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Le coup d’Etat au Gabon dynamite la stratégie d’intervention militaire contre les putschistes du Niger

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Publié le dimanche 3 septembre 2023 à 22h19min

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Le coup d’Etat au Gabon dynamite la stratégie d’intervention militaire contre les putschistes du Niger

Un mois après le coup d’Etat du Niger, un autre coup d’Etat, cette fois au Gabon vient renverser la table de réunion des stratèges militaires qui préparaient une guerre pour restaurer la démocratie et le président élu, Mohammed Bazoum qui refuse de signer une lettre de démission en faveur des militaires. Que s’est-il passé au Niger le 26 juillet 2023 ? Qu’est ce qui est arrivé au Gabon le 30 août 2023 aux aurores ? Qui sont les nouveaux hommes forts à Niamey et à Libreville ? Faut-il un traitement différencié pour chaque coup d’Etat ?

La guerre pour ramener Bazoum au pouvoir peut-elle se mener pour Bongo fils ? Le monde est face à ses propres faux semblants en Afrique, et la France est bien seule à soutenir les chefs d’Etat d’Afrique de l’Ouest qui veulent ramener Bazoum au pouvoir. Que faire maintenant que l’épidémie de coups d’Etat (pour employer le terme d’Emmanuel Macron) quitte le Sahel et l’Afrique occidentale pour s’installer dans les forêts équatoriales d’Afrique centrale ?

Parfois la vie, le concours des circonstances nous montrent l’erreur de nos discours, de nos raisonnements et de nos théories. Le coup d’Etat est la loi du plus fort, de la conspiration. Aucun Etat ne peut être viable si les factions armées, les militaires se disputent en permanence le pouvoir. Ceux qui pensent que les coups d’Etat peuvent être bénéfiques, croient que le putsch salvateur, qu’ils aiment, sera le dernier. La démocratie n’est pas une panacée, mais elle change les règles du jeu en opposant à la loi du plus fort, la loi du plus grand nombre d’électeurs, la loi du peuple.

Il y a aussi qu’elle autorise tous les citoyens tous ceux qui estiment que diriger le pays est dans leurs cordes, à s’exprimer, diffuser leurs idées sur comment le faire sans avoir à se cacher et à conspirer. Comment remédier à un coup d’Etat ? Que faire une fois que les militaires ont arraisonné le pouvoir démocratique, emprisonné le président et des membres de son gouvernement ? La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) sait y faire car il y a des années qu’elle se bat pour que des pays en proie aux coups d’Etat retournent à un ordre constitutionnel normal.

Sa jurisprudence la plus récente pour les derniers coups d’Etat a été de désigner des médiateurs et de négocier des transitions avec les militaires avec des sanctions. C’est ainsi qu’elle a procédé au Mali, au Burkina et en Guinée. Avec le coup d’Etat du Niger, les chefs d’Etat de l’Afrique de l’Ouest ont dès le début montré les dents, fermés les poings et tapé sur la table pour le retour du président Mohamed Bazoum au pouvoir, sinon ils feront la guerre. Cette option de la guerre aux coups d’Etat devient-elle un principe ? Va-t-on faire la guerre aux putschistes gabonais aussi, car au Gabon comme au Niger c’est un général qui a pris le pouvoir. Ils viennent tous du cercle rapproché des présidents écartés. Leur mission première était de veiller sur eux, d’assurer leur sécurité. Ce sont tous les chefs des unités les plus puissantes les plus armées et les plus entraînées des deux pays chargées de la sécurité présidentielle. L’une s’appelle garde nationale au Niger l’autre garde républicaine au Gabon.

Il est vrai que le Niger n’est pas le Gabon, et que Mohamed Bazoum, n’est pas un héritier comme Ali Bongo qui venait d’être réélu selon les résultats proclamés quelques temps avant qu’ils soient annulés par les putschistes. Mais Tchiani et Nguema sont tous des hommes du palais qui ont chassé le calife pour prendre sa place. Dans le cas gabonais c’est une dynastie qui règne depuis cinquante-six ans qui a été renversée, est ce pourquoi on n’évoque pas l’idée de faire parler les canons, ni de restitution du pouvoir.

Ali Bongo seul après la chute

Le pouvoir français fait le service minimum face au coup d’Etat au Gabon. Il suit avec attention ce qui se passe, ne s’inquiète pas pour la santé et la sécurité d’Ali Bongo comme la Chine. Ali Bongo n’est pas considéré comme un président démocratiquement élu. Ces trois élections successives sont aujourd’hui contestées par tous. Mais personne ne revendique néanmoins la victoire pour le candidat de l’opposition Albert Ondo Ossa. La condamnation du coup d’Etat est du bout des lèvres. Entre Paris et Libreville il y a les biens mal acquis du clan Bongo, même si les entreprises françaises sont très présentes dans le pays, et les gisements d’hydrocarbures du pays sont exploités par TotalEnergies et le franco-britannique Perenco. Selon la Banque mondiale, « la manne pétrolière représentait en 2020 38,5 % de son PIB et environ 67 % de ses exportations. »

Le général putschiste gabonais sera investi lundi 04 septembre 2023 comme chef de l’Etat et il est déjà accepté par toute la communauté internationale. Oligui met-il fin à la dynastie Bongo, ou agit-il pour elle avec la sœur Pascaline Bongo qui tire les ficelles ? Auquel cas la dynastie Bongo s’achèverait pour mieux se poursuivre. Ali autrefois Alain se voyait en idole des jeunes, chanteur de variétés et de rap, mais la famille a pensé que les Bantous n’étaient pas prêts pour une présidente car Pascaline avait plus de compétence, aussi a-t-on contraint l’artiste à prendre la succession du père qui s’achève sans gloire. Il faut dire que l’artiste, la vraie de la famille, c’est la mère Patience Dabany qui en vraie diva a rejeté tous les statuts de première dame, première mère pour sa carrière.

La France isolée, peu inspirée dans sa posture radicale au Niger

L’agitation de la France face à ce coup d’Etat au Niger a emmené les putschistes à faire ce qui marche au Sahel depuis l’échec de l’opération Barkhane, chasser les impérialistes français. Les premières déclarations du général Tchiani n’étaient pas contre les troupes françaises au Niger. Acculé par les sanctions à peine arrivé, et la menace d’intervention armée, le souverainisme et les manifestants dans la rue étaient le dernier recours. Et ces gesticulations ont eu l’effet inverse, souder la population derrière les putschistes. Les médias parlent de révolution de palais concernant le général Brice Oligui Nguema, c’est la même situation pour le général Tchiani, c’est face à l’adversité et à l’opposition de la CEDEAO que son discours a changé et s’est musclé contre la France qui a manqué de sang-froid et de diplomatie et se retrouve seul face à l’ennemi.

« Les propos de M. Macron et ses incessants efforts en faveur d’une invasion du Niger visent à perpétuer une entreprise néocolonialiste sur le peuple nigérien, qui ne demande rien d’autre que de décider par lui-même de son destin », a affirmé le colonel-major Abdramane. En continuant à dire qu’il ne faut pas abandonner le président Bazoum et qu’elle soutiendra l’engagement militaire de la CEDEAO, la France ne sait pas qu’elle joue contre cette éventualité. Les opinions publiques africaines sont contre la guerre, et le fait que la France la soutienne signifie que Macron veut finir le travail de Sarkozy entamé en Lybie qui a tué le colonel Kadhafi, jeté ce pays en pâture aux groupes terroristes qui ont essaimé au Mali puis au Burkina et au Niger.

La seconde erreur du gouvernement français est le maintien de son ambassadeur Sylvain Itté déclaré non grata par le Niger. La France cherche le conflit et ne s’aménage pas une porte de sortie. Si la CEDEAO renonce en dernier ressort à la guerre et trouve un compromis avec la junte, la France fera-t-elle une guerre coloniale pour réinstaller son protégé Mohamed Bazoum ? Il serait peu probable qu’avec son passé de militant Bazoum accepte devoir son pouvoir à une intervention militaire française. Le sommet de l’Union européenne à Tolede a choisi l’option diplomatique pour résoudre la question nigérienne consacrant l’isolement total de la France dans son costume d’ancienne puissance coloniale aigrie, revancharde.

La Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) ne doit pas avoir adopté le protocole sur les changements anticonstitutionnels de régime qui est une disposition existante au sein de l’Union africaine. Celle-ci a d’ailleurs condamné le coup d’Etat du 30 août 2023 au Gabon. Mais pour l’instant c’est un silence assourdissant du côté de la CEEAC. L’Afrique centrale tremble avec ce précédent gabonais, et les pouvoirs au long cours du Cameroun, du Congo, et de Guinée équatoriale ne dorment plus. Le virus étant à côté, c’est la vitesse de sa propagation qui est le sujet de préoccupation dans les palais présidentiels d’Afrique centrale.

Sana Guy
Lefaso.net

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Messages

  • Je me demande vraiment ce qui ne va pas avec nous Africains.
    A FASONET
    Donc vous, vous ne pouvez pas les appeler les autorités ou nouveau regime du Niger, mais des PUTSCHISTES.
    Je ne pense pas que vous etes mieux que ceux qui ont des plants contre le Niger.
    Trop influencé par l’ occident je vois pas ou on ira avec de tel complexe.
    Dieu merci ils ne sont pas appelés putschistes par leur peuple.
    Reflechissez souvant avant de donner des titres irréfléchis à vos articles.

    • Mon cher Barou, on ne va pas réinventer les règles parce que vous n’êtes pas content ! Celui qui prend le pouvoir par les armes est un putschiste. Il n’y a pas d’autres termes qui tienne. Que les gens soient heureux ou pas d’un coup d’Etat, cela ne change rien au fait qu’ils soient des putschistes. C’est un terme qu’il faut accepter et assumer. Au Burkina Faso par exemple, on parle de président de Faso lorsqu’il s’agit d’un chef d’Etat élu. IB même a été appelé putschiste jusqu’à l’instauration d’une charte de la transition qui a porté celui-ci comme président de la Transition. Si tu es trop fâché, il faut boire l’eau

    • Cher le sérieux,
      Vous parlez de quelles règles ?
      Barou a parfaitement raison. Arrêtez de nous pourrir la vie avec vos faux termes à l’occidentale.
      IB n’est pas un putchiste. Il a juste pris ses responsabilités, ce que plusieurs soit disant élus démocratiquement n’ont pas osé prendre.
      Quand on est élu, on jure de protéger sa population, patati, patata. Où étaient les démocratiquement élus quand le sang des Burkinabés coulait à flot ? Où étaient-ils quand le nombre de veuves et orphelins augmentait à vitesse exponentielle ? Où étaient-ils quand personne n’osait ou n’avait plus la capacité de rendre visite à ses parents au village ? Où étaient ces gens bien élus quand les déplacés fuyaient et dormaient dans la brousse ne sachant où aller avec leurs familles ?
      Donner des milliards à des voyous juste pour se faire élire au détriment des populations que t’es sensé protéger est vraiment pathétique. Ce n’est pas ça la démocratie. Ça c’est être un criminel et complice de criminels.
      Celui qui a pris son courage a deux mains pour aider et protéger ses parents, ses frères et sœurs burkinabès ainsi que ceux qui résident au Burkina Faso, celui là est la bienvenue peu importe le moyen utilisé pour accéder au pouvoir.
      Barou, merci pour ta remarque pertinente.
      Courage à toi.
      Tant pis pour ceux et celles qui sont toujours dans la nostalgie des mots.
      Putchiste ou pas, nous sommes contents de notre Président. Le jour que vous aurez l’occasion de le rencontrer, appelez-le "putchiste" si vous en avez le courage. Mêmes les journalistes qui utilisent le terme putchiste, pourquoi ne le font-ils pas quand ils sont en présence du Président ?
      Bande d’hypocrites.
      Bonne semaine à tous 😊

    • Cher Sam,
      si vous estimez que ce sont des « faux termes à l’occidental », pourquoi réclamez-vous donc qu’on utilise le terme « président » qui n’est d’autre qu’un terme « occidental ». Par ailleurs, IB fait peut-être de son mieux pour ramener la quiétude. (Il n’a pas le choix de toutes les façons puisque c’est l’argument avancé pour justifier son putsch contre un autre putschiste). Mais de là à vouloir nous faire croire que tout va bien est complètement faux. Selon les derniers chiffres publiés par le CONASUR, un organisme gouvernemental, on compte 2,06 millions de personnes déplacées internes à la date du 31 mars 2023. De toutes les façons, c’est dans l’intérêt de tous que la paix revienne au pays. La différence entre vous et moi, c’est que vous vous avez un amour fou et aveugle pour un individu alors que moi j’en ai que pour le Burkina Faso.

      Par ailleurs, je vous invite à cesser d’être injurieux. On n’a pas besoin d’être vulgaire et condescendant pour se faire entendre et comprendre.

      Enfin, j’oubliais, j’espère que dans votre vie de tous les jours, vous vous passez de tout ce qui est « occidental » et que vous vivez complètement en vase clos.

      Si tu es trop fâché, il faut boire l’eau.

    • Bonjour leserieux,
      J’adore ce type de débats sur l’instauration de la "novlangue".
      J’ai dénoncé ça depuis bien longtemps sur ce même forum.
       Des militaires, chargés de la sécurité de leur pays, renversent le dirigeant démocratiquement élu, par la force des armes payées par le peuple, mais il ne faut pas les appeler "putschistes"... inventons un nouveau mot. Les sauveurs du peuple pourrait bien faire l’affaire.
       Des gens nous endeuillent quotidiennement aux cris de "Allah Akbar", ils imposent des critères vestimentaires et pileux religieux, exercent leurs jugements sur la base de la charia, souhaitent instaurer un califat islamique, mais il ne faut pas les appeler "djihadistes". A l’époque du lymphatique Roch, il s’agissait de les nommer HANI... non identifiés, pendant 6 ans...?
       L’armée intervient en force dans un palais de justice pour libérer une "guérisseuse", ce n’est pas une ingérence de notre martial exécutif dans la justice de notre pays. C’est un complot ourdi par d’obscures officines étrangères, avec la complicité d’apatrides vendus à l’impérialisme occidental.
       Comment appelle-t-on le musèlement de la presse et de toute voix discordante déjà ? Ah oui, le devoir de comportement patriotique...
      Je vais m’en arrêter là, mais les exemples de la "novlangue", qui accompagne l’instauration de toute dictature sont aujourd’hui légion.

  • Il faut dire que le virus "Emmanuel MACRON" va contaminer tous les pays francophones gérési depuis des décennies par des dynasties familiales avec l’aide de la France et particulièrement avec l’aide de Mr Emmanuel MACRON. Oui, il ne faut pas se voiler la face, l’Europe et le Monde ont laissé SARKOZY, "Le français" détruire KADAFFI et la Libye pour mieux déstabiliser l’Afrique et perpétuer son exploitation. Mr MACRON s’est cru être le meilleur élève de SARKOZY mais malheureusement sa "pauvre intelligence" et son orgueil va bientôt condamner des centaines de milliers de français à fermer boutiques et quitter les pays d’Afrique, retourner vivre en "sans -domicile -fixe" en France. Les autres pouvoirs dynastiques auront bien se préparer, ils finiront par être balayer avec leurs suppôts occidentaux. Peu importe que la France condamne ou pas le coup d’Etat au Gabon ou pas, ce qui a surpris MACRON au Mali, en Guinée, au Burkina, au Niger finira par le surprendre dans les autres pays vassaux de son pouvoir ! En attendant que Mr MACRON accepte de respecter tranquillement la Convention de Vienne en rapatriant "hic et nunc" (ici et maintenant) son Ambassadeur au Niger pour éviter à la France une nième humiliation.

    • Bonjour Bigbale,
      Vous écrivez : "Peu importe que la France condamne ou pas le coup d’Etat au Gabon ou pas"
      Apparemment, ça ne risque pas d’arriver :
      "Coup d’Etat : le général Oligui donne des gages à Paris
      Brice Oligui Nguema à Libreville, le 16 août 2023. © AFP
      Le jour même de sa prise de pouvoir, Brice Clotaire Oligui Nguema a tenu à expliquer sa stratégie aux autorités françaises. Le président de transition prétend vouloir renforcer la relation avec Paris..."

      Source Africa intelligence 04.09.2023
      Au delà des nombreuses "macronneries", des maladresses et arrogances diplomatiques de la part de l’administration française, certains pays, qui se portent économiquement plutôt bien, savent parfaitement où se trouvent leurs intérêts.

  • Macron a hérité d’un passé dont il n’est pas responsable. Par contre, il n’a fait qu’envenimer la situation, à tous points de vue.
    Certes, la clique à Poutine a bien préparé le terrain mais on peut espérer que les hommes intègres feront preuve de discernement pour séparer le vrai du faux..
    Tout le passé ne peut être effacé et il faut garder ce qui permet d’avancer.

  • LESERIEUX si tu veux apple les leserieux.
    Leur peuple et le pays Niger ne les appelent pas putschistes.
    Ils sont considérés comme héros ou sauveurs
    Avec vos complexe de la langue Française, faut bêtement suivre le blanc dans toute ses expression comme si on ne peut pas réfléchir de nous même.

    • Barou, je me suis toujours demandé c’est qui le « peuple » ? Ce « peuple » à qui les putschistes et politiciens ne cessent de mentir et de museler. Vous appelez le « peuple » ceux qui font votre affaire et « apatride » ceux qui refusent de vous suivre les yeux fermés. Alors comme cela, vous voulez nous faire croire que tous les nigériens ont applaudi et accueilli chaleureusement le coup d’Etat ? Que faites-vous de ceux qui ont des réserves ? Ils ne font pas parti du « peuple » ? Ne doivent-ils pas s’exprimer ? Autant on accepte que vous manifestez votre enthousiasme, acceptez également que ceux qui ne sont pas du même avis que vous s’expriment. Et exprimer un avis contraire ne veut pas non plus dire qu’on est « occidental » ou encore « nègre de service » comme certains « panafricanistes » se plaisent à le dire.

    • Monsieur BAROU,

      Si vous ne supportez pas le sens donné aux mots français, vous devriez vous exprimer dans votre langue maternelle.

      Mais si vous écrivez en français, souffrez au moins que d’autres internautes, qui comprennent aussi le français, vous corrigent : un putschiste est celui qui prend le pouvoir par la menace des armes.

      Ceux qui ont pris le pouvoir au Niger par la force tout comme notre président sont des putschistes, que cela vous plaise ou non.

  • Leserieux tu n’ as aucune realité de l’ Afrique ni de la ou tu vis.
    Si tu ne connais pas le peuple je ne sais quoi te dire.
    Ya vraiment de l influence occudentale au pays.
    Donc tout ce soutient de ce monde au Niger n’est pas le peuple pour toi ?

    • Non, ce n’est pas le peuple. C’est une partie du peuple. Et encore je dirais il s’agit d’une partie de la population de Niamey chauffée par les militants du parti opposé au président Bazoum. Toutes les analyses montrent que ce dernier faisait du bon travail pour redresser le pays, même si cela était imparfait. Tiani a voulu sauvegarder son poste et la manne pétrolière avec le clan Issoufou. On reparlera de tout cela dans un an. Car on voit ien ce qu’il se passe au mali, arrive au BF et est en train d’arriver aussi au Niger. Le Gabon est un sujet complètement différent. La famille Bongo est sous les coups de la justice française.

    • Le peuple nigérien, ce n’est pas ce troupeau de désœuvrés et d’ignorants qui va gesticuler devant l’ambassade de France.

  • Internaute ’’lesérieux’’, ça se voit que tout comme sana guy vous êtes de très bons élèves de l’occident. Mais il faut vous forger vous mêmes lorsque vos formateurs ont fini de vous former. Vous êtes allés à l’école pour servir à vos familles et à votre pays mais pas pour servir autrui qui n’est même pas connu dans votre pays n’en parlons pas dans vos familles. Autrui qui ne fera qu’applaudir quand il verra que vous utilisez ce que vous avez appris pour déchirer votre société. Il dire alors, il est bon ce monsieur ; mais bon pour qui ? Et quand vous tombez dedans, sachez qu’au même moment, vous êtes lâchés par les vôtres. A titre d’exemple, SENGHOR que l’on disait membre de l’académie française, ce même SENGHOR qui avait été applaudit outre mer quand il a dénigré les termes Burkina Faso et Burkinabè, ce SENGHOR là à sa mort, il n’y avait pas un chat de ’’leur académie’’ ; c’était un inconnu qui était enterré comme le commun des Africains. Mais il a été utilisé pour dénigrer des Africains. On se rappelle qu’à l’époque, les élèves du Burkina l’avait très bien lavé à la radio. Bref.
    Soyez Africains car quelque soient alpha, gamma, Béta, pi ou mu, vous nègres noirs Africains, ils ne vous aimerons jamais. Ils vous utiliseront point barre.
    Qu’est ce que nous avons à foutre de leurs qualifications etc. Comportons nous comme nous devons le faire pour nos pays et ils serons obligés de négocier aves nous.
    Regardez la chine, elle s’est mise au travail avec ces valeurs ; aujourd’hui, elle a la tête haute. Oui, arrêtez donc de dénigrer les vôtres pour les définitions des autres.
    Chez les impérialistes, on apprend aux enfant que les autres (Africains, Arabes, Slaves, Asiatiques etc.) ne doivent rien êtres au risque qu’eux devient zéro. Pourtant ce n’est pas vrai. Bref.

    • Bonjour BASSI WARGA,
      Pourriez-vous démontrer que : "Chez les impérialistes, on apprend aux enfant que les autres (Africains, Arabes, Slaves, Asiatiques etc.) ne doivent rien êtres au risque qu’eux devient zéro."
      Où donc se trouve ce "Chez les impérialistes" ? Je suppose que vous indiquez prioritairement la France et peut-être bien tout le reste de l’Occident...?
      Je ne sais ce qui pourrait appuyer ce genre de propos, si ce n’est une claire tendance aux inventions conspirationnistes, inspirée par une tendance raciste.

    • Franchement Bassy Warga, vous baissez le niveau des débats avec vos approximations et tout ce ramassis d’idées n’ayant aucun lien avec l’article bien écrit et bien réfléchi de Sana Guy. Vous vous attardez juste sur un terme pour balayer toute une réflexion. Ne vous en déplaise, celui qui fait un putsch est un putschiste. Point barre !

  • BASSI ignore leserieux
    Des gens comme ça sont nombreux parmis nous
    Voila pourquoi on est loin de finir avec les blancs.
    On se colle à toute appellation que le blanc nous attribue.
    Appeler Putschistes ou quoi que vous voulez mais le peuple Nigerien l’appele président et est fiere de son président.
    Si nous refusez de les appeler autorités,c’ est votre problème. Ce qui est certain ils sont entraint de mettre vos maîtres Français hors du Niger.
    Comme ils sont putschistes pour toi leserieux faut dire à des maîtres de rester et attendre ceux que vous allez appeler autoritès.

  • Merci à Bassi Warga. Les pauvres Africains n ont jamais compris que l union fait la force. Cette union ce n est pas seulement le fait de se rassembler dans un seul pays où dans un seul continent. C est aussi et surtout le fait de défendre le même idéal en mettant de côté nos égos et nos intérêts personnels.
    J ai comme l impression que tous ceux qui s Insurgent contre les coups d État au Mali, au Niger et au Burkina refusent de voir la source du mal. Ils arguent "démocratie" qui selon eux est la liberté de choisir un dirigeant. Vrai mais partiellement car ce qu ils n ont pas compris c est pas n importe quel dirigeant mais un dirigeant capable de répondre aux aspirations du peuple. Comme la plupart des démocrates africains ont oublié la suite de la définition hé bien, les médiocres se font élire par toutes les magouilles possibles et bonjour les espoirs déçus. Le cas du Gabon est différent évidemment dans les causes. Donc revoyons 3 choses : la définition du mot démocratie, notre comportement et notre mode de pensée.

  • Nous sommes debout maintenant et plus rien n’’arrêtera notre marche vers la liberté et la prospérité.

    .

    • Bonjour Samuel,
      Ben, vers la liberté, qui sait, peut-être un jour, si l’on ne remplace pas les anciens, par de nouveaux maitres, mais après le comportement de notre putschiste président en Russie, je ne suis sûr de rien.
      Quant à la prospérité, je la sens bien qui monte quotidiennement.
      Je suppose que vous aussi vous plaisez à contempler l’opulence de notre peuple qui se gave de ses multiple repas quotidiens, qui ne connait aucune difficulté à se soigner, qui recherche les meilleurs établissements scolaires pour assurer l’avenir de leur progéniture, quel que soient les frais, qui vont d’ailleurs se précipiter en masse pour payer les patriotiques Faso Dan Fani les plus couteux pour vêtir leurs enfants... Peut-être en outre, vivez-vous au Ouagaland, où pullulent les V8, où le champagne coule à flot, où les personnes se rendent à Bobo en avion,...
      Quelle chance de voir venir l’opulence !

  • C’est bien beau cette littérature qui, malheureusement ne nous fait pas gagner un pas de plus. Le démocratie telle que décrite n’a JAMAIS été vue ou rencontrée dans nos contrées. Les modes de scrutin et la bonne gouvernance qui sont des éléments forts de la démocratie sont foulés aux pieds. L’essentiel pour nous aujourd’hui, c’est d’avoir des hommes capables de bonnes et courageuses décisions qui mènent à des actions concrètes pouvant nous tirer du mauvais pas que nous traversons. Pas besoin de chef d’état qui, chef suprême des armées, qui claironne que les terros sont plus forts, plus armés et plus aguerris que les soldats. Encore moins les chefs d’état qui déclarent de façon ehonté que notre armée n’est pas libre de disposer de nos aeronefs de combat tout simplement parce que des étrangers le veulent ainsi. En ce moment, nos soldats meurent sur les fronts. Qui d’autre, mieux que le presi, devrait assurer l’équipement de nos armées ? Démocratie de façade ou â la français, a t’elle réussi dans quel pays ?

  • Sans jugement aucun sur les coup d’Etat en Afrique mais j’ai une inquiétude face à l’honneur Militaire. Si au Mali, au Burkina et en Guinée les responsables de sécurité de la Présidence se sont "battus" pour la mission de ’sécurisation du l’institution Présidence", le cas du Niger et du Gabon créent un précédent dangereux. Celui chargé de la sécurité et du sauvegarde de l’institution, décide lui même de faire ’éjecter’ voir est base de la déstabilisation. Où est l’honneur militaire ?
    Je sais que l’on ne doit pas défendre l’indéfendable mais la logique est la démission du poste avant le coup.
    l’Honneur de nos Soldats en Afrique fait que c’est la ’seule institution’ post coloniale qui reste encore ’assez forte’, alors il faut la Préserver à tout prix.
    Courage au Peuple pour leur quête de liberté et de développement.

  • Merci BAROU, BIGBALE, SAM et BASSI WARGA !!

    Tout a été dit. Le monde change et les enjeux pour le développement sont nombreux. Mais il y a des gens qui refusent de le comprendre ou alors ils en sont incapables à cause des tares occidentales qui nous été inoculées depuis plus d’un siècle.
    Parlant de coup d’État, l’auteur de l’article, qui se veut. un fin connaisseur et analyste de la chose politique, réduit celui ci à des militaires prenant des armes contre un régime civil. OR tout le monde convient.qu"il y a eu coup d’etat par Alpha CONDE, et Ouattara.
    Concernant le NIGER, la convention de vienne est claire, les relations diplomatiques sont établies d’État à État et non de régime à régime. Par conséquent le diplomate français doit simplement partir de même que l’armée française en lieu et place des actuelles gesticulations pour agrsser le pays.
    Parlant de constitution, dans le sens de permettre à l’équipe dirigeante d’inscrire son action dans la durée, pourquoi pas 3 mandats de 3 ans chacun ; 1 mandat unique de 8 ou 7 ans......? Constitutionnalistes de tout le pays, unissez vous pour nous inventer quelque chose de mieux adapté à nos problèmes, au lieu de copier et coller ce que la néocolonie nous impose !!!

  • Cher Sana Guy, ton article ne reflete que ton simple point de vue. Heureusement. Et quand la CEDEAO interviendra pour restaurer la democratie au Niger, et elle le fera, il ne te restera plus qu a manger ton chapeau pour avoir ete si myope.

    Car le coup d Etat au Gabon, loin de “renverser” la table des interventionistes la conforte plutot. Le bemol du Nigeria fonde sur la sincerite de Tchiani s ote de lui du fait du fait des precedents du Mali, du Burkina et un peu de la Guinee qui se sont appuyes sur une periode transitoire pour chercher a s installer durablement au pouvoir.

    Tchiani ne fera pas autrement. Et cette erreur, la CEDEAO ne la repetera plus. il faut voir dans le silence actuel, le calme qui precede la tempete. Laquelle tempete n est pas destinee a nuire au Niger, comme on veut le faire accroire, mais plutot a deloger quelqu un qui a utilise la courte echelle pour acceder au pouvoir. A l exemple de Gilbert Diendere qui fut deloge de Kosyam naguere. Tout le reste n est qu accrobatie intellectuelle inutile.

    L ironie dans cette affaire est que ceux qui ont eu recours a cette echelle, font des pieds et des mains pour eviter que leur soit reserve le meme sort. Personne n aime ca. Alors pourquoi s offusque t on que la CEDEAO veuille rendre son pouvoir legalement acquis a Bazoum ? Soyons intellectuellement honete quand meme. Salutations.

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