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Elections présidentielle et législatives : Voici les grands perdants du scrutin du 22 novembre 2020

Accueil > Actualités > DOSSIERS > Élections 2020 • LEFASO.NET • mardi 1er décembre 2020 à 23h45min
Elections présidentielle et législatives : Voici les grands perdants du scrutin du 22 novembre 2020

Les votes du 22 novembre 2020 n’ont pas fait que des heureux. Ils ont naturellement fait des malheureux. Des candidats et des partis qui croyaient durs comme fer à leur chance ont mordu la poussière. Si pour certains ce n’est qu’une étape de la vie, pour d’autres c’est une grande désillusion. Ceux-là, ce sont les grands perdants. Ce sont : Zéphirin Diabre, Alexandre Sankara, Tahirou Barry, Lona Charles Ouattara... Focus sur ces hommes et des raisons de leur défaite.

Les élections sont passées, mais les défaites sont là. C’est ce que l’on peut dire des grands perdants du double scrutin du 22 novembre 2020. Pour ces élections, Zéphirin Diabre, le président de l’Union pour le progrès et le changement (UPC) croyait à toutes ses chances d’être élu président du Faso. Pour lui, cette année, c’est son année.

Avec 12,46% des voix, il n’a pas fait qu’échouer. Il a rétrogradé sur le plan politique. Pourtant, les raisons de son échec sont simples. Il a manqué d’hommes, de mobilisateurs autour de lui. Les défections de son parti étaient vues comme un débarras de traitres. Ils l’étaient, peut-être, mais surement des travailleurs aussi. La preuve en est qu’il n’a pu faire un bon score que dans le Boulgou. Il devra se contenter de sa qualité d’élu national.

Autre fait, le député Moussa Zerbo de l’UPC a beaucoup perdu au cours de ces élections. Sa défaite ne résulte pas du scrutin. C’est plutôt son comportement du lundi 23 novembre qui a déçu plus d’un. Dans la soirée, après que l’opposition ait décidé de ne pas reconnaitre les résultats, il a au téléphone appelé, à la limite, à la violence.

Le lendemain, se rendant compte de sa bavure, il s’est fendu en excuse. Trop tard ! Les citoyens ont découvert une face cachée de l’homme. Pourtant, il avait le vent en poupe aux yeux de l’opinion. Il était même admiré pour avoir combattu pour la préservation de la forêt de Kua. Avec ce geste, l’honorable laisse entrevoir qu’il est fan de la démocratie pastèque : vert dehors et rouge dedans.

Le cas Sankara

Alexandre Sankara est aussi une désillusion pour ces élections. Dissident depuis longtemps de l’UNIR\PS, l’homme a refusé de rendre son mandat au parti. C’est son droit. Mais vers la fin, il a démissionné en narguant les militants du parti de l’œuf. Il est même allé au clash sur les réseaux sociaux avec Samdpawendé Ouédraogo de l’UNIR\PS Sanematenga. Sous la bannière des Progressistes Unis pour le Renouveau (PUR) dans le Kadiogo, l’homme espérait rempiler. Il a compté sur ses propres forces. Mal lui en a pris, il a trop surestimé ses capacités de mobilisation. Il est sorti bredouille des législatives. Comme leçon, il pourra retenir que l’union fait certainement la force.

Lona Charles Ouattara exit

Le colonel Lona Charles Ouattara ne pourra pas non plus continuer à gouter les délices de l’Assemblée. Après avoir claqué la porte de l’UPC, l’homme se vantait d’être incontournable dans sa province d’origine, la Leraba. Il a répété à qui veut l’entendre qu’il doit son élection à ses propres moyens. Il dit donc récolter les fruits de son dur labeur. Il a peut-être ses raisons, mais l’UPC a contribué tout de même à faire de lui un honorable. Bref, il a lui aussi appris qu’on ne crache pas dans l’assiette dans laquelle on mange.

La preuve, sous la bannière du Mouvement pour le Burkina du Futur (MBF), l’ancien pilote de l’armée burkinabè n’a vu que du feu. Il devrait profiter d’une retraite paisible d’ancien soldat. Mais l’on dit qu’un bon militaire ne part pas à la retraite. Il pourrait porter main forte aux VDP pour contrer le terrorisme, surtout qu’il dit se battre pour le peuple. Le peuple veut la sécurité.

Avec le MCR, Tahirou Barry n’a pas pu se mouvoir

Tahirou Barry était pressé de voler de ses propres ailes. Pour cela, il n’a pas hésité à quitter le PAREN de Laurent Bado. Il avait claqué la porte du gouvernement en criant son ras-le-bol. Il s’est laissé flatter par son score de 2015. Il se disait donc qu’il pourrait rééditer l’exploit sinon faire plus. Ce comportement frisait beaucoup plus le populisme que le pragmatisme.

Conséquence, il quitte l’Assemblée la tête basse. Lui et son Mouvement pour le changement et la renaissance (MCR) ont fait juste de la figuration, tout comme le PAREN d’ailleurs. Tahirou Barry aurait dû comprendre que tous les partis ont des soucis. En cas de désaccord, le dialogue est le mieux indiqué. Aujourd’hui, il devrait se mordre les doigts en méditant le slogan du Balai citoyen : notre nombre est notre force.

Ces défaites ne sont pas si mauvaises. Elles sont le reflet de la vitalité politique burkinabè. Pour preuve, des partis politiques comme le NTD gagnent une place au soleil. Ces illusions viennent rappeler que la victoire est au bout de l’effort. Si on ne gagne pas, c’est que les efforts fournis ne sont pas encore suffisants. Il faut donc redoubler de hargne, de courage et d’abnégation. Mais attention, à un moment si le combat politique vous rapproche du ridicule, mieux vaut le laisser et faire autre chose.

Dimitri OUEDRAOGO
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 1er décembre 2020 à 16:27, par ali baba En réponse à : Elections présidentielle et législatives : Voici les grands perdants du scrutin du 22 novembre 2020

    très content de lire cet article ! Tu as oublié le mossi et musulman du plateau central, notre cher Ablasse
    La leçon a tirer pour ces politiciens est que le peuple veut la sagesse chez ses responsables, quand un Barry et "insulte" un président de la république, de surcroit son grand frère de loin, sinon son père, et prétend être un défenseur de la culture ! Mon oeil, Qu’est ce que la culture africaine dit, le jeune doit respect au grand frère ! Je suis tres content avec ces exclusions via les urnes ! je vais bien dormir

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  • Le 1er décembre 2020 à 16:37, par lepaysvamieux En réponse à : Elections présidentielle et législatives : Voici les grands perdants du scrutin du 22 novembre 2020

    Analyse parfaite. Les cas qui m’ont plu sont ceux de Zéphyrin, Tahirou et de Zerbo. Des personnes imbues de leur personnalité.

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  • Le 1er décembre 2020 à 17:00, par KOBINABA En réponse à : Elections présidentielle et législatives : Voici les grands perdants du scrutin du 22 novembre 2020

    Mr Ouedraogo , rien que la verité.Une Verité que bcp de neophytes ne voulaient pas entendre sur cet forum croyant que c est l UPC qu on n aimait pas.Non non et non.L attitude de Mr Zerbo Moussa explique a souhait l incapacité de compromi dans dans le parti.Oui certains se sont vus trop beau.

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  • Le 1er décembre 2020 à 17:32, par La vérité En réponse à : Elections présidentielle et législatives : Voici les grands perdants du scrutin du 22 novembre 2020

    Belle analyse. Ces perdants devront tirer des leçons de leur défaite et réajuster leur arc sinon il faut abandonner la politique. On peut servir sa nation sans être un politicien.

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  • Le 1er décembre 2020 à 17:55, par Le Patriote "Le vrai" En réponse à : Elections présidentielle et législatives : Voici les grands perdants du scrutin du 22 novembre 2020

    Pour dire un mot à propos de la débâcle des militants qui ont quitté l’UNIR/PS, maintenant que chacun sait ce qu’il vaut, il y a lieu que tout le monde mette balle à terre. Je veux parler de Sankara Alexandre, Traoré de Banwa, Maître Farama surtout lui, il se voyait vraiment à un niveau très haut à l’image de l’éminent professeur Soma Abdoulaye, Ouédraogo Marie Alphonse, celui qui est élu député du PUR que je ne connais ni d’Adam ni d’Êve, mettez l’orgueil de côté et voyez l’avenir du Burkina Faso. Ressaisissez-vous. Retournez discuter avec Maître Sankara pour l’intérêt supérieur du pays. Tout le monde a des défauts et Maître Sankara en a bien sûr. Maître Sankara a un grand projet de rassemblement de la gauche démocratique burkinabé en vue d’un grand parti progressiste avec le MPP en relation avec le président RMCK. Pour ma part, à voir de près ce projet ne peut pas prospérer pour la bonne raison que le MPP traine de graves problèmes de leadership en son sein notamment entre Simon Compaoré et Alassane Bala Sakandé. Normalement la bonne éducation qu’on nous a enseignée au Burkina Faso, voudrait que Monsieur Bala Sakandé laissât Simon Compaoré en tant que doyen gérer tranquillement le MPP et succéder au président RMCK en 2025. Mais en voyant la posture de Bala Sakandé, j’ai des sérieux doutes. Voila pourquoi je pense que Maître Sankara ne devrait pas aller rentrer dans un panier de crabes comme celui du MPP. Donc il faut créer un grand ensemble de gauche sans le MPP autour de Maître Sankara pour se mettre en réserve pour le futur. Je souhaite que les différentes parties commencent dès maintenant à se pencher sur ce schéma. Si l’antagonisme au sein du MPP ne trouve pas de solution, les criminels pourront profiter pour reprendre le dessus pour continuer les crimes abominables tel que griller un être humain comme un méchoui pour le grand malheur du peuple insurgé.

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    • Le 1er décembre 2020 à 22:02, par Sidpawalemde Sebgo En réponse à : Elections présidentielle et législatives : Voici les grands perdants du scrutin du 22 novembre 2020

      Effectivement, on peut dire que ces élections marquent la fin de la (vraie) transition. Après les soubresauts des municipales et du premier gouvernement "Roch-2", une recomposition du paysage politique Burkinabè est nécessaire et souhaitable.

      Tous ceux qui sont allés voter au Kadiogo ont pu constater l’absurdité de rechercher son vote parmi 88 logos de la taille d’un timbre sur une feuille large comme un drapeau. Cette seule raison suffit à trouver une méthode pour éviter ces situations.

      L’unité des Sankaristes est une vieille histoire qui ne peut pas se résoudre avec les acteurs actuels que vous citez. Si les choix stratégiques et les lectures politiques les ont opposés au départ, c’est devenu une affaire de rancœurs personnelles, d’égo et de "destins personnels". Votre "union de gauche" si elle veut voir le jour et marcher devra donc compter sur d’autres forces plus larges et moins "historiques", quitte pour les anciens à rejoindre ou pas. Eux semblent incapables de se dépasser.

      Concernant le MPP, juste deux mots. Simon Compaoré aura 74 ans en 2025. Vantant les mérites de Roch Compaoré, il disait récemment qu’il était posé et non pas "chaud" comme lui-même. Quand à Bala Sakandé, il a fait presque toute sa carrière politique dans l’ombre de Roch Kaboré et est loin d’être un technocrate reconnu, d’avoir acquis une assise nationale ou même l’unanimité au sein du parti. Si ces deux candidatures sont les seuls choix donnés aux militants du MPP en 2025, la dislocation du parti est prévisible, et donc son recul aux élections.

      Le grand parti de gauche dont vous rêvez, un parti libéral issu de l’UPC ou le MPP, tous seront confrontés au même problème : Quel candidat consensuel trouver pour 2025 ? Le positionnement de Kadré Désiré Ouédraogo ou de Yacouba Issac Zida est justement celui-là : Roch ne peut plus être candidat !

      Ceux des partis qui pourront trouver la réponse à cette question de leadership et de candidat "charismatique" ou de consensus auront leur chance, les autres vont juste "sauver les meubles".

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      • Le 2 décembre 2020 à 08:59, par SOME En réponse à : Elections présidentielle et législatives : Voici les grands perdants du scrutin du 22 novembre 2020

        Heureux de te trouver mon cher Sidpawalemde ! Je vois que tu gardes encore ta profondeur d’analyse. La debacle du sankarisme ou disons d’un certain sankarisme etait previsble. L’union de la gauche tu le sais bien mieux que moi
        "...les choix stratégiques et les lectures politiques les ont opposés au départ, c’est devenu une affaire de rancœurs personnelles, d’égo et de "destins personnels". Votre "union de gauche" si elle veut voir le jour et marcher devra donc compter sur d’autres forces plus larges et moins "historiques", quitte pour les anciens à rejoindre ou pas. Eux semblent incapables de se dépasser." que dire de plus ?
        Nous avons tué encore plus Thomas sankara. Malheureusement ces autres forces sur lesquelles nous les sankaristes sinceres et convaincus devrons nous compter, les ennemis du sankarisme, y compris ceux infiltrés en son sein comme nous savons le faire sur la scene politique du Burkina, font tout pour les eparpiller et les detruire pour leurs destins politiques personnels. Tu le sais mieux que moi et j’apprecie bien bien ton "historique".
        SOME

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  • Le 1er décembre 2020 à 17:58, par ARMAND En réponse à : Elections présidentielle et législatives : Voici les grands perdants du scrutin du 22 novembre 2020

    L’etre humain si non en politique doit cultiver la simplicité, l’humilité et la gentillesse en soit. Même si on est brillant on a besoin d’un plus petit que soit. Traiter ROCK et le MPP de zéro est très excessif. En bon sage ROCK a dit a Zephirin que c’est le 22 au soir qu’on saura qui est zéro. Et voilà. Le temps c’est l’autre nom de DIEU. Ablassé a voulu peindre ROCK en rouge pour illustrer la zone terroriste

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  • Le 1er décembre 2020 à 18:19, par HAKOUNA MATATA En réponse à : Elections présidentielle et législatives : Voici les grands perdants du scrutin du 22 novembre 2020

    Zeph a même eu la chance ! Si le peuple avait découvert le vrai visage de Moussa Zerbo avant le 22/11/2020, le parti n’allait même pas obtenir plus de 5 députés.
    Dans tous les cas, il est attendu aux prochaines échéances, c’est a dire 2025.

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  • Le 1er décembre 2020 à 18:19, par Paul En réponse à : Elections présidentielle et législatives : Voici les grands perdants du scrutin du 22 novembre 2020

    Les autres grands perdants sont Ablassé et Gilbert ! Retraite politique pour ces 2 là mais pas pour les mêmes raisons ! Sinon, Zida a raté le coche en n’ayant pas le courage de prendre l’avion et venir au BF. Et, pourtant, s’il l’avait fait et peu importe les conséquences pour lui, nous pouvons imaginer que le résultat de l’élection n’aurait pas été le même. Bref, un pauvre stratège et, avec, des si...
    Il reste 5 ans pour un renouvellement complet de nos politiciens d’un point de vue générationnel (rajeunissement) et, ce n’est pas gagné d’avance. Il suffit de voir avec nos voisins ivoiriens et guinéens où il faut peu de chose pour mettre le feu à la poudre ! Rien ne prouve d’ailleurs que ce 2ème mandat sera un long fleuve tranquille quand on regarde du côté de Bamako.

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  • Le 1er décembre 2020 à 19:56, par Lionceau En réponse à : Elections présidentielle et législatives : Voici les grands perdants du scrutin du 22 novembre 2020

    Dimitri oublie notre grand réfugié du coté du Canada, qui a même le culot de refuser de féliciter le président élu. J’espère qu’il a bien compris que rien, absolument rien ne sera plus comme avant RMCK.

    Nos amis du SENS, se sont aussi rendu à l’évidence que la politique est loin de la poésie et de la diatribe contre le parti au pouvoir. Heureusement qu’il ont compris le message du peuple.

    Enfin mes amis Sankaristes "éparpillés" devront aussi se demander pourquoi les populations sont friands des discours de Thomas Sankara mais continuent de voter pour d’autres personnes que ses purs héritiers politiques. j’espère qu’ils ne me diront pas que c’est encore à cause de Blaise et François

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  • Le 1er décembre 2020 à 20:35, par Lom-Lom En réponse à : Elections présidentielle et législatives : Voici les grands perdants du scrutin du 22 novembre 2020

    On aurait voulu avoir le point de vue de grands Analystes comme Me KERE Paul, de KORO YAMYELLE et tant d’autres très avertis sur les questions politiques au Burkina et dans la sous-région ! Je souhaite avoir leurs contributions pour une lecture plus et très complète de ces résultats obtenus par les partis ou par les individus. Avec l’espoir de les lire bientôt !

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  • Le 1er décembre 2020 à 21:00, par Sidpawalemde Sebgo En réponse à : Elections présidentielle et législatives : Voici les grands perdants du scrutin du 22 novembre 2020

    Hum... Si on peut être d’accord que ceux qui sont cités sont les grands perdants des législatives du Novembre, on est un peu étonné de l’analyse que l’auteur fait des raisons de ces échecs.

    De façon générale, Zépirin Diabré et son UPC auraient perdu parce qu’ils ont manqué de "mobilisateurs autour d’eux". En d’autre termes, c’est la faute des autres. Quand aux autres candidats cités, ils ont fait preuve d’orgueil et de surestimation de leurs capacités, c’est leur propre faute. Ce n’est pas très équilibré comme jugement.

    Il faudrait rappeler que la quasi totalité des démissionnaires des différents partis l’ont fait malgré eux, confrontés à des dirigeants qui ont au contraire fait preuve d’orgueil et même de dictature à la tête de leurs partis.

    Zéphirin Diabré le premier, s’est retrouvé avec une hémorragie de cadres parce qu’il a refusé de tenir compte de leurs avis dans les choix politiques et refusé de leur accorder la place qu’ils estimaient mériter. Il est paradoxal de dire qu’au contraire ce sont les nombreux démissionnaires qui ont tort et que le seul "chef" a toujours raison, surtout quand on voit le résultat de son entêtement.

    Quand à l’estimation des forces sur le terrain, faut-il rappeler que le MBF a obtenu 4 députés alors même que d’autres démissionnaires n’ont pas pu se présenter ?

    Votre analyse du cas Loana Charles Ouattara est largement biaisée. Il arrive troisième dans la Léraba, derrière le MPP et le CDP, et devant l’UPC. La province n’ayant que 2 députés, il n’est pas élu mais il a bien prouvé que seul il était plus fort que le parti qui prétendait l’avoir fait dans sa province.

    Un autre bémol est sur le cas Moussa Zerbo. Vous prétendez que ce monsieur était vu comme le "héro" qui aurait défendu la forêt de Kua. Cet avis n’est pas partagé. Ses sorties sur l’hôpital chinois et l’usine de coton turque ont révélé à beaucoup d’observateurs un destructeur, prêt à faire perdre à sa province et à son pays des investissements importants juste parce qu’ils se font sous le régime adverse. Mais aussi un élu n’ayant aucune notion de développement économique et d’échanges internationaux, lui qui veut "obliger" les investisseurs à faire sa volonté. Sa dernière sortie n’est qu’une confirmation.

    Pour le reste, soyons un peu réalistes : C’est justement parce qu’ils ont osé aller aux élections que chacun a constaté sa vraie force et nous aussi, on ne peut donc pas le leur reprocher. Sinon, certains affirmaient ce qu’ils voulaient sur la base de "gros français" peu fondé.

    Zéphirin Diabré sait maintenant que les Burkinabè n’ont pas fait "d’erreur" en 2015, et que son discours sur le vote sanction et les 00/20 ne sont pas partagés, encore moins sont "CDP is back" ni son "retour de Blaise Compaoré" ni son "négocier avec les terroristes".

    Tahirou Barry, Anatole Bounkoungou et Alexandre Sankara savent maintenant qu’ils ne sont pas si forts au Kadiogo et qu’ils doivent chercher une assise plus large.

    Le PAREN sait maintenant que Tahirou Barry et Carlos Toé avaient apporté un plus au parti en 2015.

    Charles Loana Ouédraogo sait maintenant que son adversaire ce n’est pas l’UPC mais le MPP et surtout le CDP qui est toujours fort dans la Léraba, comme l’UPC sait ce qu’il vaut dans sa province, avec ou sans eux.

    Chacun en tirera les leçons et décidera s’il veut continuer à faire de la politique, ce n’est pas à d’autres de leur conseiller la retraite politique. Rappelons nous qu’en 1997, un certain Roch Kaboré, remercié de la primature et accusé de lorgner le fauteuil présidentiel, était remisé dans un obscur bureau de conseiller à la présidence et sommé de quitter la politique, et qu’en 2012, suite au congrès du CDP, il était encore donné "retraité". Regardez-le aujourd’hui...

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  • Le 1er décembre 2020 à 21:02, par Nestor HEMA En réponse à : Elections présidentielle et législatives : Voici les grands perdants du scrutin du 22 novembre 2020

    N’oublions pas que parmi les traites de l’upc il y a le clan Ouali Armand. Cet homme qui a chaque élection et ce depuis 1992 est avec un nouveau parti a fini par créer le rpb (rassemblement pour le Burkina ). Se prenant pour celui qui maîtrise mes esclaves dans le sud ouest, il a mis à rude épreuve la cohésion sociale entre les frères du Poni. Et comme il fallait s’y attendre, il a lamentablement mordu les carreaux avec son oncle de député Palenfo Kodjo Jacques qui ne verra plus la porte de l’assemblée. Mr Ouali devra apprendre à être humble et à ne pas abuser de l’hospitalité de ses oncles.

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    • Le 1er décembre 2020 à 22:10, par Sidpawalemde Sebgo En réponse à : Elections présidentielle et législatives : Voici les grands perdants du scrutin du 22 novembre 2020

      Hum... Vous avez dit "traitre" ?

      1°) Je rentre dans parti pour m’opposer au CDP et à Blaise Compaoré. Nous entamons la conquête du pouvoir avec d’autres partis d’opposition ayant les mêmes objectifs.

      2°) Nous réussissons à chasser le CDP et Blaise Compaoré du pouvoir, et un des partis alliés a la présidence et la majorité à l’assemblée.

      3°) Mon chef de parti décide, contre l’avis de plusieurs d’entre nous, de repartir s’allier au même CDP que nous combattions pour prendre le pouvoir et gouverner ensemble !

      Qui est le traitre ???

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  • Le 1er décembre 2020 à 22:47, par Le Pacifiste En réponse à : Elections présidentielle et législatives : Voici les grands perdants du scrutin du 22 novembre 2020

    Très bien dit.j’ai aimé l’analyse.vous avez tout dit.il NY a plus à redire

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  • Le 1er décembre 2020 à 23:37, par Justice En réponse à : Elections présidentielle et législatives : Voici les grands perdants du scrutin du 22 novembre 2020

    Monsieur le journaliste, vous manquez d’objectivité dans votre analyse et vous clouez au pilori ceux qui ont eu l’audace d’affronter une élection largement inéquitable avec une grave défaillance organisationnelle de la CENI.
    En tant que journaliste, il faut d’abord interroger le système avant d’apprécier les performances des différents candidats que vous semblez bannir sans cacher votre haine..

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  • Le 2 décembre 2020 à 06:03, par caca En réponse à : Elections présidentielle et législatives : Voici les grands perdants du scrutin du 22 novembre 2020

    Ici au Faso tout machin qui peut apporter de l’argent, plusieurs ayant de petits moins convergent ensemble à ce machin comme des orpaillages dans une colline. Ici au Faso chaque cadre qui réussi dans la vie professionnelle pense présidentiable et crée son parti comme une association du développement villageois. Le souvent, la personne n’a plus de racine dans son propre village et ses intermédiaires sont étrangers aussi dans le milieu populaire du village. Avant ces partis perdants il y a eu d’autres qui ont disparus dans le tissu politique du Burkina. Les 5 ans à venir d’autres vont encore disparaitre et un sera encore révélateur par ses exploits comme cette année le NTD.
    Etre politicien redoutable au Faso nécessite que l’individu soit sociale dans le village et riche dans la capitale. Il faut donner sans compter son argent et transformer sa maison un village à Ouagadougou. Le MPP réussi à cause de son expérience dans le CDP et même le CDP exclu il y a 5 ans est revenu en force à cause de l’expérience villageoise dans beaucoup de région où les candidats n’ont jamais rompus le pont. Si tu veux être député dans 5 ans, il faut déjà être désintéressé aujourd’hui et investir dans le développement villageois.

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  • Le 2 décembre 2020 à 08:07, par Bangolo En réponse à : Elections présidentielle et législatives : Voici les grands perdants du scrutin du 22 novembre 2020

    Tout ce que le Burkinabè demandent aux politiciens c’est de travailler pour le pays sous toutes ces formes. C’est ça la première mission du pouvoir en place. Personne ne peut dire avec exactitude ce qui va se passer en 2025. Les politiques tournent, se transforment, se font et se défont comme la nature intrinsèque de l’homme. On peut jamais prédire ce qui peut se passer dans un parti politique aujourd’hui dans notre pays.
    Ceux qui pensent qu’il y aura des partis qui vont s’éteindre parce que tels dirigeants de parti a fait telle ou telle chose n’ont rien compris de la politique. La preuve le CDP qu’on pensait affaiblit ou éteint est en train de revenir. Ce que le peuple Burkinabè a combattu hier risque de revenir demain. Et ça croyez moi ce n’est pas pour longtemps. En même temps qu’on souhaite le changement, on ne veut pas aller vers le changement. Ce dont je suis suis sure, c’est que les choses politiques vont changer au Burkina. La jeunesse semble comprendre ce qu’elle veut et sait ou aller la chercher.

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  • Le 2 décembre 2020 à 08:13, par loyola En réponse à : Elections présidentielle et législatives : Voici les grands perdants du scrutin du 22 novembre 2020

    Très belle analyse. Surtout quand vous parler de la démocratie pastèque de certains politiciens

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  • Le 2 décembre 2020 à 08:25, par Time Will Tell En réponse à : Elections présidentielle et législatives : Voici les grands perdants du scrutin du 22 novembre 2020

    l’Article est bien, mais vous avez été sélectif. que dire du Mossi du plateau central ?
    Quid, de Jacques Kodjo Palenfo qui, après avoir trahit l’UPC, a aussitôt trahit ses camarades dissidents. il ne va pas avec eu au MBF, mais plutôt au RPB de son mentor Ouali Armand. Très confiant de sa tactique de proximité, il n’a vu que des flammes orange du MPP et du CDP.

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  • Le 2 décembre 2020 à 08:45, par Manuel En réponse à : Elections présidentielle et législatives : Voici les grands perdants du scrutin du 22 novembre 2020

    Bonjour
    Analyse pertinente de la situation après les élections.
    Quant à celui qui met le mouvement SENS comme perdant, il faut beaucoup plus d’arguments pour nous convaincre ; durant toute la campagne SENS n’a jamais tenu des propos injurieux ou menacants.
    À l’issue de ces élections, SENS finit 17 ème sur 106 formations engagées. le mouvement SENS n’a pas d’élus certes, mais rassurez vous c’est l’un des rares à avoir proposé des projets de loi.
    À SENS, les membres ne font de la politique un métier, beaucoup de nos hommes politiques ne survivent que sur les rentes de leurs cousins et cousines !

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  • Le 2 décembre 2020 à 08:49, par BOUKARY En réponse à : Elections présidentielle et législatives : Voici les grands perdants du scrutin du 22 novembre 2020

    Le grand perdant est le peuple Burkinabé. Constatez que c’est le CDP de blaise qui est de retour au pouvoir. CDP + MPP = CDP.

    Chacun pour soi dieu pour tous puisque vous refusez le developement

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  • Le 2 décembre 2020 à 09:13, par zemosse En réponse à : Elections présidentielle et législatives : Voici les grands perdants du scrutin du 22 novembre 2020

    Leçon à retenir : "Les échecs sont les piliers de la réussite."

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  • Le 2 décembre 2020 à 09:33, par Tousma DODBZANGA En réponse à : Elections présidentielle et législatives : Voici les grands perdants du scrutin du 22 novembre 2020

    Wahou, grand merci à Monsieur Dimitri OUEDRAOGO du Lefaso.net pour cet article. Cela donne beaucoup de leçons pour l’avenir et éveille la conscience du peuple burkinabè dans le domaine politique.
    Encore merci pour cet brillant article.

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  • Le 2 décembre 2020 à 09:46, par SOME En réponse à : Elections présidentielle et législatives : Voici les grands perdants du scrutin du 22 novembre 2020

    Et il est bien qu’il en soit ainsi pour Diabre. Ce garcon n’est pas du tout digne de diriger ce pays : il est un grand danger.

    « Les citoyens ont découvert une face cachée de l’homme. Pourtant, il avait le vent en poupe aux yeux de l’opinion. Il était même admiré pour avoir combattu pour la préservation de la forêt de Kua. » Eh ben oui j’ai été de ceux qui ont été bernés par ce type, pour ensuite le realiser vite que ce type n’est pas bien du tout ’et pourtant je ne suis pas UPC, alors là pas du tout). Pas etonnants les resultats quand on voit que l’UPC est gere par des types de ce genre !

    Quant au triste sieur Lona Charles Ouattara, on connait l’oiseau. L’UPC ne fait que s’entourer de losers sans aucune envergure. C’est normal ! L’election ne se joue pas sur la localisation ethnique seuelement.
    tu ecris « Il pourrait porter main forte aux VDP pour contrer le terrorisme, surtout qu’il dit se battre pour le peuple » Monsieur le journaliste vous oubliez trop rapidement qui fut ce triste personnage lona ouattara sous la revolution et le role qu’il joua dans la guerre Mali Burkina en 1985-86, pour venir parler de lutter contre le terrorisme. Encore pire venir parler de se battre pour le peuple. C’est vraiment le comble. Laurent Bado a tellement raison : le peuple burkinabe, ce peuple jadis si combatif et digne, est devenu un peuple mouton.

    « Ces défaites ne sont pas si mauvaises. Elles sont le reflet de la vitalité politique burkinabè. » oui dimitri tu as raison, meme si je trouve ce dynamisme comme ayant fletri quelque peu. Laurent Bado a tout de meme raison : le mouton ne suit pas la verité !
    Neanmoins le peuple a fait montre de maturité politique et de conscience politique vu les idees de diabre. Ca peut sembler confortable de jeter l’anatheme sur Zerbo, qui est, a ne pas douter, un sinistre personnage, mais en realité le probleme est un probleme de fond, structurel a l’ideologie de base du parti UPC. J’espere que ce parti restera là où on l’a mis et que diabre ne sera jamais president de ce pays.
    SOME

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    • Le 2 décembre 2020 à 20:07, par Diff En réponse à : Elections présidentielle et législatives : Voici les grands perdants du scrutin du 22 novembre 2020

      Ne dit on pas que tout le monde est humain et qu’il y a différentes façons d’exprimer son humanisme d’une autre façon ? ZEPH n’a rien perdu, la politique n’est pas ce que vous voyez a l’œil nu. Un opposant reste un opposant en politique. Tout comme les autres acteurs en politiques, chaque candidat exprime sa façon de voir et de comprendre la politique.
      ZEPH comme tous les autres ont fait un excellent travail n’en déplaise a qui ne veut pas l’entendre. Rien n’est perdu pour qui que ce soit. L’avenir nous dira que la politique n’est votre analyse.
      Vive les enfants du Faso

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  • Le 2 décembre 2020 à 09:59, par TIENFO En réponse à : Elections présidentielle et législatives : Voici les grands perdants du scrutin du 22 novembre 2020

    Le plus grand perdant dans ces élections couplées est l’honorable député Moussa ZERBO. Celui-là a tout perdu : avant et après les élections :
    Avant les élections :
    1. Ses amis politiques d’hier : porte-parole de son parti, il n’est pas passé avec le dos de la cuillère pour fustiger les démissionnaires de l’UPC en son temps comme si la liberté de militer ou de quitter un parti politique était crime. Ces derniers ont été traités de tous les mots insalubres ;
    2. Son image : dans la gestion du site d’implantation de l’hôpital de référence dans la ville de Bobo-Dioulasso. A tort ou à raison, ses prises de position divisaient l’opinion publique. Il a été traité par certains de vouloir faire perdre à la ville ce prestigieux hôpital ;
    3. Sa crédibilité : comment comprendre que tout un porte-parole d’un parti politique et député de surcroit siégeant à l’assemblée nationale puisse perdre les primeurs pour la désignation des candidats de son parti à l’assemblée ;
    Après les élections :
    1. Son fauteuil de député : adieu l’écharpe parlementaire et la participation aux différentes commissions et missions de l’assemblée ;
    2. Ses avantages : adieu les frais de participation dans les commissions et les missions parlementaires ;
    3. Son image : son appel à une crise post-électorale au Burkina comme si la crise sécuritaire que traverse le pays n’est pas suffisant. Bien que connaissant les conséquences d’un tel acte à l’image de qui s’est passé et qui se passe dans les autres pays, l’honorable Moussa ZERBO n’a pas hésité à franchir le pas ;
    En conclusion, je suis convaincu que l’homme n’a perdu sa personnalité. Mais qu’il n’en a pas et sans vision. Moussa ZERBO agissait comme un robot. Tout ce qu’il disait, posait comme acte ou entreprenait était en réalité dicté par son président Zéphirin DIABRE. Ce dernier l’a utilisé et plombé jusqu’au bout. Personnellement, je pensais qu’il allait faire profil bas après son barrage à l’élection au niveau de la province du Houet après les primeurs. Peut-être qu’il se voyait membre du gouvernement au soir d’un certain 22 novembre 2020. Dans la vie, il faut souvent savoir dire non quand il faut. Moussa ZERBO récolte aujourd’hui les fruits de l’arbre appelé « yes man ». Il apprend maintenant la politique

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  • Le 2 décembre 2020 à 11:13, par arsène bamogo En réponse à : Elections présidentielle et législatives : Voici les grands perdants du scrutin du 22 novembre 2020

    Une belle analyse même si je ne suis pas sûr que la débacle de Zerbo soit liée à sa déclaration postérieur à l’élection qui a eu lieu le 22. Il manque aussi à mon humble avis Kadré dans cette liste . Parce que voilà quelqu’un qui a laissé passer sa chance en 2015 et qui croyait faire une entrée honorable en 2020...

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  • Le 2 décembre 2020 à 11:42, par Garba Mota Illo En réponse à : Elections présidentielle et législatives : Voici les grands perdants du scrutin du 22 novembre 2020

    Très beau texte : vivant, amusant et attractif.
    Bon vent Dimitri

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  • Le 2 décembre 2020 à 11:46, par abdoul En réponse à : Elections présidentielle et législatives : Voici les grands perdants du scrutin du 22 novembre 2020

    belle analyse cela veut dire c’est a cause de rayon qu’on voit le soleil alors si y’a pas soleil y’a pas des rayons union fait la force que tout sache que lui seul ne peut rien faire sans les autres :

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  • Le 2 décembre 2020 à 13:39, par ali baba En réponse à : Elections présidentielle et législatives : Voici les grands perdants du scrutin du 22 novembre 2020

    Tampon, merci Tienfo pour la riche contribution. Les aventuriers n’auront pas leur place dans le coeur des électeurs burkinabè

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  • Le 2 décembre 2020 à 14:22, par Djallo En réponse à : Elections présidentielle et législatives : Voici les grands perdants du scrutin du 22 novembre 2020

    Merci Dimitri, notre grand pronostiqueur politique : ton pronostic du 20 novembre 2020 sur le "cheval N° 9" a été un coup sûr !...
    Toutefois, cet écrit sur "les grands perdants du scrutin du 22 novembre 2020" risque de te coûter des volées de bois verts !
    Dieu t’élève ! Dieu bénisse le Burkina !

    Répondre à ce message

  • Le 2 décembre 2020 à 15:19, par OSLENGUE En réponse à : Elections présidentielle et législatives : Voici les grands perdants du scrutin du 22 novembre 2020

    Très belle analyse, mais je vous suggère d’en faire autant pour les vainqueurs enfin d’attirer leur attention sur les attentes du peuple sur les 5 prochaines années.

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