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Burkina/An 1 du MPSR2 : Que retenir à l’heure du bilan ?

Publié le vendredi 29 septembre 2023 à 11h30min

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Burkina/An 1 du MPSR2 : Que retenir à l’heure du bilan ?

Que se passe-t-il au pays des hommes intègres ? Après deux coups d’Etat en moins d’un an en 2022, les autorités du Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration (MPSR2) ont annoncé encore une tentative de coup d’Etat déjouée le 26 septembre 2023. Alors qu’en mi-septembre déjà il y a eu des arrestations concernant un complot contre le pouvoir. Ce qui fait deux tentatives en un mois.

Le pouvoir célèbre son premier anniversaire de prise du pouvoir pour mettre fin à la crise terroriste qui secoue le pays depuis 2015. Cet anniversaire doit nous amener à réfléchir tous sur l’avenir de notre pays ; nous lui devons cela. Le MPSR2 ne peut faire l’économie de cet exercice, notamment, de nous dire comment il a conduit le pays dans cette période trouble. Où il en est dans l’atteinte des objectifs qu’il s’est fixé : la reconquête du territoire, le retour des personnes déplacées dans leurs foyers et bien d’autres objectifs contenus dans la charte de la transition.

Avant que les voix autorisées se livrent à cet exercice de transparence et de redevabilité, quelques pistes se dégagent. En un an de l’action du MPSR2 quels ont été les points forts et les points faibles ? Que faut-il améliorer et consolider, que faut-il rectifier ?

On peut féliciter les autorités pour certaines décisions qui vont dans le sens de la reconquête du territoire.

Des points forts

La première, c’est d’avoir donné un élan formidable à la mobilisation populaire pour la lutte contre le terrorisme, par l’engagement des Volontaires pour la défense de la patrie(VDP). Les VDP ont été créés sous le régime du président Roch Marc Christian Kaboré, mais l’essor et l’engouement populaire sont venus avec le MPSR2, grâce au charisme du capitaine Ibrahim Traoré qui a su insuffler cette envie de se battre. Plus de 50 000 volontaires engagés dans le combat. Ce qu’il faut louer dans cette option dans la lutte contre le terrorisme, c’est d’avoir choisi de compter sur nos propres forces. C’est notre pays, c’est à nous de le défendre et non des forces militaires étrangères.

Cette forte décision et l’écho qu’elle a eu au sein de la population a emmené chacun à se dire que chacun à sa part à faire. Si on ne peut pas aller au front et porter le fusil, on peut aider à gagner la guerre par l’effort de paix en soutien à la prise en charge des volontaires. Il faut saluer le civisme de la population qui a accepté les taxes pour cela.

Pendant six à sept ans, on était en guerre sans le savoir, sans nous donner la peine d’y contribuer. Les Burkinabè des villes et des campagnes ont accepté de le faire pour leur pays, pour leur région, pour leur village. En plus des taxes, ils se cotisent pour aider les personnes déplacées internes. C’est grandios,e ce que l’on peut faire dans l’unité et l’amour. Cette leçon est très importante. Cela a été obtenu par la prise de conscience et la confiance qu’ont inspirée les jeunes capitaines.

Autre point positif découlant de celui de compter sur notre armée, nos populations dans la lutte contre le terrorisme, c’est le départ des troupes françaises de l’opération Sabre de notre sol. C’est une décision historique. Après l’échec de l’opération Barkhane, et tirant leçons de cette coopération militaire qui ne nous aidait pas à vaincre le mal, il fallait y mettre fin et c’est bien ainsi. Les troupes étrangères ne feront pas à notre place la défense de notre territoire.

Les autorités ont réussi aussi à fournir des armes comme les drones aux troupes combattantes en diversifiant les partenariats.

Le dernier point est la signature de la charte de l’Alliance des Etats du Sahel après le coup d’Etat au Niger qui a demandé le départ des troupes françaises de ce pays. Une alliance du Burkina, du Niger et du Mali dans la lutte contre les groupes terroristes est une bonne chose. Pas besoin d’être grand stratège pour comprendre qu’en travaillant ensemble les trois pays peuvent empêcher les groupes terroristes d’attaquer un pays et se replier dans l’autre.

Des efforts à faire

Le pouvoir a fait de belles choses et de moins belles. Concernant la reconquête du territoire, il n’y a pas de visibilité de l’action. Quelles sont les zones et les régions reconquises ? Il y a eu un arrêt sur la publication des indicateurs comme le décompte des personnes déplacées internes. Récemment le conseil des ministres du 20 septembre 2023 a annoncé le retour de 191 937 personnes déplacées internes chez elles. C’est bien mais l’information est incomplète. Quel est le nombre exact de personnes déplacées aujourd’hui ? Le mouvement de personnes déplacées s’est-il stoppé et mieux s’est-il inversé par un amorçage des retours ?

Si le MPSR1 avait une obsession monomaniaque à privilégier le retour de Blaise Compaoré au pays par la réconciliation, le MPSR2 aussi a les siennes qui ternissent son combat et peuvent nuire au succès de la lutte contre le terrorisme. Ces points faibles sont l’œuvre des conseillers toxiques et entrepreneurs politiques qui grenouillent autour des militaires au pouvoir et versent dans leur cœur le poison de la division et de la haine. Des Burkinabè présentent d’autres Burkinabè comme des apatrides, tout simplement parce qu’ils ne pensent pas comme eux. Des apprentis sorciers désignent des Burkinabè qui n’ont pas pris des armes contre le pays comme des ennemis, emmenant le pouvoir à perdre son énergie et sa concentration sur des faux ennemis, au profit des groupes terroristes.

Ainsi le pouvoir a pendant cette année mené une bataille sourde et ouverte contre la presse et les médias, chassant des journalistes, fermant des médias. Le gouvernement par le fait du prince s’attribuant les prérogatives du Conseil supérieur de la communication. Après la presse, la justice a aussi eu des accrocs avec le pouvoir avec la libération de la guérisseuse de Komsilga, Adja Larissa Nikiéma.

Cette ambiance de défiance du pouvoir envers la presse et la justice amplifiée par les pêcheurs en eaux troubles des réseaux sociaux donne au pays des airs que l’on ne lui connaissait plus, tant ils viennent de loin, d’un passé sombre que l’on croyait révolu. Surtout que ce pays s’est battu pendant de longues années et continue à le faire pour la vérité et la justice pour Norbert Zongo, un journaliste qui faisait son métier en enquêtant sur la mort du chauffeur du petit président, le frère cadet du dictateur Blaise Compaoré.

Dans le Burkina Faso d’aujourd’hui, il y a des enlèvements de personnes, par des hommes armés. Les familles s’inquiètent, s’expriment, la presse en parle, et les autorités sont silencieuses. Dans un Etat de droit, c’est la justice qui est habilitée à arrêter les citoyens.

Si quelqu’un a un différend avec son compatriote, c’est à la justice de les départager. Toute autre façon de faire ne peut faire que le lit du désordre et des groupes terroristes. Les Burkinabè sont inquiets, et se demandent si c’est-ce pays qui a fait une insurrection populaire victorieuse en 2014 qui prend ce chemin dangereux pour tous ?

Le MPSR2 a eu une chance inouïe, le pays lui a donné sa chance de réussir par l’engagement massif des VDP et par la participation populaire à l’effort de paix. Attention à ne pas dilapider ce capital sympathie en se trompant d’ennemis. Il faut travailler à rassembler, à unir au lieu de se disperser et d’oublier l’essentiel. Car quoi que le MPSR2, fera c’est à l’aune de la reconquête du territoire qu’il sera jugé.

Sana Guy
Lefaso.net

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Vos commentaires

  • Le 28 septembre 2023 à 23:29, par Baoyam En réponse à : Burkina/An 1 du MPSR2 : Que retenir à l’heure du bilan ?

    Monsieur Sana Guy s’ameliore progressivement et peut-être un jour verra la lumière, sait-on jamais. Il reconnaît de façon apparemment sincère les aspects positifs de l’oeuvre du MPSR2. C’est déjà un pas. Certains adversaires inconditionnels de IB en sont incapables.

    Neanmoins on sent toujours à la façon dont certaines problematiques sont posées qu’il regarde les chosent sous le mauvais angle :

    « 

    Le MPSR2 a eu une chance inouïe, le pays lui a donné sa chance de réussir par l’engagement massif des VDP et par la participation populaire à l’effort de paix.

     »

    Penser que le pays a donné une chance au MPSR 2 c’est sousestimer ou banaliser la situation dans laquelle le pays était et la direction vers laquelle il allait sous le MPP et le MPSR1. Le pays courrait à sa perte. Les acteurs du MPSR 2 ont redonné de l’espoir. Ce n’est pas sûr que Ouaga serait resté relativement sécuritaire si les choses continuaient.

    Au lieu de présenter les choses comme un coup d’Etat ordinaire, il faut simplement saluer le sursaut patriotique d’IB et ses compagnons. Ils ont donné de la chance au Burkina et non l’inverse.

    Quant à l’histoire du supposé combat contre la presse, chacun y va de son analyse. En réalité, on ne peut pas reussir une guerre en permettant à des gens de démoraliser l’armée et le pays ou de semer le désordre pour le seul objectif de nuire au pouvoir. Avec IB au moins le pays est dirigé, ce n’est pas une foire.

    Sur la reconquête du territoire, la question qu’il faut se poser est la suivante : est-ce que l’effort fait va dans la bonne direction ? Equipement militaire, récrutement massif, combattivité amélioré de nos forces. Si on reconnaît cela, on est sur la bonne direction. Celui qui croît qu’une guerre est facile à gagner peut aller sur le terrain et déchanter. Tout ce qu’on demande c’est un gouvernement combatif. IB l’a clairement démontré mieux que tous les régimes précédents. Ça c’est suffisant pour donner de l’espoir.

    Enfin, j’aurais cru que les révélations de Bassolma Bazié allait susciter un éditorial de. votre part : les antipuschistes proclamés (gouvernement français) ont essayé de choisir nos ministres et Premier ministre malgré que ce soit un régime putschiste à leurs yeux. Il s’agit de continuer à piétiner les intérêts de notre pays. Etonnant que la presse de notre pays ne s’en scandalise pas ! Elle qui réclame sa liberté vis à vis d IB. Elle a intérêt à se liberer de la France et des autres intérêts souterrains d’abord.

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    • Le 29 septembre 2023 à 08:14, par Indjaba En réponse à : Burkina/An 1 du MPSR2 : Que retenir à l’heure du bilan ?

      Éviter la comparaison avec le régime de Rock car vous ferez face à un biais d’informations. Juste un exemple : sous Rock quand des FDS tombaient, on donnait le nombre , on faisait des jours de deuil national, on annonçait la date et le lieu de leur enterrement. Je ne sais pas si c’était bien cette méthode ou pas mais le peuple suivait au jour le jour. Actuellement il y’a des gens qui appellent dans les radios pour demander de ne plus donner le nombre de morts de nos FDS, de ne plus faire des jours de deuil et de ne plus communiquer sur les enterrements. Du coup on entend plus rien de precis et comme on n’entend plus rien, ces mêmes personnes disent qu’il y’a moins de dégâts comparativement à l’ère Rock parce que si ’il y’avait des morts on n’allait en connaître le nombre.
      Évitons ces comparaisons de regimes et ces défiances. avançons soudés. On a la chance d’avoir un jeune président dynamique donc fonçons. N’ayons pas peur du bilan et des critiques. Un résultat est intéressant dans la discussion qu’on en fait. Même l’augmentation du nombre de PDI peut être un indicateur de performance de nos FDS. En effet leur action offensive peut effrayer les civils dans un premier temps qui vont se déplacer massivement mais qui en un mois peuvent tous repartir dans leur villages si ceux ci sont sous contrôle franc de combattants. Le même argument tient pour les fermetures des écoles et des centres de santé. Courage à nous tous et évitons les comparaisons qui entretiennent la haine.

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      • Le 29 septembre 2023 à 11:07, par Zeus En réponse à : Burkina/An 1 du MPSR2 : Que retenir à l’heure du bilan ?

        Merci pour ce rappel de comment les choses se passaient avant !
        J’avais d’ailleurs fait un écrit sur le Faso.net à l’époque pour relever le fait qu’avec un groupe de militaires au pouvoir il serait difficile de savoir la vérité puisqu’il n’y a plus symétrie de l’information !
        A l’époque certains avaient même dit que le Rocko devrait se rendre à tous les enterrements ! Ce qui ne se fait nulle part ailleurs puisque ça peut paraître aussi comme de la récupération aux yeux de familles qui souffrent.
        Certains, ai-je dit ? Plutôt le moulin de mensonges alimentés par des etres maléfiques pour le Burkina, que nous connaissons, pour certains a l’étranger s’appuyant notamment sur des fuites de secrets d’état à l’époque …savamment falsifiés ensuite !
        Les Burkinabé malheureusement vont recevoir la facture de tels errements bientôt ! Ceux qui sont plus âgés , qui ne font pas dans la politique du ventre et sont assez sereins d’analyse savent de quoi je parle !

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      • Le 29 septembre 2023 à 13:06, par Papa En réponse à : Burkina/An 1 du MPSR2 : Que retenir à l’heure du bilan ?

        Éviter les comparaisons tu dis. Donc au temps de ROCH vous étiez contents d’entendre chaque jour la saignée, l’hécatombe de nos FDS ?Pour moi mieux vaut ne rien communiquer que de nous servir chaque jour des dizaines voire des centaines de mOrts et des journées de deuil. Merci et bonne journee.

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  • Le 29 septembre 2023 à 00:45, par Nabiiga En réponse à : Burkina/An 1 du MPSR2 : Que retenir à l’heure du bilan ?

    BILAN ? STATUT QUO ! PROBLÈME EST AILLEURS. QU’EST-CE QUI A ÉTÉ FAIT PENDANT L’ANNÉE SOUS ÉTUDE POUR AMÉLIORER LA VIE QUOTIDIENNE DE LAMBDA BURKINABÉ ?

    Pauvre, très Pauvre Burkina ! Te voilà aux prises avec des putschistes apatrides que tu qualifies abusivement des forces de défenses.

    - Que défendent-elles et surtout, comment le font-elles ?

    Un tout petit centimètre devant, tes putschistes apatrides t’amène des centaines de kilomètres en arrière comme si le centimètre que tu as fait n’était pas fait à bras le corps.

    Il y a quelques semaines de cela, je me suis arrêté pour faire le plein à une station d’essence à Ouaga. Un jeune homme d’une trentaine d’année je crois fort bien, m’a approché pour me demander en langue mooré, si je pouvais l’aider à mettre quelques litres car, il se déplaçait à un endroit mais le voilà en panne d’essence. N’ayant pas de kopeck pour en acheter, il m’ a supplié de l’aider à en mettre quelques litres pour se rendre à sa destination sans quoi, non seulement il ne pouvait pas se rendre à sa destination, mais aussi et surtout, il sera obligé de laisser sa moto aux bons soins de l’agent de la station de service car impossible de la pousser jusque chez lui. J’ai fait ce que je pouvais pour lui ; juste assez pour qu’il se rende à sa destination et pouvoir regagner chez lui sans trop de peine. Ce que j’ai vécu avec ce jeune homme n’est point du tout un cas isolé mais une phénomène qui se passe dans chaque station d’essence.

    Voici où je veux en venir.

    - Combien de Burkinabè peuvent s’offrir le loisir de faire le plein de leurs engins ?

    - Sauf erreur, 08 de 10 burkinabé ne peuvent se contenter que quelques litres et c’est tout.

    -Mais pourquoi ?

    - Qu’est-ce que ces apatrides putschistes ont fait sur le plan économique pour améliorer le quotidien de lambda burkinabé ?

    - Quelles sont les mesures qui ont été prises visant à faire en sorte que tout Burkinabé mange à sa faim, faire le plein de son véhicule ou sa moto sans que cela ne soit au détriment de son estomac ?

    Donc, pour Damina et Ibrahim, puisque le Burkina mène une guerre contre le terrorisme, qu’un autre putschiste sanguinaire nous a imposée d’ailleurs, et ils ont pris le pouvoir pour bien mener cette guerre, tout s’arrête là ?

    - Vous ne jurez que la guerre, rien que la guerre. Lambda burkinabè peut aller se faire voir ailleurs, c’est bien cela ?

    Depuis que vous deux ont fait irruption sur la scène nationale, pas un seul mot ait été prononcé ni par Damiba, ni par Ibrahim encore moins le PM sur le développement économique de notre pays pouvant améliorer le quotidien de lambda burkinabé.

    Le PM a bien travaillé par exemple car nous voilà fédéré avec le Mali, renoué avec nos amis révolutionnaires de Vénézuela et de Nicaragua, le tout pour améliorer le quotidien de lambda Burkinabé car ces pays que sont le Mali et le Vénézuelà et le Nicaragua peuvent nous épauler dans toutes nos luttes à commencer par la situation économique, hein ?

    Dans la sous région, seul le Burkina tenait de relation diplomatique avec le Taiwan, les autres pays ayant vu la lumière, se sont vite sauvés vers la Chine.

    Le Ghana a négocié avec la Chine pour le développement de son système ferroviaire de sorte que le nord du Ghana fasse partie de son réseau, et pourquoi pas, le Burkina un peu plus au nord du nord du Ghana. Le Ghana a exercé un peu de pression sur le Burkina pour que ce dernier mette fin à sa relation diplomatique avec le Taiwan de sorte que la Chine puisse intervenir financièrement pour que le projet voie le jour. Le Ghana a eu gain de cause car depuis, le Burkina a fermé sa mission dans ce pays-là pour se trouver en Chine.

    Tout était prêt pour le lancement de la construction de la ligne ferroviaire du sud du Ghana, qui allait allonger le corridor de l’est vers la frontière avec le Togo, jusqu’au nord et par la suite jusqu’à Ouaga en passant par Manga, Kombissiri etc, pour enfin terminer à Ouaga. Le ministre ghanéen s’est même déplacé à Ouaga pour continuer les pourparlers vers le lancement de ce gigantesque projet.

    Damiba et Ibrahim ont renversé Roch entretemps et ce faisant, ont enterré définitivement le projet au détriment du développement national mais à leur profit. .

    - Nous ont-il avancé ou nous ont-ils reculé ?

    - Y a-t-il quelqu’un qui a entendu parler de ce projet depuis que Damiba et Ibrahim sont arrivés au pouvoir ?

    - Que dit-on des retombées économiques de ce projet pour le Burkina ?

    - N’allait-il pas améliorer en quelques sortes le sort de lambda burkinabé ?

    - Les populations des villes où passerait le train, n’allait-il améliorer leur quotidien également ?

    - Le Burkina, n’aurait-il pas eu un autre marché pour ses bétails en dehors de la CI ?

    - Que dit-on du désengorgement davantage de notre pays ?

    - Les pistes impraticables et accidentées qu’on appelle abusivement Nationale ceci et cela, accueilleraient de moins en moins des poids lourds qui les abiment et que l’État n’a pas de fonds pour mettre en état.

    Certes, le Burkina dispose déjà d’un service ferroviaire qui relie Ouaga au port d’Abidjan. Toutefois, ce qu’un homme (compris dans sons sens générique bien entendu) doit refuser dans sa vie, est une deuxième gifle, mais un deuxième service ferroviaire entre Ouaga et le Port de Tema au Ghana ne sera pas refusé au moins.

    - Bref, la situation économique de lambda Burkinabé s’aggrave chaque jour.

    -La guerre pour laquelle Damiba et Ibrahim se sont accoquinés pour dégommer Roch, non seulement ne s’améliore t-elle pas, elle s’aggrave.

    La Question :

    - Qu’a-t-on gagné du coup d’état de Damiba et de Ibrahim sinon que les centaines de kilomètres qu’ils nous ont mis en arrière ?

    Vous comprendrez aisément pourquoi Nabiiga fustige les coups d’États et soutiens que les putschistes que nous appelons abusivement les forces de défense nous amènent en arrière au détriment du dévelopment économique du pays à chaque fois qu’ils font un coup d’État.

    Les coups d’État ne profitent que ceux qui le font et cela ne plus acceptable dans ce Burkina de 2023.

    Voilà.

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  • Le 29 septembre 2023 à 01:18, par Fallait doucoure En réponse à : Burkina/An 1 du MPSR2 : Que retenir à l’heure du bilan ?

    Cessons de personnaliser les choses de chercher héros et messieurs constamment voyons collectif et démocratique. Ce ne sont pas les messieurs qui vont nous sauver mais nous même en tant que peuple souverain et nos choix démocratiques et les dynamiques collectives nationales. D ailleurs un des facteurs de l échec du panafr8canisme c est d avoir tjrs chercher le Messi kadhafi ou secours toure ou sankara ou nkrumah ou lumimba et pas voir le.projet en collectif et démocratiques. Sans l adhésion des peuples dqns un élan démocratique et sa consultation sur tours les chantiers du panafrivanisme ou de l Union africaine pour faire simple nous n irons nulle part quel que soit le leader éclairé. Donc cessons de dire IB ou tel autre quand nous parlons du pays.

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  • Le 29 septembre 2023 à 06:02, par Indjaba En réponse à : Burkina/An 1 du MPSR2 : Que retenir à l’heure du bilan ?

    Avant tout propos, je recommande qu’on ne compare pas le MPSR2 aux régimes de Rock. On pourrait par contre le faire avec le MPSR 1. Cette précaution est très importante. Avec le MPSR 2 , le peuple de gré ou de force à renoncer à tout ou ’accepter des contraintes pour accompagner la lutte : La liberté d’expression, la vie chers, les OSC, l’animation des partis politiques, les revendications syndicales, les risques diplomatiques, la construction des écoles, des goudrons, des hôpitaux , les meventes dans les entreprises privées , les impayés des factures de l’état etc etc.
    Sous Roch, pendant qu’on était en guerre, c’était tout à fait le contraire et on a même eut l’impression que c’était exprès. Le syndicalisme était hyper actif et Balsolma ne dira pas le contraire. Quelques ex : Le même Balsolma s’opposait aux réquisitions pour service minimum pendant les grèves. Le même a donné des insomnies à Rock pour les IUTS qu’il a demandé de supprimer et aujourd’hui il n’en parle plus. Le même s’est opposé à l’augmentation du prix du carburant et des autres denrées et aujourd’hui il regarde augmenter etc etc.
    Sous Rock la liberté d’expression était excessive au point où on l’insultait sans gène. Les mêmes Maiga aujourd’hui qui font exactement le contraire de ce qu’ils faisaient sous Rock communiquaient pour démoraliser les troupes et livrer des informations confidentielles.
    Au niveau de l’armée, les rumeurs disaient que les militaires étaient opposés à ce qu’on dote conséquemment les policiers en armes . Aujourd’hui c’est fait et nous sommes fiers des résultats de la police au front. Les mêmes rumeurs disaient que l’armée était réticente pour l’idée des Kolgweogo et des dozos mais aujourd’hui on a des équivalents qui sont les VDP et qui font du bon boulot. Les mêmes rumeurs disaient que l’armée était contre une extrême décentralisation des camps mais aujourd’hui on en a créé plusieurs dans les provinces etc etc.
    La liste des choses bizarres qui se sont passées sous Rock est longue. On doit aller de l’avant.
    Pour revenir à IB :
    il est très courageux. Il est entreprenant. Il est dans le principe de la rupture mais il en fait souvent trop. Sur le plan diplomatique par exemple, malgré la colère, il est allé trop loin avec l’union européenne et la France. Il n’a pas suffisamment aborder la question de la réconciliation pour désarmer les cœurs et permettre a Maiga de demander Pardon d’avoir travaillé à démoraliser les troupes en son temps. Balsolma aussi pourrait demander pardon. Tant que c’est pas fait on aura des rancuniers de Blaise, de Zida, de Diendere, de Rock, de Damso et cela perturbe la cohésion sociale etc.
    Il faudra aussi améliorer la question des droits de l’homme. Les enlèvements clandestins doivent cesser.
    Nous approchons vers la fin de la transition et le président doit communiquer de façon transparente sur ses intentions à respecter sa parole donnée au début. De façon consensuelle, il pourra négocier une prolongation de la transition auprès des forces vives mais il faut surtout éviter la ruse et les manœuvres politiciennes comme savent le faire les politiciens. Certains demandent déjà en urgence une modification de la constitution et ce n’est pas anodin. C’est mieux de Laisser notre IB organiser les élections et il reviendra plutard comme candidat. Il a le temps et il sera un bon président elu. Ceux qui s’agitent autour de la modification de la constitution sont exactement comme ceux du CDP en son temps à propos de l’article 37. Ils sont les ennemis de IB.
    En résumé le bilan sur le plan sécurité qui est la raison d’être de IB est moyen et il peut continuer à l’améliorer. Je donne 13,5/20.

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  • Le 29 septembre 2023 à 06:31, par Boris En réponse à : Burkina/An 1 du MPSR2 : Que retenir à l’heure du bilan ?

    Un peu d’accord avec votre analyse. ce que j’ ai apprecié dans les 1 an du MPSR 2 c’est d’avoir posé des actions en matière de dotations en équipement des forces combattantes. Là où certains présidents antérieurs sont restés amorphe quand bien même ils éprouvaient des difficultés pour faire venir les matériels militaires, le MPSR 2 s’est assumé. Il a relevé publiquement ces blocages, jusqu’a aller dénoncer les accords sur lesquels ces pays s’appuie ppur bloquer les livraisons. Il ya des points a ameliorer sur la liberté d’expression mais je pense que cela aussi est du a la situation particulière que nous vivons avec certaines personnes en complicité avec quel pays on sait ouevre pour déstabiliser le regime actuel pour tenter preserver leur intérêt dans le sahel.

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    • Le 29 septembre 2023 à 12:52, par Zeus En réponse à : Burkina/An 1 du MPSR2 : Que retenir à l’heure du bilan ?

      Vous pensez donc que pour acheter des armes il faut juste une semaine ?
      On a des propagandistes au pouvoir ! Ça anime la rue mais le risque c’est qu’on ne sait plus ce qui est vrai !
      Revenons aux armes dont vous parlez : vous pensez que les drones de Turquie les premiers jalons ont commencé ou ? Demandez donc à Damiba et autres Zoungrana comment Rock a fait et une délégation s’est même rendue là-bas. C’est trop facile de récupérer les acquis des autres dans un commentaire honnête pour reconnaître qu’ils en ont fait !
      Sous Rock l’armée a toujours dit pas d’accord ni avec la France ni la Russie pour augmenter leur présence car ils allaient assurer eux-memes ! Ce sont ces
      memes militaires que nous avons payé en temps de
      paix pour qu’ils nous défendent en temps de guerre qui viennent prendre le pouvoir et courent demander l’aide de la Russie ! Il faut être cohérent tout de
      meme !

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  • Le 29 septembre 2023 à 06:46, par Bii Ardo En réponse à : Burkina/An 1 du MPSR2 : Que retenir à l’heure du bilan ?

    Merci beaucoup Baoyam, pour cette contribution juste et pertinente. Ceci dit, l’article de Monsieur Sana Guy n’est pas mauvais. Il est bon que nous écoutions et tenions compte, quand c’est nécessaire, de l’avis de ceux qui ne sont pas nécessairement d’accord avec nous sur tout. Quand on a le pouvoir, on dérape rapidement si on ne fait pas attention. Écouter ceux qui nous mettent en garde n’est pas mauvais en soi puisque cela peut nous servir de boussole.

    Ceci dit, en ce qui me concerne, je pense surtout que nous devons penser à la consolidation de la vision et du programme panafricaniste. Nous ne devons pas réduire la lutte à la rhétorique panafricaniste et antifrançaise, sans plus. Nous devons prendre des actes concrets qui vont dans le sens du renforcement de la souveraineté populaire et de la libération de notre pays de l’esclavage néocolonial instauré par l’État terroriste français.

    Une première grande étape a été de chasser l’armée française du Burkina. Une seconde étape a été de contribuer à la création de l’AES. Ce sont là deux grands actes concrets posés par IB et son gouvernement et dont la signification historique n’échappe à personne. Il faut y ajouter les victoires engrangées chaque jour par nos forces combattantes contre les terroristes formés, armés et financés par l’État fasciste français.

    Nous devons maintenant travailler à réaliser les aspirations du peuple en consacrant nos efforts à la mise en œuvre effective des points suivants :

    1. Sortir du franc CFA/ECO, mettre fin aux "accords de coopération monétaire" avec la France et créer notre propre monnaie commune ou nos propres monnaies nationales.

    Nous ne pouvons plus nous contenter de critiques qui ne sont jamais suivies d’effet. Nous devons passer aux actes concrets.

    3. Remplacer l’enseignement monolingue et exclusiviste du français par l’enseignement de nos propres langues maternelles au moins les 6 premières années d’école primaire et mettre fin au génocide linguistique et culturel perpétré par la France et la francophonie dans les pays africains.

    4. Mettre fin aux "accords de coopération économique" et autres contrats léonins imposés par la France et récupérer le contrôle total de toutes nos richesses minières,

    5. Mettre fin à notre statut de réservoir de matières premières et de marché captif pour l’écoulement des produits finis de l’industrie française et bâtir nos propres industries de transformation de nos matières premières sur notre propre sol.

    6. Contribuer à bâtir l’État Fédéral d’Afrique selon le plan établi par les pères du panafricanisme et de l’indépendance africaine et les intellectuels patriotes africains.

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    • Le 29 septembre 2023 à 11:53, par Diongwale En réponse à : Burkina/An 1 du MPSR2 : Que retenir à l’heure du bilan ?

      @BilArdo
      Nouveau venu sur le forum ? Qui vous a payé et combien pour vilipender ainsi l’Etat français, terroriste, fasciste dites-vous et en faire le seul et unique responsable de tous nos maux ?
      Pour votre information, aucun contrat minier n’a été passé avec la France, mais avec le Canada dans un premier temps, et plus récemment avec la Turquie et la Russie, (état terroriste et fasciste assurément).
      La France est partie mais ses intérêts resteront longtemps implantés. Pour se séparer définitivement de l’Occident, il faudrait se passer de Canal+, de la bière Castel et autres dérivatifs pour endormir les consciences, mais on aurait du mal à se passer d’une langue étrangère comme langue nationale, même Sankara n’est pas revenu sur ce point crucial, et il vaut mieux considérer cette langue comme un outil et une arme pour se développer que comme outil d’asservissement. Ce n’est qu’une histoire de volonté !
      Toujours pour votre information, les "accords monétaires bilatéraux" ont pris fin depuis plusieurs années, et si notre "monnaie de singe" est restée accolée à l’Euro, c’est pour garantir sa stabilité et pas pour des intérêts français. Par contre, changer de monnaie est excessivement coûteux et la faire reconnaître sur le marché international n’est pas une mince affaire.
      Plutôt que de crier Haro sur le baudet qui a fait demi-tour, il vaudrait mieux "nettoyer" les instances dites panafricaines, UEMOA et CEDEAO, de leurs influences néocoloniales.

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      • Le 29 septembre 2023 à 14:05, par Bii Ardo En réponse à : Burkina/An 1 du MPSR2 : Que retenir à l’heure du bilan ?

        Diongwale : "Qui vous a payé et combien pour vilipender ainsi l’Etat français, terroriste, fasciste dites-vous et en faire le seul et unique responsable de tous nos maux.".

        Personne ne m’a payé, et vous le savez très bien. Maintenant, j’aimerais vus poser a mon tour un certain nombre de questions :

        1. La France a fait 60 interventions en Afrique depuis 1960. Pourtant, la Grande-Bretagne qui avait 2 fois plus de colonies que la France en Afrique et dans le monde n’a fait que 2 (deux) interventions en Afrique au cours de la même période. Si la France n’intervient pas constamment ans nos affaires comment expliquez-vous cette différence ?

        2. 80% des coups d’État en Afrique sont intervenus dans des pays africains dit francophones. Est-ce un hasard, surtout que ces coups d’État, dans leur écrasante majorité, sont intervenus sous l’instigation de la France ou sous son intervention directe dans la majorité des cas ?

        3. Quand vous écoutez les nouvelles internationales, entendez-vous dire que la Grande-Bretagne, qui avait 2 fois plus de colonies que la France est en conflit avec telle ou telle ou de ses anciennes ? Entendez-vous jamais parler du Portugal, de l’Italie, de la Belgique, etc.? Pourquoi est-ce que c’est seulement de la France dont on entend parler ? Expliquez-moi.

        4. AVEZ-VOUS JAMAIS ENTENDU DIRE QUE LA GRANDE-BRETAGNE INTERVIENT CHAQUE MATIN DANS LES AFFAIRES INTÉRIEURES DE SES ANCIENNES COLONIES, QU’ELLE SE PRONONCE CHAQUE MATIN SUR TOUT CE QUI CONCERNE SES ANCIENNES COLONIES ? AVEZ-VOUS JAMAIS ENTENDU DIRE QUE LA GRANDE-BRETAGNE ENVOIE IMMÉDIATEMENT SON MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES DANS UN PAYS AFRICAIN QUELCONQUE CHAQUE FOIS QUE LES DIRIGEANTS DE CE PAYS VEULENT PRENDRE UNE DÉCISION QUELCONQUE ?

        5. POURQUOI EST-CE QUE LES FRANÇAIS ESTIMENT QU’ILS ONT TOUJOURS LEUR MOT A DIRE POUR TOUT CE QUI NOUS CONCERNE, POUR TOUT CE QUE NOUS VOULONS FAIRE, POUR TOUTE INITIATIVE QUE NOUS VOULONS PRENDRE ? POURQUOI EST-CE QUE LES DIRIGEANTS FRANÇAIS SE PRONONCENT TOUJOURS, TOUJOURS, TOUJOURS, SUR TOUTE QUESTION CONCERNANT NOS PAYS, SUR TOUTE DÉCISION QUE NOUS VOULONS PRENDRE, COMME SI NOUS ÉTIONS DES ENFANTS QUI NE SAURAIENT PAS SE DIRIGER SANS TUTELLE ? POURQUOI AUCUN AUTRE PAYS AU MONDE, A PART LA FRANCE, NE SE PRONONCE JAMAIS SUR NOS AFFAIRES ET NOUS LAISSE NOUS OCCUPER NOUS-MÊMES DE NOS AFFAIRES COMME DE GRANDES PERSONNES QUE NOUS SOMMES SANS AVOIR A DIRE CE QUE NOUS DEVONS FAIRE ?

        QUELLE EST CETTE INCURABLE ARROGANCE FRANÇAISE ? CETTE ARROGANCE PATHOLOGIQUE DES FRANÇAIS ? EST-CE QUE LES FRANÇAIS SONT VRAIMENT NORMAUX ? POURQUOI SONT-ILS LES SEULS A PENSER QUE TOUT DOIT TOURNER AUTOUR D’EUX, DE CE QU’ILS VEULENT OU NE VEULENT ? POURQUOI EST-CE QUE PERSONNE NE LEUR DIT JAMAIS QU’ILS SONT MALADIVEMENT ARROGANTS ?

        TANT QUE NOUS AFRICAINS NOUS NE CHASSERONS PAS LES FRANÇAIS, CES ARROGANTS CONGÉNITAUX, DE NOS PAYS, NOUS NE SERONS JAMAIS LIBRES. TANT QUE NOUS CONTINUERONS A ENSEIGNER LE FRANÇAIS ET NON NOS LANGUES A NOS ENFANTS, NOUS NE SERONS JAMAIS LIBRES. TANT QUE NOUS CONTINUERONS A AUTORISER CES INDIVIDUS ARROGANTS, RACISTES ET HYPOCRITES VENIR NOUS DICTER CE QUE NOUS DEVONS FAIRE DANS NOS PROPRES PAYS, NOUS NE SERONS JAMAIS LIBRES.

        CE N’EST PAS NOUS QUI AVONS BESOIN DE LA FRANCE. C’EST LA FRANCE QUI A BESOIN DE NOUS. SANS NOUS, LES FRANÇAIS NE SONT RIEN DANS CE MONDE. IL FAUT LEUR DIRE DE S’OCCUPER DES AFFAIRES DE LEUR PAYS ET NOUS LAISSER NOUS OCCUPER DE NOS AFFAIRES A NOUS, COMME TOUS LES DIRIGEANTS DE TOUS LES AUTRES PAYS LE FONT. SAUF EUX, SAUF CES ARROGANTS DE FRANÇAIS.

        IL FAUT QUE LES AFRICAINS SACHENT QU’ILS N’ONT PAS BESOIN DE CES ARROGANTS DE FRANÇAIS POUR VIVRE. UNE TOUTE PETITE NATION DE 60 MILLIONS DE NAINS QUI CONTINUE A OPPRIMER DES CENTAINES DE MILLIONS D’AFRICAINS DEPUIS DES SIÈCLES. STOP !!!! CA SUFFIT COMME CA !!!! AYONS UN PEU DE DIGNITÉ S’IL VOUS PLAIT.

        6. Diongwale : "...mais on aurait du mal à se passer d’une langue étrangère comme langue nationale, même Sankara n’est pas revenu sur ce point crucial, et il vaut mieux considérer cette langue comme un outil et une arme pour se développer que comme outil d’asservissement...".

        Pourquoi anticipons-nous toujours une catastrophe même à propos de choses aussi simples que de décider d’utiliser nos propres langues comme langues d’enseignement, d’éducation et de travail, c’est-a-dire la chose la plus normale qu’on puisse imaginer et qu’on attendrait naturellement de n’importe quel être sensé sans qu’on ait à s’interroger sur ce choix tant cela va de soi. CE QUE FONT TOUS LES PAYS DU MONDE ; JE DIS BIEN TOUS LES PAYS DU MONDE EN DEHORS DE L’AFRIQUE.

        TOUS LES AUTRES PAYS DU MONDE UTILISENT LEURS PROPRES LANGUES ET ILS N’EN MEURENT PAS. TOUS LES PAYS ASIATIQUES, TOUS ANCIENNEMENT COLONISÉS COMME NOUS UTILISENT LEURS LANGUES MATERNELLES ET ILS NE S’EN PORTENT PAS PLUS MAL QUE NOUS. TOUS LES PAYS EUROPÉENS, DU PLUS PETIT AU PLUS GRAND, UTILISENT LEUR LANGUES MATERNELLES ET LEURS CITOYENS N’EN MEURENT PAS. LES FRANÇAIS PARLENT FRANÇAIS ET ENSEIGNENT FRANÇAIS A LEURS ENFANTS. LES ANGLAIS PARLENT ANGLAIS ET ENSEIGNENT ANGLAIS A LEURS ENFANTS. LES ALLEMANDS PARLENT ALLEMAND ET ENSEIGNENT ALLEMAND A LEURS ENFANTS. LES RUSSES PARLENT RUSSE ET ENSEIGNENT RUSSE A LEURS ENFANTS. LES BULGARES PARLENT BULGARE ET ENSEIGNENT BULGARE A LEURS ENFANTS. LES LETTONS PARLENT LETTON ET ENSEIGNENT LE LETTON A LEURS ENFANTS. ETC. ETC. POURQUOI EST-CE QUE C’EST AVEC NOUS SEULEMENT QUE CA DOIT ÊTRE DIFFÉRENT ? PRENEZ DE TOUT PETITS PAYS COMME LE LIECHTENSTEIN, LA BOSNIE, ETC., TOUS CES PAYS UTILISENT LEURS LANGUES MATERNELLES QUI NE SONT NI L’ANGLAIS, NI LE FRANÇAIS ET ILS N’EN MEURENT PAS. ET POURTANT IL Y A PLUS DE GOUROUNSI DANS CE MONDE, IL Y A PLUS DE SONINKES DANS CE MONDE, IL Y A PLUS DE BOULOUS DANS CE MONDE QUE DE BOSNIAQUES OU DE LETTONS. BEAUCOUP DE PAYS ASIATIQUES ONT PLUS DE LANGUES QUE N’IMPORTE QUEL PAYS AFRICAIN (PLUS DE 700 LANGUES EN INDONÉSIE) ET POURTANT ILS UTILISENT LEURS LANGUES MATERNELLES A COTE DES LANGUES COMME L’ANGLAIS QUI SONT ENSEIGNÉES POUR LES BESOINS DU COMMERCE ET DE LA DIPLOMATIE.

        ET NOUS, NOUS CROYONS QUE QUELQUE CHOSE VA NOUS ARRIVER, QUE NOUS ALLONS MOURIR SI NOUS DÉCIDONS D’ABANDONNER LE FRANÇAIS AU PROFIT DE NOS PROPRES LANGUES MATERNELLES. CERTAINS D’ENTRE NOUS NE CROIENT MÊME PAS QUE C’EST UN PROBLÈME QUE DE LAISSER MOURIR NOS LANGUES MATERNELLES. ILS CROIENT BÊTEMENT QU’IL Y A DANS LE FRANÇAIS QUELQUE CHOSE QU’IL N’Y A PAS DANS NOS LANGUES. MAIS ALORS, POURQUOI LES LAOTIENS PARLENT-ILS LAO ET ENSEIGNENT-ILS D’ABORD ET AVANT TOUT LAO A LEURS ENFANTS ? pourquoi les Birmans enseignent-ils d’abord le birman et les autres langues de leur pays à leurs enfants et il ne leur arrive rien ?

        Le français tue nos langues et nos cultures. Le français ne doit être enseigné que comme une langue étrangère au même titre que l’anglais. MÊME NOS VOISINS MAROCAINS, ALGÉRIENS ET TUNISIENS ONT ABANDONNÉ LE FRANÇAIS COMME LANGUE OFFICIELLE ET LANGUE D’ENSEIGNEMENT AU PROFIT DE LEURS PROPRES LANGUES MATERNELLES, l’ARABE ET L’AMAZIGH. ET POURTANT ILS SONT D’ANCIENNES COLONIES DE LA FRANCE COMME NOUS ET AVAIENT POUR LANGUE OFFICIELLE ET LANGUE D’ENSEIGNEMENT LE FRANCAIS QUI N’EST PLUS ENSEIGNÉ QUE COMME LANGUE ÉTRANGÈRE ET MÊME SECONDE LANGUE ÉTRANGÈRE DERRIÈRE L’ANGLAIS EN ALGÉRIE.

        AYONS LE COURAGE D’ÊTRE LIBRES ! RELÉGUONS LE FRANÇAIS AU RANG DE LANGUE ÉTRANGÈRE !

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        • Le 30 septembre 2023 à 00:08, par kankun En réponse à : Burkina/An 1 du MPSR2 : Que retenir à l’heure du bilan ?

          Je suis désolé Bii Ardo mais à un moment il faut qu’on accepte grandir et nous assumer. Nous devons donc arrêter de mettre à chaque fois, nos échecs sur la dos de France. Que ce soit bien clair, la France à sa responsabilité dans ce que nous sommes aujourd’hui, mais elle n’est nullement celle qui nous empêche d’avancer. En effet, vous parlez de l’utilisation des langues maternelles. Je suppose donc que vous savez qu’il y a des expérimentations ont commencé sur ce sujet depuis 1979 et les résultats récents ont montré que les écoles bilingues avaient de meilleurs taux de réussite au CEP ?. De même vous parler de contrats imposés par la France pour le contrôle de nos ressources minières. Vous semblez donc ignorer qui sont ceux exploitent nos ressources minières. Il s’agit essentiellement de canadiens, de turques, de russes, d’autraliens. Vous dites également que la france capte nos matières premières et nous déversent ses produits. Vous ne savez donc pas que la France ne fait même partie des cinq premières destinations de nos exportations, et aussi qu’elle n’est que notre troisième fournisseurs derrière la Chine et la Côte d’Ivoire. Il en est de même pour la monaie et bien d’autres sujets. C’est pour dire que nous sommes maître de notre destin depuis bien longtemps. Nous devons juste nous lever et nous mettre au travail si nous voulons voir changer les choses. Il ne sert à rien de chercher à un bouc émissaire pour chaque échec car pendant ce temps, d’autres ont compris que le monde a changé et s’y sont adatpés et nous nous sommes là dans d’éternels ressentiments qui ne mènent nulle part.

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        • Le 30 septembre 2023 à 09:36, par kwiliga En réponse à : Burkina/An 1 du MPSR2 : Que retenir à l’heure du bilan ?

          "AYONS LE COURAGE D’ÊTRE LIBRES ! RELÉGUONS LE FRANÇAIS AU RANG DE LANGUE ÉTRANGÈRE !"
          Commencez donc par avoir vous-même le courage d’écrire vos longues diatribes en langue... dans votre langue...?
          Au risque de n’être ni lu, ni compris, par la majorité des internautes.
          Au risque également de ne pouvoir développer vos concepts nocifs, avec la même précision ou la même finesse, que vous autorise la langue française, que vous maniez fort bien.

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  • Le 29 septembre 2023 à 07:47, par CHAKALA En réponse à : Burkina/An 1 du MPSR2 : Que retenir à l’heure du bilan ?

    Malgré les nombreux achats d’armes, la situation sécuritaire de s’est pas améliorée. la communication a été muselée, et la situation économique est délétère. Le mensonge gouverne et l’armée est divisée. le culte de la personnalité à pris le dessus et les règlements de compte au pris le dessus sur la guerre contre le térrorisme.

    Bilan globalement négatif

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  • Le 29 septembre 2023 à 08:46, par Cissin En réponse à : Burkina/An 1 du MPSR2 : Que retenir à l’heure du bilan ?

    Bravo pour cet éditorial courageux. La liberté de la presse est essentielle pour que le pays avance. Il y a toujours des larbins du pouvoir (quel qu’il soit) pour faire pression, n’en tenez pas compte.

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  • Le 29 septembre 2023 à 10:36, par Lame En réponse à : Burkina/An 1 du MPSR2 : Que retenir à l’heure du bilan ?

    Tout régime qui fait dans l’arbitraire, quelle que soit sa supposée force, est destiné à disparaître de sa propre mort.
    On ne ruse pas avec la conscience d’une nation. A bon entendeur, salut.

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  • Le 29 septembre 2023 à 11:22, par Sacksida En réponse à : Burkina/An 1 du MPSR2 : Que retenir à l’heure du bilan ?

    De plus, il tres souhaitable que Ibrahim Traore lise lui meme l’article de l’Observateur Paalga regard sur l’Actualite Nationale du Jeudi 28 septembre 2023, qui regorge de Conseils en Gouvernance Actuelle et qui se Voudrait Patriotique. Un adage d’un Philosophe dit : Dire l’homme est compose de Forces et de Faiblesses, de Lumiere et d’Aveuglement, de Grandeur et de Petitesse, ce n’est nullement lui faire un Proces, mais le definir. Que Dieu Sublime aide notre Peuple Burkinabe qui est Integre. Salut

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    • Le 29 septembre 2023 à 14:00, par boss En réponse à : Burkina/An 1 du MPSR2 : Que retenir à l’heure du bilan ?

      Merci Sacksida ! Le président IB et son staff doivent bien lire cet article qui les aidera à mieux conduire les affaires. Personne, n’y aucun système n’est parfait, mais peut bien et beaucoup s’améliorer ; heureusement...
      Globalement, je suis d’accord avec le fait de surtout compter sur soi-même (programme agricole et Apec), et de vouloir la solidarité d’abord entre africains comme l’AES. Continuez et surtout, il faut constamment donner l’exemple( le président et son entourage. Nous sommes un peuple qui accepte et suit quand le chef lui-même donne l’exemple. qui dit chef dit aussi son entourage.

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  • Le 29 septembre 2023 à 12:50, par Etirev En réponse à : Burkina/An 1 du MPSR2 : Que retenir à l’heure du bilan ?

    Et Oui, on a acheté des armes, beaucoup d’armes et après ? Qu’allons nous faire avec les armes ? Aller attaquer les voisins ?
    Utiliser les armes pour régner ? Il nous faudra vaincre le terrorisme mais il faudra penser au delà.
    Militaires dégagés !

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  • Le 29 septembre 2023 à 16:31, par Baoyam En réponse à : Burkina/An 1 du MPSR2 : Que retenir à l’heure du bilan ?

    @Injaba, @Zeus et autres defenseurs de Roch. Contrairement à ce que vous dites, on peut bien comparer le MPSR 2 au MPP. Vous énumerez um certain nombre de choses pour justifier le résultat de Roch mais en réalité vous ne faites que citer les preuves de son immobilisme. C’est le Chef d’Etat qui dirige son armée et non l’inverse. Il avait tout le pouvoir pour façonner l’armée et il ne l’a pas fait. S’il avait essayer, le peuple l’aurait appuyé de la même façon qu’il a appuyé Zida et Kafando contre Djenguérré.

    Un vrai Chef dompte les circonstances. Un Chef immobile veut eviter d’être critiquer ou de facher quelqu’un.

    Le MPP comme un mauvais élève s’acharnait à résoudre un exercice qu’il avait appris par coeur (construction de routes, gouvernance tranquille) alors que le problème qui lui était posé était différent. La conséquence on la connait.

    Un Chef d’Etat efficace doit prendre les mesures qu’il faut pour faire face à la situation qui lui est imposée. On l’empêche d’acheter des armes, IB va courageusement vers ceux qui acceptent nous en vendre. Vous appelez ça "risques diplomatiques".

    En temps de guerre, quand le Chef d’Etat est incapable de prendre des risques pour vous proteger il ne merite pas d’être là.

    Les reproches que vous faites à IB sont le résultat des mesures nécessaire pour gagner la guerre. Les Burkinabè accepteront faire des sacrifices mais ils ne pardonneront pas l’inaction. Roch a préférer ne rien déranger et le résultat on le connaît.

    Répondre à ce message

  • Le 3 octobre 2023 à 11:28, par HA En réponse à : Burkina/An 1 du MPSR2 : Que retenir à l’heure du bilan ?

    Burkina/An 1 du MPSR2 : Que retenir à l’heure du bilan ?

    c’est une excellente question que les instances du MPSR ne peuvent s’y soustraire.

    En général, les populations sont beaucoup plus préoccupées par les délais, la qualité et l’exhaustivité, et à juste titre des objectifs que ceux du MPSR 2 se sont auto-assignés à la lumière de la sécurisation du territoire, de l’amélioration de la qualité de vie des Burkinabè et de l’amélioration du système de la gouvernance. Pour cette raison, le processus macro devrait ici se concentrer sur le risque et la vision architecturale, les deux éléments gérables qui ont le plus grand impact sur les délais, la qualité et l’exhaustivité des objectifs auto-assignés du MPSR 2.

    Vision architecturale et Risque

    Depuis 2015, le langage des terroristes se mesure en termes de d’incidents sécuritaires et de fatalités ou de morts avec une dynamique de puissance de 2015 à 2023. C’est très claire ils sont là pour ôter des vies, pour nous immobiliser, pour nuire à nos échanges, et de détruire nos moyens de subsistances (nos capacités de régénérescences et de reproductions). De Roch à IB en passant par Damiba cette dynamique de puissance en nombre de morts n’a véritablement pas changé. Naturellement, cela obéit à une dynamique de l’escalade. La vision architecturale théorique de la lutte anti-terroriste n’a pas aussi changé depuis Roch jusqu’à IB par contre comme l’a dit M. Sana Guy l’implémentation a connu des évolutions beaucoup plus significative sous IB avec une mobilisation des combattants en volume (50 000 VDP avec des propositions d’envoyer les effectifs à 100 000 VDP selon le PM, 5 000 militaires + 6 000 militaires recrutés en plus du stock initial du personnel militaire de 11 450 militaires avant 2015 (selon la banque mondiale) , des recrus de 1 500 gendarmes et 4 000 paramilitaires eaux et forets). Les implications d’un tel volume de personnels militaires en terme d’organique militaire, c’est la création des nouvelles régions militaires avec 12 Bataillons d’intervention rapide en opération. Mais pour le moment, la politique de défense semble s’axer comme celle fondée sur la politique de défense contre un seul adversaire principal à action régionale (Forces terrestres organisées pour une défense classique, structurée autour d’un puissant corps de manœuvre). Dans le contexte de lutte contre le terrorisme et de la souveraineté, la seule question que je me pose ici : Est-ce qu’il faut axer une politique de défense pour 1) une "défense totale du territoire " comme en Suisse, en Israël et en Finlande (2000-2005) ou 2) une politique de défense d’"action régionale" (Forces terrestres organisées pour une défense classique, structurée autour d’un puissant corps de manœuvre, une défense de guerre froide : comme en Grèce (en 1998), l’Allemagne en 1985, URSS en 1989, le Brésil, et les Etats-Unis de 1990) ou encore 3) une politique de défense d’une Armée organisée pour défendre l’intégralité du territoire sans nécessiter de recourir à la conscription ? Pour le moment, je vois que cette transition semble avoir fait le choix de l’option 2). Ainsi, Depuis 1991 la Russie a mené des opérations exclusivement à sa périphérie. Ainsi, on dénombre depuis la chute de l’URSS : 2 guerres en Tchétchénie, 1 en Géorgie, 3 opérations militaires en Asie centrale... La transition après avoir décidé d’envoyer un contingent militaire au Niger (Ouaga-Niamey plus de 500 Km de projection) dégage une tendance similaire en terme de comportement avec l’armée russe. Alors que le terrorisme est beaucoup plus complexe qu’une seule défense contre un adversaire principal.
    C’est sure que cela suscitera des questions de couplage, de cohésion et d’exhaustivité au sein de l’armée burkinabè.

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