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Crise à la CAMEG : Pour le directeur général Chrysostome Kadéba, le ministère de la santé et ses partenaires doivent exploiter tout le potentiel de la centrale

Accueil > Actualités > DOSSIERS > CAMEG • DÉCLARATION LIMINAIRE • vendredi 21 octobre 2016 à 23h30min
Crise à la CAMEG : Pour le directeur général Chrysostome Kadéba, le ministère de la santé et ses partenaires doivent exploiter tout le potentiel de la centrale

Pendant que la crise secoue toujours la centrale d’achat des médicaments essentiels et génériques, et des consommables médicaux (CAMEG), le Directeur général Chrysostome Kadéba a organisé pour la presse une visite du site de la centrale. Une visite à l’issue de laquelle il a organisé une conférence de presse. Ci- dessous sa déclaration au cours de cette conférence de presse.

I. BREVE HISTORIQUE

La Centrale d’achat des médicaments essentiels et des consommables médicaux (CAMEG) a été créée sous forme de projet en mai 1992 par décret présidentiel suite à l’initiative de Bamako et a démarré effectivement ses activités en 1994 dans un contexte de changement de parité du Franc CFA qui a eu pour conséquence la flambée des coûts des produits de grande consommation dont le médicament.

C’est dans ce contexte que la CAMEG débuta ses activités sous la forme d’un projet avec un statut d’EPIC afin d’apporter une réponse urgente aux préoccupations des populations.

Ce projet a été prorogé jusqu’au 31 décembre 1997. Au terme de cette phase, une Commission composée d’experts nationaux et internationaux a été mise en place et a proposé un nouveau statut juridique qui puisse assurer à la CAMEG une pérennité de ses activités. La Commission a ainsi proposé la transformation des statuts de la CAMEG en association à but non lucratif dotée de la personnalité juridique et de l’autonomie financière. Ce statut, adapté aux exigences d’une structure commerciale œuvrant sur le marché international, lui confère la réactivité nécessaire et lui permet de s’adapter aux missions successives que le Ministère de la Santé lui a confiées (approvisionnement en médicaments essentiels génériques, en consommables médicaux, en petits matériels, en réactifs, en produits dentaires, en certains vaccins, puis en ARV, et même en un certain moment, en gros équipements médico-chirurgicaux, etc.).

La CAMEG assure une mission de service public à finalité sociale. Elle a pour objet :
• de fournir aux formations sanitaires publiques et privées et en priorité aux formations sanitaires de district, des médicaments essentiels génériques, des consommables médicaux et de laboratoire ainsi que du petit matériel médical ;
• d’acquérir les médicaments essentiels génériques aux meilleures conditions ;
• de garantir leur disponibilité dans le respect des normes de qualité en vigueur.

Pour ce qui est de son organisation, la CAMEG est administrée par un conseil d’administration composé de onze (11) membres répartis entre trois groupes :
• l’Etat représenté par les Ministères chargés de la Santé, des Finances et du Commerce ;
• les partenaires au développement sanitaire ;
• les utilisateurs et usagers de la CAMEG.
Il faut noter l’existence d’un Comité de Supervision composé de trois membres représentant chaque groupe.

Aujourd’hui, grâce à une vaste politique de décentralisation, la Centrale a pu implanter dix (10) agences commerciales dans huit (08) régions du Burkina Faso, afin de rapprocher le médicament du patient et réduire significativement le délai de livraison des produits pharmaceutiques.

Au regard de son rôle, la CAMEG, est un outil important de la politique nationale sanitaire, d’où son implication au premier rang dans la mesure de la gratuité des soins de santé des enfants de moins de cinq ans et des femmes enceintes.

La présente communication vise donc à fournir les éléments d’informations sur l’implication de la CAMEG dans la mise en œuvre de la gratuité des soins d’une part et la situation de la crise qui prévaut actuellement à la CAMEG d’autre part.

Nous voudrions réaffirmer notre volonté à donner la vraie et bonne information au peuple et à nos partenaires. Il n’y a absolument rien à cacher à la CAMEG.

II. DU ROLE DE LA CAMEG DANS LA GRATUITE DES SOINS DE SANTE

Le 2 mars 2016, le gouvernement a annoncé des mesures de gratuité des soins au profit des enfants de moins de 5 ans et des femmes. Cette importante mesure de réduction de la mortalité maternelle et infantile dans notre pays a effectivement commencé le 02 avril 2016 dans trois régions que sont le Sahel, le Centre et les Haut-Bassins.

Le passage à l’échelle nationale de cette mesure de gratuité a été effectif depuis le 1er juin 2016.
Sur le plan logistique, ces mesures nécessitent dans leur mise en œuvre une grande sécurisation des produits de santé. Cela représente une des principales conditions de réussite de cette politique de gratuité.

La CAMEG joue un rôle important dans la mise en œuvre de la stratégie de gratuité à travers l’approvisionnement des formations sanitaires en médicaments essentiels génériques. Elle est incontournable dans la mise en œuvre de ces mesures.
Ainsi depuis, l’annonce le 02 mars 2016 des mesures de gratuité, la CAMEG a entamé un certain nombre d’activités dans le but de :
• Comprendre le dispositif qui sera mis en place ;
• Mieux s’organiser pour faire face éventuellement à la forte demande qui sera observée ;
• Mettre en place un dispositif d’urgence pour répondre à court, moyen et long terme aux besoins des structures et minimiser les ruptures ;
• Assurer le suivi de la mise en œuvre.

Depuis le passage à l’échelle, les taux de satisfaction des commandes des districts sanitaires et des hôpitaux étaient satisfaisants en moyenne de 82,92% au mois de juin 2016. Le taux de satisfaction moyen des deux premières semaines du mois d’octobre (S40 et S41) est de 64,76%.

Depuis le début de la mise en œuvre de la gratuité des soins, la moyenne mensuelle globale de taux de satisfaction des commandes des structures sanitaires à la CAMEG est de 68,18% malgré les perturbations dues à la crise qui sévit à la CAMEG depuis plus de 5 mois.

A. ACTIVITES MENEES

Avant et après le démarrage de la stratégie :

-  La participation aux rencontres d’élaboration des documents d’opérationnalisation organisées par le Ministère de la santé, en collaboration avec les partenaires techniques et financiers, les ONG, les syndicats, la société civile ;
-  La tenue à la CAMEG, de rencontres de sensibilisation à chaque niveau des agents de la CAMEG sur le mécanisme de gratuité et le rôle de la CAMEG ;
-  Les Multiples relances et négociations des fournisseurs ;
-  Le réajustement des stocks par des commandes complémentaires, des commandes de gré à gré compte tenu de l’urgence et l’organisation de Consultations restreintes ;

-  Les Multiples expéditions aériennes de produits d’une quantité de 2 à 3 mois de couverture pour pallier aux poches de ruptures. Cela a occasionné des coûts supplémentaires d’expédition de 130 millions à la charge de la CAMEG ;
-  L’élaboration d’outils de suivi des commandes : le taux de satisfaction et le point sur les ruptures de produits et le règlement des factures ;
-  Le renforcement du système de transferts inter-agences CAMEG pour le nivèlement des stocks ;
-  Le plaidoyer pour l’amélioration de la trésorerie de la CAMEG dans le but de faire face aux dettes fournisseurs. A cet effet, un virement d’un montant de cinq (05) milliards a été reçu du TRESOR public par la CAMEG en mai 2016 à titre d’avance de trésorerie. Cela a permis le règlement d’un certain nombre de fournisseurs ciblés dont les produits sont utilisés dans la mise en œuvre de la gratuité et du passage à l’échelle nationale. Avec pour effet de permettre l’accélération des expéditions par voie aérienne.

B. IMPACT DE LA GRATUITE SUR LES CONSOMMATIONS DE STOCKS DE PRODUITS PHARMACEUTIQUES

Une analyse sur les données du 1er trimestre de mise en œuvre (T2 2016) au niveau des trois sites pilotes montrait déjà une très grande hausse de consommations par rapport à la même période de 2015 (environ 60% d’une liste de 195 molécules importants dans la mise en œuvre de la gratuité des soins ont connu une croissance supérieure à 50%). Cela devrait réellement impacter de façon significative le niveau de disponibilité en stock de produits pharmaceutiques destinés à la gratuité à la CAMEG particulièrement sur les formes sirop et injectables.

Après le passage à l’échelle nationale, force est de constater que les tendances sont maintenues sur le 3ème trimestre 2016. Malgré les poches de ruptures, 45% des produits destinés aux gratuités chez les enfants de moins de 5ans ont connu une croissance de plus de 20% par rapport à la même période de 2015. Mieux sur les formes sirop, nous avons constaté que 55% des produits ont une croissance de plus de 50%.

Tableau comparatif des distributions trimestrielles de T3 2016 comparées à T3 2015.

Malgré les hausses très significatives de consommations constatées sur les produits de la gratuité des soins (voir tableau ci-dessus), la CAMEG arrive encore à s’adapter au nouveau contexte de gratuité avec des taux de satisfaction moyen mensuel d’au moins 60% au prix de grands efforts fournis par le personnel dans un contexte de travail assez difficile. Je tiens à les féliciter et leur demander de continuer le sacrifice pour le bien de la population et en particulier des malades.

III. DE LA SITUATION ACTUELLE DE LA CRISE QUI PREVAUT A LA CAMEG

A. QUESTIONS STATUTAIRES

1. De la modification et enregistrement des textes de 2000 : PV, délibéré
La CAMEG est actuellement une association à but non lucratif et à finalité sociale, dotée de la personnalité juridique et d’une autonomie financière.
Elle a été créée suivant récépissé N°98-053/MATS/SG/DGAT/DLPAJ du 05 février 1998.

Le titre III des statuts définit les organes de la CAMEG à savoir :
-  le Conseil d’Administration,
-  le Comité de Supervision,
-  et la Direction Générale.
La CAMEG est administrée par un conseil d’administration et dirigée par un directeur général.

Suivant les termes de l’article 9 de ses statuts de 1998, « Le Conseil d’Administration élit parmi ses Administrateurs un Président pour un mandat de trois (02) ans renouvelable une fois ».
Ces statuts ont été modifiés en 2000 suivant délibération en date du 08 mai 2000 faisant passer la durée du mandat des administrateurs de deux (02) ans à trois (03) renouvelable une fois ; La délibération du CA est disponible ainsi que le rapport adopté de cette 7ème session du conseil d’administration.

Dans ce rapport vous y trouverez aussi l’examen et l’adoption de dossiers importants dans la vie de la CAMEG tels que l’ouverture de la CAMEG au secteur privé pharmaceutique (les officines) et aussi le renouvellement du contrat du DG de l’époque qui était passé de 2 à 5 ans.

C’est ainsi que tous les administrateurs depuis 2000 se sont succédés pour un mandat de trois ans renouvelable et les administrateurs mandatés par leurs structures de tutelle par correspondance officielle en réponse à la correspondance de Mme la Présidente du comité de supervision ont été régulièrement installés depuis lors en 2001 ; 2004 ; 2007 ; 2011 et 2014.

2. La validité des statuts

La situation de la validité des statuts a fait couler beaucoup d’encre et nous en sommes conscients. Ces statuts et bien d’autres documents statutaires de la CAMEG (Règlement intérieur et convention) et de fonctionnement existent depuis plus de 15 ans. Nous étions tous conscients qu’ils ont des insuffisances et ce fut l’objet de beaucoup de recommandations d’experts qui ont évalués la CAMEG ces dernières années. Nous étions depuis 2014, avec l’accord du CA dans une dynamique de révision ou de mise à jour de ces documents.

Je vous confirme qu’en 2000 j’étais étudiant en 3ème année de Pharmacie à l’université de Ouagadougou et je comprends mal comment depuis ce temps, j’ai pu modifier des textes à la CAMEG alors que je ne savais même pas que j’allais un jour travailler dans cette structure.

Certains membres du Conseil d’administration de l’époque sont toujours vivants ils peuvent le confirmer. Aussi tous les Présidents de Conseil d’Administration qui se sont succédé, sont encore vivants et peuvent être mis en contribution.

Pour ce qui concerne les statuts, cela fait l’objet de recours en justice donc permettez-moi de vous épargner du détail.
Je peux seulement vous confier que nous faisons confiance en notre justice et nous savons que le droit sera dit. Nous nous soumettrons à leur sage décision.

3. De la Nomination des administrateurs en conseil des ministres

Nous disposons d’archives à la CAMEG dont nous avons pris le temps d’exploiter minutieusement compte tenu de la sensibilité de la question. Nous pouvons vous rassurer que nous n’avons vu aucun acte de nomination d’administrateurs en Conseil des Ministres depuis 2000. Nous ne disposons que de correspondances de désignation ou de renouvellement de mandat d’administrateurs par les différentes structures représentées aux seins du CA y compris ceux du 1er groupe « Etat », les documents sont disponibles.

A chaque fin de mandat Mme la Présidente du comité de supervision adressait à chaque structure membre du CA une correspondance pour les informer de la fin du mandat de leurs administrateurs et leur demander le renouvellement. Cela a été effectif en 2001, 2004, 2007, 2011 et 2014.
Aussi nous avons constaté dans les statuts et règlement intérieur qui nous ont été transmis que depuis 2000 cette clause de nomination n’y figure plus (Cf article 8 du règlement intérieur en vigueur actuellement).

NB : depuis 1998, conformément à l’article 15 des statuts la seule structure de la CAMEG habilité à modifier les statuts, c’est le Conseil d’administration à la majorité des 2/3 des membres présents ou représentés.

B. La CAMEG du Burkina Faso, un modèle de Centrale d’achats de médicaments essentiels au service des populations.

En termes de performances, la CAMEG s’est donc organisée, conformément à la convention qui la lie à l’Etat, pour répondre au mieux aux critères de la politique pharmaceutique nationale qui sont :

1. Amélioration des indicateurs de performance dont ceux de gestion pharmaceutiques sur les 5 dernières années :
Comme l’on peut le dire, sur ces cinq dernières années, les indicateurs de gestion pharmaceutique respectent les normes prescrites dans la convention et mieux, sont en nette amélioration.

2. Garantir la Qualité des produits distribués à ses clients :

-  Les inspections de la DGPML et audits qualité réalisés par les partenaires ont tous révélé le bon niveau de conformité avec les référentiels d’assurance qualité pharmaceutique et n’ont détecté aucune non-conformité majeure.
-  Nous venons de faire l’objet d’une évaluation sur les normes de l’OMS donc les MQAS. C’est un projet de l’ACAME pour le renforcement des Centrales d’achats membres financé par l’Initiative 5%. Nous sommes heureux de vous informer, que les résultats sont très satisfaisants car nous avons sans renter dans les détails une note de 75 points sur 100 alors que l’OMS recommande une moyenne de 60 sur 100.
-  L’engagement dans la certification ISO 9001 qui doit aboutir en 2016.

3. CAMEG une structure sous régionale :

La CAMEG dispose à ce jour de personnel expérimenté. Elle est reconnue la plus performante des 21 centrales membres de l’Association africaine des centrales d’achat des médicaments essentiels génériques (ACAME). Elle est de plus en plus sollicitée pour des activités sous régionales. Elle vient d’être retenue dans le cadre de la mise en œuvre du projet Palu et MTN financé par la Banque Mondiale (BM) pour trois (3) pays (Burkina Faso, Mali, Niger) pour assurer l’approvisionnement en intrants pour les trois (3) pays en collaboration avec les parties prenantes de chaque pays pour une valeur de 15 Milliards de Francs CFA d’intrants sur 3 ans.

4. Renforcer l’accès géographique des produits de santé essentiels

Le programme de décentralisation de la distribution a permis d’implanter 10 agences régionales couvrant pour l’instant 8 régions sanitaires rapprochant le médicament des populations.
Le renforcement de la logistique de la CAMEG a permis l’organisation d’une livraison à domicile des Districts sanitaires et des CHU/CNH/CHR…

5. Améliorer l’accessibilité financière des produits de santé essentiels

La politique des prix de la CAMEG respecte la réglementation qui préconise :
Une marge bénéficiaire inférieure à 25% sur le prix de revient : La CAMEG procède depuis plus d’une décennie à des baisses de prix de vente des produits de grande consommation. Les efforts de baisse de prix de 2001 à 2015 représentent 7 177 403 073 F.CFA en termes de Chiffre d’affaires pour ainsi améliorer l’accessibilité financière.
Par ailleurs, pour la deuxième année consécutive, la CAMEG a prévu la subvention de plusieurs produits dont des médicaments vitaux, au profit des populations. Il s’agit de produits dont les prix de revient connaissent une hausse importante. Ainsi, des taux de marge négatifs ont été appliqués sur un certain nombre de produits dans le but de maintenir le prix stable et garantir leur accessibilité financière.

Ces performances se sont traduites par une croissance importante et régulière de son chiffre d’affaires, partant de 3,2 milliards en 1998, passant à 21,2 milliards de FCFA en 2008 et atteignant 36 milliards en 2015 puis ambitionne 40 milliards de prévision pour 2016 ; ce qui la place de loin en tête des Centrales d’Achats nationales francophones de la sous-région qui se situent plutôt dans une fourchette allant de 4 à 15 milliards de Fcfa. Cette performance de la CAMEG en matière d’accès au médicament essentiel, a également contribué au fait que le Burkina figure parmi les pays les moins touchés par le fléau des faux médicaments (étude PRSAO, CEDEAO, 2010).

C. De l’acquisition de matériel roulant

Depuis que la CAMEG a décidé en 2 000 de décentraliser ses activités dans les régions et de procéder à la livraison à domicile, elle a développé sa logistique de transport en achetant progressivement des camions à même de faire ce travail. De nos jours le parc est composé de 17 camions achetés pour la plupart en second main à cause des coûts très élevés des camions neufs.
L’âge de ces camions varie entre 20 et 25 ans et force est de constater que non seulement ils n’ont plus leur puissance d’antan, mais aussi occasionnent d’importants frais en termes d’entretien et de réparations.
A titre d’exemple, l’entretien du parc auto a coûté 709 165 222 FCFA au cours des quatre dernières années et la tendance pour l’exercice 2016 est de 223 568 193 FCFA.

Dans une dynamique de gestion rationnelle, la direction générale se doit d’analyser cette situation et d’apporter des solutions idoines et pérennes.
C’est ainsi que depuis pratiquement deux ans, la direction générale sur autorisation du CA, a entamé le renouvellement progressif du parc par l’acquisition de camions à l’état neuf pour répondre à trois objectifs :
Premièrement renforcer l’opérationnalité du parc de façon à pouvoir desservir efficacement l’ensemble du territoire en tout lieu et à tout moment ;
Deuxièmement réduire de façon considérable les frais d’entretien et de réparations qui commençaient à être très important dans les frais généraux.
Troisièmement améliorer la disponibilité des produits au niveau des agences pour mieux répondre à l’intensification des transferts et désengorgement dans le cadre de la mise en œuvre de la gratuité des soins.
Cette démarche s’inscrit bien sûr dans le cadre d’une gestion rationnelle, planifiée et transparente.

C’est ainsi qu’au titre du budget 2016, le CA a autorisé l’acquisition par crédit-bail de :
 05 tracteurs,
 02 Semi-Remorques SR frigo,
 01 bus pour le transport du personnel,
 01 tracteur, tous des véhicules utilitaires dans le cadre de nos activités.
En rappel, le mode de financement choisi (crédit-bail) permet à la CAMEG de disposer des véhicules dans des conditions souples, par le billet d’une structure financière auprès de laquelle elle verse des loyers mensuels.

Pour le cas de ces acquisitions, la CAMEG devrait verser mensuellement la somme 25 000 000 F CFA pendant 24 mois. Cette forme permet à la CAMEG de ne pas sentir le poids de ces investissements sur sa trésorerie. N’est-ce pas là un moyen efficace de financement de ses investissements ?

Quant au choix des véhicules identifiés, nous avions en présence de plusieurs propositions qui nous ont été faites, notre choix a été basé sur les critères suivants :
-  Qualité technique et financière par rapport à notre activité,
-  Qualité du service après ventes,
-  Coût.
Nous avons fait le choix du mieux disant.
Cela nous a permis de retenir le concessionnaire CFAO.

D. De la faillite de la CAMEG

Le terme « faillite » est un mot très fort et il n’est pas approprié dans le cas de la CAMEG.
Nous pensons qu’une société est en faillite lorsqu’elle est en cessation de paiement. La cessation de paiement elle-même, étant une situation dans laquelle une société se trouve dans l’impossibilité de faire face à son passif exigible (dettes dont le paiement est requis immédiatement) avec son actif disponible (actif liquide, actif réalisable immédiatement).
Les chiffres qui vont suivre vous laisseront la latitude d’en juger vous-même.

Au 31 décembre 2015 l’actif réalisable (stock +créances) s’élevait à 35 746 706 266 FCFA contre un passif exigible (dette d’exploitation + emprunt) qui s’élevait à 30 548 771 421 CFA.
Au 17 octobre 2016, les créances de la CAMEG s’élevaient à 13 711 056 868 FCFA dont 11 407 401 615 FCFA pour le compte du Ministère de la santé et ses démembrements.

Les dettes fournisseurs s’élèvent à 12 028 766 897 FCFA sans les encours.
Le stock moyen est estimé à 17 342 123 982F CFA.
Pour les 9 premiers mois de 2016, nous avons effectué des virements pour le règlement de nos fournisseurs de produits pharmaceutiques d’un montant de 21 697 994 444 FCFA.

E CONCLUSION

La CAMEG est un outil de la politique nationale de santé du Burkina Faso où elle est un partenaire privilégié de la mise en œuvre de l’Initiative de Bamako.
Elle a vécu en décembre 2014 une crise profonde et vit aujourd’hui une autre. Cela a permis de révéler une fois de plus les insuffisances constatées depuis des années au niveau des textes juridiques qui encadrent l’organisation, la gestion et le fonctionnement de la CAMEG.

Pour maintenir ces acquis et consolider sa mission de service public et son rôle d’outil clé de la politique nationale de santé en matière de médicament, le ministère de la santé et ses partenaires doivent exploiter tout le potentiel dont dispose la CAMEG

Vos commentaires

  • Le 21 octobre 2016 à 21:34, par nikemsongo En réponse à : Crise à la CAMEG : Pour le directeur général Chrysostome Kadéba, le ministère de la santé et ses partenaires doivent exploiter tout le potentiel de la centrale

    Le premier ministre a dit qu’il va prendre ses responsabilités au sujet de la CAMEG. J’espère qu’au paravant il va lire attentivement cet article. Qu’il se souvienne également que l’Etat burkinabe doit des milliards de francs à la CAMEG. Quant aux élucubrations du ministre de la santé lors de son passage à l’assemblée nationale, ce ne sont que des allégations qui n’engagent que leur auteur. Nous, nous attendons patiemment le dénouement de cette affaire. Nous aviserons à toute éventualité.

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  • Le 21 octobre 2016 à 21:56, par ZWang En réponse à : Crise à la CAMEG : Pour le directeur général Chrysostome Kadéba, le ministère de la santé et ses partenaires doivent exploiter tout le potentiel de la centrale

    C’est ça un intellectuel ! De sang froid, il dit ce qu’il en est ! Même si on te force à quitter la CAMEG, tu auras tout fait pour préserver ce outil de référence !
    Toi tu as joué ta partition, s’ils veulent qu’ils fassent les changements qui les arrangent et on verra dans quelques mois ! l’histoire te donnera raison !

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  • Le 21 octobre 2016 à 22:06, par temps de l’action En réponse à : Crise à la CAMEG : Pour le directeur général Chrysostome Kadéba, le ministère de la santé et ses partenaires doivent exploiter tout le potentiel de la centrale

    on vous le répète, ces modifications intervenues en 2000 sont illégales et de nulle effet et c’est pas parce que le CDP vous a permis de naviguer dans l’illégalité pendant 15 ans, qu’on doit vous laisser continuer.
    cela dit, supposons que le mandat des administrateurs soit même plus de trois ans, par exemple 333 ans. pensez vous que si un administrateur représentant l’Etat rame à contre courant de la politique de l’Etat, on va attendre les 333 ans avant de le changer ? Si tu signe un contrat de 33 ans dans une entreprise privée et que tu commet des gaffes on te vire légalement avant la fin du contrat quitte à te payer tes droits. Mais bocar, au lieu de libérer les lieux et aller se plaindre pour "licenciement" abusif (?) il refuse de céder son poste. Ce refus d’obtempérer constitue un trouble au bon fonctionnement de la CAMEG et il devrait être arrêté pour cela.
    Ce phénomène de refus de limogeage risque de se produire au CENOU et demain dans toutes les sphères de l’administration et bonjour le chaos.
    Certains insensés disent que la CAMEG est une association et que l’Etat n’a pas son mot à dire ; c’est l’Etat qui a créé cette association et la contribution financière PTF qui sont étrangers ne leur donne pas le droit d’embrigader notre système de santé ni oblige à commander les médicaments dans leurs seules firmes ou des véhicules dans leur C-èf-ao

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  • Le 21 octobre 2016 à 22:35, par Wait and see En réponse à : Crise à la CAMEG : Pour le directeur général Chrysostome Kadéba, le ministère de la santé et ses partenaires doivent exploiter tout le potentiel de la centrale

    Le ministre de la santé à donné des chiffres qui sont différents de ceux de la CAMEG. Je me demande comment il a pu trouver ces chiffres di moment où il a lui même reconnu que le dialogue est rompu avec la CAMEG depuis 3 mois. Bref le parlement était acquis à sa cause donc il a fait un discours politique mais loin de la réalité

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  • Le 21 octobre 2016 à 22:50, par Pierre En réponse à : Crise à la CAMEG : Pour le directeur général Chrysostome Kadéba, le ministère de la santé et ses partenaires doivent exploiter tout le potentiel de la centrale

    Au vu de cette situation, on comprend les difficutes que traversent la CAMEG. En exemple le prix du paracetam a vraiment baisse.
    Aussi les ruptures existent cerains produits de grande de consommation, il reste a savoir comment faire redeployer certains mdcts dans les zones ou il ya rupture.
    le but de la conference de presse est d’eclairer l’independance l’opinion publique.Mais c’est peine perdue M. le Directeur car la machine sournoise a installe son arsenal de guerre. j sui ecoeure d’entendre un president employe "mafieux, hygiene..." pour qualifier le desordre qui existe a la CAMEG. Or, la pintade doit reconnaitre qu’il a ete eleve par la poule, si malin soit il. Si tout de suite, la CAMEG constitue une reference, et qu’elle devienne mafieuse, il ya de quoi d’inquieter. Et pourquoi en connaissant que la CAMEG est une boite a probleme, en connaisant tout de meme que a viabilite de la gratuite depend d’elle, on veuille mettre en oeuvre cette gratuite. Mettre la charrue avant les boeufs. desordre !!! Pourquoi cela !
    J pense la situation

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  • Le 21 octobre 2016 à 23:27, par weoghobiga En réponse à : Crise à la CAMEG : Pour le directeur général Chrysostome Kadéba, le ministère de la santé et ses partenaires doivent exploiter tout le potentiel de la centrale

    Ça, c’est plus comvincant que la diarrhée verbale et le langage ordurier irresponsable du ministre de la sante

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    • Le 22 octobre 2016 à 12:52, par Le Penseur Libre En réponse à : Crise à la CAMEG : Pour le directeur général Chrysostome Kadéba, le ministère de la santé et ses partenaires doivent exploiter tout le potentiel de la centrale

      Satisfaisant, certes, puisque étayé d’un certain nombre de chiffres qui montrent les performances de la CAMEG. Mais beaucoup de non-dits. A titre d’exemple, les acquisitions de la CAMEG ne se limitent pas aux véhicules utilitaires ! Dans quelle entreprise au Burkina la société achète des véhicules personnels (pas de service) pour ses agents ?? La rentabilité financière des 10 agences CAMEG à travers le pays est-elle assurée ? Sont-elles toutes utiles et nécessaires ? Toute cette suprastructure hyper-lourde de distribution mise en place était-elle vraiment nécessaire pour les missions d’une centrale d’achat ? Il y’aurait beaucoup à dire et à polémiquer.
      Non, mon cher Dr KADEBA, à la CAMEG, il y’aurait certainement beaucoup de choses à cacher. Sinon on ne se battrait pas autant, avec becs et ongles pour conserver son siège, avec des actions en Justice de cette envergure. Et quand on sait comment M. le DG Kadéba est arrivé au perchoir de cette structure, c’est-à-dire à la faveur de l’insurrection populaire et de la récusation de la nomination de l’autre COMPAORE, on a beau cherché, on ne comprend pas comment et pourquoi il se cristallise dans des positions indéfendables souvent, aux yeux du citoyen lamda. Si on me met quelque part par "CONSENSUS" et non par mérite, et qu’on me demande ensuite de partir, même en vitesse, n’étant pas celui qu’on pourrait vraiment dire "LÉGITIME" ou "LÉGAL", je ne vois pas au nom de quoi, de quel principe, j’adopterais une posture de "persécuté". Et convoquer une conférence de presse, pour essayer de s’attirer la sympathie de l’opinion publique, dont beaucoup ne cherchent pas à connaitre le commencement ou même la logique des choses. Comme l’a dit un internaute, on nous prend comme des canards sauvages. On veut nous gaver avec du céréale gros grain ! C’est de l’Arnaque intellectuellement parlant. Dans cette affaire, la vérité est ailleurs que dans ce boucan, créé pour nous divertir. A présent, la question qui fâche : "DG KADEBA, TU ROULES POUR QUI, contre notre gouvernement, notre administration publique dont le MS est un démembrement et dont tu reconnais à juste titre que la CAMEG est un outil de la Politique sanitaire" ??? Dis-nous le !!!

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    • Le 22 octobre 2016 à 18:18, par ZANGALEWA En réponse à : Crise à la CAMEG : Pour le directeur général Chrysostome Kadéba, le ministère de la santé et ses partenaires doivent exploiter tout le potentiel de la centrale

      Désolé de ne pas partagé votre point de vue. On ne devrait pas suivre ou croire aveuglement des chiffres qui nous présenté car on nous présentera les chiffres qu’on veut nous présenter et qui les arrange. Pire encore ces chiffres peuvent être fabriqués.
      Ce que je ne comprends pas Dr KADEBA c’est que vous reconnaissez le ministère de la santé et travaillez pour la mise en oeuvre de la politique sanitaire, j’ai l’impression que quelqu’un tire des ficelles à quelque part.

      La gratuité des soins dont vous avez tan parlé, est ce l’œuvre de la CAMEG ou du ministère ? Alors si la CAMEG est un simple accompagnateur vous ne devriez pas trop présenter cela comme une médaille.

      Pour être juste dans la présentation du tableau des consommations, nous voudrions un tableau complet sur au moins 3 années successifs pour comprendre, nous pouvons analyser nous même.

      Si le fait que la CAMEG soit un modèle de centrale vous réconforte, moi je me demande si c’était si simple et claire la gestion de cette structure ou devrait pouvoir la reproduire dans tous les pays. C’est scientifique, les mêmes conditions devraient donner les mêmes résultats, mais là dans les autres pays ça marche pas, vous ne pouvez certainement pas donner tous les secrets.

      Au final, si vous avez raison sur tout ce qui est dit, c’est super alors, mais cela ne nous dit pas pourquoi on ne peut pas changer de DG CA à la CAMEG. Laissez faire et l’avenir vous donnera raison.

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  • Le 21 octobre 2016 à 23:35, par Le sage En réponse à : Crise à la CAMEG : Pour le directeur général Chrysostome Kadéba, le ministère de la santé et ses partenaires doivent exploiter tout le potentiel de la centrale

    Quand je lis cet article j’ai pitié de Kadeba. Il est foutu. Il travaille avec un faux statut et même un faux règlement intérieur. Mais qui a trafiqué le règlement intérieur et fait disparaître la clause de nomination des administrateurs représentant l État par décret pris en conseil des ministres ? Et pourtant le vrai règlement intérieur existe et est en vigueur. Vous avez utilisé le faux statut à la justice (usage de faux). Vous êtes foutu, ancien DG. Mais vous êtes un grand garçon alors vous allez assumer cette responsabilité en garçon certainement à la maco. C est pas vous qui avez modifié le statut mais personne ne vous a obligé à utiliser ce faux statut devant le juge. C’est l’arroseur arrosé.

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  • Le 21 octobre 2016 à 23:55, par Le peuple insurgé En réponse à : Crise à la CAMEG : Pour le directeur général Chrysostome Kadéba, le ministère de la santé et ses partenaires doivent exploiter tout le potentiel de la centrale

    Donc après avoir manipuler et berné le peuple vous sortez maintenant pour pleurnicher. Hum, Ces balbutiements aux allures de quelqu’un qui est aux abois ne suffiront pas pour vous disculper. Fallait réfléchir par deux fois avant d’engager le bras de fer. Vous êtes licencié, au lieu de partir, non, monsieur raconte partout qu’il a les bras longs. Quand arrive l’heure de vérité, on organise une conférence de presse aux allures de publireportage. Mais en fait, vous nous prenez pour qui ?

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  • Le 22 octobre 2016 à 01:08, par le jeune En réponse à : Crise à la CAMEG : Pour le directeur général Chrysostome Kadéba, le ministère de la santé et ses partenaires doivent exploiter tout le potentiel de la centrale

    Cette conférence de presse ouverte est une preuve d’une démocratie dans mon pays. Bravo au gouvernement THIEBA. Mais ce que je retiens de cette visite, si ce Docteur avait quelque chose à cacher il n’allait pas s’aventurer à organiser une conférence de presse où le débat était direct, libre et franc, courage à lui. Au ministre de la santé, on ne peut pas gérer un ministère comme son champ au village, j’ai vraiment honte de lui. Il était l’un des espoirs de la jeunesse dans ce gouvernement mais malheureusement c’est un fiasco. Mr le PM, il y a toujours des jeunes valables, ne soignez pas décourager de la jeune génération. Vive le BF.

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  • Le 22 octobre 2016 à 03:54, par Sidpawalemdé Sebgo En réponse à : Crise à la CAMEG : Pour le directeur général Chrysostome Kadéba, le ministère de la santé et ses partenaires doivent exploiter tout le potentiel de la centrale

    Enfin, une bonne et saine communication qui coupe court à beaucoup de spéculations. Comprenne qui pourra où sont les "mafieux".

    Un bémol cependant : Le résumé de la situation financière au 17 Octobre 2016 a omis les emprunts bancaires. Même si c’est négligeable par rapport aux 13 milliards de créances sur l’état et les pharmacies, aux 17 milliards de stocks et aux 12 milliards de crédit fournisseurs, il fallait quand même donner le chiffre pour fermer la bouche des "grenadiers-voltigeurs" de l’intoxication et de la propagande.

    Résumons nous : Les "12 péchés capitaux" dont M. le ministre accuse le DG, le CA et qui justifie à ses yeux le démantèlement pur et simple de la CAMEG et la mise en danger de la santé de millions de Burkinabè :

    1°) Le conseil d’administration a nommé un DG dans son dos. (Vrai)

    2°) Les nouveaux textes de 2000 sont des faux. (A vérifier, affaire en justice)

    3°) Les médicaments livrés par bateau et par avion depuis le Brésil, l’Inde, l’Europe etc sont en fait fournis par des employés de la CAMEG "camouflés" et surfacturés (Affirmation gratuite à ce jour. Aucun employé de la CAMEG n’a la surface financière pour de telles commandes à des laboratoires étrangers, à plus forte raison livrer à crédit et attendre des mois pour être payé !).

    4°) La CAMEG a acquis des véhicules alors que le gouvernement a renoncé aux nouveaux véhicules pour 2016. (Hors sujet. Le camion pour transporter les médicaments, ce n’est pas la 4x4 climatisée du ministre. Immixtion d’un ignorant dans la gestion de la CAMEG)

    5°) Le DG est licencié et doit donc ester en justice pour dédommagement s’il s’estime lésé. (Hors sujet. On ne peut être licencié que par ceux en ayant la compétence. Or, l’affaire est en justice pour trancher à ce sujet. De plus, le personnel, les syndicats et le peuple en général sont contre ces saignées financières à répétition)

    6°) Le DG de la CAMEG a mis 50 millions à la disposition du ministre pour sa mission en suisse. Tentative de corruption supposée. (Pratique courante dans les ministères disposant de projets et de sociétés d’état. Le ministre n’a pas porté plainte pour tentative de corruption ?)

    7°) Le DG de la CAMEG gagne près de 3 millions par mois. Après plus d’un an, "qu’il aille ouvrir sa pharmacie". (Hors sujet. Salaire comparable à celui de plusieurs DG et chefs de projets. Même un ministre ne décide pas de l’avenir d’un citoyen. Simple jalousie ?)

    8°) La CAMEG est mal gérée et très endettée, elle est près de la cessation de paiement (Faux, mensonge éhonté)

    9°) Les DG et PCA de la CAMEG ont réclamé 5 milliards de l’état pour améliorer leur trésorerie, sur les 7 (maintenant 11) milliards que l’état leur doit. (acte de gestion normal et à féliciter. Indispensable dans le cadre de la gratuité)

    10°) La majorité des acteurs est pour le passage à la société d’état. (Faux. Lesdits acteurs ont abouti après analyses et négociations à la reconduction du statut d’association, avec quelques corrections. Le projet final est sur la table du ministre depuis 2015)

    11°) La santé est un domaine de souveraineté et l’état doit s’assumer. (Peut être. Mais personne n’y a pensé quand l’état a accepté que plus de 96,7% de la CAMEG soit financé par les PTF à sa création et qu’ils continuent d’apporter leur caution financière, morale et technique ?)

    12°) Le "comité de réflexion" mis en place par le ministre peut et va trancher à la majorité simple sur les changements de statuts de la CAMEG et le problème sera réglé. (Faux. Les status de la CAMEG stipulent que tout changement doit passer par le conseil d’administration -lequel ?-, qui doit l’adopter aux 2/3 des voix)

    En résumé donc, un monsieur frustré que son conseiller technique et PCA ait agi dans son dos a décidé de "punir" tout le peuple Burkinabè pour passer sa colère, et il y a des gens au sommet de l’état pour le soutenir dans cette entreprise funeste et criminelle. Allons seulement et voyons où cela va nous mener....

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    • Le 22 octobre 2016 à 18:05, par Loyauté En réponse à : Crise à la CAMEG : Pour le directeur général Chrysostome Kadéba, le ministère de la santé et ses partenaires doivent exploiter tout le potentiel de la centrale

      Cest pas loyal de lâcher le PCA sortant Bocar de la sorte . Lui qui a accepté de tordre le cou aux statuts “et” règlement intérieur de la CAMEG,au code du travail et à même trahi son ministre pour pouvoir te faire profiter de la caverne d’Ali baba durant encore 3 ans....La loyauté impose de le soutenir svp

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      • Le 22 octobre 2016 à 22:09, par Sidpawalemdé Sebgo En réponse à : Crise à la CAMEG : Pour le directeur général Chrysostome Kadéba, le ministère de la santé et ses partenaires doivent exploiter tout le potentiel de la centrale

        Dites moi, M. "Loyauté", à qui croyez vous parler ? Vous ne me confondriez pas avec les gens "en mission" sur le Web, par hasard ?

        1°) D’abord, pour "lâcher" quelqu’un, il faut avoir été avec lui à un moment où à un autre. Rassurez vous, la majorité des intervenants "normaux" (dont moi) sur ce forum ne connaissent ni M. Bocar Kouyaté, ni M. Chrysostome Kadéba. Nous défendons des principes, pas des personnes.

        2°) Le PCA avait peut être de bonnes raisons pour agir ainsi, mais il a bel et bien reconduit le contrat du DG sans en informer au préalable son ministre. De même, le ministre avait peut être de bonnes intentions, mais il a bel et bien enfreint les textes à plusieurs reprises et créé une CAMEG à deux têtes. Il est est directement responsable des ruptures en médicaments. D’une part pour ne pas avoir associé la CAMEG à la décision, car certains médicaments se commandent avec des mois d’avance. D’autre part pour avoir nuit à la crédibilité de la CAMEG auprès de ses fournisseurs avec cette situation floue.

        3°) Je ne sais pas si le ministre a raison ou pas de mettre fin au mandat du PCA avant le terme des 3 ans, la justice nous le dira. En attendant, la justice dit qu’il reste administrateur, donc PCA. Pourquoi donc se précipiter pour nommer un autre conseil et PCA avant que la justice ne tranche ?

        4°) "Me faire profiter" ? Oui, comme tous les Burkinabè, je profite de la CAMEG, de la disponibilité de la plupart des médicaments à un prix abordable pour moi et mes proches. Mais quand vous parlez de "caverne d’Ali Baba", je suppose que vous faites référence au poste de DG du Dr Kadéba. (a propos, il y a des postes mieux payés que ça au Faso !) En résumé donc, vous croyez vraiment que ce monsieur, malgré tous les problèmes qu’il doit avoir actuellement, se cache sous mon pseudo pour se "défendre" lui même ? Cela montre au contraire que c’est vous qui n’êtes la que pour défendre des intérêts de clan. Tous les habitués du forum connaissent ce pseudo AVANT le "départ précipité" de Blaise Koffi Compaoré et le débat sur l’article 37. Renseignez vous, pauvre paranoïaque.

        5°) Que Kouyaté ou Kadéba restent ou pas à la CAMEG, ce n’est pas le débat. Nous voulons que le ministre respecte les textes de la CAMEG et les décisions de justice. Nous voulons que la CAMEG garde le statut actuel d’indépendance qui lui a permis d’avoir ces performances et qui marche bien, et nous somme contre une saignée financière de plusieurs millions (encore !) pour dédommagement en rupture abusive de contrat. Si vous nous trouvez une solution globale qui assure ces choses, nous sommes preneurs. En attendant, nous ne vous lâchons pas, puisqu’on n’a jamais été ensemble !

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  • Le 22 octobre 2016 à 05:39, par IBK En réponse à : Crise à la CAMEG : Pour le directeur général Chrysostome Kadéba, le ministère de la santé et ses partenaires doivent exploiter tout le potentiel de la centrale

    Bravo mon DG, si avec ces explications claires, limpides et illustées, les Intriguants cherchent toujours à t éjecter, je te trouve un poste d’assistant technique international payé à 6 millions pour prendre en main une des nombreuses centrales d’achat à la recherche de compétences avérées comme toi.
    Nous sommes déjà une armée de compétences hors du pays à cause des manoeuvres politiciennes et de la mauvaise gestion. Le favoritisme et l’anarchie est à son paroxysme actuellement au ministère de la santé.
    La manière dont le ministre a lancé la gratuité, témoigne de son ignorance complète du système d’approvisionnement pharmaceutique. Si vous devez passer le temps a faire des commandes d’urgence pour vendre à un prix réglementé, ce sont des pertes colossales que vous enregistrez et ce n’est pas tenable à long terme. Une autorité responsable ne doit pas prendre des décisions sur des coups de tête. Le ministre et ses conseillés incompétents ont crue qu’il suffit d’avoir de l’argent pour s’approvisionner. J’ai pitié pour mon pays car des pans entiers de compétences en santé est mis en apartheid par des calculs corporatistes.

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  • Le 22 octobre 2016 à 06:50, par La vérité En réponse à : Crise à la CAMEG : Pour le directeur général Chrysostome Kadéba, le ministère de la santé et ses partenaires doivent exploiter tout le potentiel de la centrale

    Hum. Maintenant monsieur commence à pleurnicher. Mais c’est peine perdue car tous les syndicats sérieux réclament le passage à la société d’état. Vous pensez être plus intelligents que ces syndicats. Venant de quelq’un qui lutte par tous les moyens pour conserver son fauteuil pensez-vous que les gens vous prennent au sérieux ? Il est grand temps de démanteler ce réseau et nous adhèrerons totalement aux décisions du ministre

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  • Le 22 octobre 2016 à 07:08, par belof En réponse à : Crise à la CAMEG : Pour le directeur général Chrysostome Kadéba, le ministère de la santé et ses partenaires doivent exploiter tout le potentiel de la centrale

    Felicitation Dr KADEBA pour cette brillante conference de presse qui nous permet de mieux comprendre la crise au sein de la CAMEG. Courage et tiens bon.

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  • Le 22 octobre 2016 à 07:44, par TUUK-SOMDE En réponse à : Crise à la CAMEG : Pour le directeur général Chrysostome Kadéba, le ministère de la santé et ses partenaires doivent exploiter tout le potentiel de la centrale

    Monsieur le DG. Respectez les regles de la prédation. Partez. Dans la savane, les petits prédateurs comme les hyènes tuent le gibier qui est un herbivore souvent gras et gros. Le festin attire les charognards qui viennent regarder avec impuissance et attendre que le tueur du gibier soit répu et parte.. Les charognards attirent les lions les gros prédateurs. Les hyènes ne peuvent plus que partir car leur vie est en danger. Respectez la règle, répu ou pas.

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  • Le 22 octobre 2016 à 08:00, par Le Caïd. En réponse à : Crise à la CAMEG : Pour le directeur général Chrysostome Kadéba, le ministère de la santé et ses partenaires doivent exploiter tout le potentiel de la centrale

    Cette conférence de presse à été une grosse déception. On se demandait vraiment l’objectif de cette mascarade. L’ancien DG a passé tout le temps dans du dilatoire, des propos décousus, Fuite des questions des journalistes, manque total d’éloquence, la peur se lisait sur son visage et dans sa voix. Kadeba à pris en otage la Cameg. Maintenant il cherche une porte de sortie. Ce qui est très intéressant dans l’affaire c’est que tout le monde connaît maintenant la vérité. Vous avez instrumentalise une partie du personnel avec des informations fausses. Je vous conseille de demander pardon au personnel et au peuple burkinabe même si cela ne pourra pas vous éviter la Maco. Vous avez des gens dont la mission est d’envaillir vaille que vaille les forum pour vous défendre. Mais il est très difficile de défendre le mensonge. Alors, assumez vos errements. Arrêter de martyriser encore vos quelques grios obligés de vous défendre même si cela est peine perdu. Kadeba, comment a tu pu en arriver là ? Qu’est ce qui t’a échappé ? Ton ego trop hypertrophié ou bien la folie d’être DG, poste auquel tu n’avais jamais rêvé et peut être même pas mérité ? Ceux qui te connaissent bien disent que tu n’as jamais été vraiment brillant. On te dit de partir, tu dis niet. Qu’est ce qui cloche ?Qu’est ce qui ne tourne pas rond ?

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  • Le 22 octobre 2016 à 08:36, par Ricko En réponse à : Crise à la CAMEG : Pour le directeur général Chrysostome Kadéba, le ministère de la santé et ses partenaires doivent exploiter tout le potentiel de la centrale

    Merci DG KADEBA de rappeler qu’une grave crise a secoué la CAMEG en 2014. Mais reconnaissez que cette crise n’a pas pris autant de proportion et vous savez pourquoi. C’est la crise qui vous a permis d’accéder au fauteuil de DG de la CAMEG. Et cela en remplacement à DG SANFO qui a accepté de partir afin d’éviter le blocage. Dans tous les cas, sous la transition je pense que vous n’oserez résisté comme vous le faites actuellement. Mais je pense que vous avez mal manœuvré. Si vous teniez à la survie et la réussite de la CAMEG vous auriez dû simplement accepter votre licenciement avec bien-sûr votre droit absolu de réclamer vos droits en portant plainte à la justice. Mais reconnaissez aujourd’hui que c’est vous qui constituez le blocage.
    Je pense même que vous n’aviez pas besoin de rester au risque de compliquer les choses pour pouvoir convaincre l’opinion national que le ministre n’a pas raison. Vous pouviez toujours le faire sans être sur le fauteuil si vous jugiez que entend que patriote vous vouliez éviter à la CAMEG ce que vous accusez le ministre dêtre en train de vouloir opérer.
    Vous souvenez vous qu’à votre prise de fonction de DG en remplacement de Monsieur SANFO, vous et votre PCA BOCAR avez régler le licenciement de DG SANFO à l’inspection de travail. Il vous a simplement demandé de lui payer la somme que vous estimez juste pour lui. Et vous l’avez fait, en liquidant ses droits qui étaient en de-ça de ce qu’il pouvait espérer. Il l’a accepté pour vous permettre de vous installer et travailler tranquillement. L’attitude de ce DG ne vous a rien inspiré ?
    Ne pensez vous pas que vous pouvez avoir raison et que cela ne vous serve ni à vous ni à la CAMEG que vous dites vouloir défendre. Il faut quitter dans ce que vous pensez de vos soutiens. Ce sont des politiciens et ces gens ne s’enfichent pas mal de votre avenir. Ils vous utilisent juste pour régler leur compte. Après vous n’aurez que des regrets. Et là où je vois la chose aller, je pense que ce sera peu honorable pour vous d’avoir joué ce rôle dans cette crise.
    Prenez un peu de recul et sauvez ce qui peut encore l’être. Ceux qui tentent aujourd’hui de vous soutenir en vilipendant le ministre la santé, s’ils sont sincères devraient également vous demander de faire en sorte pour ne pas être celui qui constitue le blocage. Le combat que vous menez aujourd’hui quelque soit son degré de noblesse si vous voulez le gagné tout en constituant le blocage à la réussite de la mission de la CAMEG, vous aurez échoué. Par contre je vous encouragerai à vous mettre de côté et mener votre combat. Si "qui de droit" en tien compte, tant mieux ! dans le cas contraire vous aurez accompli votre devoir.
    Il faut mené le combat juste et surtout le bon combat. C’est ça seulement qui vous fera avancer et fera avancer le Burkina Faso.
    Cherchez à rentrer dans l’histoire par la grande porte et au ciel par le chemin difficile de l’humilité et de l’abandon total à Dieu ! Surtout ne vous laissez pas manipuler par les soit disant soutiens politiques et autres. Ils vous lâcheront tôt ou tard et vous n’aurez que vos yeux pour pleurer.
    C’est mon point de vue et les conseils d’un ami !
    Courage et bonne chance !

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  • Le 22 octobre 2016 à 08:38, par L’ange En réponse à : Crise à la CAMEG : Pour le directeur général Chrysostome Kadéba, le ministère de la santé et ses partenaires doivent exploiter tout le potentiel de la centrale

    Hum ! Les grios de Kadeba, c’est vraiment peine perdu. Revenez à la raison s’il vous plaît. Votre protégé s’est planté, vous ne pouvez plus rien pour lui.

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  • Le 22 octobre 2016 à 08:59, par Burkindi En réponse à : Crise à la CAMEG : Pour le directeur général Chrysostome Kadéba, le ministère de la santé et ses partenaires doivent exploiter tout le potentiel de la centrale

    Félicitations à Dr KADEBA pour les éclairages et son sang froid.la vérité triomphera bientôt et tes détracteurs n’auront leurs yeux que pour pleurer. l’Eternel Dieu des armées fera le combat car c’est un combat de tout le peuple Burkinabè.

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  • Le 22 octobre 2016 à 10:12, par AMKOULELL En réponse à : Crise à la CAMEG : Pour le directeur général Chrysostome Kadéba, le ministère de la santé et ses partenaires doivent exploiter tout le potentiel de la centrale

    Trop de verbiage m ;le DG.Il est temps que vous quittez la CAMEG afin de permettre un traitement diligent de la santé des populations. Vos jérémiades ne vous sauverons pas vous et vos complices tapis dans l’ombre.

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  • Le 22 octobre 2016 à 11:48, par Rasmné En réponse à : Crise à la CAMEG : Pour le directeur général Chrysostome Kadéba, le ministère de la santé et ses partenaires doivent exploiter tout le potentiel de la centrale

    Monsieur KADBA,
    Qui t’a flatté pour te mettre dans ces problèmes.
    Tes supporteurs ne t’ont pas rendu service. Malheureusement tu as poussé le bouchon trop loin. Tu n’as pas su raison garder et tu t’es lancé dans une guerre sans issue pour toi. Seuls tes manipulateurs pourront se faire prévaloir d’un bilan. Quant à toi ton sort est fixé. Qu’est ce que tu espérais dans ce bras de fer ?
    Ali ZONGO t’a aidé à t’enfoncer. Ce sieur à quel niveau et compétence pour te conseiller toi KADBA dans une affaire aussi sérieuse et complexe. Ceux qui t’auraient évité la descente aux enfers, tu les as taxé de traître et tu les as mis à l’écart.
    Monsieur DAR, vous me décevez. Vous êtes l’un des plus anciens cadres de la boîte, mais vous n’avez pas joué la carte de la sagesse. Mieux vous avez balancé vos collègues pour vous rapprocher de KADBA. Vous paierez cash pour ça ! Dieu, il ne dort pas.

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  • Le 22 octobre 2016 à 12:01, par Je veux comprendre En réponse à : Crise à la CAMEG : Pour le directeur général Chrysostome Kadéba, le ministère de la santé et ses partenaires doivent exploiter tout le potentiel de la centrale

    Moi j’ai des questions à Kadeba : monsieur, si tu n’es plus DG la oh, ça fait quoi ? Cameg là c’est pour toi ? C’est toi qui a créé cameg ? Tu es membre fondateur ? Mais pourquoi tu crée tout ce bordel au niveau du système sanitaire ? À cause de toi seul on peut plus respirer, y a quoi même ? Han ? Y a quoi ? Mais qu’est ce qui se passe dans mon pays au juste ? À cause d’un DG licencié on dit que y a crise ! Ou est crise là ? Montrez moi ! Mais dégager vite ce zozo de la cameg on va respirer un peu.

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    • Le 22 octobre 2016 à 16:14, par Neekre En réponse à : Crise à la CAMEG : Pour le directeur général Chrysostome Kadéba, le ministère de la santé et ses partenaires doivent exploiter tout le potentiel de la centrale

      Mr "Je veux comprendre", il n’y a pas de place dans ce forum pour les émotions. Au contraire, il faut argumenter. C’est trop facile de dire que le Mr a été remplacé sans qu’on ne puisse pas démontrer ce qui lui est reproché et si son remplacement est fait dans les règles de l’art. C’est cette dernière question qui est entre les mains de la Justice. Indépendamment des colorations politiques, le Burkina Faso doit se former un groupe d’élites dont le critère d’appartenance doit être la compétence et la probité. Je suis sur que Dr Kadeba ne mourra pas de faim s’il n’est pas à la CAMEG, mais il y va de son honneur que les choses soient claires, puisqu’on parle de "nebuleuse mafieuse". A Dr Kadeba, je dis, ne lâche pas le morceau, va jusqu’au bout. Nous sommes en 2016 et pas en 1990 ! Megd alors !

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  • Le 22 octobre 2016 à 14:43, par Posseidon En réponse à : Crise à la CAMEG : Pour le directeur général Chrysostome Kadéba, le ministère de la santé et ses partenaires doivent exploiter tout le potentiel de la centrale

    Monsieur le DG sortant le règlement intérieur de la CAMEG impose que les administrateurs représentant l’Etat au conseil d’administration sont nommés par décret pris en conseil des ministres. Aucun administrateur dans le CA sortant ne l’a été. Les statuts imposent que le poste de DG soit ouvert à concurrence par un appel public à candidature votre contrat à été renouvelé pour 3 ans sans appel à candidature. Pire ce renouvellement à été décidé dans un point de divers d’une session extraordinaire du CA. Pourtant la loi impose aucun contrat à durée déterminée d’un burkinabé ne peut excéder 2 ans.
    Monsieur le DG sortant vous dites je cite ". A chaque fin de mandat Mme la Présidente du comité de supervision adressait à chaque structure membre du CA une correspondance pour les informer de la fin du mandat de leurs administrateurs et leur demander le renouvellement. Cela a été effectif en 2001, 2004, 2007, 2011 et 2014." Cependant vous oubliez de dire que depuis février 2015 ce comité de supervision ne fonctionnait pas. Remerciez plutôt ce jeune ministre de la Santé d’avoir travailler à mettre en place cet important Organe statutaire.
    Monsieur le DG sortant le nouveau PCA Konfe tire sa légitimité d’un decret pris en conseil des ministres, qu’en est il de Bocar Kouyaté ?
    Monsieur le DG sortant, le CA de la Cameg vous a licencié, la seule chose intelligente à faire c’est d’aller devant l’inspection du travail.
    Monsieur le DG sortant pourquoi refusez vous l’alternance ? Que nous cachez vous ? Quels ristournes attendez vous ?

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  • Le 22 octobre 2016 à 17:04, par Casi En réponse à : Crise à la CAMEG : Pour le directeur général Chrysostome Kadéba, le ministère de la santé et ses partenaires doivent exploiter tout le potentiel de la centrale

    Je tiens à preciser que cet document est faux.Le DG a été obligé de faire ramener des dizaines de remorques de produits non utiles pour bourrer les magasins que les journalistes on visités.Et la situation qu’il a transmit date de fin aout.

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  • Le 22 octobre 2016 à 17:46, par Posseidon En réponse à : Crise à la CAMEG : Pour le directeur général Chrysostome Kadéba, le ministère de la santé et ses partenaires doivent exploiter tout le potentiel de la centrale

    Monsieur le DG sortant le règlement intérieur de la CAMEG imposent que les administrateurs représentant l’Etat au conseil d’administration sont nommés par décret pris en conseil des ministres. Aucun administrateur dans le CA sortant ne l’a été. Les statuts imposent que le poste de DG soit ouvert à concurrence par un appel public à candidature votre contrat à été renouvelé pour 3 ans sans appel à candidature. Pire ce renouvellement à été décidé dans un point de divers d’une session extraordinaire du CA. Pourtant la loi impose aucun contrat à durée déterminée d’un burkinabé ne peut excéder 2 ans.
    Monsieur le DG sortant vous dites je cite ". A chaque fin de mandat Mme la Présidente du comité de supervision adressait à chaque structure membre du CA une correspondance pour les informer de la fin du mandat de leurs administrateurs et leur demander le renouvellement. Cela a été effectif en 2001, 2004, 2007, 2011 et 2014." Cependant vous oubliez de dire que depuis février 2015 ce comité de supervision ne fonctionnait pas. Remerciez plutôt ce jeune ministre de la Santé d’avoir travailler à mettre en place cet important Organe statutaire.
    Monsieur le DG sortant le nouveau PCA Konfe tire sa légitimité d’un decret pris en conseil des ministres, qu’en est il de Bocar Kouyaté ?
    Monsieur le DG sortant, le CA de la Cameg vous a licencié, la seule chose intelligente à faire c’est d’aller devant l’inspection du travail.
    Monsieur le DG sortant pourquoi refusez vous l’alternance ? Que nous cachez vous ? Quels ristournes attendez vous ?

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  • Le 22 octobre 2016 à 22:54, par Sidpawalemdé Sebgo En réponse à : Crise à la CAMEG : Pour le directeur général Chrysostome Kadéba, le ministère de la santé et ses partenaires doivent exploiter tout le potentiel de la centrale

    Hum... Visiblement, certaines chapelles craignent le dénouement judiciaire des procès concernant la CAMEG et se sont fixés un nouvel objectif : Emmener le DG Kadéba à la démission. Sans connaitre le DG, je crois que c’est peine perdue et voila pourquoi :

    1°) Les appels à la démission sont généralement accompagnés d’injures et de menaces. Si ce monsieur était aussi facile à intimider, il se serait plié depuis la fameuse "lettre" du ministre qui transformait son contrat de 3 ans en intérim de 3 mois. On lui prête des soutiens "politiques", on se demande quel soutien peut être plus "lourd" que ceux du président, du premier ministre, de président de l’assemblée nationale et du ministre d’état du MATDS dont bénéficie visiblement le ministre de la santé ?

    2°) Des insinuations de mauvaise gestion, de détournements et autres ont été avancés. Démissionner c’est non seulement laisser penser qu’il y a un début de vérité, mais c’est permettre au "nouveau DG" de manipuler les documents et les finances pour faire dire ce qu’on veut. Non seulement il doit défendre son honneur, mais il y va de la suite de sa carrière, on ne trouve pas facilement un autre emploi avec une réputation d’incompétence et de malhonnêteté. Même si au final il doit démissionner, ce n’est donc pas (encore) le moment.

    3°) Nous devons aux "œuvres" du ministre de la santé d’avoir deux CA et deux PCA, jusqu’à ce que la justice tranche ou que la situation se décante autrement. A qui le DG devrait-il adresser sa démission ?

    4°) Comme le répètent à souhait ses adversaires, le DG a un salaire confortable ( et ça leur fait mal !). S’il quitte le poste, et en supposant qu’il reste à la CAMEG comme simple agent, il gagnerait 8 à 10 fois moins. De plus, s’il envisage de quitter la CAMEG de gré ou de force, il a besoin de temps pour se trouver un point de chute. Pourquoi donc se précipiterait-il, surtout que l’issue de la plupart des procédures judiciaires est prévue dans les semaines à venir ?

    5°) M. Kadéba a été nommé DG pour 3 ans à l’unanimité des 11 membres du conseil d’administration. Sous la transition, il a été nommé sur proposition du personnel. Il sait donc qu’il a la confiance des partenaires, le personnel, les représentants de l’état, les consommateurs de médicaments et les partenaires techniques et financiers. Celui que le personnel, les syndicats, la justice et la majorité de l’opinion publique juge responsable des troubles, c’est le ministre et ses "nouveaux CA et DG". Pourquoi alors devrait-il se sentir de trop ? Les résultats de la CAMEG sous sa direction ont crevé le plafond, pourquoi devrait-il se sentir incompétent, ou une source de blocage ? Celui qui ne veut plus de lui, le ministre, l’a déjà traité (sans preuves) de voleur et un procès l’attend pour faux et usage de faux. De quoi donc devrait-il encore avoir "peur" comme problèmes pour démissionner ?

    Donc, les "grenadiers-voltigeurs", grands mercenaires-commandos du Web qui crient à la démission, économisez vos écrits, vous n’obtiendrez pas ce que vous voulez. Que les procédures aillent à leur terme, et qu’on sache qui est qui et qui a fait ou n’a pas fait quoi. Après tout cela, afin de permettre la mise en œuvre du recrutement sur test (auquel il pourra participer s’il ne vise pas mieux), il pourra alors démissionner. De toutes façons, vos gens là ne connaissent pas la honte, alors une honte de plus ou de moins ne leur fera rien, ou bien ?

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  • Le 23 octobre 2016 à 09:24, par Idriss En réponse à : Crise à la CAMEG : Pour le directeur général Chrysostome Kadéba, le ministère de la santé et ses partenaires doivent exploiter tout le potentiel de la centrale

    C’est une tautologie que de dire que la CAMEG est une boite qui marche bien ; tout le monde le savait avant même ces sorties et autres chiffres du ministre et de ces DG (ancien ou nouveau, peu importe). Si la CAMEG est devenue un tel point de discorde ce n’est évidemment pas parce que les camps en présence cherchent à mieux la faire tourner car elle est depuis longtemps déjà une structure de référence dans la sous-région.
    La CAMEG est donc une boite à gros sous et quiconque se souvient du passé de l’actuel président du parlement sait qu’au cours de sa carrière de ministre d’Etat, il est passé d’un ministère à l’autre en fonction de l’importance des projets et programmes que lesdits ministères avaient à gérer. Ne nous étonnons donc pas qu’une boite aussi "juteuse" intéresse notre Salif national et "son" ministre de la santé.
    Notons qu’ils ne sont pas les seuls à être obnubilés par l’envie de se tenir le plus près du plat car sinon, on n’assisterait pas à cette rixe lamentable entre "nouveau" et "ancien" DG quand on sait la manière dont "l’ancien" a accédé au poste qu’il refuse d’abandonner. Si j’étais de ceux que ce dernier écoutait, je lui dirais de s’en aller maintenant car, au moins, il pourrait paraitre comme une victime de plus de l’ogre Salif et bénéficier ainsi de la sympathie d’une partie de l’opinion.
    Mais mieux qu’une boite à gros sous, la CAMEG tient une place importante dans le quotidien des populations pour l’accès qu’elle garantit aux médicaments à coût modéré. Cela, cependant, semble être le dernier des soucis de ces sieurs qui font penser à la fable de La Fontaine (Les voleurs et l’âne). A ceci près que le sort de ces deux voleurs risque fort d’être de loin enviable au leur si la situation se dégradait davantage et conduisait à une rupture des médicaments si chers à la santé tant physique qu’économique des populations. Alors si vous êtes aussi malins que forts messieurs des deux camps, prenez garde à ne pas vous mettre les populations à dos.

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