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Burkina : Me Ambroise Farama dément les accusations portées sur les réseaux sociaux contre sa personne

Publié le lundi 22 avril 2024 à 10h42min

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Burkina : Me Ambroise Farama dément les  accusations portées sur les réseaux sociaux contre sa personne

Dans une déclaration signée le 20 avril 2024, Me Ambroise Farama dément les accusations portées contre sa personne sur les réseaux sociaux suite à la publication le 12 avril 2024 par le journal d’investigation l’Evénement d’une déclaration dont il est signataire. Selon sa déclaration, il est accusé par certaines personnes sur les réseaux sociaux de faire partie d’une organisation dont l’objectif serait de déstabiliser le pays. « Je tiens à réfuter catégoriquement ces accusations infondées et malveillantes », a-t-il écrit. La déclaration dont il est signataire est relative à la remise en cause des droits et libertés fondamentaux et des principes de démocratie. Ci-joint le document.

Déclaration de Maître FARAMA Ambroise

Le journal l’EVENEMENT, dans sa dernière parution du 12 avril 2024, a publié une déclaration relative à la remise en cause de nos droits et libertés fondamentaux et des principes de démocratie. Je suis signataire de cette déclaration avec bien d’autres citoyens burkinabè. Depuis cette publication, je fais l’objet d’attaques de tout genre.

En tant qu’avocat engagé pour la justice et les droits fondamentaux au Burkina Faso, je me sens dans l’obligation de clarifier publiquement ma position face aux allégations diffamatoires qui circulent sur les réseaux sociaux.

Depuis cette expression publique en faveur de la préservation des libertés fondamentales et des valeurs démocratiques, je me suis vu injustement accusé par certaines personnes qui prétendent être des défenseurs du régime en place. Elles affirment que je suis membre d’une organisation dont l’objectif serait de déstabiliser notre nation. Je tiens à réfuter catégoriquement ces accusations infondées et malveillantes.

L’appel auquel j’ai pris part ne vise en aucun cas à renverser le gouvernement ou à semer le chaos. Au contraire, il s’agit d’un acte de défense des principes qui ont fondé notre société et qui doivent être respectés et protégés par tous ceux qui croient en la justice et en la démocratie.

En tant qu’avocat, je me suis engagé à utiliser les voies légales et pacifiques pour faire valoir mes convictions et défendre les droits de mes concitoyens. Les attaques visant à discréditer mon engagement sont non seulement injustes mais également dangereuses pour le climat de liberté et de respect mutuel dont notre société a besoin pour prospérer.

Pour ceux qui l’ignorent, j’ai été le seul candidat à l’élection présidentielle de 2020 à proposer à notre peuple un projet de société révolutionnaire, anti-impérialiste et panafricain. Dans ce projet de société, j’ai soutenu publiquement (alors que personne n’osait encore le faire) que la lutte contre le terrorisme ne pouvait pas être gagnée sans la lutte contre l’impérialisme. A l’époque, beaucoup me qualifiait de rêveur ; il y a seulement 4 ans. Et repondant à la question d’un journaliste sur comment j’envisageais la réalisation des États Fédérés d’Afrique, j’avais indiqué que la naissance d’un État confédéral entre le Mali, le Niger et le Burkina Faso pouvait constituer non seulement une bonne réponse au terrorisme qui nous est imposé mais constituer un bon départ pour la naissance d’un État fédéral. Je n’ai pas été compris hier, mais ainsi va l’histoire des nations.

Je lance un appel à la raison et à la responsabilité à tous ceux qui participent à cette campagne de diffamation. Plutôt que de chercher à museler les voix critiques, engageons-nous dans un dialogue constructif et respectueux pour trouver des solutions aux défis qui se posent à notre nation.

Je reste déterminé à poursuivre mon engagement en faveur de la justice et des droits de l’homme, dans le cadre des lois de notre pays et dans le respect des principes démocratiques qui nous unissent en tant que citoyens burkinabè.

Fait à Ouagadougou, le 20 avril 2024

Maître FARAMA Ambroise
Avocat inscrit au barreau du Burkina Faso

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Vos commentaires

  • Le 22 avril à 11:54, par Usurpation En réponse à : Burkina : Me Ambroise Farama dément les accusations portées sur les réseaux sociaux contre sa personne

    Bien parlé Maître. N en déplaise à ceux qui veulent diviser nos peuples... le pays nous appartient à nous tous. Il n y a que des anges qui obeissent et adorent le Createur , mais les humains sont faits de contradictoires , on discutent et se disputent sur certains points, mais condamnes à vivre ainsi. Pourtant vouloir que tout le monde se taise...meme dans nos familles nucleaires les enfants ne sont pas tous d accord mais on avance sur l essentiel.
    Laissez les gens s exprimer

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  • Le 22 avril à 11:54, par Rodriguez En réponse à : Burkina : Me Ambroise Farama dément les accusations portées sur les réseaux sociaux contre sa personne

    Ok, c’est compris ! Vous avez bien fait de faire publier cette mise au point ; cela rassure car beaucoup ne comprenaient pas du tout pourquoi votre nom figurait sur cette fameuse liste. Keep going !

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  • Le 22 avril à 12:16, par Diongwale En réponse à : Burkina : Me Ambroise Farama dément les accusations portées sur les réseaux sociaux contre sa personne

    Merci, Maître FARAMA. Il y a des personnes malveillantes au Burkina Faso qui voudraient faire croire que les avocats sont des personnages politiques, et en effet ils le sont à titre individuel en tant qu’être humain et citoyen, mais pas en tant qu’avocat. Vous ne vous êtes pas présenté aux élections présidentielles de 2020 comme avocat, mais comme défenseur des droits de l’homme avec un programme politique, alors continuez votre combat qui, j’en suis persuadé, ne passe par la déstabilisation d’un pouvoir qui vacille sans qu’on ait besoin de le pousser. Courage, et n’ayez pas peur de la prison si d’occasion "on" vous enverrait au trou, l’histoire du Sénégal nous a récemment montré qu’on peut passer de la prison au fauteuil présidentiel et à la primature en quinze jours !

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  • Le 22 avril à 14:21, par Oublies ça En réponse à : Burkina : Me Ambroise Farama dément les accusations portées sur les réseaux sociaux contre sa personne

    Maître que Dieu te protège. Mais je crois que c’est une stratégie pour fermer la bouche de ceux qui pensent pouvoir dire ce qu’ils pensent.

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  • Le 22 avril à 17:32, par ARZOUMA En réponse à : Burkina : Me Ambroise Farama dément les accusations portées sur les réseaux sociaux contre sa personne

    Maître Farama, peut être je me trompe, mais depuis que les terroristes tuent, je ne n’est jamais vu une déclaration venant de vous pour condamner ces gens sans foie ni loie. Je me dit que c’est parceque le burkina existe que nous parlons de liberté et de démocratie. Sinon dans le charia je ne pense pas qu’on peux parler de droit de l’homme.
    ARZOUMA

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    • Le 23 avril à 15:18, par Kouda En réponse à : Burkina : Me Ambroise Farama dément les accusations portées sur les réseaux sociaux contre sa personne

      ARZOUMA,
      Je suis entièrement d’accord avec vous quand vous dites "Maître Farama, peut être je me trompe, mais depuis que les terroristes tuent, je ne n’est jamais vu une déclaration venant de vous pour condamner ces gens sans foie ni loie". Vous avez touché juste car le capitaine Ibrahim Traoré publiait chaque semaine des déclarations pour condamner les terroristes qui tuent. Apollinaire Kyelem et tous les ministres le faisaient quotidiennement. Surtout, la palme d’or vous revient, vous qui publiez chaque jour trois communiqués pour condamner ces gens sans foi ni loi.
      Qu’est ce que la mauvaise foi et le manque d’intelligence ne nous amèneront pas à pondre comme inepties.

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  • Le 23 avril à 06:57, par Le Sage 2 En réponse à : Burkina : Me Ambroise Farama dément les accusations portées sur les réseaux sociaux contre sa personne

    Maître, c’est bien de faire cette mise au point, mais vous semblez vous contredire entre 2020 et aujourd’hui !
    En effet, vous semblez dire que c’est ce que vous avez prôner depuis 2020 qui se réalise aujourd’hui par le Burkina Faso, le Mali et le Niger. Si je vous comprends bien, c’est donc une partie de votre programme que la Transition actuelle est en train de dérouler, donc vous devriez louer la Transition burkinabé et même les autres transitions (Mali et Niger) pour cela avant de dénoncer les atteintes à la liberté et à la démocratie dont vous faites cas en ce qui concerne le Burkina Faso.
    Nous souhaitons tous et toutes être libres au Burkina Faso, mais il faut d’abord vivre pour jouir de cette liberté tout en ne se rendant pas complice des actes répréhensibles qui pourraient donner lieu à des "supposés enlèvements" !

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  • Le 23 avril à 11:03, par Ahmad En réponse à : Burkina : Me Ambroise Farama dément les accusations portées sur les réseaux sociaux contre sa personne

    Vous êtes peut être de bonne foi lorsque vous dites ne pas vouloir une destabilisation de la transition. Mais ce que je déplore chez vous et chez bien d’autres comme les syndicats, c’est réfuser de reconnaitre en ce régime le mérite d’avoir commencé un début de libération du pays contre l’impérialisme dont vous même affirmez avoir été le seul à le proclamer pendant votre candidature de 2020 à l’élection présidentielle. Si vous faites une déclaration pour dénoncer les dérives selon vous du régime, ayez l’honnêteté de reconnaitre ce qu’il a fait aussi en bien. Je vous cite : "Et repondant à la question d’un journaliste sur comment j’envisageais la réalisation des États Fédérés d’Afrique, j’avais indiqué que la naissance d’un État confédéral entre le Mali, le Niger et le Burkina Faso pouvait constituer non seulement une bonne réponse au terrorisme qui nous est imposé mais constituer un bon départ pour la naissance d’un État fédéral. Je n’ai pas été compris hier, mais ainsi va l’histoire des nations."
    A travers ces lignes, l’honnêneté et a logique intelectuelle voudraient que vous reconnaissiez dans votre écrit en ces régimes des trois pays (BF, Mali et Niger) le courage et la prouesse d’avoir réaliser ce que vous vous aviez dans votre projet de société depuis 2020. Au lieu de cela, silence radio. Franchement ma conclusion est que ce n’est que les élections qui vous intéressent, pas la sécurité du pays, pas son développment. Et vous vous etonnez que les intelectuelles soient vus par une certaine opinion comme les ennemis de la nation.

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  • Le 23 avril à 12:37, par Sam En réponse à : Burkina : Me Ambroise Farama dément les accusations portées sur les réseaux sociaux contre sa personne

    Maitre FARAMA, Je me souviens de vos luttes nobles pour la justice pour Thomas SANKARA et Nobert ZONGO, figurent emblématiques du panafricanisme et de l’émancipation des peuples noirs. Au nom de votre bonne foi et des luttes passées, revenez à de meilleurs sentiments pour qu’ensemble nous travaillons avec le régime actuel pour écrire les plus belles pages de l’histoire de notre pays. Nous avez chercher la révolution, elle est là sous vos yeux. Vous avez cherchez la lutte anti-impérialiste, elle est là, vous avez chercher la création de confédération Mali, Niger et Burkina Faso, elle est en marche. Acceptez que nos libertés d’expression prennent un coup, juste le temps que réglons la question de l’insécurité dans notre pays. Il n’y aura point de liberté d’expression pour personne si passait sous la charia où dans un climat d’insécurité grandissant. Je suis sûre que nombre des soutiens d’aujourd’hui de Thom SANK, n’aurais pas supporté les sacrifices qu’il leur exigerait pour un retour à la paix. Laissons nos égos et travaillons mains dans la mains pour le bonheur du Faso. La patrie ou la mort, nous vaincrons !

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  • Le 24 avril à 10:18, par Ollo En réponse à : Burkina : Me Ambroise Farama dément les accusations portées sur les réseaux sociaux contre sa personne

    Je ne m’adresse pas à Me FARAMA mais à tous ceux qui prétendent lutter pour leur pays et le continent africain en général. Beaucoup de gens continuent de chanter les idées nobles des pères des indépendances en Afrique. Malheureusement nous sommes tous à l’épreuve des faits : tout le monde crie à l’impérialisme et lorsque des fils de l’Afrique posent le premier pas de la lutte, c’est silence radio. Tout le mode crie à la fédération des Etats et lorsque des fils du continent posent les premiers pas au péril de leur vie, c’est silence radio, etc. Le développement de l’Afrique sera une réalité lorsque ses fils cesseront d’en faire un fonds de commerce tout en s’y engageant résolument et avec sincérité. Je suis pour la liberté d’expression, mais lorsque des gens se plaignent, il faut voir l’étendue du phénomène avant d’en faire un problème. Le problème concerne-t-il aussi les populations des campagnes, les déplacés internes, etc ? Le problème concerne-t-il quelle dimension de la liberté d’expression ? A mon avis, je trouve qu’il n’y a pas meilleur cadre démocratique comme le VDP pour une liberté d’expression de valeurs telles que le patriotisme, la combativité, le courage, la cohésion, l’intégrité, la compassion, la miséricorde, le don de soi, l’amour pour le continent africain, la tolérance sous toutes ses formes, etc.

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  • Le 25 avril à 22:09, par Juste En réponse à : Burkina : Me Ambroise Farama dément les accusations portées sur les réseaux sociaux contre sa personne

    Les gens muent tellement au Burkina qu’on ne sait plus à qui faire confiance. Hier encore très bon avocat, parce que défendant des causes justes mais j’avoue que mon appréciation est nuancée en ce moment à son égard. Si on a quasiment une même ligne idéologique que le régime en place, le mieux est de lutter de l’intérieur pour changer les choses, ou bien ? C’est peut être des gens sans expérience qui nous gouvernent en ce moment mais je crois que certaines erreurs comises ne le sont pas par mauvaise foi. Il faut travailler à sauver ce pays que nous sommes entrain de perdre autrement, nous n’aurons plus de terre pour exercer les libertés et la démocratie qui vous sont si chères. On dit que c’est parce qu’il y a la tête qu’il y a les yeux ; si le pays n’existe pas, BASTA pour tout ce que nous voulons ou faisons. Des avocats et autres hommes de droit ont crié ici pour dénoncer des choses, à l’arrivée on se rend compte qu’ils tramaient avec des destabilisateurs ; c’est la complexité des choses au BURKINA comme ça.

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