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Suspension de l’exportation des produits vivriers de Côte d’Ivoire : Des commerçants burkinabè souhaitent le rétablissement de la situation

Publié le mardi 6 février 2024 à 22h20min

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Suspension de l’exportation des produits vivriers de Côte d’Ivoire : Des commerçants burkinabè souhaitent le rétablissement de la situation

La suspension de l’exportation des produits vivriers de la Côte d’Ivoire (attieké, manioc, bananes plantains, piment…) en janvier 2024 prive les pays voisins comme le Burkina Faso, d’une partie de leur approvisionnement. Quelques jours après la prise de cette décision, des commerçants font grise mine à Ouagadougou.

Il est 9h30 mn à la gare routière Sitarail. Ce lieu, autrefois mouvementé, ne grouille pas de monde. Les commerçants qui sont encore aux alentours des lieux essaient de faire preuve de résilience, mais ils ne sont pas manifestement au bout de leur peine. Une mauvaise nouvelle refroidit davantage leurs ardeurs, alors que leurs affaires ne tournent déjà pas rond. La Côte d’Ivoire, dans un communiqué, a décidé de la suspension de l’exportation des produits vivriers pendant six mois pour « assurer la sécurité alimentaire de la population ». Une situation à laquelle les commerçants burkinabè sont impuissants. Ils sont d’ailleurs peu à vouloir se prononcer sur cette question. Assise au milieu de son étal, un sac banane autour de la taille, voile rose couvrant la tête et vêtue d’une robe longue fleurie, Nadège Ouoba (nom d’emprunt) cache difficilement son irritation.

« C’est avec un pincement au cœur que j’ai appris la nouvelle », se désole cette commerçante, qui vit principalement de la vente de l’attieké et de la pâte du manioc depuis une trentaine d’années. Ici, les commerçantes interpellent directement les éventuels clients, le but étant d’en attirer le maximum vers leurs étals. La concurrence est rude. Interrogée sur la vente de ses marchandises, Assétou Doukouré, une autre commerçante, lâche de manière désintéressée : « Depuis ce matin, je me tourne les pouces. Il n’y a pas de clientèle. Les rares personnes qui viennent devant nos échoppes se plaignent du prix de nos marchandises. Cette situation est indépendante de notre volonté. Si je prends l’exemple de la pâte de manioc, le sac qui était vendu à 15 000 francs CFA avoisine, de nos jours, 40 000 francs CFA. On fait le commerce pour avoir des bénéfices et non pour perdre. Je crains de ne pas pouvoir écouler les marchandises à ce rythme. Pourtant, elles sont périssables ». Elle souhaite un rétablissement rapide de la situation pour le déroulement normal de leurs activités.

Le client devant l’étal

Noufou Singa est le président des importateurs de pâte de manioc du Burkina. Il nous a reçu dans son bureau, sis au quartier Tampouy. Une visite guidée a permis de toucher du doigt l’impact de cette restriction sur son business. Le constat est amer : un entrepôt presque vide. On pouvait également voir quelques vieux sacs de pâte de manioc en mauvais état rangés dans un coin. Des échanges, on apprend que 15 camions transportant des marchandises sont bloqués à Niangoloko depuis l’annonce de la décision du gouvernement ivoirien. « L’impact est très énorme, vu l’importance des marchandises qui quittaient la Côte d’Ivoire pour le Burkina Faso. Le chargement d’un camion est estimé à environ 17 millions de francs CFA. Personnellement, j’ai un changement au niveau de Saïoua, dans la région du Haut-Sassandra. Tout est bloqué », confie-t-il. Afin de satisfaire la demande, le Ghana s’est avéré une destination de choix pour les commerçants, malgré la barrière linguistique. Ce pays dispose d’une stabilité politique et d’une bonne croissance économique. Les effets pervers peuvent être atténués à court terme par l’offre intérieure.

Le président des importateurs de pâte de manioc du Burkina partage cette assertion. « Nous allons revoir au plan national comment nous allons travailler pour renforcer la production du manioc. D’ores et déjà, les producteurs ont besoin de l’accompagnement de l’Etat. Car dans toutes les zones, on peut produire le manioc et même les dérivés du manioc », affirme M. Singa. Du reste, des producteurs issus des localités comme Orodara et Bobo Dioulasso, font déjà des merveilles même s’ils peinent toujours à couvrir la demande nationale. Ce secteur d’activités est pourvoyeur d’emplois. Il contribue également au développement de l’économie. À Ouagadougou, on dénombre plus de 800 unités de transformation. Chaque responsable d’unité emploie entre 50 et 60 personnes, des femmes en majorité.

Le président des importateurs de pâte de manioc du Burkina, Noufou Sila

Abel Somé, un fervent défenseur du consommons burkinabè, se veut optimiste. « C’est à l’Etat de booster la production agricole nationale, en organisant les producteurs en coopératives pour chaque spéculation agricole à fort potentiel industriel. Il faut s’inspirer de l’organisation des producteurs de coton. Doter chaque coopérative d’un bon tracteur (remboursable). Ce n’est pas la mer à boire pour l’Etat. J’aurai aimé qu’on spécialise les régions pour les grandes spéculations qui ont une grande demande et mettre les moyens qu’il faut », recommande ce fonctionnaire.

Pour lui, il serait utopique de croire qu’on peut opérer une révolution industrielle durable sans une bonne révolution agricole. « Citez trois productions agricoles au Burkina Faso qui peuvent faire tourner une usine sérieuse en 52 semaines d’affilée sans créer une autre crise alimentaire parallèle ? Ça aussi ça doit être une des priorités du programme de l’actionnariat populaire, l’APEC ». Il demande également, aux hommes d’affaires de s’investir dans le domaine de l’agroalimentaire en transformant les produits agricoles, mais aussi en organisant en amont leurs sources d’approvisionnement en matière première (c’est-à-dire les producteurs) en leur octroyant des prêts agricoles par exemple. Car, dit-il, on demande trop à l’Etat de faire des choses qui ne relèvent pas de ses prérogatives. Le rôle de l’Etat, selon lui, est de créer un environnement propice à l’investissement. Le reste revient aux hommes d’affaires, à savoir la création des industries lourdes à très forte valeur ajoutée.

Il va plus loin dans ses propos en disant : « Il y a des gens qui ont de l’argent dans ce pays. Mais, ils préfèrent investir dans d’autres domaines comme l’importation des produits de la Chine pour se faire de l’argent rapide mais qui, dans le fond, mettent le pays en retard. Quelqu’un qui cultive du piment pour vendre au village est plus utile au pays que ceux qui mobilisent des milliards du Burkina pour aller financer l’industrie et l’agriculture d’autres pays (comme la Chine, Taïwan, Viêtnam ...) à travers les importations des produits divers ».

De l’avis de Abel Somé, un fonctionnaire, « il faut une bonne révolution agricole au Burkina Faso »

Pour ce qui concerne les graines de palme, rappelle-t-il, la Côte d’Ivoire demeure le premier pays pourvoyeur au Burkina Faso. On peut également changer cette donne. Des zones favorables comme l’Ouest (Bobo-Dioulasso, Banfora, et Orodara) existent. « Pour le moment on ne peut pas se passer des graines de la Côte d’Ivoire, parce que notre production nationale ne couvre pas la demande du marché national. Du coup, ça créé une flambée des prix ». Il a, de ce fait, plaidé pour un protectionnisme intelligent et progressif. « Il n’y a pas un seul pays au monde qui a pu se développer sans un minimum de conservatisme. Je suis pour le business, mais un business qui apporte un plus au pays. On peut se faire de l’argent tout en développant nos pays », a-t-il conclu.

Aïssata Laure G. Sidibé
Lefaso.net

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Vos commentaires

  • Le 6 février à 15:19, par hummmm En réponse à : Suspension de l’exportation des produits vivriers de Côte d’Ivoire : Des commerçants burkinabè souhaitent le rétablissement de la situation

    Quand on disait de ne pas interdire la sortie des cereales du Burkina Faso, beaucoup ne comprenaient pas. Nous sommes dans un espace Ouest Africain aux écologies et économies en tout cas agricole complémentaires ce qui fait qu’on se complète parfaitement. Je crois que le Burkina aussi bien que la cote d’ivoire doivent lever les interdictions de sortie de denrée de leur pays respectifs. Pour permettre le développement agricole il faut permettre aux producteurs de vendre sur les marches le plus rémunérateur que possible même si ceux ci sont sur des marchés étrangers. Cela d’autant qu’ils sont dépendant d’intrants comme l’engrais dont les prix ne peuvent être controlés par l’état

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  • Le 6 février à 16:34, par Kladjou En réponse à : Suspension de l’exportation des produits vivriers de Côte d’Ivoire : Des commerçants burkinabè souhaitent le rétablissement de la situation

    C’est une occasion pour produire davantage le manioc et faire notre attiéké qui a déjà été labellisé. J’ai vu l’attiéké local concurrencé par l’attiéké de Côte d’Ivoire à Orodara. C’est des parts de marchés à prendre par la production locale et nous devons en profiter pour produire plus de manioc et occuper le marché au lieu de se lamenter !

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  • Le 6 février à 16:50, par Citoyen ordinaire En réponse à : Suspension de l’exportation des produits vivriers de Côte d’Ivoire : Des commerçants burkinabè souhaitent le rétablissement de la situation

    Quand on pense que chaque décision prise est faite.pour punir les autres, c’est faux ! Voyez comment les commerçants ivoiriens sont entrain de pleurer car les stocks de denrées périssables sont entrain de pourrir là-bas ! C’est le prix à payer et chaque doit assumer et c’est tout !

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  • Le 6 février à 21:27, par Armel Coulibaly En réponse à : Suspension de l’exportation des produits vivriers de Côte d’Ivoire : Des commerçants burkinabè souhaitent le rétablissement de la situation

    Bonsoir ! Chers patriotes et amis de Faso net. Pour moi, cette fermeture ne doit en aucun cas, empêcher quelqu’un de vivre. Il faut s’adapter. Savoir vivre avec le temps. Si nous voulons notre dignité, cela devrait nous amener à adopter une vie à la Burkinabè. Je trouve que les gens se jettent très bas en voulant forcément vivre au dépend de l’autre qui te refuse.
    La plupart des idées avancées, montrent à tel enseigne nous sommes limités. C’est dommage.
    Quand chacun trébuche,il indexe le gouvernement. Non revoyons les choses d’une autre manière. L’importation que nous faisons doit nous amener à nous interroger. L’exemple qu’un citoyen a pris sur la culture du manioc dans les zones humides du pays est vraiment à saluer. Innovons et produisons pour ceux dont nous avons besoin.

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    • Le 7 février à 09:28, par Patrick Kibora En réponse à : Suspension de l’exportation des produits vivriers de Côte d’Ivoire : Des commerçants burkinabè souhaitent le rétablissement de la situation

      Mon frère Armel, il y a que les gens refusent de perdre les mauvaises habitudes. Ce qui donne du plaisir sadique à un renégat qui a renié son pays d’origine, non content d’avoir causé la mort de nombreux de ses compatriotes et à tristement s’illustrer chaque jour de plus en plus contre celui-ci. Si les gens avaient un peu de dignité, ils arrêteraient de pleurnicher parce qu’on dit qu’on ne va plus exporter de denrée alimentaire de la Cote d’Ivoire. Et après ? On a déjà vu quelqu’un mourir pour ne pas avoir mangé de l’atieké ou par allocorexie ? Tout ce qui se consomme en Côte d’Ivoire, on peut le produire ici au Burkina, y compris le cacao et la banane plantain. A quoi ça rime donc de toujours donner l’impression a un individu qui n’en vaut pas la peine qu’il vous puni et que vous devez ramper à ses pieds. A moins que ça ne soit des réclamations provoquées contre des espèces sonnantes et trébuchantes, car c’est ce qui est à la mode actuellement chez certains traitres à la nation. Nous aussi on a des denrées alimentaires dont la Cote d’Ivoire a besoin. Que chacun garde donc pour lui chez lui et fin de l’histoire. Le burkinabè ne veut jamais qu’on lui dise la vérité et ne veut pas apprendre de ses erreurs. Nous avons plein de terres cultivables ici et plein de périmètres irrigués pour les cultures, même de contre saison si on veut. Pourquoi vouloir toujours faire comme si c’est là-bas seulement qu’une graine semée pousse ? On a eu l’opération Bayiri qui devait nous avoir suffisamment enseignés. Au lieu de cela, nous retournons toujours dans les mêmes schémas risqués pour venir après chialer au moindre soubresaut. On a dit qu’un enfant ne retourne pas s’amuser dans la cour où il a été chicoté hier. Cette sagesse n’est pas valable pour certains de nos compatriotes qui retournent toujours se faire bastonner là ou ils avaient reçu une simple gifle la veille. Arrêtons de nous comporter comme des écervelés.

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  • Le 6 février à 22:32, par Jeunedame seret En réponse à : Suspension de l’exportation des produits vivriers de Côte d’Ivoire : Des commerçants burkinabè souhaitent le rétablissement de la situation

    Les consommateurs tristes un intant ; et les commerçants lamentent de douleur tous les jours. Vous augmentez du coup les prix des produits parce que vous avez appris cette nouvelle ; et en même temps vous pleurnichez . Il faut apprendre à vous adpter. C’est la patrie ou la mort.

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  • Le 7 février à 00:06, par Badra En réponse à : Suspension de l’exportation des produits vivriers de Côte d’Ivoire : Des commerçants burkinabè souhaitent le rétablissement de la situation

    L’ère de la consommation locale à sonné. Bagré Pôle voulu par le père de la Révolution Burkina à eu raison de ce projet. Au lieu de rester à pleurnicher chez le voisin, revenir occuper les parcelles de cultures à Bagré Pôle, au Noubiel et dans le Sissili serait mieux. On y cultive du tout : banane, cacao, ananas, banane plantain, riz du tout svp. Arrêtez de quémander.

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  • Le 7 février à 08:12, par Mohamed KONE En réponse à : Suspension de l’exportation des produits vivriers de Côte d’Ivoire : Des commerçants burkinabè souhaitent le rétablissement de la situation

    Tous ces produits vivriers se cultivent ou peuvent être cultivés ici au Burkina Faso. Il faut juste une bonne politique agricole et un bon accompagnement financier.
    La zone du Sud-ouest et de Centre-ouest sont propices à cultiver le manioc, le piment. Le CNRT a toutes les semences et autres adaptés à nos sols.
    Certaines situations doivent nous amener à compter sur nous-mêmes.

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  • Le 7 février à 08:54, par Tarawore En réponse à : Suspension de l’exportation des produits vivriers de Côte d’Ivoire : Des commerçants burkinabè souhaitent le rétablissement de la situation

    Il faut importer de l’AES. C’est nous qui sommes enclavés et nous aimons crier des slogans creux. Vous n’avez rien vu d’abord

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  • Le 7 février à 09:09, par Hamid.Tandia En réponse à : Suspension de l’exportation des produits vivriers de Côte d’Ivoire : Des commerçants burkinabè souhaitent le rétablissement de la situation

    Je suis totalement d accord avec les partisans de la grande production locale il faut compter sur soi même pour se nourrir, le burkina a beaucoup de terres riches cultivables. L,Etat doit mettre les grands moyens dans l,agriculture, il faut avoir la volonté de puissance agricole, je pense que avec le président IBRAHIM ça va arriver bientôt inchallah.

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  • Le 7 février à 09:40, par kwiliga En réponse à : Suspension de l’exportation des produits vivriers de Côte d’Ivoire : Des commerçants burkinabè souhaitent le rétablissement de la situation

    Je rejoins les internautes précédents, en affirmant que, sur la voie de notre souveraineté, il va falloir se serrer la ceinture ou, comme l’annonçait Kyelem, lors de la sortie de la CEDEAO, "faire encore davantage, preuve de courage et de résilience".
    Notre souveraineté, notre dignité, nos idéologies... notre orgueil, exigent de la souffrance !
    Bien entendu, comme tous les internautes précédents, je ne souffrirais pas.
    Bien calé dans la classe moyenne, financièrement à l’aise, propriétaire de ma maison, de mon véhicule, de mon ordinateur,... je risque seulement d’avoir à réduire certaines dépenses superflues.
    Par contre, je ne subirais ni la faim, ni l’absence d’eau potable, ne manquerais pas de médicaments,... et pourrais même continuer à me payer quelques extras.
    C’est donc à vous, pauvres et miséreux du pays, vous qui représentez ces millions de personnes qui ne sont jamais audibles, vous qui n’avez pas droit à la parole,... c’est donc à vous que le message de tous les internautes s’adresse : "pour la souveraineté, ou pour l’orgueil des autres, il va falloir souffrir", alors crevez la faim, buvez l’eau du caniveau, passez-vous de soins, mettez vos enfants aux feux rouges plutôt qu’à l’école, apprenez à mendier dans les soixante langues nationales,... et au final, mourrez, vous et vos enfants, mais s’il vous plait, faites le dignement, faites le en silence, pour ne pas déranger nos bonnes consciences, pour ne pas troubler nos IBéologiques convictions.
    Par avance, MERCI !

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  • Le 7 février à 09:48, par Abed Négo En réponse à : Suspension de l’exportation des produits vivriers de Côte d’Ivoire : Des commerçants burkinabè souhaitent le rétablissement de la situation

    Je suis désolé pour ces commerçants par ce que c’est dans ça ils vivent. Mais ils ne font pas un souhait intègre et juste. Pourquoi demander à l’autre pays de rétablir la situation ?
    Ce pays rétablira la situation au bon moment pour lui, car il ne l’a pas fait à l’encontre des commerçants Burkinabè, mais pour protéger sa propre population. Pourquoi voudriez vous qu’il expose sa population face à un risque de pénurie alimentaire pour votre profit ? Mais votre sécurité alimentaire ne relève pas de sa responsabilité. Je pense que, logiquement, la toute première démarche à entreprendre c’est de demander à votre gouvernement de vous aider ou vous accompagner dans la production de ces matières sur le sol Burkinabè, ce n’est pas impossible, mais seulement accepter le sacrifice à consentir. Pour des esprits patriotiques qui pensent à une certaine autosuffisance alimentaire pour leur pays, c’est même une belle occasion. Toutefois si ces commerçants n’ont pas le courage d’une telle initiative, alors, ce n’est pas encore fini pour eux, ils peuvent se tourner vers Orodara. Il y a déjà des producteurs d’atiéké qui n’auront qu’à augmenter leur production et se faire plus de flic.

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  • Le 7 février à 11:25, par Passakziri En réponse à : Suspension de l’exportation des produits vivriers de Côte d’Ivoire : Des commerçants burkinabè souhaitent le rétablissement de la situation

    On ne va pas redescendre sur terre ?
    le Burkina a interdit l’exportation de céréales : Est-ce que vous avez entendu un pays voisin se plaindre ? Alors où est le problème si la Côte d’ivoire fait comme le Burkina et l#inde l’ont fait avant elle ? Le gouvernement ivoirien prend les mésures qu’il estime favoriser le bien être de ses populations, il n’a pas besoin de l’avis ni d’un autre pays, encore moins de forumistes. le bien être des burkinabé incombe au gouvernement burkinabé.
    Au lieu de jaser comme dans un rêve en parlant d’accroître la production bla bla bla, descendez de vos chaises hautes des kiosques, déguerpissez les rond -points et mettez-vous au travail , parce que beaucoup des bras valides qui dandinent dans nos villes et campagnes sont des paresseux qui ne veulent pas travailler. Je ne dis pas cela pour insulter qui que ce soit, mais je me base sur ma propre expérience : Nous avons investi , avec d’autres proches dans la réalisation d’un forage équipé, le tout cloturé en province dans l’optique d’y faire naitre un verger et une aire de maraicheculture. Croyez-vous qu’il est facile de trouvez des jeunes intéressés par le travail ( remunéré ? ) Non. Il faut être chanceux pour trouver quelqu’un qui s’y interesse à peine. Or cet investissement , on ne l’a pas fait parce qu’on s’attend á y tirer des dividendes, mais plutôt parce que nous étions convaincus que cela aiderait au moins les proches à s’autosuffir, à avoir une alimentation équilibrée. Donc arrêtez de rêver qu#on peux multiplier la production par coup de bâton magique. Remuez vos glutéaux , changez les mentalités sinon le reste c’est de l’air chaud seulement.

    Passakziri

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  • Le 7 février à 15:26, par Nanukda En réponse à : Suspension de l’exportation des produits vivriers de Côte d’Ivoire : Des commerçants burkinabè souhaitent le rétablissement de la situation

    je suis de retour dans ce forum.
    A lire beaucoup d’internautes on a l’impression que l’analyse n’est pas achevée.
    L’interdiction peut-être tout a fait normale puisse que nous le faisons également (Burkina Faso et Mali) et très régulièrement depuis quelques années pour des raisons qui sont de garantir un accès facile à nos produits alimentaires par nos populations. La Côte d’Ivoire aussi a peut-être les mêmes raisons ! Mais ce qui est un peu sinique, est que lorsqu’on pousse la réflexion, on se rend compte qu’il ne s’agit pas de sanctionner directement les pays de destination mais de sanctionner les producteurs ! Et qui connait un peu la Côte D’ivoire sait que les principaux producteurs ou employés dans la production, ce sont des burk__bé ou ma__iens ! Ce seraient donc les principaux impactés dans cette décisions, et à quel fin cette décision politique ?! That is the question !

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  • Le 7 février à 16:39, par DOUGAN En réponse à : Suspension de l’exportation des produits vivriers de Côte d’Ivoire : Des commerçants burkinabè souhaitent le rétablissement de la situation

    Nous mangeons sans nous soucier d’où vient ce que nous mangeons ni de comment nos cultivateurs font pour produire tout ça.
    Voilà, ’’ bien fait pour certaines guelles’’.
    Au Burkina nous avons les possibilités, Un chercheur de l’INERA n’a t il pas montré comment produire le manioc pour l’atieke etc ? En rappel, au temps forts de la guerre en Côte d’Ivoire, des femme Burkinabè formée à Bobo faisaient de l’atieke. Bref.
    Si nos chercheurs trouvent mais que nous ne voulons pas développer, à qui la faute ?
    Dans tous les cas, les produits cités ne sont pas de première nécessité. Quand ça sera le maïs, nous pourront crier.
    Et puis, la côte d’ivoire refuse d’exporter par ce que la nourriture devient chère chez elle, nous aussi avons refusé d’exporter par ce qu’à cause du terrorisme, nous ne pouvions plus produire assez. Match nul.
    Que chacun reparte prendre un lopin de terre au village pour produire et nous atteindrons l’autosuffisance alimentaire.
    C’est pas vous qui bradez vos terre aux opérateurs immobilier pour avoir l’argent aller en côté d’ivoire ? N’gaw !

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  • Le 11 février à 13:30, par Mouka En réponse à : Suspension de l’exportation des produits vivriers de Côte d’Ivoire : Des commerçants burkinabè souhaitent le rétablissement de la situation

    On dit de descendre de vos longues chaises de kiosque et d’aller produire les garba, et les alloco que vous aimez tant.
    Aucun pays ne responsable de la souveraineté alimentaire du Burkina.
    Si nos pays ne sont capables de mettre en place des politiques agricoles pour alimenter leur population, n’en voulez pas a ceux qui le font

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