Nous sommes le  
LeFaso.net, l'actualité Burkinabé sur le net
Proverbe du Jour : «L’homme ne peut pas vivre sans feu, et l’on ne fait раs dе fеu sаns brûlеr quеlquе сhοsе. » René Daumal

Ce qu’il y a de commun entre le braconnage des lions et le terrorisme au Burkina Faso. Une tribune de Christophe Dabiré

Accueil > Actualités > DOSSIERS > Attaques terroristes • Point de vue • samedi 5 janvier 2019 à 17h28min
Ce qu’il y a de commun entre le braconnage des lions et le terrorisme au Burkina Faso. Une tribune de Christophe Dabiré

A partir d’un récent article intitulé « Burkina Faso : chasseurs et braconniers se taillent la peau du lion » publié par le journal français « Libération », il nous a paru impossible de ne pas remarquer un lien et une proximité plus profonds qu’il n’y paraît d’abord, entre deux faits qui, indépendants et différents l’un de l’autre, se tiennent néanmoins sur le même fond (ou abîme) : entre donc l’extermination en règle des lions burkinabè et ce qu’il faut bien appeler aujourd’hui l’invasion terroriste du pays dit des hommes intègres.

Certains de nos problèmes même graves sont mieux perçus et répercutés par des étrangers qui y ont pourtant moins d’intérêt que nous, ce qui veut dire que nous avons vraiment des problèmes : que le journal Libération en soit remercié…
Diagnostic

C’est dire que l’idée n’était pas d’abord de critiquer quelqu’un, une politique, un gouvernement que l’on dit inactif ou impuissant face au terrorisme qui frappe le pays ; mais ce que nous nous proposons de faire ressortir ici de commun entre les deux aberrations indiquées a des racines tellement profondes que toute action d’urgence aujourd’hui, serait-ce un état d’urgence, si elle n’est pas inutile, vient néanmoins trop tard. Et viendra toujours trop tard si l’on évite aussi de chercher et creuser, au fond, comment nous en sommes là aujourd’hui : peut-être se démène-t-on en ce moment de tous côtés pour, non plus même vaincre le terrorisme (cela nous semble trop prématuré) mais simplement en contenir et ralentir l’avancée et l’encerclement, tout en continuant à entretenir le mal génétique et chronique qui nous ronge depuis toujours, et qui nourrit la rapide prolifération du terrorisme en ce moment, tout comme il justifie la destruction de notre propre faune : les intérêts personnels triomphent, et le sens de l’intérêt général fait tristement défaut. Malgré les slogans et les formules toutes faites.

Voilà pourquoi nous écartons ici deux pistes sur lesquelles on nous a engagés jusqu’à présent pour expliquer ce qui nous arrive aujourd’hui :

1/ La piste politicienne, dans laquelle beaucoup d’observateurs étrangers du Burkina tombent très facilement comme dans une chausse-trappe, un piège : la fin du régime de Blaise Compaoré et du RSP. Nous en sommes fatigués. Autant donc ne plus s’y arrêter longtemps au risque d’ennuyer et divertir le monde puisque, de l’avis général, l’heure est grave (mais elle était grave depuis bien longtemps avant la mort des 10 gendarmes à Toéni qui a déclenché l’état d’urgence).
2/ La piste sociale de la misère qui, si elle n’est pas absurde, est trop générale et, pour le coup, trop pauvre pour expliquer la situation particulière que vit le pays : non seulement on pourrait tout expliquer par la misère en Afrique, mais alors on ne réussirait plus à expliquer pourquoi le même terrorisme ne pénètre pas autant des Etats africains où l’on rencontre les mêmes misères ; mais c’est aussi insulter les pauvres gens que de poser pauvreté = terrorisme (tout comme on a tendance à tirer trop vite les racismes et autres xénophobies de la seule pauvreté en Occident). Non, nos paysans des villages et brousses ne sont pas des terroristes en puissance !

Et surtout, comme un paradoxe : si c’est le social (la pauvreté) qui explique l’invasion terroriste du Burkina, alors l’état d’urgence qui veut une « trêve sociale », c’est-à-dire au fond la suspension de l’action et du débat sociaux pour cause de l’urgence terroriste (une urgence tardive, autre paradoxe, une urgence étant ce qu’on n’attend pas d’affronter) ne pourrait que creuser les mécontentements et misères que l’on nous dit causes possibles du terrorisme et de sa progression. On ne doit pas suspendre la question sociale, puisque le débat social, au sens large, peut/doit même permettre de retrouver le chemin de l’intérêt général.
Sauf si l’on ne s’en remet, pour contrer l’avancée du terrorisme, qu’à la seule piste militaire : mais là aussi, on nous dit qu’il n’y a pas de moyens (l’augmentation du budget de l’armée, qui est une promesse, ne garantit en rien le succès et la victoire contre le terrorisme ; pas plus que des milliards d’argent ne résoudront jamais les problèmes s’ils ne servent pas d’abord l’intérêt général qui seul permet de mieux isoler et cibler les problèmes des citoyens). Nous voici alors devant deux impasses, des deux côtés social et militaire ! Il faut donc aussi revenir en arrière pour mieux avancer : Qu’est-ce que le braconnage et la chasse sportive et luxueuse de nos lions ont à voir avec le terrorisme qui s’étend au Burkina Faso ?

La patrie est patrimoine

Nos lions ne sont pas seulement victimes de la misère supposée de certains de nos compatriotes qui les tuent pour, disent-ils, nourrir leurs familles, car une peau de lion « vaut entre 200 000 et 300 000 francs CFA » (mais, s’agit-il même encore de simplement se nourrir ou d’être « riches », puisque prendre la daba et labourer le sol peut permettre aussi de vivre et nourrir sa famille ?!) ; Ou la peau de ces lions est vendue à d’autres Africains « pour des gris-gris » (là encore, où sont la faim et la misère ?), comme à Boinsiyaaré, ce « marché aux ânes » qui s’avère aussi marché aux lions et aux éléphants, mais qui porte aussi très bien son nom si l’on veut ; pas du tout situé dans une brousse profonde et perdue, mais à quelques pas de l’aéroport international de Ouaga

Des Français argentés en mal de frissons exotiques de brousse s’adonnent aussi à des chasses sportives de lions, en toute légalité certes (car cela n’est pas interdit par l’Etat burkinabè, comme au Niger voisin qui interdit la chasse au trophée), mais sans daigner respecter les quotas fixés, grâce à des pots-de-vin et à la corruption. Car, comme le dit ce Burkinabè ancien directeur du parc d’Arly, « il suffit de payer ».

Le pire, c’est que ces chasses de luxe ne rapportent que des miettes à l’état burkinabè : « les droits et taxes tirés de la chasse représentent 0.02% des recettes nationales »...

Ce que le pays dit des hommes intègres laisse détruire ainsi, c’est son patrimoine naturel, le peu que la nature (l’histoire aussi) a bien voulu nous léguer. En d’autres circonstances pourtant nous aurions déjà entendu s’élever les barricades verbales les contre le pillage colonialiste des ressources africaines, mais pas là, dans l’Est du pays où l’ONU a pourtant reconnu un patrimoine mondial, et où sévit et insiste aussi, comme par hasard, le terrorisme. Au contraire, comme le souligne encore ce Burkinabè ancien directeur du parc d’Arly, « c’est une activité nuisible, mais qui est défendue par beaucoup de monde ici. A commencer par une partie de la classe politique »…

Voici alors le fond du problème qui est commun aux braconnages sauvages (burkinabè et français) des lions et du terrorisme qui avance d’autant plus facilement et inexorablement dans le pays qu’il est alimenté et nourrit par un mal profond mais invisible aux yeux qui n’analysent pas : le désintérêt, dans un cas comme dans l’autre, pour le bien commun et l’intérêt général.

Or rien ne réfère plus à l’intérêt général que notre patrimoine national, lequel est évidemment commun ; lequel est aussi tout simplement ce que nous appelons « patrie » : notre patrie n’est pas séparable, pas détachable de notre patrimoine naturel auquel elle est coextensive, c’est notre territoire avec toute sa faune de lions et d’autres animaux que l’on ne trouverait pas ailleurs. Du coup, on ne peut pas solder, brader et prostituer ce patrimoine naturel sans, dans le même temps, se désintéresser du territoire patriotique qu’investissent et envahissent alors les terroristes de l’extérieur, et que prostituent et trahissent aussi les terroristes de l’intérieur. Du Burkina Faso comme chose commune, bien commun, res communis, on en fait la chose, le bien de personne, res nullius dont n’importe qui peut s’approprier selon ses seuls intérêts personnels quand il en a l’occasion.

Si le Burkina n’est pas capable de protéger sa faune contre les braconniers et les chasseurs de luxe, comment pourrait-il protéger et défendre son territoire contre les terroristes ?

C’est de ce mal de l’intérêt personnel exacerbé et érigé en règle implicite de la gestion du pays que nous sommes atteints et malades au Burkina. Pour étayer et confirmer cette réalité, voici : si du moins les chiffres qui ont circulé sur les salaires de nos ministres sont exacts, il s’avère qu’il y a des « super-ministres » dans le gouvernement actuel qui, dans notre pays qui est parmi les plus pauvres du monde, perçoivent des revenus supérieurs aux rémunérations des ministres d’un pays riche comme la France. Pour les résultats que l’on connaît !

Ces ministres font valoir leurs exigences toutes personnelles avant l’intérêt général, et ce au lendemain à peine d’une insurrection qui voulait mettre fin à ce mal de l’intérêt personnel. Il n’y a visiblement pas grand monde qui trouve cela choquant et indécent, car c’est la règle de cet intérêt personnel qui le veut : quelques « poids lourds » d’un gouvernement et leurs intérêts pèsent plus lourd que l’intérêt général. Tout cela dans un pays non seulement très pauvre, mais aussi en guerre : à moins que cette expression de guerre contre le terrorisme ne soit qu’une formule, un slogan creux car, alors qu’on nous répète qu’on n’a pas les moyens pour nos armées, on s’interdit de toucher aux intérêts et privilèges personnels de « super ministres » qui insultent même l’idée d’effort de guerre déjà elle-même absente. A penser juste, cela ressemble bien à de la désertion : une désertion politique en temps de guerre, plus grave et plus préoccupante qu’une désertion en temps de paix. Mais les bonnes consciences de la fausse intégrité passent leur temps à ricaner de la seconde, jamais à s’affoler de la première qui a cours sous leurs yeux…

Cela ressemble aussi à du (gas)pillage mais réglé, régulier, en bonne et due forme, et donc « acceptable », car on se taille des parts de lion sous prétexte de compétences. Tant qu’il ne s’agit pas de détournements et de corruption, tout va bien pour le Burkina de l’intégrité. De fait personne n’en semble vraiment scandalisé, c’est la règle ; et ces privilèges sont pour tout le monde la preuve que certains sont plus compétents que tous les autres, c’est donc « normal », ils le méritent, on les admire même… Mais c’est aussi, décidément, toujours la même chanson, la même histoire en Afrique en général : les présidents sollicitent toujours ceux qui sont censés les plus compétents du pays voire du monde pour nous gouverner et gérer les affaires publiques mais, malgré cela, nos pays n’avancent jamais ou très peu, et s’enlisent dans les mêmes problèmes. A penser…

La nécessaire mobilisation

L’on entend justement dire que le président du Faso est indécis, impuissant, mou face au terrorisme. La vérité est ailleurs, nous semble-t-il : ce n’est pas le président qui est le problème, mais le contexte général qui est le règne triomphal des intérêts personnels avec lesquels lui-même ne peut que composer : après tout, c’est lui, le premier, qui accepte cet état de choses qui vient d’être décrit, ce paradoxe (aberration scandaleuse, si les chiffres sont exacts) de ministres burkinabè mieux payés que des ministres français d’une part, et d’un manque de moyens pour le social et la guerre contre le terrorisme, de l’autre : il est évident qu’une telle situation paradoxale paralyse l’action et la décision, car satisfaire à des injonctions aussi contradictoires, et satisfaire deux exigences qui se repoussent et s’excluent est difficile et mal aisé

Mais comment le président pourrait-il, seul et brutalement, bousculer la règle/loi de l’intérêt personnel qui régit silencieusement mais violemment l’espace public national, quand tout le monde, insurgés ou non, a depuis longtemps déjà tourné le dos à l’esprit de l’insurrection qui voulait en finir avec le règne public de l’intérêt personnel -comment le président le pourrait-il en brandissant l’intérêt général dont tous se détournent et se désintéressent ?

Aussi n’est-on pas surpris que dans la situation actuelle du pays face au terrorisme, l’Etat burkinabè ne s’attarde pas suffisamment sur la mobilisation de ses citoyens, comme moyen de guerre : si nous sommes vraiment en guerre (en tout cas cela y ressemble de par les nombreuses morts quotidiennes infligées par les assaillants), il est du devoir et du droit souverain de l’Etat de mobiliser toutes les forces combattantes de la population sous le drapeau national, ne serait-ce que pour faire nombre et permettre aux militaires de métier d’être plus efficaces ; puisqu’en outre, nous dit-on, il s’agit d’une guerre asymétrique : cela veut donc dire que le citoyen appelé sous le drapeau n’a pas besoin d’être un professionnel de la guerre, et peut néanmoins remplir des missions de guerre ; en tout cas, des missions de protection du territoire : il en est exactement de même pour nos lions et notre faune

Il ne suffit pas de demander aux citoyens de se mobiliser si l’Etat ne les mobilise pas. La mobilisation dont nous parlons est physique et militaire, pas simplement psychologique. On ne pourra pas faire l’économie d’une militarisation de la société si l’enjeu est d’arrêter l’encerclement du pays par les terroristes. Militariser le pays ne veut pas dire militariser le régime politique et les institutions, laisser des militaires diriger le pays

Or, là encore, prenant prétexte des dérives de l’ex RSP, le Burkina a élargi sa peur des militaires à toute son armée, à commencer par le pouvoir politique : de sorte que l’affaiblissement de toute l’armée burkinabè a résulté non pas de la dissolution du RSP, mais de cette peur panique de l’armée et des militaires qui pourraient encore lorgner vers le pouvoir d’Etat et le contrôle des institutions s’ils étaient forts. Pourtant, si cette peur s’explique dans ses causes, elle ne se justifie pas ses raisons, surtout lorsqu’on évoque la démocratie qui demanderait que les militaires restent dans leurs casernes : oui sans doute, mais il se trouve aussi que la démocratie a surtout besoin d’être protégée et défendue, comme on le voit aisément dans les grands pays démocratiques qui ne seraient pas ce qu’ils sont sans des armées fortes, lesquelles restent bien dans les casernes mais sont puissantes (on ne mesure pas assez chez nous le poids qu’ont les armées dans les vraies démocraties occidentales !)

Nous payons certainement aussi aujourd’hui, en plus du désintérêt pour l’intérêt général, les sophismes et les confusions qui ont proliféré au lendemain de l’insurrection au sujet de l’armée qui ne se réduit pas au seul ex RSP : nous avons donc bien aujourd’hui un gouvernement civil et des institutions démocratiques, mais sans moyens militaires pour les protéger face à des terroristes qui sont en train d’encercler le pays. Des militaires ont été écartés, ou éloignés volontairement du pays, comme pour anticiper et conjurer toute menace militaire contre le pouvoir politique.

De sorte que le peu de marges de manœuvre auquel est devant le président du Burkina, coincé entre la peur panique du militaire et le besoin vital du militaire pour défendre la nation, pourrait expliquer ses indécisions apparentes. Toujours est-il que, si l’on pense fonder le souci de démocratie sur la peur des militaires, l’on fait un bien mauvais calcul à coup sûr ; car ce sont au contraire le manque de sécurité et la peur de l’insécurité qui feront légitimement (re)naître chez les citoyens le désir et le besoin du militaire (ils se porteront tout naturellement vers qui assureront leur sécurité et leur survie) !...

La patrie ou la… patrie, nous vaincrons !

Dans un Burkina aujourd’hui aussi, sinon plus exposé que le Mali par où a commencé il y a quelques années l’invasion terroriste, un pays qui voit son territoire grignoté petit à petit et sans arrêt depuis trois ans, il est impensable d’éviter le passage obligé de la militarisation du peuple, notamment de la jeunesse : impensable et suicidaire de continuer à danser du coupé décalé arrosé de bières pendant que nos soldats se font découper en morceaux par des engins explosifs de terroristes, comme si cela se passait loin de chez nous et hors de notre territoire. Après trois ans d’insouciance et de flou, l’état d’urgence qui vient d’être décrété n’est que le signe d’une prise de conscience nationale du danger qui s’est déjà bien installé dans le pays. Pas plus. Cette prise de conscience n’est pas encore, nous semble-t-il, la prise de conscience de ce qui accélère et amplifie le danger : le désintérêt pour l’intérêt général et le bien commun

Nous en sommes là aujourd’hui : 1/ les intérêts personnels ont tellement été frustrés, combattus et effrayés sous Thomas Sankara qu’ils ont trouvé dans le changement de régime du 15 octobre 1987 leur meilleure occasion pour revenir en force, contre l’intérêt général ; et alors que le peuple burkinabè pensait, de nouveau, mettre fin à la dictature de ces intérêts personnels, les élites politiques et intellectuelles du pays lui ont vite tourné le dos :

Les uns confondant derechef la politique avec un marché où l’on fait ses affaires (mais le Burkina n’est pas le marché des ânes), rechignant à servir leur pays si leurs exigences personnelles ne sont pas satisfaites, utilisant ainsi leurs compétences pour faire valoir leurs créances auprès de la nation, laquelle se met du coup à devoir le maximum à quelques-uns au lieu que ce soient tous les citoyens qui lui seraient débiteurs, dans l’intérêt de tous.

Les autres, en apportant leur caution intellectuelle à la négation de l’esprit révolutionnaire des 30 et 31 octobre 2014, tous lecteurs du révolutionnaire Karl Marx qu’ils paraissent, mais oubliant le rôle contre-révolutionnaire reconnu par les marxistes aux intellectuels dans la production et le contrôle des idées et mots qui maintiennent le peuple dans l’ordre ancien ( c’est l’idéologie), se sont livrés à un simple travail de rectification sémantique (du sens des mots) en distinguant insurrection et révolution (mais bien sûr qu’une insurrection n’est pas, à la lettre, une révolution !) et en refusant le nom de révolution à l’insurrection de 2014 ; et nous promettent alors une révolution qui n’aura jamais lieu, puisque ce sont Marx et Lénine qui devront, en quelque sorte, revenir indiquer au peuple quelles seront les bonnes conditions et le bon moment pour faire la vraie révolution. Nos révolutionnaires orthodoxes sont les pires artisans du statu quo au Burkina.

2/ Enfin, c’est cette nouvelle ère de libération des intérêts personnels de nouveau décomplexés qui explique que des Burkinabè insistent encore aujourd’hui pour le retour des responsables du régime d’avant l’insurrection : puisque le champ est de nouveau libre et dégagé, ils peuvent revenir ; la conscience de l’intérêt général que l’insurrection avait charriée et réintroduite brutalement dans le pays en 2014 n’aura été qu’une courte parenthèse dans l’imposant ordre des intérêts personnels et des privilèges qui nous distraient cependant de la menace qui nous arrive et nous frappe.

L’empire ou la domination des intérêts personnels a (r)ouvert la boîte de pandore par où s’échappent les conflits et maux actuels (y compris le terrorisme qui est facilité par cet empire, pas l’inverse). Ces intérêts personnels ont aujourd’hui des visages : pas seulement l’argent, mais aussi la religion, l’ethnie…, face auxquels il ne sert strictement à rien de parler de réconciliation sans cultiver ni même évoquer l’intérêt général : car sans ce dernier, toute réconciliation ne restera encore qu’un consensus pour promouvoir de plus belle, ensemble et de commun accord, les intérêts personnels : se réconcilier justement parce qu’il y a, de nouveau, des parts du même lion à se tailler, une res nullius, un bien sauvage sans maître, à déchiqueter plutôt qu’à se partager ; faute du bien commun, res communis, le seul qui puisse se partager parce que, appartenant à tous, il n’appartient à personne en particulier.

L’intérêt général reste à éduquer et cultiver dans le pays, pour toujours ; il est notre seule bouée de sauvetage. C’est la patrie. La patrie ou la patrie, nous vaincrons !...

Kwesi Debrsèoyir Christophe DABIRE

Vos commentaires

  • Le 5 janvier à 19:27, par vérité En réponse à : Ce qu’il y a de commun entre le braconnage des lions et le terrorisme au Burkina Faso. Une tribune de Christophe Dabiré

    L’essentiel est dit dans cet article. En résumé, nous souffrons de notre mal gouvernance qui s’aggrave de jour en jour. La cupidité personnelle des uns entraine la déliquescence en cours de notre société où le vivre ensemble n’a plus de sens. Enfin, notre jeunesse de plus en plus désoeuvrée devient une cible pour être enrôlée par ces terroristes et autres trafiquants.

    Répondre à ce message

  • Le 5 janvier à 19:57, par Substance Grise En réponse à : Ce qu’il y a de commun entre le braconnage des lions et le terrorisme au Burkina Faso. Une tribune de Christophe Dabiré

    Eeeeh oui .voiçi tout le problème et qui est bien dit
    Le FMI peut imposer l’austerité à nos pays par nos gouvernants mais ne peut Jamais leur dire de reduire leur niveau de vie ;ni leur dire de lutter contre la corruption et le pillage des ressources publiques.....Alors vous comprenez pourquoi les leaders en Afrique qui mettent l’interet general des pays sont écartés d’une manière ou d’une autre.
    Et pourtant C’est la seule voie de sortie et nous devons nous battre pour y arriver
    Les populations vont finir par prendre leurs responsabilités quand au choix de leurs gouvernants car on est fatigué de cette fake democratie

    Répondre à ce message

  • Le 5 janvier à 20:15, par Gwandba En réponse à : Ce qu’il y a de commun entre le braconnage des lions et le terrorisme au Burkina Faso. Une tribune de Christophe Dabiré

    Merci pour votre contribution. Il est clair que le gouvernement actuel semble ne pas avoir les pieds sur terre. Ou du moins, pas sur la même terre que les autres burkinabés.
    Ce qui se passe est la preuve que l’équipe qui dirige le Burkina est tout sauf un gouvernement que nous avons mérités après insurrection comment comprendre que pendant que le pays compte depuis plusieurs mois et tout les jours des assassinats parmi nos rangs, très peu de mesures ont été prises pour apporter une réponse adéquate à cette agression.
    ce qui laisse aussi penser que les intérêts individuels dont vous avez évoqués sont non seulement endogènes et peu être exogènes. Sinon que est ce qui explique que le Burkina qui semble jouir d’un très bon capital de sympathie est seul face à cette agression ??? prenons le cas de la Centrafrique. Un pays beaucoup plus instable que le Burkina trouve des partenaires qui l’aide à régler les problèmes ?? beaucoup ont pensés que la venu du président français était une preuve de considération pour le Burkina. Hors, cet acte était de devancer pour ne pas qu’on se tourne vers la Russie car, ces attentas sont prévu depuis la chute du beau-frère à Rock en 2014. pourquoi BARRY qui était des renseignements généraux est arrêté sans qu’on explique réellement son tord ??? les intérêts individuels dont vous avez parler s’explique aussi parce que Rock a les mains liées car, il a deux choix. Celui de faire semblant rendre justice et garantir une porte de sortie à Blaise, ou de s’attaqué réellement aux problèmes pour garantir cette fois une porte de sortie à tous les burkinabés parce que les deux choix ne vont pas ensemble.

    Répondre à ce message

  • Le 5 janvier à 20:23, par Rakis En réponse à : Ce qu’il y a de commun entre le braconnage des lions et le terrorisme au Burkina Faso. Une tribune de Christophe Dabiré

    M. DABIRE, Dieu vous bénisse, bénisse et bénisse encore et toujours. Je suis ému. Vous avez exprimé ce qui bouillonnait au fond de moi et que malheureusement je n’étais pas en mesure de pouvoir exprimer. Mon pays se meure de l’égoïsme et du manque d’intelligence d’un grand nombre de ses enfants (moi même inclu).
    - J’ai mal au cœur et à l’âme quand je vois tant de Burkinabè, surtout les politiciens et les "intellectuels" qui, face à cette situation sécuritaire passent tout leur temps dénigrer le gouvernement et rien de plus.
    - J’ai mal au cœur et à l’âme quand je vois tant de Burkinabè, surtout les politiciens tenter de réduire le gouvernement en cendre avec pour objectif de pouvoir émerger dessus.
    - J’ai mal au cœur et à l’âme quand je vois tant de Burkinabè penser qu’il suffit de bien équiper l’armée pour venir à bout du terrorisme.
    - J’ai mal au cœur et à l’âme quand je vois tant de Burkinabè penser que la pauvreté est la cause du terrorisme qui nous endeuille.
    Ç’en est assez !! Il n’y aura jamais de paix ni de développement pour mon pays et son peuple sans cette prise de conscience (accompagner d’actes concrets) de tous et de chacun de la nécessité de sacrifier son égoïsme sur l’autel de l’intérêt général.
    Mais comment inculquer cette conscience ? Deux moyens me paraissent nécessaires :
    1) Que tous les intellectuels qui partagent cette idée sortent de leur mutisme et usent de tous les moyens ( livres, articles, conférences, formations, prêches...) pour occuper le terrain de la réflexion et du partage d’idée.
    2) Il nous faut un pouvoir dictatorial de politiciens intègres et éclairés.
    Oui, seule une dictature, dirigée par des personnes intègres, éclairées et avec un esprit de sacrifice des propres intérêts pourra changer rapidement les mentalités. Nous souffrirons certes de la dictature, mais les résultats seront au rendez-vous au bout de quelques années. Tant que les mentalités n’auront pas changé, le développement par la démocratie est une illusion.
    Dieu prenne mon pays en pitié.

    Répondre à ce message

  • Le 5 janvier à 21:15, par Detap En réponse à : Ce qu’il y a de commun entre le braconnage des lions et le terrorisme au Burkina Faso. Une tribune de Christophe Dabiré

    La responsabilité des autorités dans la situation actuelle se mesure non seulement à la déception perceptible dans toutes les couches de la population mais aussi au fait que de plus en plus de citoyens Burkinabê semblent regretter ceux que l’insurrection a chassés du pouvoir. Le laisser-aller, l’affairisme, la corruption nous ont conduit tout droit dans une spirale où désormais, l’état n’est plus en mesure d’assumer dans aucun domaine que ce soit : éducation , santé , défense. En somme, nous sommes en situation de faillite générale avec désormais un grand risque d’éclatement du pays dont la cause sera une guerre religieuse et ethnique si d’ordinaire rien n’est fait de façon radicale.

    Répondre à ce message

  • Le 5 janvier à 22:09, par MonOpinion En réponse à : Ce qu’il y a de commun entre le braconnage des lions et le terrorisme au Burkina Faso. Une tribune de Christophe Dabiré

    Je suis d’accord avec vous Mr Dabire. L’analyse est d’une clarte d’eau de roche. Pour une fois, quelqu’un de reflechi prend de la hauteur et evite de resumer la question du terrorisme aux arguments de politiciens qui chargent (avec opportunisme) le chef de l’Etat et son regime. A bien des egards, dans ce pays, l’interet general est relegue au second plan au detriment de l’interet personnel. Et c’est tres grave !

    Cependant je differe avec vous sur certains salaires (exhorbitants !) de ministres. L’analyse doit prendre en compte le contexte. Au moins pour le Ministre le plus pointe du doigt, il faut retenir que son poste anterieur, avant d’etre Ministre, lui garantissait bel et bien ce niveau de salaire. On ne vient pas au gouvernement en sacrifiant 3/4 de son salaire. Cela n’existe nulle part au monde. Et aucun Ministre Burkinabe depuis les independances n’a jamais consenti ce sacrifice. Mais on ne peut pas vouloir une competence en rabaissant le salaire au 1/4. Comme tous les salaries, si elle a des engagements (credits) c’est sur la base de ce salaire qu’elle avait. On ne lui fera pas grace des montants (exorbitants) dus parce qu’elle rentre dans un gouverment. Et elle n’est pas moins patriote en exigeant de garder son niveau de salaire. Cependant le pays peut decider de ne pas appeler une personne qui a cette competence a cause du revenu que la personne a deja. C’est un choix a faire.

    Les partenaires sociaux ont commis une faute professionnelle en publiant les salaires car les montants ne sont rien sans la logique qui les soutend. Leur objectif etait de suggerer qu’il y a injustice meme au niveau du gouvernement. Pour denoncer il faut produire tous les elements d’appreciation - dont les salaires anterieurs.

    Et a mon avis, ne serait-ce que pour le fameux FC, ce Ministre a ete la seule a oser prendre le taureau par les cornes. Le probleme existait depuis longtemps mais d’autres ont prefere fermer les yeux et leur bouche et prendre leur part jusqu’a quitter le gouvernement. Entre les deux je pense que ces derniers n’ont pas defendu l’interet general plus que celle qui a le portefeuille aujourd’hui. Cela dit si on trouve qu’elle est trop chere, il faut tout simplement trouver et nommer une autre personne avec le meme engagement et le meme courage et avec un salaire suppose acceptable. Les finances du Burkina ne peuvent se gerer actuellement sans grincements de dents. La defense du territoire, la securite et tous defis actuels exigent des moyens qui depassent de loin les ressources de l’Etat.

    Répondre à ce message

  • Le 5 janvier à 22:31, par Ka En réponse à : Ce qu’il y a de commun entre le braconnage des lions et le terrorisme au Burkina Faso. Une tribune de Christophe Dabiré

    Heureux de te relire mon jeune Dabiré : Car avant l’insurrection et après, j’ai toujours partagé avec plaisir tes analyses pertinentes et constructives. Tu as toujours su convaincre avec ce que tu relate. Ici encore, je te tire le chapeau pour tous les approches biens éclaircis qui montre qu’un ministre ou un décideur qui n’a pas la culture politique que de garantir ses intérêts personnels est un poison pour l’émergence et surtout la lutte pour le danger qui traumatise les Burkinabé en ce moment.

    Ces derniers temps avec ce qui arrive au monde entier avec les terroristes comme au marché de Noël d’Strasbourg a la veille de Noël, j’ai pensé à toi.

    Mais ce que j’ai pu retenir de plus frappant dans ton analyse pertinente, voilà mon morceau que j’ai choisi : ’’’’’Ces ministres font valoir leurs exigences toutes personnelles avant l’intérêt général, et ce au lendemain à peine d’une insurrection qui voulait mettre fin à ce mal de l’intérêt personnel. Il n’y a visiblement pas grand monde qui trouve cela choquant et indécent, car c’est la règle de cet intérêt personnel qui le veut : quelques « poids lourds » d’un gouvernement et leurs intérêts pèsent plus lourd que l’intérêt général. Tout cela dans un pays non seulement très pauvre, mais aussi en guerre : à moins que cette expression de guerre contre le terrorisme ne soit qu’une formule, un slogan creux car, alors qu’on nous répète qu’on n’a pas les moyens pour nos armées, on s’interdit de toucher aux intérêts et privilèges personnels de « super ministres » qui insultent même l’idée d’effort de guerre déjà elle-même absente.’’’’’

    Oui Dabiré, comme je le dis très souvent, ‘’un peuple sans culture est un peuple sans âme. Et la difficulté des politiques du Burkina, se caractérise par l’absence de culture politique. La plupart des ministres, certains ne sont pas ou n’étaient pas des militants politiques engagées, mais simplement recrutés pour occuper des responsabilités dans les ministères pour pouvoir piller les ressources du pays. Et ce que tu viens de relater confirme ce que j’avance. Encore une fois, merci pour cette analyse pertinente et constructive.

    Répondre à ce message

  • Le 6 janvier à 10:57, par Icilondres En réponse à : Ce qu’il y a de commun entre le braconnage des lions et le terrorisme au Burkina Faso. Une tribune de Christophe Dabiré

    Merci Christophe. Comparaison n’est pas raison mais celle-ci du braconnage avec le terrorisme est une évidence. Quand on ne se respecte pas, quand on ne respecte pas ses propres lois, son propre bien, son patrimoine, sa patrie comment l’œil, le regard extérieur du mal va-t-il nous respecter ? Nous voudrions nous autodétruire, en braconnant, en détruisant notre bien commun, en assassinant nos "com(patriotes)" ressources, nous faisons l’invite à l’ennemi de nous aider à le faire. C’est pas banal comme symbolique morale, politique, sociale. Il y a trop longtemps que le Burkinabè est rentré dans cette forme de la théorie kellingienne de la vitre brisée : " c’est l’absence de réactions de la société aux incivilités qui engendre un délabrement généralisé du lien social ." Oui, le Burkina a connu tant et tant de crimes de sang , économiques, politiques impunis,infligés à lui par ses propres enfants que les monstres du mal, les terroristes sont arrivés à s’en convaincre que c’est là leur terrain d’essai, d’entrainement, de jeu. C’est à nous de changer, de nous moraliser, de revenir dans le civisme pour nous faire respecter. Cela nous nous donnera la force et le gage de pouvoir combattre la misère locale et de bouter l’hydre de notre sein. Bonne et Heureuse année 2019 à tous les burkinabés de partout.

    Répondre à ce message

  • Le 6 janvier à 11:37, par Raogo En réponse à : Ce qu’il y a de commun entre le braconnage des lions et le terrorisme au Burkina Faso. Une tribune de Christophe Dabiré

    Merci à vous ! Car votre "Opinion" ici relater est "empreinte" de vérité
    Qu’est ce que la "Vérité" ? :
    vérité
    nom féminin

    1.
    Ce à quoi l’esprit peut et doit donner son assentiment (par suite d’un rapport de conformité avec l’objet de pensée, d’une cohérence interne de la pensée) [opposé à erreur, illusion].
    2.
    Connaissance conforme au réel ; son expression (opposé à erreur, ignorance ou à mensonge).
    Connaître, dire la vérité sur qqch.
    3.
    Conformité au sentiment de la réalité.
    La vérité d’un portrait (ressemblance), d’un personnage (vraisemblance).
    4.
    Idée ou proposition qui mérite ou emporte un assentiment entier.
    Vérités éternelles.
    synonymes : conviction, évidence
    5.
    Le réel.
    Au-dessous de la vérité.
    synonymes : réalité
    6.
    Expression sincère et vraie, bonne foi.
    Un accent, un air de vérité de sincérité.

    Répondre à ce message

  • Le 6 janvier à 12:38, par Dedegueba Sanon En réponse à : Ce qu’il y a de commun entre le braconnage des lions et le terrorisme au Burkina Faso. Une tribune de Christophe Dabiré

    Vont- ils seulement lire ce post et prendre conscience ? Ou faire une autocritique sincère et corriger le tir ? D’ailleurs est ce qu’ils vont même comprendre ? Anciens "CDR brouettes", devenus grand types aujourd’hui ?

    Répondre à ce message

  • Le 6 janvier à 14:08, par Kouka En réponse à : Ce qu’il y a de commun entre le braconnage des lions et le terrorisme au Burkina Faso. Une tribune de Christophe Dabiré

    Vous pouvez faire toutes les analyses que vous voulez, proposer toutes les solutions possibles mais cela ne changera rien à la situation de ce pays. Car ce n’est pas la conscience des hommes qui vote au Burkina Faso mais l’analphabétisme, l’inconscience des enjeux, l’insouciance et les p’tit cadeaux distribués à l’approche des élections. Ces analyses n’ont de sens que si elles servent à éduquer le peuple et à mieux orienter les choix électoraux. Mais combien de personnes les lisent et parmi ceux qui les lisent combien en prennent vraiment note. Nous sommes dans une marche aléatoire sans destination connue. Seul le temps nous dira là où sera le Burkina Faso demain. Alors chers monsieurs économiser vos énergies et occuper vous de vos propres affaires.

    Répondre à ce message

  • Le 7 janvier à 17:08, par Adelyne En réponse à : Ce qu’il y a de commun entre le braconnage des lions et le terrorisme au Burkina Faso. Une tribune de Christophe Dabiré

    DEBRSEOYIR ! Le penseur burkinabè qui écrit avec ses trippes, comme Nietszche écrivait avec son sang !

    Je partage tout ce qui est dit ici avant moi . C’est "RAOGO" qui résume très bien tout avec ce mot "VERITE". L’homme comme son écrit sont simplement vrais et sincère. Une grande analyse d’un vrai patriote. Merci pour ta plume

    Répondre à ce message

  • Le 9 janvier à 21:59, par Vercingétorix En réponse à : Ce qu’il y a de commun entre le braconnage des lions et le terrorisme au Burkina Faso. Une tribune de Christophe Dabiré

    Le mal est profond. Il s’est installé insidieusement au début des années 90 au campus de Zogona. La relève, les futurs dirigeants du pays ont inventé la défense en ligne pour tricher et obtenir des diplômes. Ils ont ensuite triché et volé pour occuper les postes à la fonction publique. On s’est tu. On a parrainé. On a tué la morale et tout sens de l’honneur. Qui va défendre ce pays ? Eux ? Non. Alors, nous descendrons aux enfers et peut-être qu’on en sortira conscients qu’il ne faut pas fermer les yeux sur le laid.

    Répondre à ce message

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?
Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

 Articles de la même rubrique
Pô-Guiaro : Deux gendarmes meurent dans une attaque
Natiaboani : Un détachement militaire victime d’une attaque
Armée burkinabè : Le 31e régiment d’infanterie commando de Tenkodogo a son unité anti-terroriste
Sahel : « Si on n’est pas là, ces pays s’effondreront sur eux-mêmes », selon le chef d’Etat major des armées françaises
Burkina Faso : L’état d’urgence prorogé jusqu’au 12 janvier 2020
Goenega (Centre-Nord) : Une école incendiée par des hommes armés
Région de l’Est : Le couvre- feu prolongé jusqu’au 5 septembre 2019
Burkina : 15 personnes tuées dans une attaque terroriste dans la commune de Barsalogho
Déplacés de Silgadji à Ouagadougou : « On nous a demandé de retourner d’où nous venons »
Situation des déplacés internes : ’’Ouagadougou n’a pas les commodités nécessaires pour les abriter", Laurence Ilboudo
Déplacés internes : "les actions qui consistent à mobiliser des véhicules pour envoyer les gens à Ouagadougou", Simon Compaoré
Village de Belehede, commune de Tongomayel : 17 morts dans une attaque attribuée à des terroristes
  Newsletter

Chaque matin, recevez gratuitement toute l'actualité du jour par mail. Inscrivez-vous à la newsletter



LeFaso.net
LeFaso.net © 2003-2019 LeFaso.net ne saurait être tenu responsable des contenus "articles" provenant des sites externes partenaires.
Droits de reproduction et de diffusion réservés