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Infrastructures du 11-Décembre 2017 à Gaoua : Les travaux de finition et de correction toujours attendus

Accueil > Actualités > Société • LEFASO.NET • vendredi 23 août 2019 à 23h45min
Infrastructures du 11-Décembre 2017 à Gaoua : Les travaux de finition et de correction toujours attendus

La ville de Gaoua a accueilli, le 11 décembre 2017, les festivités du 57e anniversaire de l’indépendance du Burkina Faso. A cet effet, la commune a bénéficié de plusieurs infrastructures dont une cinquantaine de kilomètres de routes bitumées. Moins de deux ans après, ces routes sont dégradées par endroits et les travaux de finition ne sont toujours pas exécutés.

Plusieurs artères de la ville de Gaoua avaient fait peau neuve à l’occasion du 11-Décembre 2017. 52 kilomètres de voies bitumées avaient permis de rendre la circulation fluide et de désengorger la route nationale 12, qui était alors la seule artère bitumée et la plus fréquentée.

Mais moins de deux ans après les festivités nationales, des nids-de-poule ont fait disparaître le charme de certaines voies bitumées. On note également le manque de caniveaux par endroits, ce qui entraîne des inondations.

Au secteur 3, quartier « Désert », un des tronçons bitumés est en permanence inondé, faute de caniveaux. Le gérant d’une boulangerie, Inoussa Belem, nous raconte son calvaire : « Quand il pleut, la devanture de ma boulangerie est remplie d’eau et de boue, parce qu’il n’y a pas de caniveau. Les clients se plaignent très souvent, certains même disent qu’ils ne peuvent pas traverser l’eau et la boue pour venir payer mon pain ». Le sieur Belem dit avoir adressé une correspondance à la mairie pour qu’elle trouve une solution à son cas.

« C’est mieux qu’ils reviennent terminer le reste du caniveau »

En face de la boulangerie, Oho Da/Hien ne se fait pas prier pour nous confier son cas : « Quand il pleut, une partie de l’eau du goudron se déverse dans notre cour, avec la boue, les mauvaises odeurs et les moustiques ». Puis d’ajouter : « Ils ont creusé les caniveaux et lorsqu’ils sont arrivés à notre tronçon, ils ont arrêté et ont juste mis le goudron. C’est mieux qu’ils reviennent terminer le reste du caniveau qu’ils ont commencé, sinon on souffre quand il pleut ».

Sur la route nationale 12, juste en face de la grande gare routière de Gaoua, des travaux de correction sont également réclamés. Les constructeurs de cette route à double sens n’ont pas prévu de bretelle d’accès à la gare routière. Ce qui contraint les usagers à emprunter un sens interdit pour entrer ou sortir de la gare. Madi Belem, chauffeur dans une compagnie de transport en commun, témoigne : « Pour entrer ou sortir de la gare de Gaoua, il faut manœuvrer, et on prend le sens interdit.

Ça peut créer un accident un jour. Ils n’ont qu’à prévoir une entrée et arranger la devanture de la gare ». Patricia Sawadogo, agent d’une banque de la place, regrette que les routes réalisées en fin 2017 soient déjà dans cet état. Elle fait remarquer particulièrement le mauvais état de la devanture de la gare routière.

Certaines entreprises ont commencé à faire des retouches

Pour le 2e adjoint au maire de Gaoua, Casimir Kambou, la réception provisoire des infrastructures a été faite et court sur deux saisons pluvieuses. Et à l’étape actuelle, il s’agit de procéder aux différentes retouches pour aller vers une réception définitive. Et ces derniers temps, la commune, avec l’appui de la Direction régionale des infrastructures et de l’AGETIB (la structure de contrôle), a fait une tournée dans la ville pour identifier les zones où les corrections s’imposent.

Casimir Kambou confie que certaines entreprises ont même commencé à faire des retouches. Concernant les imperfections et le problème de caniveaux sur certains axes, le 2e adjoint au maire rassure que « si des insuffisances demeurent, les techniciens et l’AGETIB définiront les travaux complémentaires à réaliser pour lever les réserves que nous recevons à la mairie et au niveau de la structure de contrôle ».

Actuellement, sur le terrain, l’opération de marquage des voies bitumées a débuté. Achille Héma, technicien de marquage, demande à la police de sensibiliser les populations au sens des bandes sur les voies bitumées.

Boubacar Tarnagda
Lefaso.net

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