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Burkina Faso : Le comité régional de programmation et de suivi du CILSS tient sa 29e réunion

Publié le lundi 24 octobre 2022 à 16h03min

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Burkina Faso : Le comité régional de programmation et de suivi du CILSS tient sa 29e réunion

Le Comité permanent inter-Etats de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (CILSS), tient du 24 au 28 octobre 2022 à Ouagadougou, la 29e réunion de son comité régional de programmation et de suivi (CRPS). La rencontre qui s’est ouverte ce jour 24 octobre, va permettre aux participants venus des différents pays membres de l’institution, d’examiner le plan stratégique 2050 du CILSS ainsi que le plan de travail qui couvre la période 2023-2027. Les activités menées, les ressources mobilisées ainsi que les partenariats scellés au cours de l’année 2022, seront aussi passés en revue.

Le Comité régional de programmation et de suivi (CRPS) est une instance consultative, qui prépare la réunion des ministres du CILSS. La présente session du CRPS qui s’est ouverte ce jour, se tient en prélude de la 57e session ordinaire du conseil des ministres du CILSS et de la 19e conférence des chefs d’Etat de l’institution. Pour l’occasion, plusieurs dossiers seront examinés par les participants. Il s’agit en premier lieu du plan stratégique 2050 du CILSS. En 2023, l’organisation fêtera ses 50 ans d’existence.

C’est ainsi qu’un nouveau plan stratégique s’inspirant du double défi de la sécurité alimentaire et du changement climatique, a été élaboré, a fait savoir le secrétaire exécutif de l’organisation, Abdoulaye Mohamadou. Dans ce document, le CILSS « affiche ses ambitions pour accompagner la transformation de l’agriculture sahélienne et ouest africaine pour les prochaines décennies », a-t-il ajouté.

Abdoulaye Mohamadou, secrétaire exécutif du CILSS

Le plan de travail 2023-2027, sera soumis en second lieu aux participants. Aussi, La réunion sera aussi une opportunité pour examiner les textes qui régissent le CILSS. « Il y a deux ans, la conférence des chefs d’Etat avait décidé de la réforme institutionnelle et organisationnelle du CILSS. Nous avons procédé à une relecture des textes que nous allons soumettre au CRPS. La réforme s’articule autour de trois piliers que sont le pilier institutionnel et organisationnel, le pilier appropriation du CILSS par ses Etats membres et le pilier modèle économique », explique Abdoulaye Mohamadou.

Photo de famille des participants

Pour ce qui est du bilan des réalisations de l’année 2022, des motifs de satisfaction existent, malgré le contexte difficile, marqué par les crises sécuritaire et sanitaire. A ce titre l’on peut retenir le lancement de la phase 2 du projet SERVIR, l’approbation de deux nouveaux projets qui seront financés par la Banque mondiale, le soutien de l’AFD dans le domaine de l’élevage, ainsi que l’accompagnement de la BID, la BADEA et le FIDA. De nouveaux partenariats avec la coopération suisse et l’organisation islamique pour la sécurité alimentaire ont aussi été enregistrés.

Médard Laoukein Kourayo, ministre de la production et de la transformation agricole du Tchad, également ministre coordonnateur du CILSS.

A en croire Laoukein Kourayo Médard, ministre de la production et de la transformation agricole du Tchad, également ministre coordonnateur du CILSS, 50 années d’exercice ont permis au CILSS d’imposer sa notoriété dans ses domaines de compétence que sont la sécurité alimentaire et nutritionnelle, la lutte contre la désertification et la sécheresse, gestion des ressources naturelles, la maîtrise de l’eau, les enjeux démographiques, etc. « Avec le CILSS, notre région ne peut plus être surprise par les évènements météorologiques extrêmes et autres catastrophes naturelles », a ajouté Médard Laoukein Kourayo. Cela, grâce aux différents instruments et outils de gouvernance de la sécurité alimentaire et nutritionnelle et de gestion des ressources naturelles, qui ont permis aux Etats membres de prévenir et mieux gérer les crises alimentaires et nutritionnelles et les catastrophes naturelles.

Armelle Ouédraogo Yaméogo
Lefaso.net

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