Nous sommes le  
LeFaso.net, l'actualité Burkinabé sur le net
Proverbe du Jour : «Les gens sollicitent vos critiques, mais ils ne désirent sеulеmеnt quе dеs lοuаngеs. » William Somerset Maugham

Portrait : Boureima Badini, ministre de la Justice, Garde des Sceaux

Accueil > Actualités > Portraits • • jeudi 14 avril 2005 à 00h00min

Magistrat de formation et féru de football devant l’Eternel, Boureima Badini est un homme qui ne s’embarrasse pas de fioritures quand il parle. La langue de bois, ce n’est pas son fort. Le verbe rapide, il parle comme il pense, sans toujours s’entourer de précautions politiques ou politiciennes.

Bref, c’est un homme qui ne manque pas de sincérité et que les lourdes charges politiques ont surpris, comme savent le faire les humeurs du destin. Trapu et bien sur ses deux pieds, Badini gère l’un des plus difficiles départements ministériels de la République.

C’est une patate chaude qu’il a constamment entre les mains, et il peut se féliciter de ne s’être pas jusqu’à présent brûlé les doigts. L’un de ses plus grands mérites, c’est d’avoir créé au sein même du ministère une structure de lutte contre la corruption, même s’il n’est pas évident qu’on puisse un jour, en mesurer l’efficacité.

Homme de contact, on dit de ce fils du Yatenga qu’il est fidèle en amitié et on rappelle volontiers que c’est l’un des très rares ministres du gouvernement, qui ne change pas de numéro de cellulaire tous les trois mois. Son numéro de portable est resté le même que celui qu’il avait depuis le temps où il était Directeur général de la CNSS. C’est un ancien CDR apaisé et assagi, attaché aux valeurs cardinales de la loyauté et du devoir bien accompli.

Sans grande ambition politique, il ne se sent pas concerné par les querelles de leadership. C’est plutôt un homme particulièrement à l’aise face à tout thème touchant au football. C’est une passion qui lui colle à la peau depuis le lycée et ses condisciples se souviennent de lui comme d’un footballeur très au-dessus de la moyenne.

Homme de principe, il renie très difficilement ses engagements et on comprend aisément que, sans jouer les cassandres, il ait claqué sans appel la porte de la FBF, quelques mois seulement après sa brillante élection à la tête de cette super-structure footballistique.

Le Pays

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?
Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

 Articles de la même rubrique
Humour : Abdoul Aziz Kéré, un web comédien made in Burkina
Roger NIKIEMA, Directeur de la Radio Salankoloto : Le parcours d’un pionnier du journalisme au Burkina Faso
Salimata MANDE (Mandy’S) : « La mode représente un marché considérable en Afrique »
Mode : Le styliste Saint Laurent sur les traces de François 1er
Filière avicole : Moablaou, la poule aux œufs d’or d’Abou Simbel Ouattara
Entreprenariat : Fadilatou Kaboré, une femme qui « mange » dans la pomme de terre
Yacouba Sawadogo, prix Nobel alternatif 2018 : « Je suis disposé à transmettre mon savoir-faire »
Député Tini Bonzi : « Le serpent a mordu l’UPC au talon ; nous allons lui écraser la tête »
Bernadette Gansonré : Un modèle de réussite dans la haute couture
Politique : Lona Charles Ouattara, le « déconstructeur » du mythe Sankara
Assemblée nationale : Abdoulaye Ouédraogo, le premier député sous-officier subalterne
Artisanat : Malick Zoungrana, l’homme qui transforme les pneus en objets d’art
  Newsletter

Chaque matin, recevez gratuitement toute l'actualité du jour par mail. Inscrivez-vous à la newsletter



LeFaso.net
LeFaso.net © 2003-2019 LeFaso.net ne saurait être tenu responsable des contenus "articles" provenant des sites externes partenaires.
Droits de reproduction et de diffusion réservés