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Médias publics : Des perturbations dues à un mouvement d’humeur du personnel

Accueil > Actualités > Multimédia • LEFASO.NET • mercredi 21 août 2019 à 22h45min
Médias publics : Des perturbations dues à un mouvement d’humeur du personnel

Depuis le lundi 19 août 2019, les médias publics connaissent des perturbations dues à un mouvement d’humeur d’une partie des agents, aboutissant à des perturbations dans les programmes d’information de la télévision et de la radio publique ainsi que de Sidwaya.

Les téléspectateurs de la Radiodiffusion télévision du Burkina (RTB) l’auront certainement remarqué, depuis le lundi 19 août 2019, il n’y a plus de journal télévisé à 19h, 20h et 22H30. En lieu et place, aux mêmes heures, les reportages sont diffusés à la chaîne. Il en est de même à la radio nationale où les journaux parlés du matin et du soir ne sont plus assurés.

Une situation similaire était intervenue trois jours durant au mois de juillet 2019 en raison d’un mouvement d’humeur du Syndicat national des travailleurs de l’information et de la culture (SYNATIC).

Est-ce un autre mouvement d’humeur du SYNATIC ? Joint au téléphone, Siriki Dramé, secrétaire général du SYNATIC, dira que le syndicat n’observe actuellement aucun mouvement d’humeur. Si c’était le cas, nous confie-t-il, l’opinion publique en serait informée.

Pourtant, dans sa parution du mercredi 21 août 2019, le quotidien d’Etat Sidwaya affiche bien à sa « une » qu’en raison d’un mouvement d’humeur du SYNATIC, ses services connaissent des perturbations entrainant le bouclage anticipé du journal.
A la direction de la télévision nationale, c’est également un son de cloche différent de celui du SG du SYNATIC qu’il nous a été donné d’entendre.

En effet, selon les explications d’Evariste Combary, directeur de la télévision nationale, c’est le vendredi 16 août qu’il a appris par des bruits de couloirs, qu’à partir du lundi 19 août 2019, les agents travailleront désormais de 7 h à 16 h comme une administration classique, alors que dans les médias, il n’y a pas d’horaires. Impossible donc de tenir des directs au-delà de 16 h. Pour lui, « c’est en réalité un mouvement de grève qui ne dit pas son nom ».

Puis de poursuivre : « Moi-même qui suis directeur, personne ne m’a dit qu’il y a grève. C’est le contexte national. Au ministère de la Santé, au ministère des Finances, il y a eu ce genre de grève. C’est une nouvelle forme de lutte syndicale. Nous en tant que responsables de la télévision du Burkina, nous avons a appris ça comme ça. », lâche-t-il.

La solution trouvée par la télévision, c’est donc de mettre de bout en bout les reportages montés et de les diffuser. Une situation qui, selon le directeur, porte préjudice à l’image de la RTB. « Je demande l’indulgence des téléspectateurs et je pense que d’ici là tout va rentrer dans l’ordre. », promet M. Combary.

En rappel, le SYNATIC réclame la mutation des médias publics RTB et Sidwaya en sociétés d’Etat avec l’ensemble du personnel, tel que recommandé par la commission mixte interministérielle mise en place pour étudier la question.

Selon certaines sources, en réponse à certaines de ces revendications, le ministre de la communication qui assure la tutelle administrative de ces médias aurait répondu que les personnels des médias sont des fonctionnaires comme les autres. En réplique à cela, les agents des médias auraient décidé de travailler désormais selon les horaires classiques de l’administration publique. Avec pour conséquences les perturbations dans les programmes des médias que l’on connait depuis le lundi 19 août 2019.

Justine Bonkoungou
Lefaso.net

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