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TIC et collectivités territoriales : Le réseau e-Atlas FAO milite pour plus de présence des communes sur Internet

Accueil > Actualités > Multimédia • • mercredi 27 novembre 2013 à 23h36min
TIC et collectivités territoriales : Le réseau e-Atlas FAO milite pour plus de présence des communes sur Internet

Après Dakar en 2006, Bamako en 2009 et Cotonou en 2011, Ouagadougou a accueilli les 4es rencontres e-Atlas Francophone de Afrique de l’Ouest du 25 au 27 novembre 2013. Chercheurs, acteurs des collectivités locales, partenaires de la coopération décentralisée… ont échangé, 72 heures durant, autour du thème « former les acteurs locaux des sociétés africaines de l’information ». Communications en plénière et ateliers parallèles ont constitué le menu de cette rencontre.

Enseignants-chercheurs, étudiants, maires des communes rurales et urbaines, partenaires de la coopération décentralisée…, ils étaient nombreux à prendre part aux 4es rencontres eAtlas Francophone Afrique de l’Ouest (e-Atlas FAO). Ces rencontres se sont tenues dans la capitale burkinabè. Les travaux se sont déroulés simultanément à la Maison des savoirs de la commune de Ouagadougou et l’institut Français. Et cette année, la réflexion était orientée vers la formation des acteurs des collectivités territoriales, à travers le thème «  former les acteurs locaux des sociétés africaines de l’information  ». L’objectif est de favoriser l’appropriation des TIC par les communautés locales, et faire des TIC de véritables outils de développement des communes. Et, « lorsque l’on parle de l’utilisation des systèmes d’information géographique, de la mise en place de sites web… ça demande une formation des acteurs », soutient Olivier Sagna, le secrétaire général de e-Atlas FAO. D’où le choix du rendez-vous de Ouagadougou.

Ces trois jours d’échanges ont permis de se pencher sur l’orientation et l’action des chercheurs, l’appropriation des TIC par les collectivités locales à travers la formation, et les échanges entre les acteurs de la coopération décentralisée sud-sud et nord-sud. « Nous attendons beaucoup des contributions des uns et des autres  », a précisé à l’entame Sylvestre Ouédraogo, enseignant-chercheur à l’université de Ouaga II, et membre de e-Atlas FAO et membre du comité national d’organisation.

Les communes burkinabè quasi absentes sur Internet

e-Atlas FAO 2013, c’est 12 ateliers et des communications. Le second panel portait sur l’état des lieux de la diffusion des usages des TIC en contextes africains. Mamadou Sembène a fait un état des lieux de la diffusion des TIC dans les collectivités locales burkinabè. Dr Cyriaque Paré, quant à lui, a présenté « les expériences des communes rurales burkinabè sur le net à travers une étude de leurs sites web  ». De ces deux communications, il ressort que les communes burkinabè sont très peu présentes sur Internet. Sur plus de 350 communes, moins d’une dizaine disposerait d’un site web. Pire, à peine trois communes assurerait la mise à jour régulière de leur site. « Aucune des communes ne publie de formulaire sur son site  ». Les contenus locaux n’existent presque pas. L’administration électronique est donc loin d’être une réalité pour nos communes.

Les communes burkinabè connaissent un véritable problème d’utilisation de la plateforme web. Les sites web de communes ne sont pas nombreux, ceux existant ne sont pas à jour et sont mal entretenus. C’est plutôt sur Wikipédia que l’on retrouverait les informations les plus intéressantes sur les communes du Burkina. Aussi des sites web officieux existent avec des contenus intéressants. Il y a parfois de « bonnes initiatives, mais qui ne résistent pas au temps », soutient Dr Paré. Pourtant, l’appropriation des nouvelles technologies de la communication par les autorités municipales pourraient être salutaire pour les communes burkinabè. Ne serait-ce que par les partenariats qui pourraient naître grâce à la présence sur le net.

Les acquis du réseau e-Atlas FAO

eAtlas francophone Afrique de l’Ouest est une plateforme d’échanges sur les bonnes pratiques dans l’utilisation des TIC par les collectivités territoriales. Ce réseau multi-acteurs organise, depuis 2006, des rencontres réunissant des universitaires, des acteurs du développement local (maires, présidents de région, responsables de communautés rurales), des acteurs de la fonction publique territoriale (secrétaires généraux de province ou de région…), des ONG impliquées dans le développement local et des organisations communautaires de base.

Depuis les premières rencontres organisées à Dakar en 2006, Bamako en 2009, Cotonou en 2011, le réseau e-Atlas FAO a engrangé des acquis notables. A commencer par la création et le renforcement du réseau. « A chaque fois que nous organisons ces rencontres dans un pays, c’est un moyen pour le réseau de se renforcer, soit à travers des universitaires de ces pays, soit avec d’autres acteurs. A chacune de ces rencontres également, il y a de nouvelles coopérations décentralisées françaises qui ont des actions de coopération décentralisée autour des TIC qui rejoignent le réseau. On voit aussi des partenaires institutionnels susceptibles d’appuyer le réseau qui viennent se joindre à nous. Nous étions à Cotonou, il y a eu le PDM (Programme de développement municipal), l’organisme qui intervient à l’échelle globale de l’Afrique qui s’est joint aux rencontres. Ici à Ouagadougou, il y a l’Agence française de développement (AFD) qui a manifesté un intérêt pour ce que nous faisons  », soutient Olivier Sagna, le secrétaire général du réseau.

Les acquis d’e-Atlas, c’est aussi et surtout la formation. Beaucoup d’acteurs des collectivités ont été formés, soit au niveau local, soit en France dans des collectivités. Des étudiants africains ont également pu suivre des formations de Master, voire de doctorat autour des problématiques de l’appropriation des TIC par les acteurs du développement local.

Moussa Diallo

Faso-tic.net

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