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Afrique - France : « L’heure d’un remodelage des relations héritées de réflexes passéistes et inadaptées à notre époque contemporaine est arrivée » (Huguette Tiegna, députée française d’origine burkinabè)

Publié le lundi 19 février 2024 à 22h09min

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Afrique - France : « L’heure d’un remodelage des relations héritées de réflexes passéistes et inadaptées à notre époque contemporaine est arrivée » (Huguette Tiegna, députée française d’origine burkinabè)

Députée de l’Assemblée nationale française pour le département du Lot, Huguette Tiegna a des origines burkinabè. L’ancienne étudiante de l’Institut universitaire de technologie de Bobo Dioulasso a été l’objet de vives critiques après le vote de la dernière loi sur l’immigration en France. Certains lui reprochant, elle une immigrée de fraiche date, de contribuer à durcir les conditions d’immigration pour d’autres candidats. Dans l’interview qu’elle a accordée au Faso.net, elle défend sa position et souligne les mérites de cette loi. L’ancienne ingénieure recherche et développement au sein d’une entreprise française se prononce aussi sur les relations tendues entre la France et certains pays ouest-africains, dont son Burkina Faso natal.

Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Je m’appelle Huguette Tiegna, originaire du Burkina Faso. Je suis députée française de la majorité présidentielle, élue en 2017 et réélue en 2022 dans le Lot, département rural du sud-ouest de la France, où l’on fabrique, entre autres : des ponts modulaires « Unibridge » et des hélices d’avion, et où l’on produit les vins de Cahors et des noix, etc.

Pour ce qui est de mon parcours, après une licence en électronique à l’IUT de Bobo Dioulasso, au Burkina Faso en 2006, j’ai obtenu un diplôme d’ingénieure en génie électrique à l’École des Mines de l’Industrie et de la Géologie (EMIG) du Niger, en 2009. Ensuite, j’ai validé un Master 2 en systèmes énergétiques en France, avant de m’inscrire à l’école doctorale Normandie Université en Sciences physiques-mathématiques et de l’information pour l’ingénieur au Havre. J’ai soutenu et validé une thèse sur les moteurs discoïdes à flux axial, en 2013, ce qui m’a valu un prix scientifique. C’est une technologie innovante dédiée aux véhicules électriques et à l’éolien.

Avant d’être élue députée du Lot, j’étais ingénieure recherche et développement au sein de l’entreprise Whylot à Figeac, dans le Lot.

Entre 2017 et 2022, j’ai siégé à la commission des Affaires économiques de l’Assemblée nationale, et j’ai occupé notamment le poste de vice-présidente de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST). Pour mon second mandat, à partir de juin 2022, j’ai rejoint la commission du Développement durable et de l’Aménagement du territoire. Je préside le groupe d’études sur la gestion des déchets, l’économie circulaire et l’économie verte. Je suis également secrétaire générale adjointe de la section française de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF) et par ailleurs membre du Bureau politique du groupe Renaissance.

Vous êtes l’objet de beaucoup de critiques depuis le vote de la dernière loi sur l’immigration en France ; comment réagissez-vous à ces critiques ?

La critique fait partie de la politique en France. Tout élu ou occupant une place publique y est soumis, et je ne fais pas exception à cette règle. La singularité de ma position et de mon identité m’y exposent particulièrement. Bien avant cette loi sur l’immigration, j’avais déjà affronté des critiques bien plus sévères, allant parfois jusqu’à des « attaques » contre ma permanence parlementaire ou des menaces de mort.

Face à ce type de situation, à plusieurs reprises d’ailleurs, j’ai pris la mesure de ce qui avait réellement changé dans ma vie. Dans le milieu scientifique, d’où je suis issue, ce genre de comportement n’existe pas vraiment : on s’intéresse à vos connaissances, votre savoir-faire, vos compétences… Je dirais que pour certaines personnes, nos origines sont un argument politique, en particulier pour les partis extrêmes.

J’ai fait face à de premières attaques lors de ma campagne pour les élections législatives en 2017. Lorsqu’on entend quelqu’un vous dire que vous ne pouvez pas exercer de responsabilités politiques parce que vous n’êtes pas née ici, alors que les lois de la République française le permettent, c’est une forme d’expression des plus exclusives qui soit. Je me suis dit que je devais m’attendre à ce que cela continue… Donc, je n’ai pas été surprise par toutes les violences que j’ai subies par la suite, en particulier sur les réseaux sociaux. Quand ces critiques prennent un caractère injurieux, diffamatoire, menaçant ou à caractère racial, je porte systématiquement plainte.

Concernant cette loi sur l’immigration et compte tenu du climat électrique dans lequel se sont déroulés les débats, il y avait de fortes chances que je sois l’objet de critiques, quelle que soit ma position. Pour ceux qui m’interpellent, même vertement, pour comprendre le sens de mes votes, je prends la peine d’engager le dialogue et d’expliquer ma position sur cette loi.

Ne trouvez-vous pas paradoxal qu’une immigrée de fraîche date vote pour une telle loi ?

Le propre des commentateurs est de grossir le trait et de réduire à un ou deux éléments tout événement ou sujet d’actualité. Cette loi sur l’immigration comprenait 86 articles avant que le Conseil constitutionnel ne censure un tiers d’entre eux issus de l’examen du texte au Sénat. Je précise ici que le texte initial du gouvernement, auquel j’étais favorable, ne comprenait que 27 articles. Mais combien d’entre eux sont connus du grand public ? Très peu ! Seules quelques grandes lignes, portant surtout à controverse, ont fait l’objet d’un éclairage dans la presse. Aussi est-il aisé de comprendre que tout cela a créé un certain malaise et déclenché un tir de barrage sur cette loi, partie du Sénat, où la majorité absolue est détenue par une droite campée sur ses positions conservatrices. Il n’était pas étonnant de voir le projet de loi du gouvernement être fortement durci à l’égard des migrants.

Je fais mon travail de parlementaire, conformément à mes valeurs humanistes et aux principes constitutionnels français. À l’Assemblée nationale, où nous n’avons pas la majorité absolue, nous avons fait tout ce qui était en notre pouvoir pour tenter d’équilibrer ce texte en votant, en commission des Lois, de nombreux amendements de suppression au texte issu du Sénat. La suite, vous la connaissez, l’alliance contre nature des groupes d’opposition a torpillé et durci le projet de loi. Le président de la République a alors saisi le Conseil constitutionnel - une procédure classique pour tout projet de loi.

J’attendais ce texte pour les mesures importantes qu’il contient, notamment sur l’intégration par le travail et la criminalisation des passeurs. Car, je crois profondément à l’émancipation par le travail. D’ailleurs, c’est la motivation première de tout migrant, bien avant l’exil politique, le regroupement familial ou tout autre raison. Il était donc essentiel de prendre des dispositions pour mieux protéger cette majorité de citoyens étrangers vivants en France.

Pouvez-vous nous parler des mesures importantes de la loi après la censure du conseil constitutionnel ?

Ce texte de loi permet de régulariser la situation des étrangers privés de papiers, en effectuant directement leurs démarches auprès de l’administration, et non pas, comme c’était le cas auparavant, d’attendre le bon vouloir de leur patron ! Il permettra de régulariser, chaque an, jusqu’à 10.000 d’entre eux qui travaillent dans les métiers en tension.

Avec la censure du Conseil constitutionnel, nous revenons à l’esprit premier du projet de loi, qui permet également de mettre fin au placement des mineurs en centre de rétention et de garantir le droit d’asile en France.

Par ailleurs, il permet de condamner aussi les propriétaires, « marchands de sommeil », qui louent à des migrants des logements souvent insalubres à des prix indécents et qui peuvent être la source de nombreuses maladies. Grâce à cette démarche de dénonciation volontaire, ils pourront être régularisés.

Au-delà, la situation qui me révolte - mais pourrait-il en être autrement ? – c’est le nombre de morts, de familles déchirées, de vies détruites à cause d’ignobles passeurs profiteurs de misère. Ce sont de véritables assassins qui ont sur les bras le sang de milliers de personnes. Aussi, lorsque cette loi modifie profondément les condamnations encourues par les passeurs, en durcissant les peines avec un risque de vingt ans de prison et 1,5 million d’euros d’amende, c’est une bonne mesure sur le plan humain.

Maintenant mon combat personnel, pour lequel j’ai déposé un amendement, c’est la question de la naturalisation et du vote des étrangers aux élections locales en France. Nous aurons l’occasion d’en reparler, je l’espère.

Les relations entre la France et certains pays d’Afrique de l’Ouest comme le Burkina se sont détériorées ces dernières années ; comment appréciez-vous cette évolution ?

Le monde, dans son ensemble, est aujourd’hui bouleversé. En Europe même, nous voyons se redessiner les contours du paysage politique, avec des ruptures significatives, à l’image du « Brexit » qui a amené la Grande-Bretagne à sortir de l’Union européenne.

Concernant les pays subsahariens, je crois, en tout cas pour une partie d’entre eux, que l’heure est arrivée d’un remodelage des relations héritées de réflexes passéistes et inadaptées à notre époque contemporaine. Il nous faut donc saisir les effets des bouleversements actuels qu’ils vivent comme une opportunité pour redéfinir les contours d’une ère nouvelle de coopération et de relations politiques, économiques, culturelles apaisées.

Il convient, à partir d’aujourd’hui, d’écrire une nouvelle page en tenant compte de cette nouvelle réalité. Cela veut dire qu’il faut réorienter, sur d’autres bases, l’implication de la France par le biais d’une stratégie partenariale en termes de développement et d’investissement, axée davantage sur le bien-être des populations locales, en particulier de la jeunesse africaine qui aspire à un renouveau.

En ce sens, compte tenu de la réalité sociale française, et non sur son image fantasmée et réductrice que tente de renvoyer certains courants idéologiques extrêmes, nous pouvons présager ce remodelage plus conforme aux aspirations légitimes africaines car, aujourd’hui, au sein du peuple de France vivent des citoyens originaires de ces pays à même de traduire plus justement ces attentes auprès des dirigeants français.

Permettez un mot sur l’Organisation internationale de la Francophonie, dont le Sommet se tiendra en octobre prochain en France. Comme vous le savez, plus de 88 États en sont membres, avec près de 320 millions de locuteurs sur les cinq continents. Ce n’est pas seulement la langue qui fait sa richesse, bien qu’elle en soit la matrice, mais bien les liens tissés entre les peuples qui la composent qui en font sa substance intellectuelle, éducative et humaine.

Cette francophonie plurielle est pour moi, qui suis secrétaire générale adjointe de la section française de l’APF, un trésor commun porteur d’une résonnance de valeurs morales, éthiques, immortelles, porteuses des idéaux de grands hommes comme Voltaire, Rousseau, Césaire, Senghor, et bien d’autres.

C’est en elle qu’il nous revient d’être les acteurs de nos avenirs partagés.

Quelles perspectives voyez-vous pour ces relations ?

Le temps ne s’égrène pas de la même manière pour les États et pour les peuples. C’est pourquoi les liens indéfectibles tissés entre l’Afrique et la France se régénéreront, car, indépendamment des aléas et des circonstances idéologiques, les hommes et les femmes auront leur mot à dire. Et forte de mon expérience des deux cultures, comme tant d’autres issus de la diaspora africaine et française, je suis convaincue que la volonté des peuples se manifestera en faveur d’un renouveau équilibré et mutuellement bénéfique.

Lefaso.net

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Vos commentaires

  • Le 19 février à 15:23, par Baoyam En réponse à : Afrique - France : « L’heure d’un remodelage des relations héritées de réflexes passéistes et inadaptées à notre époque contemporaine est arrivée » (Huguette Tiegna, députée française d’origine burkinabè)

    Discours langue de bois savamment politicien. Vous avez une belle carrière devant vous. Dommage que vous soyez obligé de troquer vos cheveux noirs contre une perruque blanche pour être acceptée. Contentez-vous de servir la France (C’est votre droit) mais laissez les Africains assumez leur révolte car tous ne pourraient pas aller concevoir leur avenir et celui de leurs enfants en France.

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  • Le 19 février à 17:16, par TNK En réponse à : Afrique - France : « L’heure d’un remodelage des relations héritées de réflexes passéistes et inadaptées à notre époque contemporaine est arrivée » (Huguette Tiegna, députée française d’origine burkinabè)

    Des réponses hautement politiques. Elle n’est pas passée par l’ENA mais je vois qu’elle a bien bossée le vocabulaire et les réthoriques.
    En tous cas je suis d’accord que les liens entre les pays transcendent les individus. Tot ou tard il y aura un point de contact qui va relancer les choses en fonction des besoins du moment.

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  • Le 19 février à 17:55, par Sam En réponse à : Afrique - France : « L’heure d’un remodelage des relations héritées de réflexes passéistes et inadaptées à notre époque contemporaine est arrivée » (Huguette Tiegna, députée française d’origine burkinabè)

    Ce n’est pas en étant derrière Macron, que les relations vont s’améliorer entre la France et l’Afrique. Bien, au contraire ! Bref, elle joue sa partition au sein du parti de la macronie sans faire de vague ! On sait que l’on va perdre plus de 3 ans d’ici la fin de son mandat, où rien ne va se passer. Rien sur le plan changement climatique, rien sur le plan des pesticides, rien, rien... Macron est le spécialiste des annonces sans lendemain ! Si Le Pen passe en 2027, Macron et sa majorité sans caractère seront largement responsable.

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  • Le 19 février à 18:52, par Rodriguez En réponse à : Afrique - France : « L’heure d’un remodelage des relations héritées de réflexes passéistes et inadaptées à notre époque contemporaine est arrivée » (Huguette Tiegna, députée française d’origine burkinabè)

    En voilà une autre vérité venant de l’hexagone. Nous avons beau dire que la France doit adapter sa politique extérieure en fonction de l’évolution de nos sociétés, certains pensent que nous sommes anti-français. On ne peut et on ne doit traiter ses pays partenaires comme on le faisait il y’a un demi siècle. Tout change ; les mentalités aussi ! Au lendemain des indépendances encore, nos peuples croyaient que ce sont les occidentaux qui pouvaient nous mettre sur le chemin du developpement...De nos jours ce n’est Pas parce que l’on est blanc ou jaune que l’on sait ce qui est bon pour l’autre. L’éveil des consciences est réel et ce, dans Tous les continents. Si tu ne peux pas m’aider à avancer, je vais chercher celui qui peut le faire...au nom de ma souveraineté !

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  • Le 19 février à 19:00, par Bol.Sidnoma En réponse à : Afrique - France : « L’heure d’un remodelage des relations héritées de réflexes passéistes et inadaptées à notre époque contemporaine est arrivée » (Huguette Tiegna, députée française d’origine burkinabè)

    Madame la députée oublie que les relations entre les peuples français et burkinabè ne sont pas rompues.
    C’est plutôt les rapports paternalistes de la classe politique française que les burkinabè ne tolèrent plus et cela est irréversible.

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  • Le 19 février à 21:10, par Renault HÉLIE En réponse à : Afrique - France : « L’heure d’un remodelage des relations héritées de réflexes passéistes et inadaptées à notre époque contemporaine est arrivée » (Huguette Tiegna, députée française d’origine burkinabè)

    Magnifique parcours !
    - 1) Vous remarquerez que Mme TIEGNA a été élue, puis réélue, dans une circonscription du Lot, c’est-à-dire dans la "France Profonde". Et quand je dis profonde, c’est vraiment la France profonde, rurale, peu industrielle, etc. Des endroits magnifiques pour le tourisme, la randonnée, le canoé kayak, la gastronomie et les amateurs de préhistoire et de grottes, comme moi.
    Si l’on voulait un équivalent, c’est un peu comme une bretonne qui serait élue, puis réélue, à Tougan ou à Pô. Dans sa circonscription, il y a probablement plus d’immigrés britanniques que subsahariens, et je plaisante à peine.
    - 2) Vous remarquerez aussi que cette dame est spécialisée dans la recherche sur les générateurs (et moteurs ?) électriques, recherche dont les enjeux actuels sont immenses, en particulier pour les énergies renouvelables.
    Bravo pour les femmes pionnières dans la haute technologie.
    Et vive les parcours innovants, comme IUT-École d’Ingénieurs-Doctorat !

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    • Le 20 février à 08:43, par yelmingaan blaan saa hien En réponse à : Afrique - France : « L’heure d’un remodelage des relations héritées de réflexes passéistes et inadaptées à notre époque contemporaine est arrivée » (Huguette Tiegna, députée française d’origine burkinabè)

      "Si l’on voulait un équivalent, c’est un peu comme une bretonne qui serait élue, puis réélue, à Tougan ou à Pô." ah !ce Nassara la nous titille souvent jusqu a l éraflure mais sa connaissance encyclopédique de L Afrique et des Africains force parfois le respect !

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    • Le 20 février à 12:23, par pfff En réponse à : Afrique - France : « L’heure d’un remodelage des relations héritées de réflexes passéistes et inadaptées à notre époque contemporaine est arrivée » (Huguette Tiegna, députée française d’origine burkinabè)

      Bonjour Renault Helie.

      Je suis tout à fait d’accord avec vous. Et en effet, dans le lot, les britanniques sont plus nombreux que les Burkinabés. Cela étant, ceux qui votent, sont nécessairement français.

      Je suis très admiratif de son parcours scientifique. Voilà une personne qui doit se demander souvent où elle serait le plus utile : en politique ou dans les sciences, la réponse n’a rien d’évident étant donné les défis auxquels on est confrontés.

      Quant à sa conclusion, j’aime son optimisme, même si l’histoire de ma région m’a appris à être plus prudent (mais je ne suis pas député) : les mauvaises relations entre États peuvent malheureusement être très destructrices au niveau humain, même si ce n’est pas une généralité.

      Et l’ire de certains contre sa personne, en France comme au Burkina, me convainc d’autant plus de sa cause. (C’est un peu comme lorsque j’attends le démenti de Moscou pour croire à une information... assez efficace comme thermomètre.)

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      • Le 20 février à 19:35, par Renault HÉLIE En réponse à : Afrique - France : « L’heure d’un remodelage des relations héritées de réflexes passéistes et inadaptées à notre époque contemporaine est arrivée » (Huguette Tiegna, députée française d’origine burkinabè)

        @pfff
        Messire pfff,
        Juste pour éclairer les lecteurs de Lefaso.net, j’apporte quelques précisions :
        - 1. Nationalité française
        Obtenir la nationalité française n’est pas une grande affaire pour ceux qui ne sont pas nés de parents français. Il suffit d’avoir séjourné 5 ans, de parler un peu français et, disons, de « ne pas avoir tué père et mère ». Il est nullement question de « race » ni de religion ; un blondinet étatsunien qui ne parle pas français aura plus de mal qu’un ex-Zaïrois du plus beau noir qui parle un français parfait agrémenté de belgicismes.
        - 2. Britanniques en France
        En France, il y a de nombreux britanniques naturalisés, et nul ne les oblige à abdiquer leur nationalité d’origine. Une fois, au bord d’un lac d’Auvergne, nous nous sommes assis dans une pizzeria qui s’est révélée être tenue par de sympathiques Anglais. Ce n’était pas très bon, mais l’ambiance était adorable. Ils tenaient aussi des gîtes et des chambres d’hôtes à proximité.
        Pas bien loin de chez moi, dans le Perche normand, il y a un maire de village britannique naturalisé français. D’une manière générale, les Britanniques et Anglo-Saxons de bonne volonté sont vite acceptés en France.
        - 3. Apartheid en france, vraiment ?
        Je vis dans une ville verte, prospère calme (et presque ennuyeuse pour les jeunes) dans laquelle vivent « peinardos » un bon paquet d’Africains, de Maghrébins et de personnes de diverses origines carrément embourgeoisés ou de gentille classe moyenne. Ça manque de boîtes de nuit mais pas de dames enfoulardées pourvues d’un doctorat ni d’ophtalmo camerounais ni d’ingénieurs marocains. Tout ce petit monde petit-bourgeois se retrouve le week-end à trotter dans les bois ou à pédaler sur les pistes cyclables entre rivières et moulins.
        Il y a aussi dans ma région une foultitude d’élus municipaux franco-africains.

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        • Le 21 février à 07:03, par pfff En réponse à : Afrique - France : « L’heure d’un remodelage des relations héritées de réflexes passéistes et inadaptées à notre époque contemporaine est arrivée » (Huguette Tiegna, députée française d’origine burkinabè)

          Vous avez raison pour la nationalité ; il manque deux critères :
          # Adhérer aux idées de la république,
          # En faire la demande.

          Aussi étrange que ça peut paraître, des nombreux étrangers qui vivent autours de moi, ce dernier point est très souvent celui qui empêche la naturalisation, donc par choix de l’individu et non par une quelconque apartheid. En lisant le forum du Faso.net, on repère assez facilement les individus vivant en France et qui auraient bien du mal à faire une demande de naturalisation sans trahir leurs propres idéaux. Le cas se pose aussi pour des nationalités peu coopératives, où l’obtention d’une nationalité suppose l’abandon de la sienne, même si la France n’impose pas un tel choix.

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        • Le 21 février à 07:54, par ABC En réponse à : Afrique - France : « L’heure d’un remodelage des relations héritées de réflexes passéistes et inadaptées à notre époque contemporaine est arrivée » (Huguette Tiegna, députée française d’origine burkinabè)

          Les conditions de l’éligibilité à la nationalité française sont simples, mais l’octroi peut s’avérer problématique si l’on ne rentre pas dans certaines cases. Le cas de Maître Gims est notable et bien connu. Il faut juste essayer de creuser plus.
          Mais le plus intriguant c’est que c’est la naturalisation qui est le projet d’amendement phare de Madame Tiegna (un problème qui n’en est pas un vraiment, tant qu’on accepte de faire de la France sa première patrie).
          - Ceux qui peuvent se voir octroyer la nationalité aisément en tant qu’immigrant sont ces docteurs et ingénieurs que vous évoquez. Dans une certaine mesure ça s’appelle aussi la "fuite des cerveaux". On choisi de reçevoir, on écrème, on "sépare le bon grain de livré" comme le disent certains hauts responsables français et on renvoi ceux qu’on juge inutile quand ils ont tout perdu ou osent se plaindre.
          - Si tout était aussi facile, l’intégration des immigrés ne serait pas toujours un aussi grand débat. Combien n’arrivent pas à renouveler leur titre de séjour précaires et sont poussés dans un cercle vicieux d’illégalité et de pauvreté pendant des années. Rien que dans l’espoir d’une régularisation (de un an de validité) qui n’arrivera qu’après 5 ans de travail au noir (exploitation volontaire pour les plus chanceux) et seulement 10 ans de présence continue (pour le reste les moins fortunés des survivants). C’est ces problèmes et leur corollaires que la dite loi tente de résoudre par des méthodes qui déchirent la société et accablent les immigrés.
          - Quoi qu’on dise c’est l’immigration africaine qui est jugée problématique par les Français. Les sondages sont claires et le racisme aussi (en hausse, selon les sondages de l’UE).

          Oeuvrer seulement pour la naturalisation (des ingénieurs et des docteurs immigrés) c’est continuer une politique migratoire de sélection qui prive l’Afrique de ces futurs intellectuels et talents pour servir la France. Et quand ça ne se passe pas bien ces Français (d’origine africaine) deviennent des "africains" (précisément zaïrois, etc) immigrés en France ou déchus de leur nationalité française. (dans les cas extrêmes).
          Mais ce débat est un peut distant et pourrait être tenu ultérieurement comme Madame le veut bien à propos de ses projets personnels d’amendements sur la naturalisation.

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  • Le 20 février à 01:41, par Sacksida En réponse à : Afrique - France : « L’heure d’un remodelage des relations héritées de réflexes passéistes et inadaptées à notre époque contemporaine est arrivée » (Huguette Tiegna, députée française d’origine burkinabè)

    Ma Soeur Burkinabe fait ton boulot selon tes convictions personnelles, quand il s’agit des relations diplomatiques entre l’Afrique dont le Burkina Faso et la France d’autres competences averees s’en occupent. Donc, dans un Monde globalise nos Interets sont quelques parts lies ; et cela quelques soient les vicissitudes de la Vie. Ensuite, la France, l’Europe et le Burkina Faso n’ont pas commence actuellement ; et l’amitie entre les hommes politiques au gre des circonstances mais les Peuples Africains et Francais ne sont nullement des Ennemis. Thomas Sankara disait : Celui qui aime reellement son Peuple ne pourrait jamais detester les autres Peuples. De meme, la Tragedie des Peuples revele des Grands Hommes Honnetes, mais ce sont des Mediocres qui provoquent ces Tragedies. Courage et Determination dans votre Mission. Salut

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  • Le 20 février à 03:12, par Dibi En réponse à : Afrique - France : « L’heure d’un remodelage des relations héritées de réflexes passéistes et inadaptées à notre époque contemporaine est arrivée » (Huguette Tiegna, députée française d’origine burkinabè)

    Sur Huguette TEIGNA
    On lit avec intérêt l’interview donnée au Faso.net par Huguette Teigna. Une native des nôtres, devenue députée du Lot en France et fieffée militante de la Macronie ! D’après sa biographie officielle, c’est Jupiter en personne qui la cornaque. Car avoir dans son escarcelle des Nègres et des Arabes de service, c’est utile pour l’image de la France qui se veut plurielle ; surtout face à ses pantalonades en Afrique.
    Non pour nous, mais pour plein de braves gens, C’est beau d’être de droite, surtout quand on est sans orientation précise, mais en Marche vers la Droite, le Centre et la Deuxième droite-rose française !
    Ce qui porte aussi, ici, aujourd’hui, pour tous politiques en France, c’est l’orientation idéologique de droite libérale oligarchique et opportunément penché par les vents dominants qui soufflent sur le pays et sur toute l’Europe. Cette Europe OTANisée néo-nazifiée par toutes sortes d’Extrêmes droites, depuis l’Ukraine, jusqu’en Sardaigne en passant par le Lot un département rural ! Une UE totalement bourgeoise et ultraréactionnaire.
    C’est cette France Macronisée que Madame Teigna sert dans ce département rural et de « bouseux » comme diraient les Macronistes arrogants de Paris lorsqu’ils parlent de cette France périphérique ! Et depuis 2017, Madame Teigna siège à l’Assemblée nationale, au milieu de l’élite dirigeante ; une élite de classe bourgeoise, médiocre et bien ankylosée par ses choix politiques que les classes populaires détestent par le mépris et les abstentions records lors des consultations électorales ! Elles ne supportent plus ces médiocres arrogants ; elles ne supportent plus leurs politiques d’assujettissement du pays à l’Union Européenne, à la Bancocratie mondialiste néolibérale, à l’OTAN et aux USA qui ont fait du pays une néo-colonie ; ce qui a transformé ses institutions pluri-centenaires, en de sinécures compradores déconnectées des réalités !
    A l’inverse de ce que dit Mme Teigna, la vraie critique en politique ne fait plus sens en France ! Tout est aux ordres de la médiocrité et du béni-oui-ouisme macronien. Et ce qui compte ici, c’est l’entre-soi de classes compradores, au service des puissances oligarchiques d’argent ; les puissances militaro-industrielles mondialistes, servies par des oligopoles-médias missionnés à décérébrer et à biberonner les populations, aux mensonges et à tous de paradigmes hypocrites et criminels des bourgeoisies et leurs intérêts de classe. Ce système-là, a tout caporalisé, à un tel point, qu’il est faux de dire que la Science, les Techniques et les Technologies sont en France et en Occident, à l’abri de la liberté, de la de la critique et la neutralité !
    La gestion liberticide affairiste et quasi-maffieuse de la fameuse pandémie covidique par la Macronie nous a suffisamment édifiés sur les mensonges et les mythologies que cette Macronie nous a servi comme à des gogos ! Ultra-réactionnaire et libéral-libertaire dans son essence, la Macronie est en train de tout saccager en France : l’école, les hôpitaux, la sécurité sociale, les services publics, … Elle bazarde tout au Marché, jusqu’à l’existence même de la souveraineté nationale ! Toutes choses qui entretiennent artificiellement les populismes d’extrême droite et le racisme devenu décomplexé, dominant et populaire ! Elle en est là, la France actuelle que Mme Huguette Teigna vend aux Africains au Faso.net au Burkina-Faso !
    Une France colonisatrice que l’Afrique vomit, une France désindustrialisée, de petits-boulots de merde pour la grande masse qui peine à joindre les fins de mois, à payer ses loyers, les factures d’eau, d’électricité, le carburant à la pompe … ; pendant que les minorités sociales de classes dominantes se gobergent des privilèges et des avantages matériels que donnent les captations de pouvoirs étatiques nationaux qui ne font plus rêver, et ne donnent plus sens à une véritable citoyenneté républicaine !
    Bref, la classe politique française et les élites aux affaires mentent sur tout et à tout le monde. Elles font la chasse et la guerre sociale aux pauvres, à l’immigré, aux sans-papiers et prétendent faussement et hypocritement qu’elles luttent contre les marchands de sommeil, le patronat de voyous et de sangsues ! Ici , maintenant et plus que jamais en Macronie, les médias sont aux ordres, la police déploie des ressorts insoupçonnés de violences brutales ; et il n’y a aucun doute qu’elle est formatée à l’idéologie des classes dominantes élitaires racistes, colonialistes et socialement marginalisantes et oppressives !
    Il est donc faux de dire que le travail intègre en France ; surtout lorsque l’on vit de petits boulots sous-payés, sous-qualifiés et délaissés à la grande masse des travailleurs immigrés, clandestins et sans papiers ! Tous ces sans-droits Ubérisés, exploités, non syndiqués, et aujourd’hui privés mêmes de l’accès à l’AME (Aide médicale d’Etat jusque récemment accessible aux étrangers sans couverture sociale) !
    A bien résumer, c’est l’effondrement et la crise sociale générale qui plongent la grande masse des travailleurs dans la précarité sociale, jettent les agriculteurs dans des colères rurales, soulèvent les couches populaires dans des banlieues de relégation et de guerre sociale que les élites politiques au gouvernement et dans les parlements et assemblées solutionnent par les répressions policières voire le recours à l’armée !
    Les mouvements sociaux de travail ou de refus de cette guerre sociale multiforme que mène la Macronie de Huguette Teigna contre le peuple français, toutes ces contestations sont payées par les violences d’Etat qui éborgnent, gazent, réduisent au silence par le mépris, et même tuent parfois aux moyens de grenades ou de LBD , si elles n’handicapent à vie !
    Evidemment un tel tableau de la France, n’est pas vendable au Burkina-Faso où, pendant des décennies néocoloniales, la France a servi aux Africains, le narratifs mensonger et hypocrite du pays des Droits de l’homme, des libertés, de la Démocratie ! Mais en vérité une démocratie bourgeoise, esclavagiste, colonisatrice, et prédatrice impérialiste de tous les pillages ! Cette Démocratie néocolonialiste et du pacte colonial qui a totalement obéré, empêché tout développement économique industriel et social vrai en Afrique dite Francophone !
    De la Francophonie et des nouveaux paradigmes de coopération équilibrée et mutuellement bénéfique, entre la France et l’Afrique des nouvelles ruptures géo-économiques, Mme Teigna nous sidère, comme Macron sait le Faire ! Et tout indique que Mme Teigna est en missions et comme inscrite dans les nouveaux sillons vaseux de la diplomatie marconienne en échec en Afrique et au Burkina-Faso, et où le plat et le dessert de cette missions sont servis au Faso.net !
    Le couplet sur la Francophonie, les nouvelles relations dissertées par elle, sans soubassement ni étayage historique et hormis seulement des allusions à Voltaire l’esclavagiste et Senghor l’endo-colon de toutes les trahisons, l’endo-colon sans dents, sans griffes et seulement muni d’un couteau sans lame, Mme Teigna dis-je, nous avertit sous les amabilités diplomatiques que la France de Macron est toujours sur le retour et bien prête à nous violer encore de nouveau ! Par l’entremise caressante des nôtres localement ou en diasporas et bien intégrés au Système Occidental !
    Aussi, toutes les vigilances s’imposent ! Et ne soyons ni naïfs, ni dans les émotions !
    Na an lara, an sara !
    La Patrie ou la mort !

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    • Le 20 février à 14:46, par Bajazet En réponse à : Afrique - France : « L’heure d’un remodelage des relations héritées de réflexes passéistes et inadaptées à notre époque contemporaine est arrivée » (Huguette Tiegna, députée française d’origine burkinabè)

      @Dibi
      À ce très cher « Dibi », on a envie de dire ce qui suit, mais avec beaucoup de diplomatie :
      - 1/ Vous, vous vivez en France, ça se voir, mais vous avez une vision qui fleure bon le misérabilisme.
      - 2/ On vous sent un peu amer de ne pas être entré dans le marché du travail français « par le haut » et de galérer un peu, d’où ce tropisme vers l’extrême-gauche misérabiliste « à la Mélenchon ».
      - 3/ Mais je vous rassure tout de suite : vous avez peut-être eu du mal à « vendre » vos diplômes en France, mais il y a des tas d’Africains, Arabes et autres Tiers-Mondards qui ont très bien réussi leur intégration dans le marché du travail français au point d’être devenus des bourgeois et même des notables, profs, universitaires, chercheurs, médecins, avocats, etc.
      - 4/ Il est certain que certains diplômes et certaines spécialités, plus demandés, rendent plus facile l’intégration dans l’économie française.
      - 5/ En France, on a la liberté de ronchonner, de râler, de protester. C’est même un sport favori des citoyens de ce pays ! « La France est un paradis ou les gens croient vivre en Enfer ». Mais, à la fin des comptes, c’est un pays bigrement confortable, peut-être même un peu trop... Essayez le chômage en Italie ou en Écosse, vous apprendrez vite à cuisiner les cailloux avec de l’herbe à vaches.


      Sinon, je vous rappelle la meilleure morale qui soit, dictée par Henri SALVADOR, sympathique « nègre » guyanais très connu dans ma jeunesse :
      FAUT RIGOLER !
      Faut rigoler, faut rigoler
      Avant qu’le ciel nous tomb’ sur la tête
      Faut rigoler, faut rigoler
      Pour empêcher le ciel de tomber
      Nos ancêtres les Gaulois
      Cheveux blonds et têt’s de bois
      Longu’s moustaches et gros dadas
      Ne connaissaient que ce refrain là

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  • Le 20 février à 10:01, par Sacksida En réponse à : Afrique - France : « L’heure d’un remodelage des relations héritées de réflexes passéistes et inadaptées à notre époque contemporaine est arrivée » (Huguette Tiegna, députée française d’origine burkinabè)

    Ma Soeur Burkinabe fait ton boulot selon tes convictions personnelles, quand il s’agit des relations diplomatiques entre l’Afrique dont le Burkina Faso et la France d’autres competences averees s’en occupent. Donc, dans un Monde globalise nos Interets sont quelques parts lies ; et cela quelques soient les vicissitudes de la Vie. Ensuite, la France, l’Europe et le Burkina Faso n’ont pas commence actuellement ; et l’amitie entre les hommes politiques au gre des circonstances mais les Peuples Africains et Francais ne sont nullement des Ennemis. Thomas Sankara disait : Celui qui aime reellement son Peuple ne pourrait jamais detester les autres Peuples. De meme, la Tragedie des Peuples revele des Grands Hommes Honnetes, mais ce sont des Mediocres qui provoquent ces Tragedies. Courage et Determination dans votre Mission. Salut

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  • Le 20 février à 10:15, par Marc Labor En réponse à : Afrique - France : « L’heure d’un remodelage des relations héritées de réflexes passéistes et inadaptées à notre époque contemporaine est arrivée » (Huguette Tiegna, députée française d’origine burkinabè)

    J’espère qu’elle a raison, et que les innombrables liens personnels entre la France et le Burkina seront plus solides que les vagues politiques qui risquent de transformer le Burkina en colonie russe, beaucoup plus brutale que la colonisation française, comme on le voit en Ukraine, au Mali

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  • Le 20 février à 10:21, par kwiliga En réponse à : Afrique - France : « L’heure d’un remodelage des relations héritées de réflexes passéistes et inadaptées à notre époque contemporaine est arrivée » (Huguette Tiegna, députée française d’origine burkinabè)

    "Lorsqu’on entend quelqu’un vous dire que vous ne pouvez pas exercer de responsabilités politiques parce que vous n’êtes pas née ici..." On a l’impression d’être au Burkina Faso, enfin en tous cas, dans cette belle région d’Afrique où les gens ont particulièrement tendance à réfléchir comme ça, remettant en permanence en cause la légitimité des personnes, non pas en s’interrogeant sur leurs capacités, mais seulement sur leurs supposées origines "ethniques".
    Du fait, même si ça dérange les "anti-impérialistes" on a encore de belles leçons à prendre de la France et du peuple français.
    Combien d’années nous faudra-t-il encore, avant d’avoir un député "blanc"...?

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    • Le 20 février à 20:19, par ABC En réponse à : Afrique - France : « L’heure d’un remodelage des relations héritées de réflexes passéistes et inadaptées à notre époque contemporaine est arrivée » (Huguette Tiegna, députée française d’origine burkinabè)

      Un Français au Burkina est avant tout français avant d’être Burkinabé. Un Burkinabé naturalisé Français est Français (d’origine burkinabé) : donc français avant tout et tenu de servir les intérêts de la France si il ou elle ne veut pas se voir retirer la nationalité illico. Voilà la différence. Ce n’est pas la couleur mais l’attachement à la patrie. On a des métisses qui jouent des rôles politiques de premier plan au Burkina et peuvent sièger parce qu’ils se sentent d’abord burkinabé et vivent leur patriotisme.
      Les coopérants Français dans nos États-majors n’ont jamais aidé à lutter contre le terrorisme, ils n’ont fait que servir la France jusqu’à ce que l’on les remercient. Souvenez-vous, ça date d’hier.
      Madame née burkinabée et élevée au Burkina, est maintenant "Française d’origine burkinabé" (ou parfois voltaïque, alors qu’elle est des années 80). Et sans ambiguité, elle sert la France, non le Burkina.

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  • Le 20 février à 11:35, par Zadi-bagnon En réponse à : Afrique - France : « L’heure d’un remodelage des relations héritées de réflexes passéistes et inadaptées à notre époque contemporaine est arrivée » (Huguette Tiegna, députée française d’origine burkinabè)

    Bravo à TIEGNA. Un parcours sans faute. Seul le travail payé. N’écoutez pas les gens qui ne comprennent rien. Il pense que nos pays en particulier le Burkina peut se développer sans l’apport des autres. Le monde bouge. Il faut que nos dirigeants et ceux qui les soutiennent dans la mauvaise direction changent de logiciel.

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  • Le 20 février à 19:09, par Dibi En réponse à : Afrique - France : « L’heure d’un remodelage des relations héritées de réflexes passéistes et inadaptées à notre époque contemporaine est arrivée » (Huguette Tiegna, députée française d’origine burkinabè)

    Erreur ! Mr Dibi n’a pas besoin, de vivre en France pour réagir vivement à une africaine intégrée à l’oligarchie néolibérale-libertaire prédatrice qui vit du pillage et du saccage de la planète entière !
    Dibi n’envie nullement la vie ou la réussite des éléments de cette classe sociale de toutes les pourritures à l’échelle de la planète ; et arrête là sans jalousie ces quelques mots en réponse au probable attaché parlementaire de Mme Teigna en sortie au Burkina-Faso !
    Et j’espère qu’elle n’a pas oublié de faire un tour au village, en brousse à dans son Bangassogo natal (Province du Sourou je crois ?) pour constater de visu les méfaits sociaux politiques et économiques des décennies de domination coloniale, néocoloniale et impérialiste de la France au Burkina-Faso et en Afrique !
    On espère que sa réussite personnelle ait sorti les siens d’une existence de toutes les misères ! Mais pour la grande masse de notre peuple, comme pour de nombreux Français et Françaises, c’est loin d’être le paradis que son attaché parlementaire Mr Bajazet nous vend !
    Na an lara, an sara !

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  • Le 20 février à 20:22, par Bonus En réponse à : Afrique - France : « L’heure d’un remodelage des relations héritées de réflexes passéistes et inadaptées à notre époque contemporaine est arrivée » (Huguette Tiegna, députée française d’origine burkinabè)

    Ceux qui pensent que nos freres africains, a qui on a donne des postes de responsabilité en occident, peuvent aider le continent africain se trompent. C’est pour les utiliser, si necessaire, pour mieux exploiter l’afrique. Leur reussite a l’international est individuel. Ce sont nos freres africains a la banque mondiale, FMI, Nations Unies qu’on utilise comme mercenaire pour atteindre leurs objectifs.

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  • Le 20 février à 20:39, par ABC En réponse à : Afrique - France : « L’heure d’un remodelage des relations héritées de réflexes passéistes et inadaptées à notre époque contemporaine est arrivée » (Huguette Tiegna, députée française d’origine burkinabè)

    Cette heure a déjà été sonnée par le vaillant peuple burkinabé et non pas par les députés français. Pour qui connait la diplomatie publique et l’influence, cette sortie médiatique n’est pas difficile à décrypter et à catégoriser.

    Et cette loi tant décriée en France par les Français eux-mêmes et censurée comme jamais, n’a que très peu de mérites comparé à tout ce que Madame Tiegna a décider de ne pas évoquer.

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  • Le 21 février à 08:09, par Renault HÉLIE En réponse à : Afrique - France : « L’heure d’un remodelage des relations héritées de réflexes passéistes et inadaptées à notre époque contemporaine est arrivée » (Huguette Tiegna, députée française d’origine burkinabè)

    C’est amusant, le fatras d’âneries déclenchées par l’évocation de cette députée.
    - 1. Il faut que les Burkinabè s’enfoncent bien dans la tête que l’État français est d’une générosité inimaginable avec les étrangers qui viennent se faire soigner gratis en France. Tout cela a un coût, un coût immense. Vous, Burkinabè, vous n’avez strictement rien à dire sur le sujet, car vous êtes des milliers à en profiter sous forme de centaines "d’évacuations sanitaires" dont l’État ne paye jamais le moindre centime de la facture. Les hôpitaux français sont bourrés d’Algériens, de Camerounais, de Maliens, etc. qui viennent se soigner le cancer ou subir une très grosse opération cardiaque à 20 millions de Francs-CFA-ECO. Pourquoi laissent-ils se délabrer leurs hôpitaux locaux ? Pourtant, la France et l’Europe ont dépensé des centaines de milliards pour équiper vos hôpitaux ?
    - 2. Les Burkinabès N’ONT STRICTEMENT PAS AUCUN DROIT DE CRITIQUER les ajustements français sur l’immigration sauvage, la France a pris son indépendance de l’Afrique en 1960, ELLE EST SOUVERAINE. Et les conditions de l’immigration en France restent incroyablement généreuses.
    - 3. Les espèces de fossiles marxisants qui jouent les perroquets de Poutine ne proposent strictement rien de positif, ils ne font que tenter de déglinguer l’Afrique de l’Ouest. Ce n’est pas la faute de l’Europe si 50 ans de putsches et d’administration paresseuse et corrompue ont bloqué tout développement économique du Sahel, ce sont vos répugnantes castes militaro-administratives marxisantes qui ont systématiquement tout torpillé, contrairement aux progrès fulgurants du Maroc, de la Tunisie, de la RCI, du Vietnam, de la Chine etc. qui favorisent les co-entreprises avec l’Europe, ce qui développe l’emploi privé... en fuyant toute coopération avec la Russie préhistorique et attardée économiquement.
    - 4. Si tel ou telle ville du BF est délabrée depuis des décennies, C’EST LA RESPONSABILITÉ DE VOTRE ÉTAT COUPABLE D’INCURIE, vous êtes indépendants et souverains depuis 64 ans, et vous avez reçu des AIDES IMMENSES de l’Occident. Arrêtez cette culture de l’irresponsabilité, elle ridiculise les Africains, on rit de vous.

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  • Le 25 février à 04:41, par ABC En réponse à : Afrique - France : « L’heure d’un remodelage des relations héritées de réflexes passéistes et inadaptées à notre époque contemporaine est arrivée » (Huguette Tiegna, députée française d’origine burkinabè)

    Pour bénéficier de l’AME, il faut des conditions de résidence (au moins 3 mois) et de ressources (vraiment être démuni)... Et le visa, bien souvent est soumis à des conditions de ressources. Et quand on a plus les garanties de ressources suffisantes, on perd le titre de séjour, y compris tous les droits, même celui de travailler pour gagner sa vie et recouvrer sa dignité - sauf l’AME pour soigner les problèmes de santé physique (et mentale causé par cette situation de détresse en spirale qui dure plus d’une décennie, parfois.).
    - Donc on ne se lève pas un beau matin et on fait ses valises pour aller se soigner en France parce qu’on a une crise cardiaque ou un cancer.
    - Toutes les analyses sur l’AME dans les medias français devraient suffir à vous libérer de ces fantasmes qui hantent une certaine frange de la population.
    - Elle a vocation à protéger la santé publique française surtout (la majorité des demandeurs sont poussées par les structures sociales qui les y enrolent au lieu). C’est 0,47% des dépenses de santé. En tout 400 000 bénéfiçaires en 2023 (tous pays confondus - et le Burkina est loin d’avoir le plus grands nombre de résidents ou de réfugiés).
    - La Françafrique ne cesse de se muer malgré les protestations des populations (de l’esclavage, à la colonisation à nos jours, quel "système d’exploitation" n’avons nous pas vu ?). Les vrais leaders africains sont écartés d’une façon ou d’une autre au profit de présidents manipulés. Des troubles sont constamment crées dans la vie politique et sociale en Afrique pour maintenir les pays sous le joug impérialiste (n’est-ce pas irresponsable d’un point de vue international ?).
    - La France a eu très peu (ou pas) d’influence dans le development de tous ces pays que vous citez. Le contraire est souvent vrai.
    - Les biens dit "mal acquis" de ces présidents "corrompus" soutenus par Paris sont saisis quand ils ne sont plus "utiles" et ne sont jamais reversés dans les caisses des pays africains, mais au trésor français (ou est la morale ?).
    Et pour finir, les burkinabés sont fiers, aujourd’hui, d’avoir affirmé leur souveraineté dans écorcher celle de la France.

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  • Le 26 février à 12:31, par Renault HÉLIE En réponse à : Afrique - France : « L’heure d’un remodelage des relations héritées de réflexes passéistes et inadaptées à notre époque contemporaine est arrivée » (Huguette Tiegna, députée française d’origine burkinabè)

    @ABC
    Mon brave Messire ABC,
    VOS CRITIQUES SONT INDÉCENTES !
    - 1) CRITIQUE D’UNE GÉNÉREUSE AIDE FRANÇAISE PAR UN ÉTRANGER
    AH NON, MAIS QUEL CULOT !
    Si vous êtes burkinabè ou africain, vous n’avez absolument aucun droit de critiquer l’AME , cette aide gratuite aux migrants illégaux qui est une dépense FRANÇAISE qui ne vous regarde pas. L’AME subsiste, on l’a juste un peu ajustée sans la supprimer. Si vous n’en êtes pas content, allez demander la même aide médicale gratuite à la Bolivie, à l’Ouganda, à l’Égypte ou à la Mongolie extérieure, et f*@tez la paix à la France, dont vous ne cessez de tirer la manche pour obtenir des aides sociales sans contribuer à son économie. Si vous n’êtes pas utile à l’économie française, veuillez avoir la décence et la dignité de rentrer dans votre famille et adressez-vous à un guérisseur traditionnel, à supposer qu’il veuille bien vous soigner gratuitement comme la France.
    La France est un pays souverain, elle n’a aucun devoir de soigner gratuitement le ban et l’arrière ban de pays qui ont demandé et obtenu leurs indépendances depuis 64 ans.
    - 2) PRENEZ-VOUS EN MAIN
    Votre intervention est un summum d’une certaine irresponsabilité tiersmondarde.
    Vous feriez mieux de militer pour que l’Afrique de l’ouest s’équipe convenablement en hôpitaux modernes sans les laisser délabrer systématiquement par un personnel « carent ». J’ai vu de mes yeux le délabrement et la saleté des hôpitaux soumis au vols de médicaments par le personnel local, les tentatives de rackett par les médecins et infirmiers, le manque d’entretien des appareils, etc.
    Par Belzébuth, PRENEZ-VOUS EN MAIN ET ARRËTEZ DE PLEURNICHER APRÈS DES AIDES « CADEAU ». « Aide-toi, le Ciel t’aidera »
    - 3) TROLLAGE OU PAS ?
    Si vous n’êtes qu’un maudit gauchiste, ou un satané troll, russe ou turcophile, passez votre chemin et allez enquiquiner d’autres pays qui, eux, continuent réellement leur impérialisme agressif et impitoyable, comme la Turquie, la Russie, l’Arabie, la Chine. Qui soigne et finance les terroristes d’Afrique, sinon l’Arabie et la Turquie ? Qui les arme, sinon la Russie ? Qui endette durement l’Afrique, sinon la Chine ?
    CONCLUSION
    Discuter d’ajustements fort légers de généreuses dépenses françaises est tout simplement indécent de la part d’Africains qui ne travaillent pas en France.
    Remarquez que 90% des Africains installés en France travaillent dur et donc financent leur sécurité sociale par leurs cotisations CNSS sans faire appel à l’AME.

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  • Le 28 février à 10:22, par ABC En réponse à : Afrique - France : « L’heure d’un remodelage des relations héritées de réflexes passéistes et inadaptées à notre époque contemporaine est arrivée » (Huguette Tiegna, députée française d’origine burkinabè)

    Continuez à fantasmer ... [Mais soyez poli. J’aurais voulu faire plus bref mais il en faut un peu plus pour se faire entendre].
    - Les étrangers africains qui ont recours à l’AME ne sont pas souvent dans les hôpitaux mais bien sûr les chantiers français de BTP ou dans d’autres secteurs (dit "en tension" car des chômeurs refusent d’y travailler ...). Ces gens contribuent à bâtir votre pays en bravant des nombreux risques (notamment sur les chantiers des JO où de nombreux "sans-papiers" sont exploités par des employeurs qui ne les déclarent pas). Ces "travailleurs irréguliers" (sans titre de séjour ni droits) utilisent l’AME comme moyen de justifier leur présence continue sur le territoire car c’est le document le plus probant (officiel et quasi irréfutable devant les tribunaux où ils finissent par se pouvoir avec l’intervention d’un avocat lorsque les employés de l’administration ne cessent d’abuser du caractère exceptionnel de la régularisation par le travail). C’est ainsi qu’ils soutiennent des familles par leur activité professionnelle (et non par des aides sociales imaginée pour les sans papiers. Non l’administration ne paye pas les assistants sociaux pour distribuer de l’argent aux sans-papiers mais pour les surveiller). Les étrangers ne manifestent pas pour la poursuite ni la suspension de l’AME mais souvent pour leur régularisation après tant d’années d’exploitation par des employeurs véreux.
    - Les étrangers africains contribuent par leurs impôts et les taxes en tout genres aux trésor public français et à l’économie en général. Mais ils ne s’en offusquent pas comme la France qui voulait empêcher (en 2021-2022) la dénonciation d’un accord bilatéral qui permettait aux sociétés françaises ne pas payer l’impôt au Burkina (depuis les indépendances). Quoi de plus indécent pour un pays qui prétend "aider" !
    - La prolifération des armes dans le Sahel est la résultante de l’intervention militaire française en Lybie. Ce sont ces armes et munitions provenant des poudrières ouvertes par le chaos qui ont déstabilisé la région. Et ironiquement, ce président francais qui a faumenté ce trouble est en train d’être condamné pour l’affaire dit des Financements Lybiens à sa campagne. Quoi de plus indigne ! Les terroristes ont bénéficié pendant de nombreuses années de rançons (en millions d’euros) payés par des pays comme la France (alors que les américains n’en payaient pas et l’ont vivement dénoncé). A quoi pensez-vous que tout cet argent a servi ?
    - Critiquer les nouveaux partenaires en Afrique sans fondements (ni preuves pour étayer les contre-vérités et les contradictions) n’aura aucun impact positif pour vos affaires en Afrique. Par ailleurs, les drones de Turquie servent bien dans la lutte contre le terrorisme et on peut dire que c’est un achat fort utile ! Et il n’y a pas qu’en France qu’il y a des africains et des Burkinabés ... Et les médécins africains que vous traitez de "carent" viennent eux aussi vous soigner dans vos "déserts médicaux" (et parfois se retrouvent sans papiers malgré tout). L’AES a dit non et a pris ses responsabilités. Vous n’y êtes pour rien et ne pourrez rien changer.

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  • Le 29 février à 08:10, par Renault HÉLIE En réponse à : Afrique - France : « L’heure d’un remodelage des relations héritées de réflexes passéistes et inadaptées à notre époque contemporaine est arrivée » (Huguette Tiegna, députée française d’origine burkinabè)

    @ABC
    Messire ABC, vous êtes terriblement confus, et vous mélangez tout, absolument TOUT.
    Ce qui me pose problème dans votre position, c’est que
    - 1) Forum de Lefaso.net ou syndicat de défense des infiltrés illégaux ?
    Vous défendez la position des « zmigris » illégaux qui s’incrustent en France PAR CENTAINES DE MILLIERS. Je suppose que c’est votre cas ou le cas de personnes qui vous sont proches... Il est tout à fait normal que la France se débarrasse de ces gens, qui n’ont qu’à passer par les canaux normaux d’immigration.
    Alors, SVP, adressez-vous à une association des illégaux, le présent forum est impropre à la défense des immigrés illégaux en France, que ce soit vous ou vos copains.
    - 2) Ça suffit le non respect de la réciprocité !
    J’ai fait 3 ou 4 contrats de coopération à l’étranger, comme mes parents auparavant. À la fin des contrats, intégralement payés par la France, nous avions quelques semaines pour décamper, et nous partions en général dans les 10 jours à la fin de notre obligation de présence, le temps d’expédier nos malles et de revendre nos ventilateurs, télés, magnétoscopes etc. . Nous n’avons jamais coûté un seul fifrelin à un pays ni traîné la savate un seul jour de trop, nous avons réglé absolument tout ce que nous devions rubis sur l’ongle ; j’ai même été félicité par des inspecteurs des impôts et CNSS dans 2 pays, étonnés de nous voir respecter largement les salaires minima et payer ce que nous devions sans jamais négocier la moindre remise. Je n’ai jamais connu d’expat français ni occidental qui tentât la moindre magouille ni la moindre nécociation, « pas folles, les guêpes » !
    NB
    Il ny a jamais eu la moindre aide sociale à un chômeur étranger au sud de la Sardaigne, et encore moins de RSA ni de médecine gratuite .
    - 3) Vous voulez changer la donne ?
    Si vous vouliez changer la donne, vous seriez obligé d’accepter en toute réciprocité que, par exemple, de nombreux artisans, commerçants et agriculteurs occidentaux s’installent au Burkina, ainsi que de remettre sur pied vos cliniques et hôpitaux. Je ne demande rien pour les Français, mais je vous garantis qu’avec 300 agriculteurs néerlandais, 1000 hectares chacun, quelques milliers de maraîchers italiens, des mécaniciens maltais et des laitiers danois avec chacun 500 vaches, le Burkina deviendrait vite excédentaire en nourriture en moins de 5 ans, plus une multitude de petites industries ... exactement comme ont réussi des pays d’Europe du sud, de l’est, du Maghreb et même au sud du Sahara.
    Du coup, il y aurait beaucoup plus d’emplois au BF ... et moins d’émigration.
    Mais tout ça, ce n’est pas dans l’air du temps, « on » préfère le souverainisme à sens unique chez vous.


    CONCLUSION
    ÇA SUFFIT LA FAUSSE SYMÉTRIE !
    Et n’essayez pas les tentatives de culpabilisation, je ne suis pas une bonne sœur !

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