Nous sommes le  
LeFaso.net, l'actualité Burkinabé sur le net
Proverbe du Jour : «L’art de plaire consiste simplement en deux choses : ne point parler dе sοi аux аutrеs еt lеur раrlеr tοujοurs d’еux-mêmеs.» Edmond et Jules de Goncourt

Assurance maladie universelle au Burkina : Un médecin émet des réserves et préconise la tenue d’un débat national

Accueil > Actualités > Opinions • Dr SANON Bernard Médecin de santé publique • mardi 21 janvier 2020 à 22h10min
Assurance maladie universelle au Burkina : Un médecin émet des réserves et  préconise la tenue d’un débat national

Après avoir démontré les failles du système de l’Assurance maladie universelle telle qu’elle est envisagée au Burkina, Dr Bernard Sanon, médecin de santé publique, préconise, dans la tribune ci-après, la tenue d’”un débat national concernant tout le processus afin de fonder les bases d’un système de santé efficace et durable”.

L’assurance maladie universelle (AMU) : est-ce la santé pour tous ? Est-ce la couverture sanitaire universelle ? Est-ce juste une thématique à la mode ? Quelles perspectives pour le cas du Burkina ?

Pour comprendre l’AMU, il faut savoir que l’OMS définit 6 piliers pour tout système de santé efficace :

1-ressources humaines en quantité et en qualité ;

2-bonne qualité de services ;

3-infrastructures, médicaments et des technologies adéquates ;

4-information sanitaire ;

5-gouvernance de la santé ;

6-financement de la santé.

L’AMU s’intéresse à un des aspects du 6e pilier (pas même à tout le pilier) avec pour vocation de faciliter l’accessibilité aux soins et d’éviter aux familles des dépenses de santé catastrophiques (risque financier) dues aux paiements directs.

Une idée à priori noble, mais Il est évident que sans amélioration des 5 premiers piliers, l’AMU seule ne change pas grand-chose dans la situation sanitaire des populations car on ne peut accéder qu’à des soins qui existent. A la différence de l’AMU, la couverture sanitaire universelle tend davantage à prendre en compte le développement de tous les 6 piliers.

Voyons L’AMU au Burkina Faso à travers quelques extraits de la Loi N° 060-2015/CNT portant régime d’AMU :

- PANIER DE_SOINS : « l’ensemble des actes, biens et services médicaux pris en charge par le régime d’assurance maladie universelle » et oui ! le RAMU ne prend pas en compte tous les soins. L’article 12 est on ne peut plus clair : « Le régime d’assurance maladie couvre le risque maladie sur la base d’un panier de soins défini par décret pris en Conseil des ministres ».

A ce jour, seul le pouvoir MPP peut nous donner le contenu détaillé des maladies retenues pour ce panier puisqu’une structure telle l’UAS (ndlr : Unité d’action syndicale) n’y a pas été associée. Non seulement tous les soins ne sont pas pris en compte par le RAMU mais en plus, pour les soins qui sont retenus dans le panier, le RAMU ne prend pas en charge tous les coûts.

- Il y a un TICKET MODERATEUR : « partie des frais de soins de santé qui reste à la charge de l’assuré social et qui n’est pas couverte par le RAMU » L’article13 de la même loi est on ne peut plus clair : « Le RAMU garantit la prise en charge directe, de tout ou partie, des frais de soins de santé par les organismes de gestion, l’autre partie restant à la charge de l’assuré social ».

Récapitulons :

1- le RAMU, c’est pour les soins qui sont disponibles dans nos centres de santé,

2- Parmi les soins disponibles, certains ne sont pas pris en compte par le RAMU tandis que certains sont retenus comme faisant partie du panier,

3- Parmi les soins qui sont dans le panier, le RAMU ne prend en charge qu’une partie des frais de ces soins- là.

D’après les premiers responsables de l’AMU, le ticket modérateur sera de 30% pour les prestations en ambulatoires (cf Lefaso.net du 1er fevrier 2018). En termes simples, par exemple si par hasard ta maladie est dans le panier et qu’avec un peu de chance les soins y relatifs sont disponibles, si le coût des soins en ambulatoire s’élève à 10.000f, tu dois payer 3000f malgré que tu contribues financièrement à la caisse de l’AMU. Si tu n’as pas ces 3000f, es-tu à l’abri du risque financier duquel l’AMU prétend te prévenir ? Assurément non.

L’autre evidence d’après la loi est que, si ta maladie n’est pas dans le panier, tu te débrouilles pour te soigner à tes propres frais bien que tu contribues financièrement à la caisse de l’AMU. Bref ! A cette étape du raisonnement, chacun peut répondre à la question de savoir si l’AMU est la santé pour tous. Que dire de la mise en œuvre ? Pour l’AMU, le pouvoir MPP aurait décidé de faire des retenues de 4 à 6 % sur les salaires des fonctionnaires (encore) et des travailleurs du privé.

Les montants de ces coupures sont déterminés par le pouvoir selon son bon vouloir pour un panier de soins de son bon vouloir puisqu’une fois de plus, l’UAS n’y est pas associée ni même concertée. Que dire alors de la gestion de ces fonds ? Wait and see ! Bien que partisane de la santé pour tous, c’est tout à fait logique que l’UAS s’inquiète et s’oppose à cette façon de faire qui, à n’en pas douter, fera de l’AMU juste le suivi mécanique d’une thématique à la mode. Les retenues salariales de ces travailleurs vont rentrer dans la caisse de l’AMU et cette caisse va premièrement s’occuper des MESURES DE GRATUITES POUR LES FEMMES ENCEINTES ET LES ENFANTS DE MOINS DE 5 ANS EN COURS.

Récapitulons encore :

1- L’AMU n’est même pas « toute la santé » et qui plus est, la santé pour tous,

2- Le pouvoir MPP décide seul des montants à retenir chez les cibles de son seul choix pour un panier de soins de son seul choix et pour des priorités de son seul choix.

Quelles Perspectives ? L’AMU est un thème d’actualité dans beaucoup de pays. Si l’on ne veut pas résumer l’AMU à juste suivre une thématique à la mode, sa mise en œuvre efficace nécessite un débat national. L’objectif ultime étant que l’AMU serve pour atteindre la couverture sanitaire universelle qui s’inscrit dans la durée. Dans le monde, les pays qui ont atteint la couverture sanitaire universelle se sont appuyés sur 2 mécanismes de financement :

- 1-Soit un financement par l’Etat

- 2-soit un régime d’assurance maladie obligatoire avec des contributions émanant des salariés, des travailleurs indépendants, des entreprises et de l’État.

L’atteinte de la couverture sanitaire universelle n’est pas une question ponctuelle et ne saurait se résumer aux ambitions de personnes détentrices ou désireuses d’un mandat électif passager mais nécessite un débat national concernant tout le processus afin de fonder les bases d’un système de santé efficace et durable.

Dr SANON Bernard
Médecin de santé publique
Crédit photo : Laborpress

Vos commentaires

  • Le 21 janvier à 16:36, par RAK En réponse à : Assurance maladie universelle au Burkina : Un médecin émet des réserves et préconise la tenue d’un débat national

    Tout à fait d’accord avec votre analyse Dr Sanon. Au Burkina on a toujours cette fâcheuse tendance à précipiter les choses. Comment réussir une AMU sans concertation avec les partenaires sociaux comme l’UAS et vouloir que ça marche.On met toujours la charrue avant les bœufs.C’est dommage !
    C’est un peu comme la FPH, on se précipite et après on se rend compte qu’on n’a pas les moyens de sa politique et on tourne en rond.

    Répondre à ce message

  • Le 21 janvier à 16:42, par Wendy 36 En réponse à : Assurance maladie universelle au Burkina : Un médecin émet des réserves et préconise la tenue d’un débat national

    Merci pour le développement, beaucoup de questions restent à éclaircir, comment vouloir aider quelqu’un et ne pas l’associer aux prises de décisions ?et la place des caisses(CARFO, CNSS) dans la prise en charge des travailleurs ? et la responsabilité de l’Etat au droit à la santé des populations ?
    Il faut une sensibilisation à tous les niveaux et une adhésion de tous avant de mettre en application cette mesure ; sinon ça sera de l’injustice totale et la force faite aux travailleurs à tous les niveaux. Parlons aussi de la gratuité des soins aux femmes enceintes et aux enfants de 0 à 5 ans, donc c’était pas gratuit, si aujourd’hui on demande aux gens de causer,
    Revoyez votre politique de santé

    Répondre à ce message

  • Le 21 janvier à 17:25, par Nikiem biiga En réponse à : Assurance maladie universelle au Burkina : Un médecin émet des réserves et préconise la tenue d’un débat national

    Clair et limpide cher maitre !
    Au gouvernement de rattraper pendant qu’il est temps...L’idée de l’AMU est noble mais on ne peut pas prendre des décisions sans que les concernés ne soient impliqués au plus près...

    Répondre à ce message

  • Le 21 janvier à 17:33, par Koudmdé En réponse à : Assurance maladie universelle au Burkina : Un médecin émet des réserves et préconise la tenue d’un débat national

    L’AMU est un élément de la CSU (couverture sanitaire, universelle) ; ne dit-on pas que la forme tient le fond en l’état. Qu’à cela ne tienne, le sujet pertinent ! La qualité dans toutes ses dimensions doit aller de paire avec cette politique sanitaire.

    Répondre à ce message

  • Le 21 janvier à 17:50, par Zangoté En réponse à : Assurance maladie universelle au Burkina : Un médecin émet des réserves et préconise la tenue d’un débat national

    Merci pour cet article qui a le mérite de relancer le débat sur un projet sérieux géré avec beaucoup d’amateurisme et de négligence faisant penser à des tentatives de détournements prochains de fonds et à de la mal gestion. A ce stade, si rien n’est fait, nous aurons une assurance maladie universelle qui n’en est pas une. Je m’apprêtais d’ailleurs à écrire pour dénoncer le coup de force mais je me sens déjà soulagé que quelqu’un, qui plus est un docteur, m’ait devancé. Cependant, je voudrais me démarquer de la référence répétée faite au parti au pouvoir comme si le MPP est appelé à gérer le pouvoir toute notre vie durant. En effet, plutôt que d’indexer un parti, fut-il celui qui gère le pouvoir actuellement, il faut se concentrer et se recentrer sur le principe qui veut que ce soit l’Etat qui, par décret, détermine l’assiette de soins disponibles. Cette mise au point faite, venons-en à la mise en place de l’assurance maladie universelle. Je puis vous assurer que les praticiens, sauf erreur de ma part, ont été littéralement ignorés durant le processus et jusqu’à présent. Or, tout le monde sait que tout produit d’assurance, pour être viable et utile, obéit à des principes bien précis qui commande qu’on ait un minimum de statistiques et de maîtrise de ces statistiques pour se projeter dans la détermination des cotisations. La question qui doit être posée est la suivante : suivant quelles bases techniques, les retenues de 4% à 6% ont été déterminées ? Si je prends un taux moyen de 5% sur un salaire moyen de 300 000FCFA/mois on aboutit à une cotisation annuelle de 180 000FCFA avec une prise en charge de 70% alors que dans l’assurance maladie classique, avec moins de 150 000FCFA on a une prise en charge de 80% avec des plafonds très intéressants.
    La deuxième question qui rejoint l’inquiétude du docteur concernant la qualité des ressources humaines est :
    Comment les ressources humaines actuelles ont été recrutées et selon quels critères d’expérience ? Je pense que pour une question aussi sérieuse qu’est l’assurance maladie universelle, il serait nécessaire de recruter des ressources humaines de qualité et expérimentées dans la gestion de l’assurance maladie tout court. Cela inclus aussi bien les médecins spécialisés que les techniciens d’assurance.
    La dernière question est relative à la pérennité de l’assurance maladie universelle : Comment assurer une bonne gestion et sur quels textes s’appuyer pour un programme d’assurance viable ? Le premier péché à ne pas commettre c’est la référence aux décrets. L’assiette de soins doit être connue et suffisamment large pour prendre en compte le plus grand nombre d’assurés sociaux tout comme les assurés eux-mêmes doivent être connus à l’avance ou à tout le moins incorporés au court de l’année pour lutter efficacement contre les risques de fraudes. Il en est de même pour l’assiette des cotisations. Le second péché à bannir est la politisation de la structure : il faut éviter que ce soit une caisse de financement d’activités non prévues par le programme. C’est vrai que quand on est aux commandes de l’appareil d’Etat des tensions de trésoreries ne manquent pas. Cependant, plus pérenniser le programme, il faut déconnecter sa gestion des interférences politiques. A ce titre, les recrutements doivent être ouverts et les compétences privilégiées avec des mandats limités pour les directeurs généraux. Loin de nous la volonté de charger quelqu’un mais pour une fois, retenons qu’on ne gère pas le pouvoir indéfiniment et c’est pourquoi il faut construire des entités solides qui puissent vous servir même vous ne serez plus aux affaires.
    Toutes ces questions nous amènent à penser comme le docteur qu’il faut un débat national. A défaut, il faut recadrer les objectifs et impliquer davantage les sachants du monde des assurances pour plus de résultats.

    Répondre à ce message

  • Le 21 janvier à 18:58, par Sidpassata Veritas En réponse à : Assurance maladie universelle au Burkina : Un médecin émet des réserves et préconise la tenue d’un débat national

    Merci Dr SANON Bernard pour cet éclairage. En fait j’ai toujours été perplexe quand les gouvernements lancent de grands projets dépassant les programme des partis politiques et qu’il n’y a pas de débats national de société. Nelson MANDELA avait dit à propos de la politique de l’apartheid que « faire pour nous sans nous, c’est faire contre nous ». Nous différents gouvernements et les partis politiques qui accèdent au pouvoir doivent toujours tenir de ce principe. On ne fera jamais le bonheur de tous les Burkinabè sans les associer réellement, même avec la meilleure bonne volonté. En plus un débat de société sur la question permettra au bénéficiaires de comprendre l’intérêt d’un bon fonctionnement d’une telle assurance, car on connait la promptitude de bcp de gens à vouloir frauder pour avantager leur famille, toute chose nuisible au succès d’une structure fondée sur le principe de solidarité des membres. Si les Burkinabè ne jouent pas franc jeu, cette assurance universelle connaitra tout de suite l’échec.
    Mais bon ; dans ce pays, il y a toujours des gens du pouvoir qui pensent que tout dépend de leur intelligence et leur bonne volonté, comme si le reste des citoyens n’étaient que des oiseaux à qui il suffirait de jeter le grain à avaler.

    Répondre à ce message

  • Le 21 janvier à 19:11, par Laïco En réponse à : Assurance maladie universelle au Burkina : Un médecin émet des réserves et préconise la tenue d’un débat national

    Bonjour cher collègue . Pour commencer je te dis que j’aurai dû ne pas intervenir , si tu n’avais pas glisser sur le terrain politique , car , comme tu le sais notre déontologie nous interdit dans une certaine mesure de contredire la CAT d’un collègue sur sur le champ publique.
    Je te félicite pour avoir porté ce débat sur le terrain et sur ton argumentaire.
    Cependant ne trouves - tu pas que tout système est perfectible ? Ne penses-tu pas que c’est la première fois dans l’histoire de ce pays qu’un tel système est mis en place , ? Est-ce pour faire le bien où le mal ? Je pense à la première. Dès lors que l’intention est bonne alors on y va , quitte à porter les ajustements nécessaires.
    C’est vrai , dans le temps l’état voltaïque a été capable dans une certaine mesure de gérer l’état de santé de sa population dans une plus grande dimension , mais , hélas les paradigmes ont changé de nos jours.
    En résumé je pense que ton intervention est bonne au prime abord sauf que ça fait opposant et syndicaliste et partant beaucoup risquent de te lire à moitié ou du moins ne vont pas te comprendre.
    Pour terminer je pense que la stratégie a été pensé par des médecins entre autres et en tant que collègue tu pourrais te rapprocher d’eux pour poursuivre le débat.
    NB : je ne suis ni militant ni sympathisant d’un parti.

    Répondre à ce message

  • Le 21 janvier à 19:40, par WB En réponse à : Assurance maladie universelle au Burkina : Un médecin émet des réserves et préconise la tenue d’un débat national

    j’espère que l’adhesion à l’AMU sera volontaire ?? Sinon si c’est obligatoire toutes les pathologies devraient etre prises en compte et à 100% ; il devrait pas y avoir des histoires de panier et de ticket moderateur. On va vraiment vers une sorte de dictature dans ce pays

    Répondre à ce message

  • Le 21 janvier à 19:59, par Windb En réponse à : Assurance maladie universelle au Burkina : Un médecin émet des réserves et préconise la tenue d’un débat national

    Bonjour Dr, merci pour les éclaircissements mais je pense que vu l’intérêt de la question (AMU) reconnu de tous, il faut bien commencer quelque chose quite à parfaire par la suite. Le ticket modérateur est nécessaire pour éviter les abus et constitue une source de financement. On vous sent trop politique dans ce écrit (le pouvoir MPp à plusieurs reprises), ce qui ne devrait pas l’être pour maintenir votre crédibilité.

    Répondre à ce message

  • Le 21 janvier à 21:38, par RV En réponse à : Assurance maladie universelle au Burkina : Un médecin émet des réserves et préconise la tenue d’un débat national

    Belle contribution au débat. C’est une fuite en avant qui va ruiner les salariés et enrichir les corrompus. Qui peut nous dire à qui appartient l’immeuble privé dans lequel siège l’AMU et le prix de la location ? La réponse à cette question tient tout le reste ! Prions qu’il reste encore quelque chose du Burkina Faso à la fin du régime RMCK. J’y crois peu !

    Répondre à ce message

  • Le 21 janvier à 23:59, par Noaga En réponse à : Assurance maladie universelle au Burkina : Un médecin émet des réserves et préconise la tenue d’un débat national

    J’ai rapidement l’article du DR Sanon, c’est bien d’éclairé les gens cela est très louable mais en tant que médecin, sans assurance tous les médecins comme vous qui êtes devant les patients jours et nuits savent qu on aurait éviter de nombreux décès avec un appui financier. C’est quand même bon de commencer et de parfaire. Même ailleurs l’amélioration a été progressive. Dans la plupart des pays, on supporte une partie des frais. Ne faites pas croire aux gens que l’état peut les prendre en charge. Je regrette mais avec 150000 frs tu ne peux avoir une assurance au BF qui te prenne à 80% avec toute ta famille. Je sais de quoi je parle.
    Finalement tout le monde au BF est accusé d’intention de détourner. Si le système de santé est délabré les politiques, les cadres comme vous ont leur part de responsabilité.
    Doit on toujours faire un référendum avant de décider. Tous les concepteurs de l’assurance sont ils tous du MPP ? Je pense que le BF a des cadres compétents qui conçoivent des bons projets sans à priori politique.
    CAMARADES TRAVAILLONS EN CRITIQUANT
    Camarade Sanon la lutte contine

    Répondre à ce message

  • Le 22 janvier à 07:57, par Polo de raogo En réponse à : Assurance maladie universelle au Burkina : Un médecin émet des réserves et préconise la tenue d’un débat national

    J’ai commencé à lire l’article quand j’ai lu ’’le pouvoir MPP’’ et ’’l’Uas n’a été associée’’ j’ai arrêté. Un argumentaire qui se veut scientifique ’a pas besoin de telles références. Dommage vous avez détruit l’article vous même.

    Répondre à ce message

  • Le 22 janvier à 08:56, par Ki Didier En réponse à : Assurance maladie universelle au Burkina : Un médecin émet des réserves et préconise la tenue d’un débat national

    Dr Saniou est tout sauf un médecin de santé publique. Il est peut-être porté parole d’un parti politique affilié ou non au CFOP, ou d’un de syndicats opposés à tout et en tout temps. Bonnes gens, sachez que l’AMU dont il est question n’est pas un programme du Président RMCK et de son MPP. LAMU a été instituée près de 10 ans avant l’arrivée de RMCK au pouvoir. Des experts nationaux et internationaux en santé publique dont des spécialistes en économie de la santé, en information sanitaire, du domaine des assurances, des cliniciens ont été impliqués dans la réflexion et la conception du système. Le mérite du président RMCK a été d’avoir pris l’engagement de mettre en œuvre le système avant la fin de son mandat.
    En ce qui concerne les salaries, il a été retenu le principe de la contribution obligatoire comme cela se fait dans tous les systèmes nationaux d’assurance maladie.
    Dans ses argumentaires le Dr Saniu révèle que le salaire moyen du fonctionnaire burkinabé est 300 000 frs, sit !!!! Il estime affirme qu’avec moin de 150 000frs par an des assureurs garantissent une couverture sanitaire à 80% au Burkina Faso, sans toute fois citer une ou deux de ces sociétés d’assurance afin que tout le monde puissse en profiter. Le Dr Sanou a bien fait d’appeler à un d’abat sur l’AMU, mais il aurait mieux fait de bien se documenter et de pendre la bonne information auprès des responsables chargés de la conduite du système avant de se lancer dans des développements partisans et tendancieux comme c’est le cas ici.

    Répondre à ce message

  • Le 22 janvier à 11:21, par OK Santé En réponse à : Assurance maladie universelle au Burkina : Un médecin émet des réserves et préconise la tenue d’un débat national

    Docteur Sanou, c’est le mensonge, la démagogie et le populisme de certains cadres comme vous qui tuent le BF.
    Vous savez que l’AMU est une mutuelle et donc qui fonctionne sur le principe de la solidarité. Autrement dit les plus nantis cotisent plus et les moins malades paient pour les plus malades.
    1) Aucun système public d’assurance maladie ne garantit la prise en charge à 100%. Il y a toujours des exclusions.
    2) Il y a toujours un ticket modérateur dont le pourcentage est variable.
    Dans les 2 cas, c’est pour rendre les gens responsables, éviter la complaisance et les abus afin de préserver l’équilibre financier de la mutuelle.
    L’expérience a montrer que quand il n’ y’a pas de ticket modérateur à la charge du malade, l’équilibre financier de la mutuelle croule.
    L’assurance maladie avec une couverture à 100% existe au niveau des sociétés d’assurances, mais il faut être très fortuné pour payer la prime. Dr. Sanou, faite un tour au niveau des compagnies d’assurances vous serez édifiés.
    Dr Sanou, SVP, citez aux Burkinabè un pays ou les malades sont pris en charge a 100% et ils ne paient rien.
    La santé a un coût, faire croire au Burkinabè que l’on peut en bénéficier sans payer le prix, c’est de la démagogie et du populisme.
    Dr Sanou, c’est sous la direction conjuguée de vos collègues médecins et des spécialistes en protection sociale que l’AMU du BF a été conçue et est en train d’être mise en place. Dans ce groupe de travail, ce n’est pas la coloration idéologique d’un groupe de personnes qui a prévalu, mais l’objectivité et le professionnalisme qui a tenu compte du contexte social actuel du BF.
    Dr. Sanou, vos collègues médecins qui ont travaillé sur l’AMU ne sont pas moins médecin que vous. Mais peut être que idéologiquement, ils sont moins colorés que vous.
    Vous pouvez ne pas être d’accord avec le mode financement, nous sommes tous allergiques à ce qui touche notre portefeuille et c’est légitime, ceux qui ont conçu l’AMU le savent, ils ne sont pas naïfs. C’est le fruit de leur réflexion qui retient son mode de fonctionnement et de gestion actuel.
    Chaque système fonctionne en fonction des réalités de l’environnement, au fur et à mesure, on impulse une dynamique pour le parfaire.
    Merci.

    Répondre à ce message

  • Le 22 janvier à 11:35, par Lom-Lom En réponse à : Assurance maladie universelle au Burkina : Un médecin émet des réserves et préconise la tenue d’un débat national

    L’analyse qui a été faite allait traverser le temps dans le domaine scientifique si l’auteur s’était gardé de citer des partis politiques comme le MPP et des individus ! C’est vraiment dommage et il faut que les Burkinabè fassent l’effort de s’élever plus haut que ça si on veut se faire prendre au sérieux !!

    Répondre à ce message

  • Le 22 janvier à 13:11, par Bernard Luther King ou le Prophete Impie En réponse à : Assurance maladie universelle au Burkina : Un médecin émet des réserves et préconise la tenue d’un débat national

    Merci aux internautes 11 Noaga, 12 Polo, 13 Ki Didier. J’ai tout lu. J’ai appris de l’ecrit. Et de ce j’ai appris de l’ecrit, je peux renverser les objectifs polemiques de cet article. On n’a pas besoin d’attaquer le regime le regime en place pour mettre en evidence les difficultés et partant la perfectibilité de l’AMU. Un des seuls merites de l’article, c’est peut-etre sa valeur informative. Sur le plan polemique, l’article s’affiche clopin-clopan.
    "Dieu est Burkinabè"

    Répondre à ce message

  • Le 22 janvier à 13:21, par figo En réponse à : Assurance maladie universelle au Burkina : Un médecin émet des réserves et préconise la tenue d’un débat national

    Il est quand même étonnant que suite à cet écrit de Dr SANON qui a signé de son nom, beaucoup de ces contradicteurs (qui semblent au parfum de beaucoup de choses) réagissent sous le couvert de l’anonymat. Pour une bonne information de l’opinion publique et des profanes que nous sommes, il aurait été préférable que vous fassiez comme Dr SANON.

    Répondre à ce message

    • Le 22 janvier à 14:28, par soboré En réponse à : Assurance maladie universelle au Burkina : Un médecin émet des réserves et préconise la tenue d’un débat national

      L’exemple commençant par soi-même, pourquoi n’as tu pas mis ton nom et prénom, cher moralisateur ??? Quand au débat, je pense que ce processus a débuté depuis 2008 et donc avant la venue du régime MPP, et que l’UAS a été bel et bien impliqué dans ldq travaux. D’autres occasions se présenteront pour vous monter les listes de présence lors de certains travaux du RAMU pour confirmer cet élément. D’aucuns pensent que l’UAS se limite à Bassolma et donc s’il ne prend pas part personnellement à un atelier, cela signifie l’absence de l’UAS, quelle conception de la représentativité chez certains compatriotes !!! Aussi, l’auteur ne maitrise pas du tout le sujet et il convient qu’il se cultive d’avantage pour ne pas induire les gens en erreur. Dans aucun système d’assurance maladie au monde, on a prévu une prise en charge à 100℅ des assurés, c’est de l’aberration tout simplement...

      Répondre à ce message

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?
Ajoutez votre commentaire ici

Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

 Articles de la même rubrique
Cohésion sociale : « Si nous retournons à nos racines, à nous valeurs, nous pourrons déterrer ce joyau », pense Ayouba Porgo
Mise à disposition de policiers pour affectation dans les ambassades : Les multiples enjeux d’une décision
Lutte contre l’extrémisme violent au Burkina Faso : De la nécessité de prendre en compte le genre
Réduction de la durée de formation dans les ENEP : « Un gravissime retour en arrière », selon Adama de Poum Ouédraogo, formateur à l’ENEP de Ouahigouya
Terrorisme en Afrique : Le G5 Sahel entre défi sécuritaire et jeu d’intérêts
La nouvelle devise de « sages » du Burkina : la repentance ou la mort !
Lutte contre le terrorisme : L’appel des Burkinabè du Grand Ouest et du Centre de la France
Sommet de Pau : Ablassé Ouédraogo livre une « analyse froide » sur les conclusions
Quel rôle pour les intellectuels africains : Le cas du Gabon ?
Vision pour le Gabon d’aujourd’hui et de demain
Réconciliation nationale au Burkina : Quel est le prix à payer pour y parvenir ?
Lutte contre le terrorisme au Mali et au Burkina : Deux approches, un même ennemi
  Newsletter

Chaque matin, recevez gratuitement toute l'actualité du jour par mail. Inscrivez-vous à la newsletter



LeFaso.net
LeFaso.net © 2003-2020 LeFaso.net ne saurait être tenu responsable des contenus "articles" provenant des sites externes partenaires.
Droits de reproduction et de diffusion réservés