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Burkina : « On est au 9e coup d’Etat, mais ça n’a rien donné. On fait les élections depuis 1960, mais ça n’a rien donné » (André Tioro)

Accueil > Actualités > Politique • LEFASO.NET • dimanche 13 novembre 2022 à 21h36min
Burkina : « On est au 9e coup d’Etat, mais ça n’a rien donné. On fait les élections depuis 1960, mais ça n’a rien donné » (André Tioro)

Sur initiative de plusieurs organisations civiles et citoyennes, et dans le cadre du huitième anniversaire de l’insurrection populaire, Pr Mahamadé Savadogo, enseignant-chercheur de philosophie à l’Université Joseph-Ki-Zerbo, par ailleurs coordonnateur du mouvement du Manifeste des intellectuels pour la liberté, et André Tioro, consultant et président du MBDHP (Mouvement burkinabè des droits de l’Homme et des peuples), section du Houet, ont animé un panel public, ce samedi 12 novembre 2022 à la Bourse du travail de Ouagadougou. Les communications, qui se sont déroulées dans une grande mobilisation, ont porté sur « la situation nationale : enjeux et perspectives ».

Selon Pr Mahamadé Savadogo, la situation que traverse le Burkina renvoie à un stade particulièrement compliqué, qu’on peut caractériser de crise aigüe, marquée par une déstabilisation affligeante. « Une situation passée, il y a quelques années, de complexité à l’aiguisement de la crise, si fait que certains Burkinabè sont exposés à la tentation du découragement ; jusqu’à s’interroger si une autre issue que l’effondrement est possible », décrit l’enseignant-chercheur.

Abordant ce qu’il appelle « traits saillants d’une crise exacerbée », le panéliste se dit frappé par la multiplication des signes de malheur. Elle s’incarne par la multiplication des attaques qui, au fil du temps, semblent se diffuser à travers tout le territoire (aucune région n’est complètement épargnée par ces attaques). « Les conséquences sont les victimes directes, les déplacés internes et surtout un terrain particulièrement affecté par le phénomène des attaques : l’éducation. Rien que cette semaine, les chiffres des écoles qui sont fermées ont été actualisés. Malheureusement, il faut constater qu’ils sont en nette augmentation. Aujourd’hui, on parle de 4 992 écoles primaires fermées, de 643 établissements du post-primaire fermés, et on considère qu’il y a au moins 1 000 837 élèves qui sont concernés par cette situation de fermeture. Et ce qui est particulièrement significatif, c’est qu’il y a eu d’abord des fermetures au niveau du primaire, ensuite au secondaire et aujourd’hui, on a atteint un point où des établissements supérieurs privés sont concernés par ces fermetures », présente Pr Mahamadé, qui relève également l’exacerbation de la violence, le massacre des populations.

Pr Mahamadé Savadogo (au milieu) avec à sa gauche, André Tioro et à sa droite, le modérateur, Moussa Diallo (secrétaire général de la Confédération générale du travail du Burkina)

« Une souffrance qui trouve des exaspérations à travers des épreuves que subissent les structures mêmes de l’Etat. Au niveau des structures de l’Etat, on enregistre deux coups d’Etat en huit mois. L’intervention même du coup d’Etat est un signe d’aiguisement de la crise ; parce que le coup d’Etat entraîne en lui-même une manipulation des institutions, une désorganisation de l’ordre légal », poursuit le panéliste, s’interrogeant donc sur l’apport des coups d’Etat.

Dans la deuxième partie de sa communication, Pr Mahamadé Savadogo a planché sur ce qu’il a qualifié de « réorientation de la contre-insurrection », rappelant que les deux coups d’Etat ont été perpétrés par un même mouvement appelé MPSR, qui se préoccupe de « sauvegarde » et de « restauration ». « Il est quand même curieux de constater que le deuxième coup d’Etat a gardé les mêmes sigles que le premier. Ce qui montre clairement que du point de vue des acteurs, c’est le même mouvement. Si c’est le même mouvement, on peut se demander ce qu’il y a de nouveau », tâte l’enseignant-chercheur. Il constate cependant que le même mouvement s’est scindé en deux temps. Le premier temps animé par la préoccupation essentielle d’une réconciliation « pressée », freinée par le deuxième coup d’Etat, avec la ‘‘suppression’’ du département en charge du volet.

Le deuxième coup d’Etat a amené l’annonce d’un vaste recrutement de combattants, aussi bien de militaires que de Volontaires pour la défense de la patrie (VDP). « Il s’agit d’un recrutement de combattants, il ne s’agit pas d’une stratégie d’organisation d’une résistance au niveau même de la population à la base. Il ne s’agit pas d’essayer d’identifier les initiatives de résistance déjà existantes et d’encourager l’apparition d’autres initiatives (telles que les choses sont prévues, il est surtout question de recruter des combattants). Et également, le deuxième coup d’Etat a amené une remise en cause de certaines mesures particulièrement décriées du premier coup d’Etat (augmentation des salaires des membres du gouvernement) ; il nous a été dit que cet élément sera remis en question, nous attendons de voir exactement la mesure de ce changement-là. On peut parler d’une réorientation de la dynamique purement contre-insurrection dans laquelle s’était engagé le premier coup d’Etat, mais il ne s’agit pas d’un changement fondamental. La preuve est que les animateurs eux-mêmes du second coup d’Etat insistent pour dire que c’est le même mouvement qui reste à la direction des choses. Et surtout, on peut montrer que face à une préoccupation fondamentale des masses comme l’augmentation des prix des produits de base, pour le moment, nous n’avons rien enregistré comme changement de ce côté-là. Au contraire, certains responsables de ce nouveau mouvement avaient laissé entendre qu’ils pouvaient revenir sur cette augmentation des prix, mais pour le moment, rien n’a été confirmé, on cherche plutôt à patienter de ce côté », soulève Pr Savadogo, qui observe que jusque-là, et de façon globale, le changement apporté n’est pas profond.

Le panel a été organisé par une quinzaine d’organisations (ici énumérées).

D’où la légitimité de s’interroger s’il est vraiment possible de surmonter la situation de détresse à laquelle les populations sont confrontées. Pour répondre à la préoccupation, il convoque ici ce qu’il appelle « résistance des partisans du vrai changement ». En effet, jauge-t-il, lorsqu’on observe les éléments en présence et les mesures annoncées pour le moment par les autorités, on peut dire que le changement espéré n’est pas encore à l’horizon.

« Ceux qui croient que l’insurrection a été un incident de l’histoire doivent réviser leur prévision… »

« Beaucoup d’acteurs interviennent dans l’évolution de cette société et ont chacun un rôle à jouer dans son changement. La question du véritable changement doit prendre en compte toutes les forces qui animent la vie de ce pays et qui cherchent à amener une transformation de la société. Dès lors, on est obligé de reconnaître que depuis longtemps, il y a des forces qui se battent pour le changement véritable dans le pays et qui, à chaque tournant important, attirent l’attention du peuple sur les enjeux, sur ce qui a été atteint et ce qui reste à faire. C’est ce qui permet d’éviter les illusions. Ce qui fait qu’au premier coup d’Etat, les gens ont observé une forme de prudence. Au deuxième coup d’Etat, les gens sont sortis parce qu’on leur a dit qu’il y a une menace d’immixtion étrangère dans la situation. Et beaucoup sont sortis pour protester contre cela. Mais au-delà de cette protestation, on se demande qu’est-ce que les nouvelles autorités vont être capables de nous proposer », fait ressortir le panéliste, pour qui, autant la détresse s’acerbe, autant l’aspiration au changement se renforce.

« On assiste donc à un renforcement des positions démocratiques et révolutionnaires, se traduisant par un développement des revendications, par une volonté des différents secteurs de s’organiser et de ne pas subir la situation. Cette résistance pointe en général vers quelque chose qu’on peut appeler alternative, c’est-à-dire un changement radical, qui va permettre de prendre un autre élan complètement différent et de pouvoir pousser à une transformation en profondeur de la société, mettant fin à l’exploitation, à la domination extérieure et aux pillages des ressources. Cette demande de changement va au-delà d’une simple demande de révision des institutions de la transition. Il s’agit de réfléchir sur une transformation en profondeur de la société, qui va permettre de vaincre les forces barbares et, au-delà, construire une nouvelle société à même de répondre aux besoins fondamentaux des populations. C’est l’enjeu aujourd’hui vers lequel beaucoup tournent la tête. La conquête de cet objectif se prépare, beaucoup de signes s’accumulent face à l’exacerbation de la crise (l’exemple de la revendication de plus en plus ouverte du patrimoine insurrectionnel du peuple). Ceux qui croient que l’insurrection a été un incident de l’histoire doivent réviser leur prévision, car elle est devenue une trace profonde et a tracé des voies pour une transformation radicale de la société », a, sous fond d’espérance, projeté le coordonnateur du mouvement du Manifeste des intellectuels pour la liberté.

André Tioro pense effectivement que la résistance de plus en plus organisée des populations face aux attaques donne une raison d’espérer. Mais avant, il pointe un système qu’il faut travailler à déraciner. « Les racines de la guerre actuelle sont à rechercher dans la domination néocoloniale de notre pays par la France et d’autres puissances », indique le président de la section MBDHP du Houet.

André Tioro est passé de modérateur au départ à panéliste.

Ces puissances sont aidées par des classes sociales au plan national (classe dirigeante : ndlr), qui constituent ainsi des relais et qui ont, durant 60 ans, développé le clientélisme, la corruption, la mal gouvernance…, charge M. Tioro. Pour lui, ce n’est donc pas une surprise qu’on assiste à une guerre telle qu’évoquée aujourd’hui.

Le consultant qualifie d’ailleurs la situation du Burkina de « guerre civile et réactionnaire ».

Civile parce que, justifie-t-il, c’est une fraction de la population qui s’est soulevée contre l’Etat et qui veut le renverser. « C’est cela son objectif. On les appelle improprement des HANI (hommes armés non identifiés), ce n’est pas vrai. Mais à Djibo, est-ce qu’on discute avec des fantômes ? En 2020, on a discuté avec les gens. On se propose de faire des dialogues, est-ce qu’on le fait avec des fantômes ? Non ! Donc, ils sont connus », bat-il en brèche, prenant à témoin des propos de l’ancien du ministre de la Défense, le général Barthélémy Simporé, selon lesquels, ceux qui attaquent le pays sont des Burkinabè.

André Tioro dit partager sur ce point, mais sans tirer la même conclusion, les affirmations de l’ambassadeur de France, lorsqu’il dit que la situation au Burkina est une guerre civile.

Guerre réactionnaire également car, dans son contenu, c’est une guerre de régression sociale (destruction d’écoles, de pylônes, d’hôpitaux… ), poursuit M. Tioro. « Dans ces conditions, il n’y a aucun projet viable, c’est cela qui donne son contenu réactionnaire et d’agression (ils empêchent les paysans de produire) », insiste-t-il.

Malgré le temps qu’a duré le panel, plus de trois heures, le public est resté mobilisé et attentif.

Le président du MBDHP, section du Houet, déplore en outre une armée nationale divisée, articulée autour des intérêts particuliers, pointée de commettre des exactions sur les populations civiles (massacre de Kaïn) sans que la lumière soit faite (malgré les promesses). « C’est cela la réalité. Dans ces conditions, l’impérialisme et l’Etat ont le même comportement d’agression. (…). Ce qui fait que l’armée est perçue comme celle qui fait aussi des agressions et cela participe à la crise de confiance entre armée et populations », note André Tioro, constatant également une faillite des institutions. L’image de l’Etat est dégradée auprès de certaines populations, et même de certains de ses propres agents.

« Il y a beaucoup de contrebandiers de l’histoire de notre pays »

« Les facteurs qui ont favorisé cette guerre sont entre autres que le système est dans l’impasse politique, militaire, stratégique (…). Vous avez suivi à moment donné, en France, tout le monde tombait à bras raccourcis sur Macron pour dire voilà comment ses comportements infantiles ont amené la situation au Sahel. Et que tout le monde savait que l’armée française ne gagnerait jamais cette guerre-là en se déportant ici. Mais à quelque chose malheur est bon, cela nous a amenés à comprendre que la domination impérialiste est quelque chose de physique, de présent, que tout le monde voit désormais. Confère le jeune qui, avec son lance-pierres, a détruit le drone ; pour lui, c’est clair, on n’a pas besoin de lui faire la théorie, il a vu qu’à Kaya, l’impérialisme français était là et il a descendu le drone. Lui, il a lutté à sa manière. Impasse politique pourquoi ? On est à notre neuvième coup d’Etat, mais ça n’a rien donné. On fait les élections depuis 1960 également, mais ça n’a rien donné. Cela veut donc dire qu’on est au bout du rouleau… C’est la forme que l’Etat néocolonial s’est toujours donné (si ce n’est pas coup à d’Etat, c’est élection, si ce n’est pas élection, c’est coup d’Etat). Mais ça ne marche plus. Bien plus, la classe politique est aujourd’hui, elle-même, décriée, de sorte qu’ils sortent eux-mêmes (les membres de cette classe politique : ndlr) pour dire qu’ils s’excusent d’avoir amené ces politiques qui nous ont conduits dans l’impasse. Dans ces conditions, c’est une constance : c’est lié à la nature de l’Etat néocolonial, de son animation et comment il gère les intérêts de notre peuple. Impasse militaire…, la preuve, on est dans le tâtonnement jusqu’à présent. C’est cela qui inquiète le peuple », fouine le consultant.

Des nombreux intervenants au sein du public ont insisté également sur la nécessité d’une gestion plus transparente et rationnelle des ressources nationales, notamment l’or.

Outre l’ethnicisme, le régionalisme, la mauvaise gouvernance, M. Tioro retient certaines actions des pays arabes et du Golfe comme un des facteurs de la crise que traverse le Burkina. « Il faut voir, à un moment donné, la prolifération de construction de mosquées. Ce n’est pas mauvais en soi, parce qu’il y a des gens qui croient et qui sont des musulmans. Mais si c’est pour prêcher la division dans nos mosquées, voilà ce que ça nous a amené. Dans ces conditions, ces financements ont été nocifs, ils n’ont pas contribué au développement du pays », examine le panéliste Tioro.

A l’en croire, le Burkina est à la croisée des chemins et la question est donc de savoir si on va s’en sortir. « Oui, on s’en sortira. Ce n’est pas un vœu pieux, parce qu’il faut interroger notre histoire et aller puiser dans cette résistance que nos ancêtres ont développée déjà face aux colonisateurs. Nos ancêtres, dans tous les coins de ce pays, ont accueilli le colonisateur avec des flèches, des fusils de fortune…, mais ils n’ont jamais accepté la domination », galvanise-t-il en substance, en soutenant avec quelques grands évènements lointains et récents qui ont mobilisé les Burkinabè dans leur ensemble, sans considérations.

L’esprit de résistance et de lutte qui anime le peuple et les « ressources extrêmement importantes » dont recèle le peuple pour prendre sa défense (il cite le cas de Ladji Yôrô) sont, pour André Tioro, des motifs d’espérer.

« Cette crise a mis en exergue un sentiment anti-impérialiste important qui est en train de gagner en largeur. Mais il faut qu’elle gagne en conscience. Il y a peut-être 20, 30 ans, quand on parlait de la domination impérialiste, il y a des esprits bien pensés (il y en a qui ne sont pas encore morts, je donne des noms : Basile Guissou, Roch Marc Christian Kaboré et j’en passe) qui disaient que l’impérialiste était lointain et fictif. C’était cela le cœur du débat qui animait le mouvement étudiant (ce ne sont pas des questions de personnes, c’était l’analyse concrète de la situation du pays qui a déterminé la fracture). Et ceux-là qui sont partis, qu’on a appelés les liquidateurs (ils se sont auto-liquidés parce qu’il n’y a pas de perspectives). Il n’y a pas eu de perspective parce qu’ils ont été des putschistes, ils ont aidé la bourgeoisie à s’installer, à réprimer le peuple, quel que soit le manteau sous lequel ils se sont présentés.

L’imposante salle de conférences n’a pas pu contenir les participants au panel

C’est cela la réalité et on ne va pas cacher cela parce que souvent le débat est mené sans aller jusqu’au bout, sans connaître aussi l’histoire. Ecoutez par exemple le Premier ministre, il dit qu’il a milité dans les organisations estudiantines. Faux, j’y étais dans la même période. Il dit qu’il a milité dans l’UNEF (Union nationale des étudiants du Faso), mais ce n’est pas une organisation estudiantine burkinabè. Si c’est cela, il n’a rien fait du tout, il ne peut pas se prévaloir de cela. Or, il revendique d’avoir milité dans les organisations estudiantines. Mais en contrebande, c’est comme s’il avait milité dans les organisations estudiantines voltaïques à l’époque. Ce n’est pas vrai ! Il y a beaucoup de contrebandiers comme cela de l’histoire de notre pays. C’est pourquoi il faut les démasquer un à un. Ça commence à bien faire. Il faut énormément faire l’articulation entre le mouvement anti-impérialiste qui se développe et la question de la révolution ; si on ne le fait pas, ça va se transformer en eau de boudin et tôt ou tard, les gens vont se fatiguer, se décourager et partir », a signé le consultant et défenseur des droits humains, André Tioro.

Oumar L. Ouédraogo
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 13 novembre à 19:32, par Sidi En réponse à : Burkina : « On est au 9e coup d’Etat, mais ça n’a rien donné. On fait les élections depuis 1960, mais ça n’a rien donné » (André Tioro)

    André Tioro,
    Ca n’est pas tout a fait vrai que ca n’a rien donné. Est ce que tu dors par terre, enseigne tu sous les arbres ou roule tu sur la terre rouge. Ne rgarde tu pas la tele, ne telephone tu pas. Donc l’evolution est ainsi faite. Elle est chaotique. La vie n’est pas une long fleuve tranquille. Par contre nous devons retourner ves nos valeurs Africaines pour que ca aille mieux si d’aventure on ne nous empeche pas...

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  • Le 13 novembre à 22:36, par Dibi En réponse à : Burkina : « On est au 9e coup d’Etat, mais ça n’a rien donné. On fait les élections depuis 1960, mais ça n’a rien donné » (André Tioro)

    Oui, les coups d’Etat fantoches au profit de la France ne donnent pas grand-chose !
    Les élections de Démocratie formelle au profit de couches bureaucratiques bourgeoises compradores et féodales ethnocentrées, obscurantistes ne donnent rien non plus ! Sauf à mettre au pouvoir des incompétents, des médiocres, des voleurs de biens publics...!
    La dernière fois où on a fait un bond en avant, c’est avec l’avènement de la RDP de Thomas Sankara de 1983 à 1987 ! Une Révolution opérée par l’alliance du peuple avec son armée sur la base d’une vision de rupture avec le néocolonialisme français et la mise au rebus d’une bourgeoisie compradore bureaucratique ethnocentrée et vendue à la Françafrique ! Et c’est cette dernière, depuis toujours, prostituée à la France, va en 1987, s’appuyée sur les éléments les plus brutaux, criminels et mafieux, pour assassiner la RDP, Thomas Sankara et ses éléments d’avant-garde de la Révolution burkinabè !
    Depuis lors, le pays est tenu par des vendus, des médiocres, des incompétents, des opportunistes, des affairistes, au profit d’un compradorat restreint de cannibales sociaux civils ou militaires ! Des gens sans étoffe réelle, en termes de culture politique, littéraire et historique ! Bref, des gens sans vision hors de celle de leurs intérêts privés et personnels !
    Des raclures en somme ! Ce qui est un malheur pour notre peuple dont l’espoir ne peut venir que d’une Deuxième Révolution démocratique de souveraineté populaire !
    Il n’y a donc rien à attendre de Transition missionnée à organiser des processus électoraux de démocratie formelle financée par les Occidentaux, toujours gagnée par de grands bourgeois locaux et validée par des CENI locales de vendus et la CEDEAO !
    Na an lara, an sara !
    La patrie ou la mort !

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  • Le 14 novembre à 00:47, par chasseur d’insurrescrocs En réponse à : Burkina : « On est au 9e coup d’Etat, mais ça n’a rien donné. On fait les élections depuis 1960, mais ça n’a rien donné » (André Tioro)

    Ce sont ces ramifications d’organisations sectaires qui ont contribué à semer la haine et la division parmi les voltaïques devenus entre-temps burkinabès. Pendant qu’on y est qu’est devenu votre paradis sur terre appelé Albanie (là où vous prétendiez que c’était le principe de "à chacun selon ses besoins") ? En tout cas, on n’a jamais vu personne d’entre vous aller se réfugier en Albanie ou y envoyer ses enfants pour des études. Seriez-vous si masochistes ?
    La fameuse insurrection de 2014 fut l’œuvre des RSS qui ont monté et entretenu des OSC acquises à leur cause et ce, avec les milliards accumulés grâce à la grande corruption !!!
    Honte aux insurrescrocs qui se prennent pour les plus intelligents de ce pays.

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  • Le 14 novembre à 00:52, par Bob En réponse à : Burkina : « On est au 9e coup d’Etat, mais ça n’a rien donné. On fait les élections depuis 1960, mais ça n’a rien donné » (André Tioro)

    @Sidi
    Quel est votre problème ? Je trouve que Tiono a été tendre avec ces bandits qu’il traite de classe politique. Si le Burkina est dans cet état lamentable c’est le fait de nos dirigeants. Ceux-ci ont bénéficié de l’ETAT qui les prenait en charge dès leur 6eme se substituant à leurs parents pauvres qui s’en lavait les mains. A leur tour ils ont privatisé la santé, l’éducation, démantelé les programmes de soutien à l’agriculture, détruit les sociétés et industries d’état, pillé les terres et les ressources du pays, vendu à vil prix ses richesses minières et semé la corruption et tuer toute fierté, honneur, honnêteté et dignité du burkinabé. L’ÉTAT est désormais perçu comme l’entité qui spolie, exploite et paupérise la population et la justice et les FDS perçus comme les bras armés des bourreaux de la population. C’est ce qui explique cette ronde mortelle ÉLECTION / COUP d’état qui ne mènent à rien car il s’agit d’un simple jeu de chaises musicales 🎵 où les différents groupuscules se relaient au pouvoir pour mieux piller le pouvoir. Pourquoi depuis 1983 aucun groupe qui arrive au pouvoir n’ose juger les autres ? Dans 20 mois, si on rouvre en l’état la compétition entre les gangs mafieux organisé en partis qu’on appelle ÉLECTIONS sans prendre des mesures fortes et de vrais réformes, nous reviendrons à 2015, presque 10 ans en arrière avec une situation qui sera celle fois ci désespérée.

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  • Le 14 novembre à 06:12, par Que quoi ??? En réponse à : Burkina : « On est au 9e coup d’Etat, mais ça n’a rien donné. On fait les élections depuis 1960, mais ça n’a rien donné » (André Tioro)

    J’aurai aimé lire que ces messieurs ont chacun posé des actes inspirants, capables d’emporter l’adhésion des jeunes qui se sont lancés dans l’aventure du terrorisme. Dire par exemple : j’ai entrepris de transformer tel produit du crû en un bien de consommation de masse et ca marche vraiment et c’est utile pour la population. Ou alors, je me suis lancé dans la production de ceci et par la vente à l’international, je fais rentrer des devises. Ou encore, avec des camarades nous avons construit et équipé tel centre de formation qui a permis a tant de jeunes de se former à tel metier. Beaucoup sont maintenant installés à leur propre compte.

    Mais non ! On en est encore à diviser encore plus : celui-là n’est pas assez révolutionnaire, celui là n’a pas milité, etc. A quoi nous a servi votre militantisme ? Sankara n’a été militant d’aucune association estudiantine voltaïque. Est-ce que cela l’a empêché d’impacter positivement ce pays ? Sankara ne s’est pas contenté de discours creux. Il a indiqué les voies du développement (produisons et consommons Burkinabè), il a lancé des chantiers, il a mis la main à la pâte en plantant des arbres, en allant participer à la construction d’ecole, en fabriquant des briques, etc.

    Le vrai révolutionnaire, c’est celui qui propulse le pays vers un horizon meilleur. Pas celui qui n’a que son histoire de militant ou de militantisme à raconter.

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  • Le 14 novembre à 07:49, par Alamadi seni En réponse à : Burkina : « On est au 9e coup d’Etat, mais ça n’a rien donné. On fait les élections depuis 1960, mais ça n’a rien donné » (André Tioro)

    Pour une fois que qqn est lucide sur le faso bravo

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  • Le 14 novembre à 08:11, par Zeus En réponse à : Burkina : « On est au 9e coup d’Etat, mais ça n’a rien donné. On fait les élections depuis 1960, mais ça n’a rien donné » (André Tioro)

    Le drame est qu’au Burkina tous les 9 coups excepté celui de 1983 ont été fait sur de problèmes d’égo, de vengeance et de règlement de compte sans une véritable volonté patriotique de développer le pays. Leur seul objectif c’est développer son village d’origine sortir ses proches de la misère et lancer certains sur orbite, assurer ses arrière mais aucune vision du développement. Je désespère des politiques et des militaires de ce pays. Ce nième coup va accoucher d’une souris, rien qu’à voir la composition du gouvernement et le Méli melo de ses acteurs, y’a rien à espérer. Le PF qui fait leçon d’histoire géographie tous les jours comme si ça faisait reculer l’ennemi. Que Dieu nous vienne en aide

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  • Le 14 novembre à 09:43, par chasseur d’insurrescrocs En réponse à : Burkina : « On est au 9e coup d’Etat, mais ça n’a rien donné. On fait les élections depuis 1960, mais ça n’a rien donné » (André Tioro)

    Ce sont ces ramifications d’organisations sectaires qui ont contribué à semer la haine et la division parmi les voltaïques devenus entre-temps burkinabès. Pendant qu’on y est qu’est devenu votre paradis sur terre appelé Albanie (là où vous prétendiez que c’était le principe de "à chacun selon ses besoins") ? En tout cas, on n’a jamais vu personne d’entre vous aller se réfugier en Albanie ou y envoyer ses enfants pour des études. Seriez-vous si masochistes ?
    La fameuse insurrection de 2014 fut l’œuvre d’escroquerie des RSS qui ont monté et entretenu des OSC acquises à leur cause et ce, avec les milliards accumulés grâce à la grande corruption !!!
    Honte aux insurrescrocs qui se prennent pour les plus intelligents de ce pays.

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  • Le 14 novembre à 12:25, par Abrahameo En réponse à : Burkina : « On est au 9e coup d’Etat, mais ça n’a rien donné. On fait les élections depuis 1960, mais ça n’a rien donné » (André Tioro)

    N’importe quoi. En quoi le départ de BC a aidé le BF.? Enfants de blanc à la peau noire

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  • Le 14 novembre à 16:21, par Alpha2025 En réponse à : Burkina : « On est au 9e coup d’Etat, mais ça n’a rien donné. On fait les élections depuis 1960, mais ça n’a rien donné » (André Tioro)

    Je ne sais pas ce que ce paneliste a voulu nous démontrer : on est au 9ème coup d’état, on fait des élections depuis 1960, ça ne donne rien. Certes, nous sommes un pays jeune, et notre marche ne peut être linéaire, il y aura des avancées, des reculs, des sauts, voire des bonds en avant ou en arrière. Mais globalement, nous avancerons quand même. J’aurai aimé, qu’en même temps qu’il pointe l’impérialisme français, il interroge notre propre responsabilité. C’est bien commode de dire que nos problèmes viennent des autres. Nos politiques publiques ont toujours concentré l’essentiel des investissements sur Ouagadougou et accessoirement Bobo-Dioulasso. Faut-il s’étonner que les populations de certaines régions ne se sentent pas en république ? Qu’avons nous fait depuis pour la jeunesse ? De temps en temps, on lance un programme qui permet de financer de jeunes partisans. As t’on jamais fait le bilan de l’argent distribué par les différents fonds. As t’on déjà montré un jeune que ces fonds ont permis de lancer ? Les fonds reçus sont en principe, des prêts. Quel est le taux de remboursement ? On a l’habitude de pointer notre système éducatif, inadapté et "néo colonial". Pourtant, il y a eu plusieurs tentatives de réformes de notre système éducatif depuis. Pourquoi aucune d’elle n’a abouti ? Je souhaiterais qu’au lieu de passer le temps à pointer l’impérialisme, ce qui ne mène à rien (le chien ne changera jamais sa façon de s’asseoir), nous interrogions plus souvent nos propres responsabilités, car sur ce bouton, nous pouvons appuyer. Par ailleurs, je trouve puéril ce débat sur le supposé non militantisme du premier ministre. Ce pays est pris en otage depuis 1983 par des gens qui ont milité dans les mouvements étudiants, puis dans des groupuscules de gauche. Qu’est ce que cela a donné ? Le paneliste se pose lui même la question. Aura t’il le courage de répondre ?

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  • Le 14 novembre à 18:15, par Renault HÉLIE En réponse à : Burkina : « On est au 9e coup d’Etat, mais ça n’a rien donné. On fait les élections depuis 1960, mais ça n’a rien donné » (André Tioro)

    Depuis 1960, les mots « impérialisme » et « néocolonialisme » ont été braillés au moins 40 milliards de fois. Des milliers de Kalachnikoffs ont été agitées de façon menaçante contre des civils étrangers qui, le plus souvent, venaient creuser des puits, installer des pompes, construire des citernes à roues et des charrettes à âne, apprendre à des mamans à nourrir leurs enfants, former des infirmiers, etc.

    Toutes ces agitations frénétiques et bruyantes, elles ont fait pousser combien de mil ? Combien d’oignons ? Combien de bananes ?

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  • Le 15 novembre à 11:35, par Le citoyen En réponse à : Burkina : « On est au 9e coup d’Etat, mais ça n’a rien donné. On fait les élections depuis 1960, mais ça n’a rien donné » (André Tioro)

    J’aime bien les détails de Fasonet dans le rapportage des activités de ce genre, bravo à toute l’équipe de reporters. Monsieur TIORO a soulevé un vrai problème de fond, on est à la limite d’un système. Qu’est-ce qu’il faut faire ? Comme Thomas SANKARA l’a dit, il faut oser réinventer un autre système. C’est tout !

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  • Le 15 novembre à 18:24, par Bessida En réponse à : Burkina : « On est au 9e coup d’Etat, mais ça n’a rien donné. On fait les élections depuis 1960, mais ça n’a rien donné » (André Tioro)

    Et si ceux et celles qui luttent pour "le vrai changement" dans ce pays acceptaient également de faire leur propre auto critique sur l’éternelle description du monde en camps impérialistes et en classes sociales antagoniques s’étaient enfin résolus à donner leurs contributions concrètes aux FDS, aux VDPs, aux veuves et orphelins et orphelines de cette lutte contre le terrorisme, tout en prêchant leur vision d’un lendemain meilleur qu’ils espèrent offrir à notre peuple !
    Les anglais ont proverbe que j’aime tant : actions speak louder than words". Eh oui, nous avons besoin d’espoir d’un lendemain meilleur, mais en l’attendant, nous avons besoin de nourrir , de nous soigner, de l’eau, des hôpitaux et dispensaires quel que soit le régime politique en place pour le peuple.
    Je souhaiterais vivement que ceux et celles qui luttent pour "le vrai changement" n’attendent ledit changement pour contribuer à la résolution des problèmes vécus par notre peuple au quotidien. Qu’ils lancent des contributions dès maintenant pour contribuer à soulager les populations en détresse à Djibo, à Titao, à Solhan, à Kelbo, à Bourzanga, pour les PDIs de nos villes et campagnes. Et je serai heureux de pouvoir y apporter ma contribution. Ne laissez pas le soins aux puissances impérialistes et à leurs ONG de démontrer à ces frères et sœurs en détresse de leur faire la démonstration de leur compassion à notre place, surtout à la place de ceux et celles qui luttent depuis 4 décennies pour " le vrai changement" !

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  • Le 17 novembre à 15:17, par le juste En réponse à : Burkina : « On est au 9e coup d’Etat, mais ça n’a rien donné. On fait les élections depuis 1960, mais ça n’a rien donné » (André Tioro)

    Je ne sais pas par ou commencé. Le Burkina a connu deux gouvernement démocrates. Le reste est survenu apres des coups d’états. Tout coup d’état est une marche en arrière. Meme le coup d’état qui a porté Thomas Sankara au pouvoir ne nous a rien aporté. Apres la mort de ce dernier nous avons vécu sous Blaise Compaoré et avons accepté pendant 27 ans sa gouvernance et tous les deboirs qu’il a sémé a l’interieur comme a l’extérieur du Burkina (Liberia, Mali). Le Burkina était devenu le premier producteur de cacao. Le diamant du Liberia était vendu pour remplir les caisses de l’états. Nos militaires étaient devenus des mercenaires qui accompagnaient les ANI au Mali. Des avions atterissaient dans le nord du pays avec des cargaisons de droge. Il n’y avait plus de morale au Burkina Faso. Chacun voulait devenir riche sans suer. Nous sommes content d’avoir un parent dans le gouvernement pour avoir des retombés. Nous payons actuellement cher pour ce temps sous Blaise. Notre administration est si corrompu qu’il nous faudra deux décennies pour éradiquer cela.

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  • Le 18 novembre à 21:49, par pff En réponse à : Burkina : « On est au 9e coup d’Etat, mais ça n’a rien donné. On fait les élections depuis 1960, mais ça n’a rien donné » (André Tioro)

    @Le Juste. Enfin un regard lucide sur la situation. Malheureusement un coup d’État implique que le pouvoir qui se met en place repose sur un tout petit groupe de personnes, qui exclue les contre-pouvoirs. Ceux qui sont en place ont tout loisir de prendre leur intérêt au détriment du reste de la population, et surtout évitent de faire confiance à quiconque leur est opposé car leur groupe étant trop petit ils seraient trop vulnérables.
    .
    Pour éradiquer la corruption il faudrait commencer par le vouloir, ce n’est pas l’intérêt de dirigeants qui ont pris le pouvoir la force et qui au contraire profitent de leur situation d’autant plus certainement qu’ils savent qu’elle est fragile.
    .
    Les armes qui seraient si utiles à défendre le pays ne sont pas distribuées par crainte d’être soi même renversé par ceux qui devaient défendre le pays.... L’instabilité s’accroît. Cette instabilité détruit l’économie qui favorise le mécontentement jusqu’au prochain coup d’État. Et pendant qu’ils cherchent un bouc émissaire aussi loin que possible de leur palais, le cercle vicieux est bouclé, et le pays s’enferme dans la décadence sans beaucoup d’espoir.

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