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Nuit du Faso Dan Fani à Paris : Une initiative en phase avec le PNDES et la stratégie nationale de la culture, selon Aboul Karim Sango

Publié le mardi 4 juin 2019 à 20h00min

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Nuit du Faso Dan Fani à Paris : Une initiative en phase avec le PNDES et la stratégie nationale de la culture, selon Aboul Karim Sango

La 5e édition de la nuit du Faso Dan Fani a eu lieu le samedi 1er juin 2019 à Paris. Organisé par l’Association des créateurs burkinabè de France (ACBF), cet événement vise à valoriser et à promouvoir le Faso Dan Fani, un pagne made in Burkina, hors des frontières nationales. On note la participation de plusieurs personnalités politiques venues entre autres du Burkina, de la Belgique et des Etats-Unis. Et pour le comité d’organisation, il y a lieu d’être satisfait.

1er juin 2019, premier jour d’été en France. L’Association des créateurs Burkinabè de France (ACBF) ont assurément voulu marquer de la plus belle des manières ce passage à l’été. Point besoin de se parer de doudounes ou encore de vestes pour contrer le froid qui fait place déjà à la chaleur.
Quoi donc de plus normal que de s’endimancher de son plus beau Faso Dan Fani ! Et pour cause, la nuit du Faso Dan Fani se tenait à Paris dans une salle bien comble, en ce premier weekend du mois de juin 2019.

Stylistes et créateurs ont rivalisé ainsi de talents pour montrer aux yeux du public le fruit de leur génie. Des stylistes venus du Burkina, de la Côte d’Ivoire et du Sénégal sans oublier ceux résidant en France.
Parmi les officiels, on comptait la Première dame du Burkina, Sika Kaboré, le ministre de la Culture burkinabè, l’ambassadeur du Burkina Faso en France et celui du Mali, ainsi que l’ambassadrice de cette édition, Ina Zoromé.

Pour le représentant de la culture burkinabè, Abdoul Karim Sango, « cette initiative est en phase avec le Programme national de développement économique et social (PNDES) et la stratégie nationale de la culture qui ont pour ambition de sortir le secteur de la culture de sa dimension folklorique pour en faire un levier de développement économique ». Chiffres à l’appui, il a invoqué la labellisation du Faso Dan Fani comme processus de développement du secteur des industries culturelles au Burkina, un secteur qui rapporterait plus de cinq fois que l’industrie automobile dans certains pays comme la France.

C’est dans cette dynamique que la Première dame du Faso a voulu aussi soutenir la culture burkinabè à travers sa participation effective à cet événement et ses encouragements au comité d’organisation. Un comité qui a également tout le soutien de l’ambassade du Faso en France, à travers son premier responsable, Alain Gustave Ilboudo pour qui le Faso Dan Fani constitue la « carte d’identité culturelle du Burkinabè ».

L’appel à être « ambassadeur du Faso Dan Fani » de Ina Zoromé, ambassadrice de cette édition, vient donc à point nommé. Et ce, d’autant plus que le président de l’ACBF, Georges de Baziri, a eu à cœur d’introduire ce pagne typiquement burkinabè dans la haute couture française. Cette ambition est véhiculée d’ailleurs à travers la nuit du Faso Dan Fani qu’il veut plus grandiose, qui s’étalerait sur plusieurs jours pour permettre à tout l’art vestimentaire burkinabè de s’exprimer.

Yéroséo Kus, Paris, pour lefaso.net

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