora a voté. Pourtant, le but réel n’étant pas d’avoir beaucoup d’électeurs de la diaspora à vrai dire.

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    • Le 16 janvier à 16:52, par Ferkêbougou En réponse à : Présidentielle de 2020 : L’opposition accuse le parti au pouvoir de vouloir saboter le vote de la diaspora

      @SAA donc les burkinabé vivant à l’extérieur n’ont aucun mot à dire dans la gestion du pays ? Quand ils rapatrient des fonds au Burkina, celà ne fait-il pas augmenter le PIB du pays ? Faites attention aux mots. Ailleurs cela a eu des conséquences graves. Tous ceux qui rejettent les critiques objectives mènent le pays dans l’abîme. Soyons objectifs dans nos prises de position. Bonne soirée.

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    • Le 16 janvier à 17:58, par Burkinabé de C I En réponse à : Présidentielle de 2020 : L’opposition accuse le parti au pouvoir de vouloir saboter le vote de la diaspora

      SAA tu as vu juste.Rien que de l argent jetté par la fenetre vraiment.Nous qui vivont en Cote d Ivoire avons d autres chats a fouetter.C est les politiciens et les jeunes chomeurs qui s agitent seulemenz.Si vous voulez prolonger ca jusqu a.......Vous avez bien que les 1million et quelque la meme ne sont pas intetessés.Mr Komboigo si c est sur nous que tu comptes pour te faire elire tu risque d attendre longtemps.

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    • Le 16 janvier à 18:16, par Ka En réponse à : Présidentielle de 2020 : L’opposition accuse le parti au pouvoir de vouloir saboter le vote de la diaspora

      Heureux de te lire internaute SAA : Je confirme ce que tu avances : Et je dirai au président du CDP Eddie Komboïgo que quand on est débout et qu’on lutte avec des personnes assises ou couchées, le seul qui prend le risque de tomber, c’est celui qui est débout. Car, celui qui est couché ne peut tomber davantage, et cette personne couchée essayera de rester au tant qu’il veut par terre pour ne pas tomber comme a fait un ex-régime durant 27 ans.

      Aujourd’hui vous voyez les choses autrement avec des critiques non fondées. Dans nos mémoires fraiches surtout celles de la diaspora qui a vu comment brule sa maison en étant à l’extérieur, c’est votre refus de l’alternance politique qui est la source de tous nos problèmes : Lorsqu’un individu ou un groupe d’individus monopolisent le pouvoir étatique pendant des années au nom des crimes gratuits, les achats de conscience, de la corruption à ciel ouvert, au nom de ceci ou de cela, ce pouvoir finira toujours pour être éjecter par la force de son fauteuil et oublier pour un certain temps par tout le monde.

      Et lorsque vous choisissez le rôle de l’opposition comme va-t’en guerre contre la majorité, et toujours de fuir la table des négociations et que des décisions se prennent en votre absence, il ne vous reste plus qu’à assumer. En faisant le mauvais calcul de croire que le refus des négociations comme pour les cartes consulaires ou la CNIB entraînerait l’échec des élections, vous vous êtes lourdement trompé ! Et Cette analyse venant d’une personne qui veut le volant des affaires d’un état comme le Burkina, est un simple miroir aux alouettes comme l’a été les promesses de 27 ans de règne panaché de mensonge et des crimes gratuits.

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    • Le 16 janvier à 18:41, par Un Burkinabê En réponse à : Présidentielle de 2020 : L’opposition accuse le parti au pouvoir de vouloir saboter le vote de la diaspora

      SAA, les statistiques des Burkinabê vivant au pays ayant pris part aux présidentielles en 2015 - nombre d’inscrits qui s’élève à 5 517 016 pour 3 302 882 votants, soit un taux de participation de 59,87%. Les bulletins nuls s’élèvent à 180 419 ou 3 122 463 suffrages exprimés. Je me garde de vous dire que si les Burkinabê de la diaspora le veulent ils pourrait être plus de 3 302 882 votants en 2020.

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  • Le 16 janvier à 15:48, par YAAM SOBA En réponse à : Présidentielle de 2020 : L’opposition accuse le parti au pouvoir de vouloir saboter le vote de la diaspora

    Je suis parfaitement d’accord avec les conférenciers du jour. Figurez-vous qu’en Côte d’Ivoire, le gouvernement a tout fait pour que les lieux d’enrôlement soient restreins qu’aux ambassades et consulats pour un potentiel de 1 million de burkinabé en âge de voter. Soyons sérieux !

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  • Le 16 janvier à 16:10, par Yirmegna En réponse à : Présidentielle de 2020 : L’opposition accuse le parti au pouvoir de vouloir saboter le vote de la diaspora

    Eddie, tu as peut-être raison mais le CDP a fait 27 ans au pouvoir sans que la diaspora ne puisse voter. Rock fait ce qu’il peut. Grouilles si tu es élu tu fais de porte à porte pour que le burkinabé qui se trouve au pôle nord ait une carte. La on saura que tu peux faire mieux.

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  • Le 16 janvier à 16:31, par ib En réponse à : Présidentielle de 2020 : L’opposition accuse le parti au pouvoir de vouloir saboter le vote de la diaspora

    Les burkinabé résidents s’intéressent de moins en moins à la politique surtout au vote n’en parlons pas de ceux de la diaspora surtout au Ghana où les gens circulent sans pièce.
    Et si on fait un ratio comparatif on a à peu près le même taux. c’est la réalité du terrain.

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  • Le 16 janvier à 16:48, par Camarade Fousseni En réponse à : Présidentielle de 2020 : L’opposition accuse le parti au pouvoir de vouloir saboter le vote de la diaspora

    Lorsque le gouvernement dit que la carte consulaire n’est pas valide car non sécurisée.
    En toute sincérité, utiliser ce motif pour exclure la carte consulaire des documents valides pour le vote relève tout simplement de l’auto-flagellation. C’est le gouvernement Burkinabè même qui met ses fils et ses filles à l’étranger dans la précarité. Ce sont des représentations officielles du pays qui délivrent ce document ! Dire que cette carte n’est pas valide est un véritable désaveu de nos propres représentations diplomatiques. Pourriez-vous à la suite vous plaindre auprès des autorités des autres pays s’ils ne reconnaissent pas nos cartes consulaires ?
    Non !
    En rappel, une carte nationale d’identité a pour juridiction le territoire national, elle peut être, dans une certaine mesure, utilisée dans d’autres territoires s’il y a des conventions de libre circulation des personnes comme c’est le cas dans l’espace UEMOA. Mais dites vous bien qu’elle n’a aucune valeur en Europe, Amérique, Asie ou même dans les autres pays africains hors UEMOA. Quant au passeport, j’ai l’impression que les gens ont le stéréotype fallacieux que Burkinabè de l’extérieur équivaut obligatoirement à avoir au moins le passeport. Je suis désolé, mais c’est faux. Il il y a des Burkinabè nés à l’étranger, de père et/ou de mère Burkinabè. Ils sont Burkinabè, au même titre que nous qui sommes nés ici au pays. Les considérer autrement est non seulement injuste, mais surtout dangereux pour le pays. Il ne faut surtout pas traiter différemment des Burkinabè à cause de leurs origines ou lieu de naissance, ce serait une discrimination intolérable. De plus, diaspora ne signifie pas systématiquement fonctionnaires internationaux, étudiants, sportifs, musiciens. Il y’a aussi une grande partie de paysans, regardez simplement dans la sous-région.
    Vous croyez qu’ils ont les moyens de d’offrir un passeport ? Combien de Burkinabè même en ont ? Juste une infime partie ; allez dans nos villages pour vérifier. Est-ce pour autant qu’ils ne sont pas des Burkinabè ?
    Le MPP est réellement déphasé de la réalité du citoyen lambda Burkinabè aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur. De toute façon tout cela est un faux problème, on a eu à faire des enrôlements biométriques pour préparer des élections au BF, même avec un simple extrait de naissance.
    Même si vous avez 100 extraits différents, vos empreintes digitales permettront de vous identifier, c’est cela l’avantage de la biométrie. Si donc vos cartes consulaires ne sont pas biométriques (ce qui est faux au passage pour la RCI) Pourquoi ne pas organiser des enrôlements biométriques dans les représentations diplomatiques ? Ah oui j’oubliais, la nouvelle loi électorale excluait l’enrôlement biométrique que la CENI faisait avant...
    A ce stade là, si vous ne voyez pas le schéma qui se dessine, c’est que vous refusez de voir tout simplement.

    Au final, je terminerai en disant que l’on est tous fiers quand nos compatriotes réussissent à l’étranger ; que ce soit en décrochant un poste important à l’international, ou quand nos étudiants Burkinabè réussissent avec brio à l’extérieur, ou enfin quand nos sportifs remportent des titres internationaux et défendent avec fierté nos couleurs. Certains ont même refusé des propositions de naturalisations venues d’autres pays parce qu’ils sont fiers de défendre les couleurs du Burkina Faso. Nous les avons tous applaudis pour cela.

    NE TRAVAILLEZ DONC PAS À LES FAIRE PASSER POUR DES CITOYENS DE SECONDE ZONE.

    C’est simplement injuste. Si vous voulez, ne permettez même pas la diaspora de voter, c’est votre plein droit. Mais de grâce, n’utiliser ces arguments débiles dont le seul effet clair est le repli identitaire. Ne nous divisez pas plus que ça.

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  • Le 16 janvier à 17:04, par Diaspo premier En réponse à : Présidentielle de 2020 : L’opposition accuse le parti au pouvoir de vouloir saboter le vote de la diaspora

    Vous savez ? Le MPP sait très bien que si la diaspora, surtout ceux de la Côte d’Ivoire, doivent voter c’est fini pour eux. Non seulement l’UPC et le CDP sont entrain de gagner du terrain à l’intérieur du pays et la perte de Salif Diallo sont entrain d’axphixier le MPP. Comprenez pourquoi ils ont exiger que ce soit dans les ambassades que l’on puisse s’enrôler et qu’il faut forcement une CNIB pour le faire. L’opposition doit mettre la pression pour que la CENI de allonge la période d’enrôlement des Burkinabè de la Diaspora. C’est une question de bon sens !

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  • Le 16 janvier à 17:06, par Nahouri Fils En réponse à : Présidentielle de 2020 : L’opposition accuse le parti au pouvoir de vouloir saboter le vote de la diaspora

    Au Mali, au Niger, en Cote d’Ivoire la diaspora vote. Pourquoi le gouvernement burkinabé veut nous embrouiller ? On nous dit que la carte consulaire n’est pas valide pour avoir la carte d’électeur. Qui délivre la carte consulaire ? N’est-ce pas nos autorités ? En fait on veut nous faire tourner en rond pour ne pas que l’on participe à ces élections.

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  • Le 16 janvier à 17:46, par BiLi-BiLi En réponse à : Présidentielle de 2020 : L’opposition accuse le parti au pouvoir de vouloir saboter le vote de la diaspora

    Monsieurs de la CENI, vous êtes sur de l’impartialité de vos ENRÔLEURS ????
    EDI ,Vous , au lieu de mobiliser vos militants pour l’enrôlement, vous vous promener pour compter les inscrits ? Huuum..Gens du MPP ..Ouvrez l’euil.. Ouvrez l’euil deh !! Avec ABIDJAN vous risquez d’être désagréablement surpris.!! Vos anciens camarades politiciens réfugiés-CDPistes-2014 tapis à Atecoubé..Adjamé..Abobo..Anoumambo..Gonzacville...2plateaux...etc ne sont pas des enfants de ceur, et ils ne vont pas vous faire du cadeau. Parole de BILI-BILI.

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  • Le 16 janvier à 18:48, par Indjaba En réponse à : Présidentielle de 2020 : L’opposition accuse le parti au pouvoir de vouloir saboter le vote de la diaspora

    Pour un debut et vous voulez d’emblée la perfection. Blaise a tourné pendant 27 ans avec le vote des Burkinabè de l’exterieur en trouvant chaque des pretextes pour esquiver la participation de la diaspora. Roch en 5 ans a rendu ce vote possible. Il merite beaucoup d’indulgence pour les dysfonctionnements et les desagrements que cela pourrait engendrer.

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  • Le 16 janvier à 19:03, par Sidnoma En réponse à : Présidentielle de 2020 : L’opposition accuse le parti au pouvoir de vouloir saboter le vote de la diaspora

    Cette opposition n’a pas fini de nous étonner : selon elle, le gouvernement n’a pas le droit de proroger l’état d’urgence jusqu’au 21 juillet 2021 (son mandat finit en novembre 2020), mais elle réclame à ce même gouvernement le devoir de proroger les documents de votation expirés jusqu’au 31 décembre 2021 !...
    Haiiii, quelque turpitude !

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  • Le 16 janvier à 20:31, par Manuel En réponse à : Présidentielle de 2020 : L’opposition accuse le parti au pouvoir de vouloir saboter le vote de la diaspora

    Bonjour
    Toute honte bue Eddie ne devrait pas assister à cette conférence de presse car son mentor mr Koffi Kouadio Blaise a empêché depuis 1991le vote des Burkinabé de l’étranger.
    Franchement si c’est ce genre d’individus qui vont nous gouverné j’ai peur pour mon pays.
    Et puis il faut arrêter de diviser les burkinabé en voulant utiliser le droit de vote car chez certains de nos voisins, le vote est réservé aux résidents .
    Je ne souhaite pas que celui qui sera élu en 2020 comme président le soit par le vote des Burkinabé de l’étranger, c’est mon vœux le plus cher ; j’apprécie ce que ces derniers font pour le Burkina mais de là à nous choisir celui qui doit gérer notre pays avenir, là pardon !

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    • Le 16 janvier à 21:19, par YAAM SOBA En réponse à : Présidentielle de 2020 : L’opposition accuse le parti au pouvoir de vouloir saboter le vote de la diaspora

      Manuel tu dis que Blaise a toujours empêché le vote de la diaspora. A cette époque, Roch était tout puissant Premier ministre, ministre d’État, Président du CDP et président de l’Assemblée nationale. Donc il était artisan de cette reculade démocratiqe.
      Maintenant si tu as un problème personnel avec Eddie Komboigo, il faut chercher les raisons ailleurs car il n’a jamais occupé un poste politique à cette époque.
      L’histoire politique du Burkina Faso n’a pas commencé le 25 janvier 2014. On sait qui était qui et qui a fait quoi.
      Shalom

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      • Le 17 janvier à 07:48, par Ka En réponse à : Présidentielle de 2020 : L’opposition accuse le parti au pouvoir de vouloir saboter le vote de la diaspora

        YAAM SOBA : Tu parles de ce que tu vois, mais tu ne connais pas ce qui est au fond de la boue puante du marigot politique de notre pays. Dans cette boue puante du marigot politique de notre politique, il y a eu toujours le crocodile régnant et représentant qui avait tout le pouvoir.

        Je te citerai ici que deux représentants des gouvernants de notre pays qui tenaient leurs ministre par une main de fer comme fut Maurice Yamèogo qui avait ses cousins autour de lui pour gouverner sans partage et détestait le Tampiirisme et du Bazariisme : Que tu sois premier ministre, président de l’Assemblée Nationale, tu dois te soumettre sans contradiction aux ordres du représentant qui était Maurice Yaméogo.

        C’est comme Blaise Compaoré qui a éliminé tout sur son passage et prendre la représentation du CDP, craint par tout le peuple à cause de ses fillettes du régiment RSP qui lui obéissaient comme des mouches, et tiraient sur tout ce qui bouge. Alors qu’il soit Roch Kaboré Premier ministre, KDO, Issouf Ouédraogo, et tant d’autres, étaient aux ordres du représentant, et sont seulement à son service : Le représentant Blaise Compaoré était au courant de tout ce qu’ils font, ordonnant ce qu’il faut faire, et aucun ministre n’a le droit de faire quoi que ça soi sans son approbation, ils sont uniquement là, travailler pour le représentant.

        Oui YAAM SOBA, durant les 27 ans du règne de l’introverti Blaise Compaoré tout dont tu as cité les noms y compris moi simple conseillers au développement de mon pays, étaient au service d’un représentant, ce représentant craint par tout, car ses méthodes étaient ‘’tu fais on te fait,’’ se trouve aujourd’hui comptable des actes de son règne : Comme Roch Kaboré peut l’être s’il quittait le pouvoir, car, il représente le parti au pouvoir, et il est le maître absolu de ce que font ceux dont ils représentent. YAAM SOBA ce que tu viens de dire très facilement, est ce que tu vois au-dessus de la mer, mais pas au fond qui est la racine de tout. Blaise Compaoré a toujours craint le vote de la diaspora, car il ne pouvait pas contrôler ce qui est en dehors de son pays. Sans rancune

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  • Le 16 janvier à 21:38, par Lasso de Yop En réponse à : Présidentielle de 2020 : L’opposition accuse le parti au pouvoir de vouloir saboter le vote de la diaspora

    Je vois un commentaire sur ce forum où l’intéressé affirme que les burkinabé résidents en Côte d’Ivoire ne sont pas intéressés par les élections.
    Puis-je savoir où a-t-il eu ces statistiques ?
    Ou est-ce qu’il représente toute la communauté burkinabé qui sont en C.I. ?
    Je suis vraiment curieux de savoir...

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  • Le 16 janvier à 23:34, par Lepop En réponse à : Présidentielle de 2020 : L’opposition accuse le parti au pouvoir de vouloir saboter le vote de la diaspora

    Concentrez vos efforts sur le potentiel d’electeurs internes. Comme le pouvoir en place est detesté, vous gagnerez surement. Au travail.

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  • Le 17 janvier à 11:52, par TRAORE En réponse à : Présidentielle de 2020 : L’opposition accuse le parti au pouvoir de vouloir saboter le vote de la diaspora

    Quand je dis que certains militants des partis politiques ont un esprit borné on me dira que c’est des insultes, pourtant non. Nous sommes à une première expérience dans l’organisation du vote de la diaspora. Comment voulez-vous qu’il n’ y ait pas de dérapages et des insuffisances ? Nous burkinabè de l’extérieur sommes fiers de voir les choses bouger dans le sens de ce que nous souhaitions ( vote des burkinabè de l’étranger). C’est un ouf de soulagement et nous ne pouvons que dire merci au Président Roch Kaboré. Quant aux propagandes stériles dans les réseaux sociaux, comme quelqu’un disait dans un langage familier, " Nous avons fini avec ça, on s’en fou ". Le chien aboie, la caravane passe !

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  • Le 17 janvier à 18:13, par jeunedame seret En réponse à : Présidentielle de 2020 : L’opposition accuse le parti au pouvoir de vouloir saboter le vote de la diaspora

    Pour une fois je suis d’accord avec EDDIE sur le problème de la centralisation des élections. Et celui des cartes consulaires pourtant chers. Le Burkinabé à l’étranger est bien stressé et n’a pas toujours les moyens et le temps pour faire plus de 10h de voyage avion à cause d’une élection. J’ai l’impression que le gouvernement se moque des élections ; et affiche une autre vilaine image à ce mot. Ne découragez pas tous les votants ; sinon, à la longue, mêmes les parents à côté de Kosyam ne se déplaceront pas pour voter à 100 mètres. Le défaut de bureaux de vote dans les grandes villes montre que vous vous insultez. Le ridicule est que vous dévalorisez votre carte consulaire et donnez ainsi le pouvoir aux pays hôtes de se moquer de vous un jour. Décentralisez les votes ; utilisez vos cartes consulaires ; respectez vos tenues, mêmes les foulards. Sinon, vous dépêchez votre propre dépersonnalisation.

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