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Bénin – Burkina Faso : Le sacrifice des espaces protégés au profit des ressources minières

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Publié le mardi 17 janvier 2023 à 23h50min

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Bénin – Burkina Faso : Le sacrifice des espaces protégés au profit des ressources minières

L’impact du changement climatique sur le continent africain est légion, mais cela risque d’empirer avec le besoin de développement des pays. L’exploitation des ressources minières pour créer de la richesse et financer le développement est l’un des facteurs aggravants. Certaines ressources minières identifiées se retrouvant au sein et à proximité des aires protégées, leur destruction du fait de l’exploitation constitue une menace pour le climat. Au Bénin, des craintes subsistent pendant qu’au Burkina Faso, les dégâts sont déjà là. Notre enquête révèle les risques liés à l’exploitation minière au sein et à proximité des aires protégées sur le climat.

En 2013, le Bénin a répertorié les ressources minières dont dispose son sol. La liste est importante. Selon le ministère béninois des Mines, le pays a initié et financé entre 2013-2014 des travaux de couverture géophysique aéroportée de tout le territoire. Ces travaux ont permis de mettre en évidence plusieurs zones d’anomalies qui serviront de cibles pour les futures prospections géologiques et minières. Ces travaux ont également permis d’apprécier la susceptibilité magnétique et radiométrique des formations et structures géologiques et de la gradio-gravimétrie du bassin sédimentaire côtier. Les résultats issus de ces travaux ont permis de mettre à la disposition du pays des données et informations géologiques fiables.

Aires protégées du Bénin (@Reserch Gate)

A la suite donc de cette étude et bien d’autres encore, réalisées dans le même sens, il a été avéré que le pays dispose de plusieurs gisements de ressources minières et minérales. La plupart de ces ressources identifiées sont des gisements d’or, de phosphate, d’uranium, d’étain, de pierres ornementales et de matériaux de construction. Le pays entend exploiter ces ressources et, dans la foulée, a ouvert les vannes pour que les investisseurs du monde entier se manifestent pour ce potentiel minier presque vierge, car ne connaissant que quelques exploitations artisanales ou semi-industrielles pas très avancées. Dès lors, les choses commencent à se compliquer pour l’environnement et surtout pour le climat. Certains gisements répertoriés empiètent sur des espaces considérés comme des aires protégées abritant des forêts classées et autres formes de biodiversité.

Exploitation de mines dans la réserve classée du Sahel au Burkina Faso

Contrairement au Bénin, le Burkina Faso a une longue expérience d’exploitation de ressources minières. La région du Sahel, au nord du pays, abritait trois mines industrielles : la mine d’Inata, celles de Tambao et d’Essakane. Si les mines d’Inata et de Tambao sont fermées, celle d’Essakane est toujours en activité. Ces trois mines ont un point commun. Elles sont toutes illégales au regard du décret portant classement de la réserve sylvo-pastorale et partielle de faune du Sahel, adopté le 9 novembre 1970, par le Conseil des ministres de la République de Haute Volta.
La réserve sylvo-pastorale et partielle de faune du Sahel est bien particulière en ce sens qu’elle englobe des villes comme Dori, Djibo, Gorom-Gorom, Sebba.

Mines et aires protégées dans la réserve pastorale du Sahel_Burkina

La zone a une longue tradition dans l’orpaillage. En effet, Le gite aurifère d’Essakane a été découvert en 1985 par des paysans. Devant l’ampleur de la ruée vers l’or et la richesse apparente du site, le gouvernement avait créé « le projet Orpaillage » chargé d’encadrer les exploitants artisanaux. En 1999, le gouvernement crée avec la Société d’ingénierie et de réalisations à l’exportation (SIREX), la compagnie d’exploitation de mine d’or au Burkina (CEMOB), pour lancer l’exploitation semi-mécanisée en plus de l’orpaillage artisanal déjà pratiqué.

Mais malgré ces différentes manœuvres, l’exploitation industrielle, tout comme l’orpaillage artisanal, est une activité non conforme à son statut. L’Union internationale pour la conservation de la nature (l’UICN) avait déjà tiré la sonnette d’alarme dans une étude publiée en 2009.

Selon le directeur général de l’Office national des aires protégées (OFINAP), Benoit Doamba, lorsqu’une forêt est classée, il y a des droits d’usage mais l’exploitation minière ne saurait en être une. « S’il faut déclasser quelques hectares et faire une enclave pour exploiter les ressources minières et sauver les aires protégées, cela est possible, mais en toute responsabilité et connaissance de cause. La manière dont les choses se passent dans le Sahel constitue un précédent grave, une jurisprudence grave », poursuit le directeur de l’office.

Les permis d’exploitation délivrés à l’intérieur de la réserve du Sahel violent l’article 120 du Code minier de 2015 qui stipule que « les activités de prospection, de recherche ou d’exploitation de substances minérales ne peuvent être entreprises en surface, en profondeur et aux alentours d’une zone de protection, (…) ».

Une biodiversité importante pour l’Afrique de l’Ouest

Estimée à 1 822 600 ha, selon les dernières évaluations effectuées par le ministère de l’Environnement, de l’énergie, de l’eau et de l’assainissement, la réserve du Sahel est une zone importante pour la biodiversité ouest-africaine. Elle abrite 3 sites RAMSAR (un site RAMSAR est la désignation d’une « zone humide d’importance internationale » qui enregistre la présence d’espèces vulnérables). Il s’agit des mares d’Oursi, de Yomboli et de Darkoye qui sont des refuges pour les oiseaux migrateurs. Elles abritent aussi des espèces intégralement protégées comme le vautour charognard et le vautour à tête blanche.

Le directeur de l’OFINAP évoque aussi la présence de mammifères comme les gazelles, certaines espèces d’hyènes, notamment l’hyène tachetée, les chacals et d’autres espèces de carnivores, sans compter les éléphants du Gourma qui reviennent du Mali au début de chaque hivernage pour profiter des pâturages de la zone. Située à l’extrême Nord du Burkina Faso, la réserve a un climat aride, très chaud avec une pluviométrie la plus faible du pays, d’où sa fragilité.

« C’est une vaste zone, mais elle est fragile du fait du problème d’eau. C’est vrai que la tendance est de faire des forages pour améliorer les conditions de vie des populations, mais c’est nécessaire que l’on trouve des moyens pour préserver la biodiversité », soutient Benoit Doamba. « Il est important de conserver la biodiversité, car c’est la base même de la vie ». Au niveau international, l’UICN classe la réserve sylvo pastorale et partielle de faune du Sahel parmi les grandes aires protégées d’Afrique de l’Ouest situées dans des zones arides.

Exploitation artisanale (@La Météo)

Importance des aires protégées pour le climat

Selon une étude de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), The Nature Conservancy, le Programme des nations unies pour le développement (PNUD), la Banque mondiale, et le WWF, les aires protégées offrent une solution rentable pour lutter contre les effets des changements climatiques. L’étude soutient que les aires protégées stockent 15% du stock mondial de carbone terrestre, soit 312 gigatonnes.

Aussi, ces espaces « servent aussi de protection naturelle contre les impacts du climat et autres catastrophes naturelles, en fournissant de l’espace pour disperser les eaux de pluie, stabiliser les sols pour éviter les glissements de terrain et stopper les ondes de tempête. Enfin, les aires protégées aident à maintenir les ressources naturelles saines et productives, afin qu’elles puissent résister aux impacts des changements climatiques ».

Évoquant la grande importance des aires protégées de toutes sortes pour le climat, le directeur général de l’environnement et du climat au Bénin, le professeur Martin Pépin Aïna, avance que « les aires protégées en réalité sont des pièges naturels à carbone qui permettent de réguler l’équilibre au niveau des émissions de gaz à effet de serre ; elles sont comme un stock de carbone ». L’expert poursuit son explication et ajoute que « l’autre importance des aires protégées est qu’elles permettent de protéger la biodiversité. Et quand il y a cet équilibre, cela crée un microclimat et on parle plus, dans ce cas, de territorialisation (...) Il faut aussi évoquer tous les services éco systémiques que procurent ces espaces à la population ».

Il va sans dire que la destruction de ces joyaux naturels constituerait un énorme danger pour le climat. L’exploitation minière prend souvent le dessus sur la préservation des aires protégées du fait que les Etats estiment plus rentable en matière de coût économique, les ressources minières, par conséquent, les espaces naturels censés être protégés, sont déclassés et détruits.

« Les écosystèmes marins et côtiers, tels que les mangroves, les zones humides et les herbiers marins , qui jouent un rôle important dans l’absorption de CO2, la protection côtière pour faire face à l’élévation du niveau de la mer et soutiennent des activités économiques telles que la pêche et le tourisme, sont en train de disparaître à un taux alarmant et l’étendue des aires marines protégées représente moins de 1 pour cent de la surface des océans », affirme Imèn Meliane, conseillère principale pour les politiques marines de The Nature Conservancy, citée dans le rapport d’étude.

Selon le professeur Pépin Aïna, il serait désastreux pour le climat de détruire les aires protégées. « La destruction de ces aires protégées constitue une grosse menace pour le climat parce qu’il n’y aura déjà plus de piège à carbone et donc plus de régularisation des émissions de gaz à effet de serre, ce qui conduit inévitablement à la destruction progressive de la couche d’ozone. Ce processus aura pour conséquence la perturbation du cycle climatique et on pourrait assister à toute sorte de catastrophes au niveau naturel », a-t-il indiqué. Cela suppose que les changements climatiques dans le monde résultent en grande partie des activités industrielles et minières de l’homme.

Des aires protégées menacées par l’exploitation minière au Bénin

Au nord-est du Bénin, dans le département de l’Alibori, un espace protégé est menacé par des exploitations minières. Il s’agit d’une forêt classée par arrêté n°6459/SE du 18 août 1955. D’une superficie d’environ 256 000 hectares, l’équivalent de 32 fois la superficie de la ville de Cotonou, cette forêt située dans la partie supérieure du département de l’Alibori abrite une biodiversité considérable et participe au maintien du cycle climatique. Cependant, elle est menacée par l’exploitation minière. En effet, à proximité de la forêt, des gisements d’or et d’étain ont été découverts. Même si l’Etain n’est pas une priorité de l’Etat, il faut dire que l’or est au centre des convoitises. Ce qui suscite beaucoup de crainte dans le rang des défenseurs de la biodiversité.

Dans le pays, d’autres espaces protégés sont tout aussi en danger. Il s’agit de la forêt classée des trois rivières où des sites aurifères ont été identifiés dans et à proximité. Située à Kalalé dans le nord-est du Bénin, cette forêt s’étend sur une superficie de 259 500 ha, l’équivalent de 23 fois la commune de Porto-Novo qui abrite la capitale politique du Bénin, joue un rôle important dans la protection de centaines d’espèces sauvages.

Le complexe W-Arly-Pendjari (WAP), le plus important site protégé du Bénin classé au Patrimoine mondial de l’UNESCO, n’est pas épargné des menaces que représente la future exploitation industrielle de ressources minières au Bénin. Selon l’organisation onusienne, le WAP est le plus grand et le plus important continuum d’écosystèmes terrestres, semi-aquatiques et aquatiques de la ceinture de savanes d’Afrique de l’Ouest. Il sert de refuge à des espèces animales qui ont disparu ailleurs en Afrique de l’Ouest ou sont très menacées. Il accueille notamment la plus grande population d’éléphants d’Afrique de l’Ouest et la plupart des grands mammifères typiques de la région, comme le lamantin d’Afrique, le guépard, le lion ou le léopard.

L’UNESCO estime également sur sa plateforme que le Complexe WAP bénéficie d’une protection juridique à long terme conférée par les législations nationales et reçoit un appui financier et technique des États et de quelques partenaires pour le développement. Mais malgré cette protection juridique dont jouit cette immense aire protégée, le Bénin y a autorisé des prospections minières, ce qui a permis d’y répertorier du Phosphate et du Fer ; deux ressources minières qui figurent en bonne place dans les priorités d’exploitation industrielle du gouvernement.

W-Arly - Pendjari Core Parks @Sahara and Sahel Observatory

L’exploitation minière, grande productrice de gaz à effet de serre

Mahamady Porgo et Orhan Gokyay de l’université de Marmara en Turquie ont montré dans une étude publiée en 2017 sur « les impacts environnementaux causés par l’exploitation de la mine d’or d’Essakane », que l’exploitation de la mine contribue directement ou indirectement à la pollution de l’air dans le district d’Essakane. « L’utilisation de produits chimiques tels que le cyanure (extraction industrielle de l’or) et le mercure (extraction artisanale de l’or) pour extraire l’or du minerai constitue un risque potentiel pour l’écosystème, la santé de la population locale et la production animale », précise l’étude qui a également montré qu’il y a « une dégradation importante du paysage naturel et de la topographie du sol par l’exploitation à ciel ouvert (mine industrielle) et les trous creusés par les mineurs artisanaux ».
Dans le rapport sur « la déforestation et la dégradation des forêts au Burkina Faso :

tendance actuelles et principaux facteurs », réalisé en 2019 par le programme d’investissement forestier (PIF), les experts ont effectué une analyse quantitative des impacts quantitatifs de l’exploitation minière sur l’évolution des forêts et des émissions de gaz à effet de serre en général et les émissions/séquestrations de carbone, en considérant la consommation de carburant et la déforestation indirecte. Au terme de leur analyse, ils sont parvenus à la conclusion qu’une mine industrielle d’or au Burkina produit mensuellement 543 tonnes d’émission de CO2 par once d’or.
Ces différentes études suscitent des interrogations sur le respect des engagements pris par les sociétés minières pour la protection de l’environnement dans les plans de gestion environnementale et sociale.

Au Burkina Faso, l’Agence nationale des évaluations environnementales (ANEVE) est la structure chargée du contrôle et de la supervision de la mise en œuvre des plans de gestion environnementale des sociétés minières. Selon les responsables de cette structure, aucune mission de suivi de plan de gestion au sein des sociétés minières n’a été menée depuis 2018 à cause de l’insécurité. Parmi les manquements observés quant à la protection de l’environnement, l’ANEVE souligne, entre autres, l’absence d’un système de valorisation des eaux issues des stations d’épuration, la non évaluation du taux de reprise des reboisements et l’enfouissement des déchets valorisables et dangereux.

Vers un désastre environnemental et climatique au Bénin !

L’exploitation minière au Bénin est encore à une étape à la limite embryonnaire, même si quelques exploitations artisanales et semi-industrielles ont lieu dans le nord du côté du département de l’Atacora. Les dégâts occasionnés déjà par ces petites exploitations lève le voile sur ce qui attend le pays si l’exploitation industrielle s’y installe. Les exploitants artisanaux à eux seuls causent une grande dégradation de l’environnement du fait des trous creusés et aussi des produits chimiques comme le mercure dont ils usent pour les travaux.

Selon l’office béninois de la recherche géologique et minière (OBRGM), le gouvernement du Bénin, dans sa politique d’exploitation minière, veut se focaliser sur l’or, le lithium, les pierres ornementales et les matériaux de construction. Ces gisements sont en abondance, mais certains se retrouvent très à proximité et même en plein cœur d’aires protégées. Selon Julien Houndolo, expert en développement, décentralisation et risk-management, « la loi sur la protection des aires protégées ne protègera pas ces espaces de l’exploitation des mines et minerais parce que l’Etat ne peut pas s’interdire certaines choses qui lui permettraient de générer des ressources financières pour la bonne santé de l’économie, vue que c’est lui-même qui prendra encore la loi pour l’exploitation… ».

Et pourtant, l’article 16 de la loi sur les aires protégées en République du Bénin indique que « la réserve naturelle intégrale est une aire préservée pour permettre le libre jeu des facteurs naturels sans aucune intervention extérieure, à l’exception des mesures de sauvegarde nécessaires à l’existence même de la réserve. Sur toute l’étendue des réserves naturelles intégrales, sont interdits toutes formes de chasse et de pêche, toute exploitation forestière, agricole et minière, tout pâturage et défrichement, toutes fouilles et prospections, tous sondages, terrassements et constructions, tous travaux tendant à modifier l’aspect du terrain ou de la végétation, toute activité polluante ou nuisible, toute introduction d’espèces animales ou végétales et, d’une manière générale, tout acte de nature à nuire ou à apporter des perturbations à la faune ou à la flore. Sauf autorisation spéciale délivrée par le ministre chargé de la faune, il est interdit d’effectuer toute recherche scientifique dans les réserves naturelles intégrales, ainsi que d’y pénétrer, circuler, camper, résider ou de les survoler à basse altitude ».

Pour Martial Kouderin, président de CREDI ONG, les dispositions légales pour la sauvegarde des aires protégées sont assez faibles. « Il y a beaucoup de cadres juridiques qui ont été élaborés pour encadrer ou protéger les espaces naturels, mais pas toujours assez parce qu’il y a quelques aires, notamment les aires communautaires qui ne sont pas suffisamment protégées légalement », a-t-il indiqué.

« Généralement, les exploitants ne font pas d’étude d’impact environnemental ou la bâclent… », affirme-t-il. « Ils (les exploitants – NDLR) n’arrivent pas à calculer tous les services écosystémiques (des aires protégées - NDLR) et c’est ça qui fait qu’on voit tout de suite que l’exploitation minière est plus rentable que de conserver la biodiversité ».

Cet article été rédigé par Modeste Dossou (Bénin), Pesce Hounyo (Bénin), Nadège Yé (Burkina Faso) et Yvette Zongo (Burkina Faso), dans le cadre du projet « Afrique de l’Ouest face au changement climatique » avec le soutien de la CENOZO

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Messages

  • Ce n’est pas seulement à cause des richesses qu’il faut détruire ce W.
    Il faut le détruire pour que les terroristes n’aient plus de nids.
    Si les dirigeants des deux ou trois pays ne le font pas, quelqu’un le fera dans un proche avenir. On ne peut pas laisser des imbéciles s’y refugier et sortir tuer les parents honnêtes d’honnêtes personnes.

    • Bonjour TANGA,
      Heu, si j’ai bien compris, il faudrait surtout éviter de détruire le W et autres grands espaces naturels.
      Mais bon, si l’on en arrive à les voir peu à peu disparaitre au Faso, c’est sans doute la faute de la France,...

    • Bonjour Kwiliga,

      Sur quoi vous basez vous pour incriminer la France dans ce problème ? Pouvez vous citer d’entreprise minière française au Burkina . Vous savez quand même que l’industrie minière est très largement dominée par le canada, l’Australie, l’Afrique du Sud, la Chine, la Russie. Hormis Orano au NIger. Ce n’est pas pour rien qu’un des derniers sommets de l’Investing in African Mining s’est tenu au Cap.

      Toujours cette sentence de Simone de Beauvoir : Le principal fléau de l’humanité n’est pas l’ignorance, mais le refus de savoir.

      Ou alors de la médisance, de la rumeur, de la manipulation

    • Bonjour Kwiliga,

      Sur quoi vous basez vous pour incriminer la France dans ce problème ? Pouvez vous citer d’entreprise minière française au Burkina . Vous savez quand même que l’industrie minière est très largement dominée par le canada, l’Australie, l’Afrique du Sud, la Chine, la Russie. Hormis Orano au NIger. Ce n’est pas pour rien qu’un des derniers sommets de l’Investing in African Mining s’est tenu au Cap.

      Toujours cette sentence de Simone de Beauvoir : Le principal fléau de l’humanité n’est pas l’ignorance, mais le refus de savoir.

      Ou alors de la médisance, de la rumeur, de la manipulation

  • Bonjour,

    Bien vu votre article. Toutefois, si l’on veut aborder le changement climatique, il faut distinguer les effets locaux, des effets régionaux puis à plus grande échelle.
    Ensuite, la biodiversité comme le bouleversement des écosystèmes, c’est encore autre chose mais effectivement lié à ce qui précède.
    Je connais bien le Burkina pour y aller tous les ans.
    En ce qui concerne mon analyse, le problème N°1 du Sahel est la déforestation dont les conséquences sont catastrophiques à plus d’un titre.
    C’est à mon sens le premier facteur de modifications climatiques. Tout en découle.
    Plutôt qu’un long discours, je vous renvoie à mon site internet : www.laplumedutemps.net
    J’ai écrit deux ouvrages à ce sujet dont l’un est plutôt un opuscule qui résume tout : INITIATION AU CLIMAT
    Si l’on considère d’un seul kaïcédra vaporise en moyenne 750 l d’eau par jour et que l’on plante un tel arbre tous les 15 m, quel sera le volume d’eau vaporisé par une forêt de 100 km² ? Fabuleux !
    A cela s’ajoute la modification de l’albédo terrestre entre un sol nu et une belle forêt... Ce n’est pas la même chose.
    Autres conséquences catastrophiques pour la température de la masse d’air située au-dessus (Cf. le désert).

    Je reste bien volontiers à votre écoute si vous le souhaitez.
    Bien cordialement

    J-MT
    Pilote de planeurs.= MTO très importante...

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