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Présidence du Faso : Paul Henri Damiba prêtera serment le 16 février 2022

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Publié le jeudi 10 février 2022 à 23h00min

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Présidence du Faso : Paul Henri Damiba prêtera serment le 16 février 2022

Le lieutenant-colonel Paul Henri Sandaogo Damiba, président du Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration (MPSR), prêtera serment le 16 février 2022 en qualité de président du Faso, selon une ordonnance du Conseil constitutionnel dont une copie est parvenue à lefaso.net. Ce sera sur le coup de 10h dans la salle d’audience dudit conseil.

Réuni le 8 février 2022, le Conseil constitutionnel a pris acte de la démission de Roch Kaboré du poste de président du Faso le 24 janvier 2022. Il a constaté officiellement la vacance de la présidence du Faso à compter de la même date.

Le Conseil constitutionnel a par ailleurs indiqué qu’à compter du 24 janvier 2022, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba est président du Faso.

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Messages

  • Je n’arrive pas a comprendre le Burkina Faso. Un militaire qui pretera serment comme s’il etait democratiquement elu par son people. Je me demande ou nous allons avec cette merde democratique coup d’Etat. Sil vous plait qui peut m’eclairer. Il ne faut pas legitimer une junte au meme niveau qu’un president democratiquement elu sinon nous risqu’on n’a avoir un autre coup d’etat et encore un autre coup d’etat et ca ne finira jamais. Il nous faut accepter le coup d’Etat de principe et l’aider a chaser les terrorists. Une fois cela est faite il doit quitter le pouvoir. Paul-Henri l’homme fort de la junte ne devrais pas etre autoriser a preter serment pour legitimer son pouvoir acquit dans le sang. Il ne faut pas etre etonne que ce militaire se present au elections pour rester president.

    • Essayons de faire autrement, Votre démocratie que vous chantez à chaque n’a rien apporter de bons sauf des leaders pilleurs.
      Si Damiba a vraiment l’intention de travailler pour le peuple, on a rien à s’inquièter et c’est que les gens suivront de pret l’evolution,

  • Le Conseil constitutionnel a par ailleurs indiqué qu’à compter du 24 janvier 2022, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba est président du Faso
     La leçon donnée aux enfants et au monde c’est : dès que le président est botté, le conseil constitutionnel apporte sa bénédiction à celui qui l’a botté et jeté toutes les institutions à la poubelle. Nous avons dépensé des fortunes pour organiser des élections inutiles. Nous pouvons innover en faisant un système où c’est le conseil constitutionnel qui élit le président, et le président nomme le conseil constitutionnel. ça correspond mieux à la volonté populaire.
     Sinon félicitations à l’auto-Président pour son élection et vœux de réussite pour un Burkina unifié et paisible

    • Bonjour A qui la faute ?
      Vous écrivez : "c’est le conseil constitutionnel qui élit le président, et le président nomme le conseil constitutionnel."
      Vous aimeriez vraiment instaurer cette pratique comme notre nouveau système démocratique "à l’africaine" ?
      Je ne sais si vous êtes sérieux ou si, comme moi, vous pratiquez une forme de dérision quelque peu cynique.

  • VRAIMENT QU’ON NOUS EXPLIQUE SI NOTRE CONSTITUTION A PREVU EN SON SEIN LA PRISE DU POUVOIR PAR LES ARMES.OUBIEN ON VEUT COPIER ASSIMI GOITA OU MAMADOU DOUMBOUYA POUR FAIRE JOILIE.J’ESPER QUE LES JUGES CONSTITUTIONEL QUI ONT PRIS CETTE DECISION NE DIRONT PAS UN JOUR QU’IL ETAIENT POSSEDES EN CE MOMENT LA !!SUIVEZ MON REGARD.

  • @Ben Dera,
    En quoi cela te derange ? Moi je le souhaite bon vent. A force de vouloir etre politiquement correct, on finit par elire encore des corrompus et des laches qui acheterons la conscience du peuple pour ensuite aller dormir au pouvoir et laisser les citoyens perir.

    Le temps n’est plus au "political correctness", mais a la necessite de pouvoir exercer de plein droit toutes les prerogatives en tant que president d’une nation en crise comme le Burkina Faso.
    Vive le president Damiba et vive le MPSR !!!. A bas la democratie bananiere et la democratie des corrompus !
    Sachons une chose : l’insanite, c’est le fait de repeter les memes betises tout en esperant obtenir des resultats differents.
    La Patrie ou la mort, nous vaincrons.!!!
    Vive le MPSR !!!!

    • @Charly
      Ce n’est pas le MPSR qui est le probleme. Le probleme est que nous ne devons pas tracer la route pour donner a d’autres militaires dans 5 ou 10 ans qui vont voir ce qui se passe actuellement comme un pain beni pour s’enparer du pouvoir et faire ce qu’ils veulent. Si nous legitimons le coup d’Etata du MPSR, il faut simplement ne plus compter sur l’armee pour etre une armee Republicaine. Elle ne restera pas longtemps dans les carsernes, elle va se meler de la vie politique et mettre fin a des personnes democratiquement elu quand ils le veulent avec des raisons comme la securite ou bien, les militaires ne sont pas bien paye et j’en passe.

  • Je n’ai pas encore vu passer le communiqué demandant aux chefs militaires déchargés de leurs fonctions les invitant à quitter leurs logements de fonction et à restituer voitures et autres.
    Ils ont peut-être été plus rapides que les ministres ?

  • Un conseil constitutionnel est le poumon de nos lois et ses articles : En prêtant serment devant cette institution de s’engager à bien, et fidèlement à remplir la fonction du président est sacré.

    Tous les régimes politiques qui se sont succédé au Burkina se sont évertués à instaurer un ensemble de mesures pour une meilleure gestion de notre société. Et à part Maurice Yaméogo, et Roch Kaboré élus démocratiquement par notre constitution depuis l’indépendance du pays, tous les autres régimes ont été téléguidés par des militaires comme aujourd’hui par Paul-Henri Damiba président du Faso qui prône le changement, mais avec une nouvelle équipe dans la continuité du pouvoir militaire sans tenir compte des règles de notre constitution.

    Peut-être qu’il est temps que le Burkina vote une loi légalisant les coups d’états. Je dis peut-être, car je confirme que Trump a eu raison de traiter les pays Africains de merde avec ce que vient de faire par les membres de notre conseil constitutionnel poumon de nos lois et ses article.

    Et si le philosophe Christophe Dabiré, parle de l’égalisation de ses coups de force, ou une « catastrophe constitutionnelle », selon Pr Abdoulaye Soma, c’est qu’au pays des hommes intègres, l’idéologie qui a pour base les opinions politiques, la philosophie, la culture politique, c’est à partir de ceux-ci que chacun de nous peut s’exprimer politiquement pour nous classer dans la société insurrectionnelle devenu l’arme fatale du peuple Burkinabé pour accompagner les coups de force de nos militaires. Puisque la façon de penser, de voir les choses ou de les considérer par chacun est strictement fonction de son existence sociale, du système économique qui prédomine à un moment donné. Mais le problème est que ceux qui veulent nous forcé comme ‘l’UA, la CEDEAO’’ a copier la démocratie des autres, comprendront le peuple Burkinabé ? J’en doute.

    Mais quand on arrive à inculquer ses idées à un autre comme font nos militaires, il devient un allié et non un opposant, ce qui s’est passé entre les membres du conseil constitutionnel et la junte. C’est pourquoi la colonisation a vite encadré idéologiquement le colonisé pour le dépersonnaliser, le soumettre, et enfin créé un être inoffensif à exploiter.

    Conclusion : Ce qui ne regarde que Ka, oui notre démocratie est enterré et à la place la loi de ceux qui nous pousse à copier ce qui n’est pas compatible a la nôtre qui est de défendre une société juste ou chacun a sa part de place, pour changer l’ordre établi sur l’injustice et l’exploitation de l’homme par l’homme, pour une démocratie populaire ou chacun a droit à la parole, pour une politique économique planifiée, afin de répondre aux besoin de tout en chacun et que chacun ait son compte sans être lésé. Tout mon souhait, est qu’un président qui passe devant le poumon de nos lois comme le conseil constitutionnel promet de dire que le pouvoir appartient au peuple.

    • D’accord avec vous. C’est simulacre de prestation de serment... Le Conseil constitutionnel ose parler de démission... franchement. Le papier que le PF a signé fusils pointés sur lui et adressée au Président du MPSR non formellement reconnu par la moindre des autorités du pays... Le CC considère que c’est valable et prend acte de la démission.

      La principale question est pourquoi Damiba veut-il maquiller le coup d’Etat ? Quelles sont ses intentions réelles ? Pourquoi tant d’effort sur ces détails et rien sur le front de la sécurité qui est le principal prétexte du coup de force.

    • Bonjour Ka,
      Vous écrivez : " Tout mon souhait, est qu’un président qui passe devant le poumon de nos lois comme le conseil constitutionnel promet de dire que le pouvoir appartient au peuple."
      De mon coté, le problème, c’est que "promettre", ne semble un obstacle pour personne, certains, au départ, promettant même en étant de bonne foi. Et puis ensuite, il y a l’exercice du pouvoir…
      A mon sens, il est nécessaire de créer les instruments permettant au peuple de surveiller, d’analyser, d’exprimer son mécontentement (sans kalach) et éventuellement de démettre.
      Malheureusement, l’étape "analyser" ayant toute sa place dans le système, cela passe nécessairement par un long processus d’information et de formation.
      Mais bon, pour bien faire, il ne faut pas être trop pressé,.
      Notons que le travail de formation politique, entamé en 1983, a été annihilé, par tous ceux qui préféraient conserver le peuple dans l’ignorance durant ces 30 dernières années.

  • " Le Conseil constitutionnel a par ailleurs indiqué qu’à compter du 24 janvier 2022, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba est président du Faso. "

    Sauf preuve du contraire, cette phrase me paraît " anticonstitutionnelle " car elle valide une situation de fait.
    Le conseil constitutionnel, à ce que je sache, est constitué de juristes chevronnés. J’ai du mal à comprendre pourquoi Ils ont accepté ça ? Ce serait bien qu’ils nous l’explique au regard du droit pour notre compréhension. Ou bien ils ont été forcés ?

    Par contre, voici ce qui est la réalité désormais : depuis le 24/01/2022, PHS Damiba est chef d’Etat du Burkina, autoproclamé, à la suite d’un coup d’Etat militaire. Point barre !
    Jusqu’à preuve du contraire, le conseil constitutionnel n’a rien à y voir et n’a rie à entériner car la situation n’est pas " constitutionnelle " ou alors, je me trompe complètement ?!

    Après être arrivé au pouvoir par un coup d’Etat, on prête serment ? Je n’avais jamais entendu ça encore mais comme toujours, on aura tout vu ici au Faso.
    S’il a pris le pouvoir par la force, qu’il l’assume en tant que chef d’Etat (pouvoir de fait) mais pas comme président de la République (pouvoir de droit car électif). Il prête serment au nom de qui ? Personne ne l’a élu.
    Merci d’éclairer ma lanterne. Je ne comprends plus rien au Faso ici. Que Dieu nous éclaire et nous guide au Faso.

  • Une cour constitutionnelle aux ordres !
    Depuis quand un putschiste prête serment ? J’attends de voir si des juges vont démissionner face à un telle perversion vicieuse sans droit, ni moralité, ni éthique !

  • Je crois que le CC a perdu le nord et n’est plus crédible. C’est quel chaos ça ? Damiba, le chef de la junte , a-t-il besoin de ça ? Je ne crois pas puisqu’il. a les armes.

  • @Charly, si nous n’avez rien a foutre du politiquement correcte cela n’est un probleme, il ne faut pas vouloir faire les memes choses que ceux qui se souscis du politiquement correct. Pourquoi vouloir preter serment comme un president democratiquement elu ? Il n’a pas besoin de cela, il peut gerer sans preter serment.

  • À mon avis,la prestation de serment du Président DAMIBA est pertinente et légale.Son coup d’Etat est différent des autres putschs car c’est un putsch salvateur avec l’aval du peuple burkinabè.Bon vent au Président DAMIBA et ses éléments.N’en déplaisent leurs détracteurs.Si la junte compte reconduire certains anciens ministres du Président KABORE,je proposerais Stanislas OUARO pour le MENAPLN,Séni Mahamadou OUEDRAOGO pour la Fonction Publique et Harouna KABORE pour le Commerce ,Rosine SORI COULIBALY pour la Primature et Auguste Dénise BARRY pour la Sécurité.Tahirou BARRY pour la Culture,Ablassé OUEDRAOGO pour les affaires étrangères,Me Hermann YAMEOGO pour l’Administration territoriale et Luc Marie IBRIGA pour la Justice.

    • Bonjour Le Nahourien
      Vos écrivez : "Son coup d’Etat est différent des autres putschs car c’est un putsch salvateur avec l’aval du peuple burkinabè"
      De mon coté, il me semble que tous les coups d’état se prétendent salvateurs et être réalisés pour libérer les peuples.
      Du moins, c’est ce qu’affirment les putschistes, y compris Diendéré.

  • Toutes mes excuses ! Mais ca c’est du bordelle ! Ma chere patrie me fait pleurer !

  • Prestation de serment de PHS DAMIBA le 16/02 comme un PF devant le conseil constitutionnelle est une souillure de la république. Cependant, ce coup de force est une conséquence du terrorisme d’état de 2014 quand des politiques se sont ligué pour chasser un homme élu par son peuple du pouvoir.
    Cette prestation devant le conseil constitutionnel est une insulte à la mémoire de tous ceux qui sont morts naïvement les 30 et 31 octobre 2014. Le Burkina est plus qu’en dangers aujourd’hui que son passé par ce coup de force. Mr PHS DAMIBA ne pourra pas restauré ce qu’il a détruit ce 24 janvier 2022. Et tous les burkinabè ne sont pas non plus responsables de l’échec du chaos du pays.
    J’aime cette phrase de Socrate qui dit : La chute n’est pas un échec, mais l’échec c’est de rester là où on est tombé.
    C’est pour dire que l’incompétence de Roch et son MPP à gouverner n’était pas un échec, mais l’échec c’est quand un groupe d’individus profitant du chaos manifeste pour accaparer le pouvoir par les armes et contraint un président démocratiquement élu à la démission.

  • AVANT CETTE PRESTATION, IL FAUT UNE CONFERENCE DE PRESSE ANIMEE PAR TOUS LES JUGES DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL POUR DIRE AU PEUPLE QU’IL N’ONT PAS PRIS CETTE DECISION SOUS UNE PRESSION DES MILTAIRES.
    NOUS DIRONS ALORS QU’ILS NE VALENT RIEN ET LE PEUPLE LES APPELERA A LA DEMISSION.
    VAUT MIEUX DEMISSIONNER QUE DE MONAYER SES CONVICTIONS OU DILAPIDER LES VALEURS DE SON PAYS.
    J’AI MAL A MON PAYS A TRAVERS SA PLUS HAUTE INSTITUTION.

  • Le MPSR a appellé au patriotisme ; par conséquent le MPSR doit maintenir l’amour pour le FASO DAN FANI.

    Le président doit très vite prendre des mesures fortes : imposer le FASO DAN FANI comme tenu des Gouverneurs, et Haut- Commisssaires ;
    Le FASO DAN FANI doit remplacer la tenue coloniale actuelle des gouverneurs et Hauts Commissaires ;

    J’invite les tisseuses et autres promoteurs du FASO DAN FANI a animer des conférences de presse pour interpeler le MPSR et le président DAMIBA sur la valorisatioon du FASO DAN FANI

  • Félicitations au nouveau président du Faso ! Que Dieu le guide afin qu’ il ne commette pas les erreurs de Zida et sa bande ( Sy, Barry Denise IBRIGA LE Balai Citoyen ...) et aussi de Kaboré Roch.
    Je souhaite une transition de 5 ans pour pacifier le pays et réconcilier les burkinabè. car avec le MPP,
    il y avait des sous Burkinabè qui n’ avaient pas droit à la parole. .Bravo au MPSR !

  • Quand ta case brûle, tu ne cherches pas à savoir dans l’urgence si l’eau que tu utilises pour éteindre le feu est sale, propre, boueuse ou non. Toute eau est la bienvenue.
    Le Burkina se perdait et le président Roch et son gouvernement étaient visiblement dépassés par la situation. A l’heure actuelle, coup d’état ou pas, pourvu que quelqu’un puisse nous conduire à la sortie du gouffre, fut-il militaire ou pas. C’est une question de survie. Hors du gouffre, on aura le temps de palabrer ensuite.
    Tant que les présidents élus démocratiquement ne respecteront pas leurs serments, les coups d’états perdureront malheureusement. C’est du recto verso si on veut.

    • @Saam, votre image est bien choisie.

      Mais est-ce pour cela que cette eau sale et boueuse, vous obligeriez les médecins à la déclarer propre, potable et la feriez boire à tout le monde ?

      Le président du MPSR est président de fait, et tant qu’il n’est pas contesté, il sera déclaré président de la transition, chef de l’état par le comité qui sera chargé de valider la charte de la transition, qui aura alors fixé la durée de cette transition donc de son mandat.

      Cette validation tiendra lieu d’onction populaire et il pourra alors prêter serment devant cette cour constitutionnelle s’il y tient toujours. Mais le faire dans les conditions actuelles est catastrophique car :

      1°) C’est une atteinte à la constitution, qui constitue le "pire crime" selon elle-même, alors qu’ils ont tenu à la rétablir ;

      2°) C’est une légalisation des coups d’états, et une décrédibilisation du conseil constitutionnel ;

      3°) Cela montre que le conseil constitutionnel est aux ordres, et jette de ce fait la suspicion sur toute la justice, dont on se demandera désormais si les décisions ne sont pas des ordres reçus, y compris dans des affaires emblématiques ;

      4°) Cela ressemble à l’installation d’une présidence à vie, puisqu’aucun délai n’est fixé ;

      5°) Cela va retourner contre eux des gens qui étaient favorable au MPSR dans le principe mais qui sont pour l’état de droit et la justice ;

      Tout cela est contreproductif pour le MPSR, espérons qu’ils le comprendront parce qu’il n’est pas encore trop tard pour corriger.

  • ’’’’’’’’’’’’’A’’’’’’’’’’’Kwiliga : Si j’insiste que les premiers représentants du peuple qui prennent le pouvoir par la force jure par serment ’’que le pouvoir est au peuple, ’’c’est que ces personnes ne savent qu’une seule chose, dès qu’ils forcent avec les armes a un président élu démocratiquement de démissionner, la première chose qu’ils font, c’est de suspendre la constitution et enterré a jamais la démocratie pour mieux régner par la force. Pour ces gens-là, le texte est donc nul et de nul effet, ce ne sont pas les menaces des organismes nationaux et internationaux qui vont les faire reculer. Et quand au maintien "ad vitam aeternam" au pouvoir pour l’éternité, on sait aussi comment ça marche, il y a toujours un "bricolage’’ comme nous l’a prouvé Blaise Compaoré, Sassou, ou Deby arrivés au pouvoir par les armes.’’

    En ce qui concerne notre pays depuis le 24 Janvier, le problème de l’absence d’Etat, l’absence de sécurité, l’absence de soutien et même en termes de responsabilité, l’absence de vision, l’absence d’espoir, donne raison aux militaires de berner le conseil Constitutionnel dont les membres sont obligés de se tourner vers d’autres solutions notamment la négociation de reconnaissance d’un président légitime selon notre constitution de 1991.

    Kwiliga tu dis : ’’’’’’’’’’’’’’’De mon côté, le problème, c’est que "promettre", ne semble un obstacle pour personne, certains, au départ, promettant même en étant de bonne foi. Et puis ensuite, il y a l’exercice du pouvoir…’’’’’’’’’’’’’’’’’’
    Je confirme : Mais si j’insiste, c’est que selon notre constitution ces présidents comme Damiba qui va prêter serment, sont illégitimes. Et le seul moyen de le rappeler est qu’il jure que le pouvoir est au peuple. Et ce peuple ne le laissera pas faire de n’importe quoi. Et quand on parle du peuple Burkinabé, il s’agit uniquement de tous ceux qui sont opprimés exploités et dominés dans notre société et qui utilisent le soulèvement populaire comme l’arme fatale contre les responsables incompétents et illégitimes.. C’est ça le peuple !Car, les opprimés forment la majorité de la société Burkinabé. Et à chaque moment que ces civils ou militaires essaient de les berner, il reprend le pouvoir. Et nous pouvons toujours parler du pouvoir du peuple, pour le peuple.

    Pour l’instant ce sont des élus locaux qui sont pris en joug entre le fer de l’ennemi et l’inaction du partenaire qu’est l’Etat qui devrait justement répondre et être présent ». L’Afrique fait simplement du copier-coller. On veut exactement répliquer ce que fait l’Occident, et à la fin on va juste vers l’autodestruction. Si le copier-coller était parfait, je crois que l’Afrique ne serait pas a la traine aujourd’hui

    Conclusion : Pour ma part je regrette que faute d’une institution de régulation sociale, comme il en existait dans nos sociétés traditionnelles, la vraie démocratie au Burkina est enterré et laisse sa place a la loi des armes." A toi Kwiliga et Hess, merci de me lire.

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