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Personnel des mosquées : Propositions pour une prise en charge

Accueil > Actualités > Opinions • • mardi 4 décembre 2007 à 11h17min

L’intérêt suscité à la lecture de l’article sur la prise en charge du personnel des mosquées, paru dans notre édition du 27 août 2007, a commandé à certains fidèle d’interroger son auteur. Ci-après Pr Bouboucari Tamboura, puisque c’est de lui qu’il s’agit, apporte sa lumière.

Suite à la publication dans l’Observateur paalga n°6956 du lundi 27/08/2007 de la lettre ouverte adressée aux musulmans sur la question de la prise en charge du personnel des mosquées, de nombreux lecteurs (musulmans et chrétiens) m’ont appelé qui pour me féliciter et m’encourager qui pour faire des propositions qui pour demander des éclaircissements sur les contours et les aspects pratique d’une telle entreprise...

Nous voudrions, une fois de plus solliciter les’ colonnes de votre journal pour répondre à ces préoccupations et interrogations de ces fidèles lecteurs.

Vérité et science ne connaissent pas de frontières ni de nationalités

Nous remercions très chaleureusement les responsables des grands quotidiens que sont l’Observateur paalga et "Le Pays".

Nous exprimons notre reconnaissance également aux lecteurs qui nous ont contacté (au numéro 76 67 29 40) pour traduire leurs préoccupations sur le problème que nous avons abondé à savoir la situation matérielle et financière combien difficile voire critique des mosquées et de leur personnel (Imam. maître coranique, muezzin et gardien).

Les nombreuses questions que nous avons enregistrées tournent autour des points suivants :

1) Comment se fera la contribution de celui qui fréquente plusieurs mosquées ? 2) Quel pourcentage accordé à chacun de ces personnels ? 3) pourrait-on éviter les querelles de clocher autour de cette manne ? 4) Ne faut- il pas concevoir une prise en charge à l’échelle nationale ? 5) Et si on convoquait un forum ou une conférence nationale des musulmans sur la question ? Les réponses à ces interrogations sont évidentes et pour cause !

Quand on veut on peut

Lorsqu’on veut réellement réussir ou servir on peut y arriver pour peu qu’on y mette les moyens dont on dispose et le sérieux que cela requiert. Ainsi on retiendra : 1) celui qui fréquente 2 ou 3 mosquées (domicile, service), il lui suffit de fractionner (diviser) sa contribution mensuelle en fonction du nombre de mosquées (par exemple : 1000 donne environs 300F par mosquées et cela sans honte car en matière de religion et n’y a pas honte, ni d’orgueil ni de peur).

2) Sur le pourcentage ou grille de répartition : un comité de gestion comprenant deux fonctionnaires, 2 commerçants et un vieux sage (comme conseiller) sera mis en place dans chaque mosquée pour la gestion matérielle et financière. Comme grille indicative, on peut proposer celle-ci : sur chaque billet de 5000 F, on attribuera 2000F à l’imam, 1500F au maître coranique, 1000F au muezzin et 500 F au gardien de la mosquée.

3) Sur les risques de dérapage, de querelles ou d’affrontements : le COGES y veillera en ouvrant un registre des contributions, un compte bancaire ou dans les caisses populaires et prendra en main toutes les opérations financières et matérielles (perception, dépôt, retrait, paye....).

4) Organisation à l’échelle nationale : cette suggestion a été faite par un frère depuis Addis-Abeba (en Ethiopie). Nous y souscrivons à travers le schéma suivant :
ouverture d’un compte trésor (pour les fonctionnaires) et d’un compte bancaire l’endroit des commerçants et autres salariés).

On demandera ainsi aux fonctionnaires d’accepter une souscription (une coupure) de 1000 F dès la source (au Trésor) et aux autres un versement mensuel du même montant ou plus.

Ainsi, selon nos calculs théoriques si la moitié des fonctionnaires et des commerçants musulmans consentent un tel sacrifice (mineur il faut le dire) on pourrait réunir chaque mois aux bas mot 30-à 40 millions soit autour de 300 à 400 millions par an sinon même un demi milliard (500 millions) par an.

Avec un tel budget on affectera les 2/3 (soit environ 20 millions) pour la prise en charge de plus de 400 personnels mosquées soit près de 10 personnels par province à savoir 3 de chaque congrégation religieuse ; Tidjaniya, communautés musulmanes et sunnites (wahabites).

Le 1/3 restant (près de 10 â 20 millions par mois) servira â la réalisation d’infrastructures et d’œuvres socio-économiques au profit de la communauté et de la nation : établissements primaires, secondaires (avec internat) islamiques, des établissements médicaux (dispensaire, maternités, orphelinat islamiques) appui budgétaire (financier et matériel) aux structure islamiques (CERFI, AEEMB, communautés musulmanes, wahabites, tidjaniya ...) aux médias (journaux , radio...), des bourses d’études pour les élèves et étudiants musulmans, inscription de jeunes diplômés musulmans aux écoles de formation (ENEP. Santé...) abonnement des mosquées aux différents journaux, installations téléphonique, électrique des mosquées en difficulté...

5) La convocation d’un forum ou d’une conférence nationale : c’est justement l’idéal, seulement, ce sera coûteux et source de tensions et de contradiction stériles. En attendant, en lieu et place, on pourrait convoquer une Assemblée générale (AG) des fidèles musulmans intéressés (travailleurs, commerçants, sympathisants et bonnes volontés) à la CBC à Ouagadougou ou à Bobo -Dioulasso.

A l’issue des débats, un comité de pilotage sera élu avec pour mission d’ouvrir un local (un siège) dans les plus brefs délais à Ouagadougou et à Bobo-Dioulasso et tracer le schéma d’application et de mise en œuvre des décisions de la dite Assemblée Générale avec un compte rendu mensuel affiché au siège et publié dans les journaux.

Est-ce Que cela est impossible aux musulmans ? Que coûte un billet de 1 000 F parfois pour un fonctionnaire ou un commerçant ?

Enfin, à la place de PDG des sociétés de transport STMB, STAF, SOGEBAF, TSR etc., j’accorderai 10 à 20 places par. jour gratuitement aux autorités religieuses (musulmanes et chrétiennes), aux journalistes pour parcourir le pays prêcher, sensibiliser, informer, éduquer les citoyens pour leur bien-être et pour « le progrès national ». De toute façon, le chemin est suivra celui qui voudra et rendez-vous tôt ou tard devant l’Eternel Dieu.

Pr Bouboucari Tamboura

L’Observateur

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